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Cortalus

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Everything posted by Cortalus

  1. Pas mal ce Dune. Plus grand public que Blade Runner 2049, sans renier le style du réalisateur. C'est beau, le casting est plutôt réussi (bon, Jason Momoa en Duncan Idaho, drôle d'idée), et l’œuvre d'Herbert est respectée (presque trop). Par contre, la musique de Toto m'a manqué pendant les deux heures et demi du film.
  2. For All Mankind. C'est bien. Mais cela aurait pu être tellement mieux. La propagande hyper féministe est lourde, mais lourde... Les personnages sont caricaturaux : des femmes fortes, héroïques, intelligentes, pleines de ressources, qui prennent les choses en main, et des hommes pusillanimes, fragiles, dominés par leurs émotions, qui ont tout le temps besoin d'êtres secourus ou soutenus par les femmes... On a aussi droit à du LGBT, mais ce volet là est traité avec plus de subtilité au moins. Et du coup l'idée d'une uchronie où les soviétiques auraient posé le premier pas sur la Lune apparaît pour ce qu'elle est : un prétexte pour réécrire l'histoire de la NASA conformément à l'idéologie d'aujourd'hui. Je vais retourner lire Space Brothers, tiens, cela me fera ma dose d'aventures lunaires sans bourrage de crâne.
  3. J'ai écrit liberal en italique : c'est le terme par lequel on désigne les démocrates dans leur version la plus traditionnelle aux Etats-Unis, et ils sont de plus en plus en opposition avec les SJW. Bref, The Good Fight est écrite par des gens de gauche mais cultivés et capables d'auto-dérision. Le Trump derangement syndrom de Diane Lockart est un des ressorts comiques de la série par exemple. En ce qui concerne les méchants, les plus sinistres dans cette saison sont les fonctionnaires du FBI qui cherchent des boucs émissaires pour l'invasion du capitole et ciblent Kurt McVeigh pour ses opinions. Les plus ridicules sont les chiens de garde des RH qui veulent interdire aux gens de faire des blagues au bureau car quelqu'un pourrait être offensé. Vu la lourdeur avec laquelle les scénaristes d'Hollywood assènent leurs partis pris politiques habituellement, je trouve que c'est assez rafraîchissant.
  4. The Good Fight saison 5 : double deuil pour Diane Lockart qui perd sa nemesis, Trump, et son idole, RBG, alors que sa position de d'associée dirigeante est contestée au sein de son cabinet d'avocat car elle n'est pas de la bonne couleur. Ses principes politiques veulent qu'elle descende du piédestal pour laisser la place à un ou une noire, mais c'est une battante qui n'a jamais cédé devant personne... La série se cherche aussi un peu dans l'ère post-Trump. Elle touche un peu au sujet de la chasse aux sorcières post-électorale, mais au fur et à mesure que la saison avance le thème qui se dégage est celui de la justice privée, avec un tribunal d'arbitrage un peu loufoque mais pas tant que ça. Bien sûr, les auteurs de la série n'étant pas des libertariens, je ne m'attends pas à ce que cela finisse bien pour cette expérience arbitrale. Mais dans la gamme des scénaristes de gauche, ceux de The Good Fight sont de la variété liberal classique, ce qui change des SJW. Un truc qui ne trompe pas : ils ont de l'humour et de la nuance.
  5. L'objectif est essentiellement d'isoler cette épargne pour qu'elle soit non saisissable si je me retrouvais en surendettement. L'argent vient d'un don de ma mère à sa petite-fille. En créant un compte à son nom et en y versant les fonds, j'établis une chaîne de preuve qui met cet argent à l'abri autant que possible. C'est la contrepartie de la contrainte : les créanciers auront beaucoup de mal à démontrer le lien entre ces comptes et la gestion quotidienne du foyer, et si je devais un jour passer en commission de surendettement, il y a de bonnes chances que ces capitaux en ressortent intacts.
  6. En creusant un peu, je n'ai en effet pas trouvé beaucoup d'options à part l'assurance-vie pour isoler un fonds au nom d'un mineur. Pour mon propre compte, j'aime faire un peu plus compliqué que le pur MSCI world, avec de l'émergent, des small caps, certaines pondérations sectorielles. Mais pour simplifier la gestion sur le compte de ma fille, c'est vrai qu'un Amundi MSCI world par exemple serait difficile à battre. Et comme ça, je ne lui fait pas payer le coût de mes convictions si mon allocation sous-performe par rapport au MSCI world En fait, j'ai déjà constitué un beau livret réglementé au nom de ma fille. L'idée est de créer une autre poche avec du rendement celle-ci.
