Aller au contenu

Mégille

Tribun de la Plèbe
  • Compteur de contenus

    6 231
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    35

Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Je n'ai peut-être simplement pas compris comment marche le système hein. Mais il me semble qu'on se rapproche d'un suffrage censitaire, mais avec, au lieu de l'impôt payé comme critère pour être électeur, le statu dans une société privée. Ca ressemble plutôt à une sorte d'oligarchie. De bonne oligarchie, hein, meilleure que pas mal de démocratie. Mais une oligarchie tout de même. Ceci dit, ce que j'ignore : est-ce que tout le monde vote dans sa circonscription fonctionnelle (directement ou pour un grand électeur), ou bien seulement les patrons, présidents de syndicats, etc ?
  2. A bon ? Pourtant, ils ont bien leurs propres instances politiques, leur propre justice, etc, non ? Concrètement, ils plus d'intervention de Pékin en politique intérieur, c'est ça ? Oui, mais il me semble que seul un tiers du conseil législatif est élu par circonscriptions géographiques. Le reste (et la totalité du comité électoral du chef de l'exécutif) par les fameuses circonscriptions fonctionnelles. C'est à dire, si j'ai bien compris, par les représentants des entreprises, des assos, des syndicats, etc. Election ou pas, on peut difficilement qualifier ça de démocratie. A moins de considérer le Saint Empire romain germanique comme une démocratie. (d'ailleurs je suis surpris qu'un tel système aboutisse à du libéralisme et non à un cronyisme et un corporatisme généralisé) Mais sinon, je suis évidemment d'accord sur le fait qu'un républicanisme équilibré et garantissant les libertés des citoyens n'a pas besoin d'être 100% démocratique, et que même ainsi ça n'en fait pas une dictature. (il n'y a pas l'un des grands électeurs qui avait voté Ron Paul plutôt que Trump en 2016 ?)
  3. C'est pas bientôt fini ces reproches me visant ? C'est quoi la suite, des moqueries à propos du combos marcel blanc + blue jean ? Stop au male slut shaming !
  4. Vous posez peut-être un peu trop rapidement l'opposition dictature/démocratie. Si le seul problème de la dictature est la concentration du pouvoir (qui est effectivement un gros problème) alors il y a plein d'autre solution que la démocratie. Typiquement, Hong Kong... qui est quelque chose comme une oligarchie fonctionnelle. On a peu de démocratie (un tiers des membres du conseil législatif, ou quelque chose comme ça), mais une séparation des pouvoirs comparables à ce que l'on a dans nos démocraties parlementaires. Et un très haut score en matière de liberté personnelle. Le plus haut, même. Ceci dit, je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit un modèle exportable. D'ailleurs, il marche moins bien à Macao, qui est moins libre, et moins prospère. Une explication à ce sujet, d'ailleurs ? Point de départ différent ? Influence culturelle portugaise < anglaise ? Common law > droit civiliste ? Cowperthwaite ?
  5. Oh, ne te sous-estime pas ! Tu es plutôt mignon (#nohomo), tu es intelligent, et tu as des centres d'intérêts beaucoup plus riches que pas mal de mecs. Bon, après c'est sur, parler de Peterson ou d'économie le premier soir, ce n'est pas forcément la meilleure approche ! Quoi qu'il en soit, tu ne risques pas grand chose en l'invitant à prendre un verre, après, je ne la connais pas, et je ne peux pas juger à ta place si elle en vaut le coup.
  6. Job d'été. Mais même. La patronne n'est pas très jeune, et l'assistante pas très légère. Capter l'attention de certaines femelles n'est pas un exploit. Tu as son numéro ? (ou à défaut son facebook ?) S'être croisé récemment c'est un prétexte normal pour repenser à quelqu'un et lui proposer de se voir et de boire un verre. Et puis, tu as sous la main ce concert comme sujet de conversation évident, au cas où (donc pas de raison d'avoir peur de ne pas savoir quoi dire pour briser la glace). Et ne pas avoir "profité de l'occasion" immédiatement n'est pas forcément mal, prendre un peu ton temps peut la mettre en confiance. Courage
  7. Vite fait Napoléon III ?, après qu'il en ait eu marre du socialisme saint-simonien, et avant que ses potes ne lui aient dit "cap ou pas cap d'attaquer la Prusse lmao"
  8. Bein moi pendant ce temps, ma patronne me fait des avances, et son assistante est un ancien match tinder (que je n'avais pas rencontré, que j'avais liké pour sa poitrine, mais qui en fait n'est pas très belle). Je croyais que cette dernière m'avait oublié... mais en fait non. Je n'ai absolument pas envie de les toucher. Mais en même temps c'est mes boss, je ne veux pas me fâcher avec. Le mois d'août va être long. Je devrais peut-être essayer de venir bourré au boulot !
