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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Lors des véritables extinctions massives, on ne compte pas tant des extinctions d'espèces que des extinctions de genres et de familles. On en est encore loin. Et cette idée de 6ième extinction massive à l'aube de laquelle nous serions reste un simple hypothèse, qu'il n'est de toute façon pas possible d'apprécier à notre échelle temporelle. Mais la vague d'extinction actuelle me semble petite comparée à celle de la fin de l'éocène, qui n'est elle même pas compté parmi les cinq "massives" tellement elle est anecdotique. Donner de grands nombres d'espèces qui disparaissent fait sensation, mais ne nous apprends rien. Il est probable que des espèces s'éteignent chaque jour depuis des centaines de millions d'années. Affirmer qu'un trop grand nombre d'espèce n'est pas seulement une estimation audacieuse, c'en est trois : d'abord, concernant le nombre d'espèces qui s'éteignent en ce moment ; ensuite, concernant le nombre total d'espèces actuelles, afin d'évaluer la part de celles-ci s'éteignant (sinon, quelque soit le nombre d'extinction, il serait toujours possible d'affirmer qu'il n'est qu'un pourcentage anecdotique) ; et enfin, concernant la part normale d'espèces s'éteignant, afin de juger que celles ci est trop importante aujourd'hui. Il faudrait aussi qu'on se fasse une idée de la variance à travers le temps de la part d'espèce s'éteignant, pour savoir si notre écart entre notre évaluation de la part d'extinction actuelle et la part d'extinction moyenne est vraiment inquiétante. Ajoute encore une évaluation de la fiabilité de chacune de ces évaluations, toutes faites de façon très spéculative et très libre, et je ne suis pas sûr que l'on trouve encore de quoi s'inquiéter. Mais de toute façon, je le répète, une extinction d'espèce n'est en soi un problème ni pratique (moral) ni pragmatique : - Ce n'est pas un problème moral car une espèce est une catégorie abstraite, un tiroir mental entre celui de "genre" et celui de "race". Ce n'est pas un individu sensible particulier. On a pas plus de responsabilité envers une espèce qu'envers un genre ou une race. - Ce n'est pas un problème pragmatique car une espèce en voie d'extinction est une espèce qui a un impact minime sur son environnement. Parce qu'elle compte très peu d'individus, mais aussi parce que ceux-ci ne sont plus adaptés à lui, c'est à dire que l'environnement de l'espèce fonctionne déjà sans elle. C'est ni plus ni moins ce que signifie être en voie d'extinction. Une extinction d'espèce, c'est à dire, une raréfaction des formes sous lesquelles la vie se manifeste, est tout au plus une perte esthétique. Si certains prennent plaisir à voir des ours végétariens dépressifs noirs et blancs, je peux concevoir qu'on fasse quelques efforts pour les maintenir en vie, mais qu'on ne vienne pas me dire que c'est pour préserver l'ordre cosmique. Si un grand nombre d'individus souffrent et meurent, et que ces individus occupaient une place nodale dans le grand réseaux des interactions écologiques, alors c'est un problème, et ce problème sera probablement une vague d'extinction d'espèces, mais ce n'est pas pour autant que toutes les extinctions d'espèces sont des problèmes.
  2. "A deux c'est bien, à 27 c'est mieux" Peut-être, mais quand c'est fait uniquement (et de façon très bruyante) pour emmerder le voisin russe conservateur, qu'une vieille anglaise est venue uniquement parce qu'elle n'a pas compris l'objet de l'invitation et qu'elle ne parvient plus à accéder à la porte de sortie, qu'il y a un turc bizarre qui regarde par la fenêtre, et qu'il n'y a pas assez de capote pour les quatre ou cinq yougoslaves qui font des trucs violents dans leur coin... c'est une drôle d'ambiance. En plus, le luxembourgeois qui accueille a trop bu pour bander.
  3. Et du coup, si un italien et un polonais vivant en France divorcent, que se passe-t-il ? La loi du pays dans lequel ils ont été marié prévaudra, et la France cherchera quand même à prendre un morceau, j'imagine ?
  4. Mais d'autres types de conflit permettent de résoudre les choses autrement ?
  5. Battez vous !
  6. Je crois avoir lu quelque part qu'elle n'était responsable que d'environ 10% de la création monétaire en zone euro, le reste venant des banques centrales nationales, c'est vrai aussi ? A fait, l'information est supposée être publique ?
  7. Question alakon pour les juristes : si deux étrangers ont un litige sur un territoire, par exemple, un polonais et un italien se tapent dessus en France, que se passe-t-il ? Ils passent devant un tribunal français, et sont jugés selon la loi française, exactement comme s'ils étaient français ? Et si, disons, deux italiens se tapent dessus en France, mais pas loin de la frontière, ont-ils la possibilité de régler leur affaire devant un tribunal italien s'ils le préfèrent ?
  8. Au fait, sait-on combien d'euros sont créés chaque année ?
  9. Lol, on comprend mieux comment elle a pu être dans un parti d'extrême droite sans s'en apercevoir ! Prochainement : contre les gilets jaunes, une solution finale positive !