  7. Dans mon cas, je souhaiterais ouvrir deux comptes : un à mon nom, avec un apport minimal au début puis des apports réguliers, et un au nom de ma fille, avec un gros apport initial puis plus touche après. Pour le second, je me demande si une gestion pilotée ne serait finalement pas adaptée. Si je dois matérialiser l'accord de ses deux parents avant le moindre acte de gestion sur le compte de notre enfant, je crains que cela devienne très contraignant. Mais je me fais peut-être une montagne d'une souris. Après tout, à part un rééquilibrage annuel, je n'aurais probablement pas grand chose à faire sur le compte de ma fille.
  8. C'est exactement ça ! La "super offre" du commercial d'un établissement dont la spécialité est en théorie la gestion de l'épargne était de ne pas me facturer de frais d'entrée. Je m'attendais à ce qu'il me propose une prime. J'ai eu du mal à maintenir ma poker face.
  9. Les Linxea me semblent pas mal du tout ! J'ai tâté le secteur des banques tradis et je suis parti très vite. Ils sont complètement à côté de la plaque...
  10. Je me demande si cela vaut le coup d'ouvrir une assurance-vie en complément du PEA. Il y a l'avantage d'échapper à l'impôt sur les successions, mais je me demande combien de temps cela durera, et les frais sont élevés. Je me dis que je pourrais y loger des placements moins volatils, avec une partie en fonds euros, que je pourrais mobiliser en cas de coup dur qui tomberait à un moment où le PEA est au plus bas. Pour le PEA je suis chez Bourse Direct. Moche, mais beaucoup de trackers et des frais très contenus. Pour l'assurance-vie, je cherche quelque chose de ce genre : beaucoup de possibilités d'arbitrage en plus du fonds euros (immo, ETF, private equity...) avec des frais contenus. Je me fiche des options de gestion pilotée (sauf peut-être si j'ouvre un PEA pour ma fille). Vous avez des idées ?
  11. On parle de la préhistoire d'internet là, ça date du 20ième siècle vous imaginez !
  12. TéléTubbies. C'est une abréviation traditionnellement utilisée sur certains forums (typiquement HFR, mais je l'ai aussi vu sur JVC) pour décrire une sanction de type ban ou interdiction de poster. Sur HFR, les modos punissaient les internautes qu'ils voulaient non seulement bannir mais aussi humilier en le redirigeant sur la page d'accueil de l'émission TéléTubbies quand ils voulaient accéder au forum. C'est resté dans le vocabulaire.
  13. Il a été traduit en français : https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/1960-kennedy-contre-nixon
  14. Moyennement surpris de rejoindre le club Speer.
  15. Tu as essayé The Marvelous Mrs Maisel sur Prime ?
  16. Qu'est-ce que je viens de lire Fin prématurée de la pause. Je retourne à ma comptabilité.
  17. Le maître des illusions. Ma mère me l'a offert quand j'ai démarré l'apprentissage du grec au lycée (seconde langue ancienne, j'avais commencé le latin au collège). Je me demande si je ne l'ai pas un peu déçue en devenant in fine un homme à peu près normal malgré mon bagage de rôliste latiniste et helléniste. Au-delà du plaisir qu'il y a à plonger dans nos racines mythologiques et historiques, j'apprécie énormément la maîtrise de l'étymologie qui vient avec l'étude des langues anciennes. Très utile pour les études de philo, de lettres, de langues étrangères, de droit. De médecine aussi (cela facilite la mémorisation du lexique). C'est aussi un atout pour la pédagogie, par exemple pour expliquer le sens d'un mot à un enfant, en le décortiquant en composants élémentaires (le mot, pas l'enfant). J'ai la sensation que d'avoir travaillé la syntaxe latine m'a par ailleurs facilité l'apprentissage de la programmation plus tard. A mon avis, des élèves à qui on aurait bien fait bossé les maths et le latin devraient pouvoir se former de manière efficace à n'importe quel langage informatique plus tard dans leur vie professionnelle. Plutôt que d'apprendre aux gamins à coder dans un langage qui risque d'être obsolète quand ils seront sur le marché du travail, je pense donc qu'on ferait mieux de remettre les déclinaisons au goût du jour.
  18. J'ai été longtemps un habitué de https://cocyclics.org/ que je vous recommande. C'est un forum spécialisé SF et fantasy, on y parle peu de la "blanche" ou de la "noire", mais c'est enrichissant pour tout apprenti écrivain. Pour des ateliers et stages d'écriture IRL, mon conseil est de se renseigner auprès de sa bibliothèque municipale ou du centre socio-cul du coin. Les organisateurs s'appuient généralement sur ces structures.