  9. Non, je pensais aux fameux Chicago boys qui ont soutenu Pinochet. En général, les dictateurs libéraux ne sont pas très libéraux. Quoi que, le prince du Liechtenstein ressemble pas mal à l'idée que je me fait d'un despote éclairé.
  10. A part Voltaire, Pareto, les bébés de Friedman, dans une certaine mesure HHH, et quelques autres...
  11. On ne peut pas totalement donner tort à Popper, Platon, dans la République au moins, pose bel et bien les bases d'une société totalitaire. Après, totalitaire de gauche (mise en commun des richesses, égalité homme-femme...) ou de droite (hiérarchie, eugénisme...), c'est un autre sujet. La théorie politique qu'on a dans le bouquin n'est pas que psychologique, mais elle l'est en grande partie, et c'est comme ça qu'elle est introduite. On étudie d'abord la justice, puis l'âme juste, puis on décide de "zoomer" sur l'âme juste en regardant une cité juste pour mieux la comprendre. Platon croyait à la politique qu'il prescrivait, mais il ne justifie pas cette analogie âme/cité. Elle reste une opinion, tout au plus une "opinion droite" d'un point de vue platonicien. Mais s'il se trouve qu'une cité n'est pas comme une grosse âme humaine (ce qui, effectivement, n'est pas le cas) tout le discours politique garde tout de même sa vérité en tant qu'allégorie. (d'ailleurs, le discours psychologique et le discours politique y sont dans le même rapport que le discours politique et le discours de théorie de la connaissance). Je ne suis pas sûr que tes objections tiennent. Le désir occupe bien une place dans le système, mais il est étroitement contrôlé par l'ardeur (comme le peuple par les guerriers) qui obéie elle-même à la raison (comme les guerriers aux philosophes). Après, est-ce que le désir (et le peuple) sont trop forts pour être ainsi contrôlés... peut-être, mais les moyens que prônent Platon pour y parvenir ont fait leur preuve : propagande, censure totale, isolationnisme, religion d'état... bref, ça aurait été un genre de Corée du nord. Ca marche, dans la mesure où c'est bel et bien capable de survivre, même aujourd'hui (en suivant à peu près les prescriptions de politique extérieur qu'on a dans le livre 4, d'ailleurs). Quoi que ce qui s'en rapproche le plus historiquement est sans doute la mission jésuite du Paraguay. A propos de la difficulté de faire coïncider philo et pouvoir... c'est vrai, mais ça ne lui échappe pas ! Le livre 8 (et un peu du 9) est entièrement consacré à la description de comment une cité, même vertueuse, finie immanquablement par devenir une tyrannie... Et il n'y a pas un seul moment ou il te dit comment on est sensé revenir au "bon" point de départ, ni même si c'est possible.
  12. ... et pas géré par des humains. Ou alors, ce sera au dépend d'un paquet d'autres trucs.
  13. Un peu plus et on a une critique de la social-démocratie ! Allez, encore un petit effort les filles, poussez un peu votre pensée, vous y êtes presque ! L'article omet de mentionner que d'après les statistiques de okcupid (je crois) les femmes trouvent quelque chose comme 30% des hommes séduisants (d'après leur photo de profil) contre quelque chose comme 80% des femmes par les hommes. Si on a moins de cas de femme frustré sombrant dans la folie meurtrière, c'est peut-être aussi simplement qu'elles sont moins nombreuses.
  14. Oui, c'est sans doute directement une moquerie adressé à lui... (quoi que, faut que je vérifie la timeline) Mais il y a du bon, dans la république, hein. Le livre 1 est magnifique. Dans le 2, de très bonnes réflexions morales (la discussion des objections de Adimante et Glaucon), + la discussion de la division du travail comme source de la richesse et raison d'être de la société (le but de l'aristocratie platonicienne étant de répartir les tâches au mieux, on peut considérer le marché et ce qui en résulte comme une aristocratie naturelle...). La fin du 2, le 3 tout entier, et un bon bout du 4 foutent les jetons. Mais ils sont intéressants pour comprendre la logique qu'il y a derrière le totalitarisme, lorsqu'il est cohérent. Le 5 est intéressant pour l'égalité de l'homme et de la femme devant la loi. En suite, sans parler des passages les plus méta, il y a l'analyse de la décadence des régimes, la critique de la démocratie, et de l'âme tyrannique, qui sont du plus haut intérêt. Il a l'avantage de montrer ce que devrait être une société téléocratique, au sens de Hayek. Mais il faut remarquer 1) que toute la discussion politique dans La République n'est qu'une grosse métaphore de l'âme 2) que plus tard, dans Le Politique, il revient clairement sur ses pas, lorsqu'il finit par avouer que le politique ne peut pas être un berger, qu'il lui faudrait être un dieu pour ça, mais qu'il n'est qu'un homme du troupeau parmi les autres. Mais bon, après... c'est surtout du Banquet, du Phédon et Phèdre dont je suis fan. (ce n'est pas gentil, de remuer le couteau dans la dissonance cognitive !)