  10. Si et Raptor et Soral perdent en influence, qui est hype dans la fachosphère, maintenant ? Lesquen ? Papacito ?
  11. Tout de même, étant donné que les animaux mangent des plantes (ou d'autres animaux ayant in fine mangé des plantes), produire de la viande suppose de produire préalablement de la nourriture végétale pour les bêtes, alors que l'on aurait pu à la place produire directement de la nourriture végétale pour humain. L'étape dont on fait alors l'économie est justement celle consistant à faire pousser un tube digestif sur pattes produisant des gaz, et qui consomme de l'eau en plus. Là où le raisonnement boite, c'est que la nourriture végétale produite pour les bêtes ne se substitue pas forcément à une nourriture destinée aux humains. Si on cessait de nourrir des bêtes, on ne pourrait probablement pas remplacer le foin et l'herbe de pâturage par des légumes et des fruits. Sinon, en parlant d'élevage et de reine pondeuse. Il faut faire de l'élevage alimentaire de rat-taupe nu (ce sont des mammifères mais vivent comme des insectes sociaux, avec reine pondeuse et tout). Innombrables avantages : ils ne ressentent pas la douleur, c'est donc de la viande pain-free, que Peter Singer sera bien obligée d'approuver ; ils sont particulièrement moches, donc bonne chance aux vegans pour créer de l'empathie avec eux ; ils mangent des racines et leur propre merde, ne boivent pas, ont un système immunitaire de fou, et n'ont jamais de cancer, donc ils sont vachement rentables en terme d'intrants (nourriture et soin de santé) ; et surtout, ils ont l'habitude de vivre entassés les uns contre les autres, avec peu d'oxygène et sans voir le soleil, une usine-abattoir intensive serait donc un environnement auxquels ils sont déjà parfaitement adapté. Mais j'ignore s'ils sont savoureux... Il y faudra sans doute quelques générations de sélection, de croisement, voir d'édition génétique pour obtenir une viande suffisamment abondante et culinairement intéressante, mais je suis sûr qu'il y a un truc à faire. Et puis, au passage, les vers à soie sont des animaux domestiques, autant que peuvent l'être des insectes, et n'ont pas même de reine pondeuse. Checkmate.
  12. et bien, je suis en train de tourner autour de l'Histoire des Pays-Bas, et je trouve Johan De Witt assez stylé ! C'est étonnant de voir que lui et son pote Pieter de la Court, 30 ans avant les Deux Traités de Locke, et plus d'un siècle avant la Richesse de Nation de Smith, vantaient les mérites de la libre concurrence et du "libre gouvernement" (je suis encore en train de chercher ce qu'ils veulent dire par là, mais leur doctrine de la "vrai liberté" me semble être le premier courant politique véritablement libéral).
  13. Au point ou on en est, la meilleure chose qu'ils pourraient avoir prévu serait que tout le monde meurt de la peste dans le prochain épisode, et consacrer le dernier à rien d'autre que survoler des tas de cadavres avec un drone pendant plus d'une heure. C'est déjà rien qu'une blague, et les (ex) fans regarderont jusqu'à la fin de toute manière, alors bon.
  14. Plus sérieusement, à propos des extinctions d'espèces. Il y a un paquet de biais à surmonter. Tout d'abord, la définition d'espèce, qui n'est pas évidente, puisque l'interfécondité entre population n'est pas nécessairement transitive (variation cliniale, tout ça). Ensuite, vient la difficulté d'observation. Plus une espèce est proche de l'extinction, et plus il est rare de l'observer, par définition, et donc, plus il est probable de son tromper sur son extinction. Biais sans doute plus important que ces deux là : on recense beaucoup plus d'espèce aujourd'hui qu'autre fois, on recense donc plus facilement les extinctions, mais pas uniquement parce qu'il y en a plus. L'extinction d'une espèce étant discrète alors que l'apparition d'une nouvelle est continue, il est normal qu'on observe que des espèces s'éteindre et jamais apparaître, mais il en aurait été de même à n'importe quel époque. Vu le grand nombres d'espèces vivantes, il est probable que des espèces s'éteignent tous les jours depuis le cambrien. A partir de là, si on veux juger de la situation actuelle, il faut se demander quel serait un nombre normal d'extinctions. A supposer que ça ait le moindre sens. Et à propos des conséquences... Je demande à voir la preuve de leurs nocivités pour l'homme. La plupart du temps, quand une espèce s'éteint, c'est qu'elle a déjà été remplacé par une autre dans sa niche écologique, ou que son rôle est déjà devenu insignifiant. Par exemple, soyons honnête, si on a sauvé les pandas, ces traîtres de carnivora devenu végan, c'est juste parce qu'on les trouve mignon. Si les abeilles venait à disparaître à cause d'un pesticide, ce serait une autre histoire, évidemment. Mais heureusement, il n'y a pas assez d'agriculteurs bios pour que leur saleté d'huile de neem fasse des ravages, et d'après la FAO, la population mondiale d'abeille augmente.