  19. Je reformule : c'est un défaut quand c'est visible, parce que cela brise l'immersion. On peut l'accepter dans un roman à visée philosophique car cela fait partie du contrat entre le lecteur et l'auteur : les personnages seront des instruments pour exposer des thèses et certains supporteront probablement celles de l'auteur. Mais dans une oeuvre à vocation divertissante, narrative, le contrat n'est pas le même : les personnages doivent être suffisamment crédibles pour que le lecteur puisse construire une relation émotionnelle avec eux, même basique. Si l'auteur transparaît trop derrière certains personnages, ils perdent une part de cette crédibilité. Les ficelles deviennent plus visibles que la marionnette. L'incrédulité n'est plus autant suspendue. Le lecteur est rappelé à la réalité. Le transfert émotionnel est diminué dirait un neurologue. Le cas typique est le phénomène Mary Sue. Classique en fan fiction, et qu'on retrouve souvent dans les premiers romans quand le travail éditorial n'a pas pu avoir lieu (je pense notamment à des oeuvres publiées après le décès de l'auteur, ce qui rend impossible toute révision par respect pour le défunt) ou n'a pas été suffisamment poussé. Dans le travail d'un écrivain de fiction débutant, éviter cet écueil est l'une des principales difficultés. On ne peut insuffler de la vie à ses persos qu'en s'inspirant de ses propres expériences, mais il faut néanmoins leur conférer une autonomie. De l'agency dirait-on en anglais. Un bon personnage, c'est celui dont l'auteur finit par avoir l'impression qu'il échappe à son contrôle. Il y a d'autres écueils, comme celui du style "littéraire". Souvent, les auteurs simplifient leur style en progressant. Les débutants veulent parfois en faire trop et abusent des figures de style et du lexique recherché. Bref, l'écriture de fiction est une technique comme le dessin ou la musique. Ça s'apprend. Il y a des génies qui vont produire des oeuvres excellentes sans aucune formation et en ignorant les règles. Mais pour le commun des mortels, il faut en passer par un apprentissage pénible avant de développer son style. En France, ces techniques d'écriture sont très mal enseignées dans les milieux académiques. Mais on trouve de bons ateliers d'écriture amateur dans le monde associatif. Et il y a de bons forums où on peut chercher des conseils voire même de la révision sur des gros échantillons d'écrits. Envoyé de mon Mi Note 10 en utilisant Tapatalk
  20. Personne ici n'a lu Hypérion de Dan Simmons ? Dans le genre space op, c'est probablement mon préféré. Certes, le cycle entier des Cantos perd de sa qualité sur la fin, un peu comme Dune. Mais les premiers se suffisent à eux-mêmes et valent vraiment le coup. Si vous aimez Dan Simmons, il faut aussi vous lancer dans Ilium et Olympos. Et dans ses livres d'horreur comme Terreur.
  21. Bof. La fin convenue qu'on voit venir trois heures à l'avance. La projection de l'auteur dans certains persos, un défaut typique des premiers romans. Il y a du bon dans ce livre, mais ce n'est pas un bon livre. Pour le coup, je le trouve carrément plus prétentieux, pompeux et pontifiant que Dune, qui est un parangon dans le genre.
  22. Dès le premier tome de Dune, les intentions de l'auteur sont claires : c'est de la tragédie classique modernisée à la façon space opera. C'est Antigone et Oedipe-Roi, but in space ! Un peu comme Fondation est la version SF du déclin et de la chute de l'Empire romain. Autrement dit, ça va parler de politique et de religion avec des persos archétypaux ballotés par le destin. C'est carrément annoncé dans le nom des protagonistes. Bref, pas de réalisme technologique ou de naturalisme psychologique dans cette série. C'est le genre qui veut ça.
  23. Ah la khâgne, que de souvenirs... Je me suis pris des râteaux avec toutes les filles qui m'attiraient, et toutes les filles que j'attirais me foutaient les jetons. J'ai croisé des gens de milieux qui m'étaient complètement étrangers, comme des aristos. Et des enfants de profs. Beaucoup d'enfants de profs. J'ai toujours été contre les quotas, mais franchement, s'il fallait en mettre quelque part... Le rythme était intense, mais j'ai quand même eu le temps de maîtriser une campagne de Vampire Dark Ages. Un de mes copains a eu de gros ennuis quand son père catho tradi a découvert nos activités. J'ai passé de bons moments et je ne me plains pas des débouchés que cela m'a ouvert. Mais si c'était à refaire, je partirai plutôt en prépa scientifique. Le manque de curiosité et je dirais même l'ignorance arrogante du littéraire moyen dans les matières scientifiques m'ont profondément choqué. Alors que les taupins que je fréquentais ne manquaient pas de culture littéraire et philosophique.
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