  15. Je viens de lire l'assemblé des femmes de Aristophane. Poilant. Synopsis : les femmes prennent le pouvoir à Athènes et tentent d'instaurer un régime communiste. Et pour vraiment assurer l'égalité, elles instaurent une loi forçant tous les beaux jeunes hommes à coucher avec des vieilles femmes et des cageots avant de pouvoir coucher avec de belles jeunes, et inversement. Aristophanes, trolling sjw 2500 yrs before it was cool.
  16. Encore un coup du patriarcat
  17. Entre ça, les visuels et les vidéos brésiliennes sur lesquelles on tombe régulièrement, le mouvement libertarien a l'air assez vif au Brésil. Ce serait assez merveilleux si ça finissait par marcher là bas... par contre, si ça implique d'apprendre le portugais pour lire les prochains "grands", je passe mon tour !
  18. Pornhub ? (je déconne à moitié, vu qu'ils ont déjà pas mal de vidéo d'armes dans la section sfw) Qui s'y colle ?
  19. A propos de cette Cohl Furey et de ses octonions... il y a un type qui n'a pas l'air d'en penser beaucoup de bien https://motls.blogspot.com/2018/07/cohl-furey-understands-neither-field.html Dommage... je trouvais l'idée super cool, d'autant plus venant d'une belle femme badass pratiquant le MMA.
  20. Pour Bentham, à l'époque, l'ennemi était encore une société hiérarchisé sans égalité de droits, mercantiliste etc. Le but de son utilitarisme, qui était une philosophie du droit avant d'être une morale, était de donner un nouveau fondement, plus fort, au libéralisme... Bon, aujourd'hui on se rend bien compte que la recherche de la maximisation de l'utilité générale peut mener à tout autre chose qu'une défense des droits individuels, mais je ne pense pas que ça ait été le but. Je crois aussi qu'il a écrit deux trois trucs en économie où il s'oppose à la valeur-travail, ce qui le rapproche de nous, mais je n'en sais pas plus. C'est JS Mill qui a détourné l'utilitarisme vers un truc plus mou et socialisant (tout en y ajoutant le no ham principle, paradoxalement) Les premiers ordo-libéraux m'ont l'air d'avoir été proche du minarchisme, mais je ne les connais pas très bien.
  21. Et bien, il y a l'hérésiarque Bentham... et les non moins impies fondateurs de l'ordo-libéralisme...
  22. Le problème est peut-être ici non pas l'indépendance mais la centralisation monopoliste et autoritaire (tout comme pour les banques centrales "indépendantes"). Une cours suprême est-elle vraiment nécessaire ? Si pas de cours suprême du tout est inimaginable, on pourrait aussi vouloir un tribunal extra-ordinaire, qui ne se réunirait que pour des cas exceptionnels.
  23. C'est une question que je me pose beaucoup aussi. J'imagine que le juge aura toujours plus de chance de faire aller les choses vers la liberté que des législateurs constructivistes, ne serait-ce que parce qu'il a de vrais types concrets face à lui, qui exigent le respect de leurs droits, et pas un projet de société abstrait. Et aussi parce que chaque juge a un pouvoir de nuisance moindre qu'une autorité centrale (plus petite échelle, + respect de la jurisprudence). Ce qui me turlupine aussi est d'où doit venir leur rémunération. S'ils sont nourri par l'impôt, il y a un risque qu'ils ne soient pas neutre. S'ils sont payés par ceux qui les sollicitent, ils risquent d'être soit trop pauvres, et donc trop facilement corruptibles, soit trop chers, et donc inaccessible à pas mal de monde. Et j'ai un peu de mal à accepter que la justice ne soit accessible qu'à ceux qui peuvent se le permettre, peut-être est-ce un reste de gauchisme en moi. J'imagine que ce dernier point (problèmes des juges vraiment privées) va être réfuté facilement par les anarcapocrates du forum, mais j'attends de voir de quelle façon exactement ! Comment sont/étaient rémunérés les juges dans les pays de common law ? J'imagine qu'ils n'ont pas toujours été payé par l'impôt.
  24. Mégille

    Aujourd'hui, en France

    La pénalisation du client, qui est du coup moins incité à consommer, ce qui donne moins aux demoiselles le luxe de poser leurs conditions. D'où une baisse des prix, et plus de rapports non-protégés -> plus de sida. J'avais vu ça dans un article partagé ici il y a quelques temps. Mais j'ignore l'importance de la prostitution en France, je ne sais pas si ça peut contribuer suffisamment au taux de sida pour que ça se voit nationalement. (quoi que, si les putes sont plus touchés, leurs clients aussi, et donc les autres partenaires de leurs clients aussi, etc)
×
×
  • Créer...