  15. First thought : Hm, oui, ça se tient, intéressant... second thought : une preuve de plus que c'est le chat qui a domestiqué l'humain et non l'inverse.
  16. Des royalistes qui ignorent l'Histoire, quelle honte.
  17. Et surtout par la concurrence des verts, et dans une moindre mesure des communistes. LFI + EELV + PC, ça fait un score comparable au deux gros, et à celui de 2017. A la présidentielle Jadot soutenait Hamon, mais visiblement son électorat potentiel était parti ailleurs. Ce qu'on observe du coup est essentiellement une grosse monté de l'élément écolo au sein de la gauche.
  18. Puisqu'on refait la stratégie... J'espère que JRRM écrira une suite très différente de la série, et qu'il la saupoudrera de quelques petits sarcasmes acerbes.
  19. Oui, c'est peut-être une faiblesse de Kant... il me semble qu'il y a quelques passages au début de la critique de la raison pratique où il s'adresse à eux, mais il ne va guère plus loin qu'un appel à une intuition ou un sentiment moral qu'on aurait tous.
  20. A tout hasard, quelqu'un a-t-il déjà mangé un rat-taupe nu ?
  21. Le spot de lumière est une mauvaise idée. Un monument, c'est une trace laissée par une civilisation et destinée à lui survivre... Si il faut le remettre à charger régulièrement, ça ne va pas. Surtout que c'est un coup à "éteindre" la cathédrale dès la prochaine crise économique d'ampleur qui forcera l'état à rationner tant bien que mal son budget. A peut près la même critique pour les idées à base de jardinage et d'apiculture (lol wat) qui ont en plus le défaut d'être un simple symptome d'une mode éco-bobo-urbanistique passagère. La majorité des propositions semblent s'accorder sur un toit un verre. Pourquoi pas... même si je vois plusieurs problèmes possibles. Effet loupe/effet crottes de pigeons/pas forcément autant de gueule qu'on l'imagine vu d'en bas à cause de la hauteur des murs... J'aime bien les vitraux, mais je ne suis pas sûr que ça s'apprécie bien de loin.
  22. Ca se rapproche de la critique qu'en fait Mill, voire les utilitaristes en général. Mais je ne crois pas que ce soit juste. Etendre une maxime à l'universel, ce n'est pas évaluer ses conséquences hypothétiques, c'est s'assurer sa cohérence. Une maxime ne peut pas être une obligation si elle est un paradoxe logique, par exemple, je ne peux pas me dire "il faut que je me marie en restant célibataire". Elle ne peut pas l'être non plus si, prise comme une loi générale, elle engendre un paradoxe pratique. Vouloir mentir, c'est vouloir être cru, or, vouloir être cru, vouloir que ce qui est dit soit tenu pour vrai, c'est vouloir que le mensonge soit interdit. Vouloir mentir est donc une contradiction pratique, et ça découle du concept même du mensonge. D'ailleurs, si par "se comprendre" tu veux dire "ne pas se tromper les uns les autres", alors, ceux qui utilisent entre eux les "techniques" que tu imagines ne mentent pas, ils parlent en langage codé, en supposant que leurs interlocuteurs respectent justement le code et ne s'en servent que pour dire la vérité... L'impératif catégorique ne tombe pas vraiment du ciel (enfin, pas plus que la morale elle-même), mais la façon dont Kant vient le chercher est peut-être un peu déroutant. Il faut bien comprendre qu'il s'y prend à peu près de la même façon que pour donner des fondements à la science, c'est à dire, complètement à rebours d'un Descartes, par exemple. Pour trouver la connaissance, Descartes commence par supposer qu'il n'y en ait pas, pour ensuite mieux démontrer qu'il y a bien une connaissance possible, tout en cherchant laquelle. A l'opposé, Kant par du fait qu'il y a de la science, de la connaissance, ou au moins, quelque chose qui y ressemble. Et à partir de la science que l'on a déjà, il remonte à ses conditions de possibilités, et par la mise en lumière de celles-ci, il peut rejeter les usages illégitimes de la raison. Il fait la même chose en morale, c'est à dire qu'il part du faktum de la Loi. Il y a des obligations, des choses bonnes, des choses qu'il faut faire. C'est le point de départ, et personne n'est sensé pouvoir en douter. Si quelqu'un prétendait en douter, il ne serait de toute façon pas possible d'en discuter avec lui, et il n'aurait aucune raison de suivre une certaine proposition morale plutôt qu'une autre, mais de toute façon, celui qui prétend cela serait malhonnête envers lui-même. Et c'est en partant de l'évidence de la loi morale en nous que Kant va chercher ce qu'elle doit être pour qu'il puisse y avoir le moindre devoir.
  23. Il faut une piqûre de rappel de temps en temps. Les fanatiques bruyants sont toujours aussi fanatiques et bruyants, mais le cas vénézuélien détourne peut-être un peu du socialisme la masse molle de l'opinion.
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