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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Oh non, tout ça s'est passé quand lui avait à peine 20 ans, l'engagement rouge puis brun c'était plus tard. Son passage au PCF remonte plutôt aux années 90, alors que sa soeur tourne pour Berri dès 1977.
  2. De nombreux chemins. Apparemment, pour Alain Soral, ça aurait commencé quand il a compris que sa sœur Agnès, encore mineure, était devenue la maîtresse d'un producteur juif (peut-être Claude Berri) afin de percer dans le cinéma. En tous cas c'est comme ça qu'il l'a présenté un jour.
  3. Alors c'est donc lui qui achète ses bouquins. (Je me suis toujours demandé qui pouvait bien sortir du fric pour acheter des trucs de Nabe ; au pire si tu veux en lire, sa graphomanie s'exerce sur Internet aussi).
  4. Tu l'avais acheté ? C'est donc toi qui achètes ses bouquins ? En même temps, on peut sans doute en dire de même avec Soral, je ne crois pas qu'il y ait de trace d'antisémitisme dans ses écrits avant 2000. Pourtant on a des raisons de penser que ça le travaillait déjà.
  5. Je pense que l'antisémitisme est moins central dans l'esprit de Nabe que de Dieudonné (sans pour autant me prononcer si Dieudonné fait ça par conviction ou pour le pognon).
  6. Les nôtres aussi.
  7. Encore une couche de sel pour lui.
  8. Apprendre ne se fait pas sans effort. Plus encore quand tu n'es pas à l'école.
  9. Oui c'est difficile, mais on a quand même des indices plutôt convergents.
  10. L'article ne m'a pas paru convaincant (et l'attaque pseudo-subtile contre Peterson n'y est pas pour rien) ; j'ai arrêté de lire en diagonale quand l'auteur, en bon demi-habile, tente d'opposer Harding et Ostrom. Il n'a manifestement rien compris aux deux.
  11. TIL que la caféine est un léger inhibiteur de la phosphodiestérase type 5 (l'inhibiteur le plus connu de cette enzyme est le sildénafil).
  12. Disons que la "réplication à côté" peut parfois ajouter des bits à la certitude du résultat, à la manière du cumul de preuves reliées dans un réseau nomologique (pour reprendre la formulation de Gadounet), mais ce qui me semble abusif c'est surtout d'appeler ça de la réplication au sens propre. (Après, est-ce qu'une étude où l'on prescrit 2 grammes de collagène par jour à des femmes ménopausées permet de confirmer ou d'infirmer une autre étude où l'on en donnait en face à face 20 grammes à des athlètes professionnels, c'est au minimum douteux).
  13. Sans blague. Moui, je reste sceptique (c'est trop souvent pris pour une panacée). Dans la réalité, presque aucune expérience n'est parfaitement reproduite (parce que personne ne veut financer ça), il y a toujours des variations (démographie cible différente, protocole différent, formulation différente...). Et dans les rares cas où les expériences sont réellement reproduites, ça foire bien souvent (le taux de reproductibilité des résultats de la psychologie sociale par exemple est très inférieur à 50 %, mais même pour les essais cliniques c'est souvent assez médiocre). Au point où reproduire les expériences des autres ne permet pas d'établir une carrière scientifique (à quelques rares exceptions, et l'on saluera Ioannidis), où le biais de positivité des publications est effarant, et où les tentatives pour changer ça sont au mieux accueillies dans un silence qui promet l'oubli (exemple classique, le Journal of Negative Results in Biomedicine a cessé de paraître), et au pire font l'objet de levées de boucliers corporatistes et d'ostracisme envers leurs auteurs. This, this, this.
  14. Oui, je connais cette théorie. Sauf qu'en théorie, il n'y a pas de différence entre théorie et pratique ; alors qu'en pratique, il y a toutes les différences du monde.
  15. Les moyens, pour 20 à 30 % de la population d'une civilisation, de se vautrer dans son propre snobisme par delà les frontières, eux, sont nouveaux. Le problème vient à la rencontre des deux à la fois. Mais tu fais bien de souligner le rôle corrosif du salariat pour tous d'un côté ("l'ère des managers", comme disait l'autre visionnaire il y a déjà plusieurs décennies), et de la dissolution de l'ordre familial de l'autre (la "société fluide" de l'autre taré).
  16. Turchin et Goodhart, pour être précis.
  17. Surproduction d'élites (ou de wannabee élites). Donc d'une part cette surproduction par rapport aux "places" naturellement disponibles crée un besoin de se distinguer du peuple (pour se rassurer qu'on est bien dans l'élite et non dans le peuple), et d'autre part elle permet par sa quantité même aux membres de cette "élite massifiée" de vivre entre eux (au hasard : en centre-ville), sans contact réel et durable avec le peuple. Du coup, si hier on avait bien une "élite de la nation" (qui était avant tout intégrés à la nation, et seulement dans une moindre mesure en contact ses homologues par delà les frontières), aujourd'hui on se retrouve avec des "élites mondialisées" (qui sont avant tout en contact entre elles par delà les frontières, et seulement de manière accessoire en contact avec le peuple, et encore aussi peu que possible, selon des rapports essentiellement marchands et fugaces).
  18. Ca devrait quand même être la leçon de 15 siècles d'Europe.
  19. Todd dirait que c'est dû au fond égalitaire de la société française.
  20. J'ai une bibliothèque entière (en fait, un poil plus d'une) dédiée aux livres groupables par collection/éditeur (principalement des poches, mais pas uniquement). Pour le reste, par thème et taille.
  21. Le réalisme, dans les relations internationales, a un sens bien spécifique, dont il est bon de ne pas s'écarter au prix de raconter des choses qui ne seraient même pas fausses.
  22. Comment j'explique quoi ?
  23. Le pire, c'est que la paranoïa ne repose pas sur rien : quand tu prends la composition du Politburo du PCUS en 1921, dans les cinq membres titulaires, on trouve Zinoviev, qui était juif, Kamenev, qui était juif, Trotski, qui était juif, Lénine, qui avait un arrière-grand-père juif, et Staline, qui avait la réputation d'avoir une maitresse juive. Cinq membres sur cinq, ce n'est pas rien. Et c'est là que la paranoïa ne doit pas obscurcir l'intelligence : après la mort de Lénine, Staline obtiendra bien la tête de chacun des trois autres ; plus encore, connaissant Staline, il est tout à fait capable d'avoir eu une maitresse juive dans le seul but de gagner leur confiance pour mieux les purger plus tard.
  24. Quitte à me répéter, c'est un des rares côtés positifs que je voie dans cette situation. Mais le fait de trouver ça positif, il y a quelques années, m'avait valu beaucoup de mépris, parce que la nation c'est caca, et le nationalisme c'est troporrib'. C'est d'autant plus amusant de constater que ceux qui étaient terrifiés par l'idée même du nationalisme chez eux il y a peu se trouvent désormais galvanisés par le nationalisme chez les autres. J'en suis moins certain que toi. Ou plutôt je suis certain que ceux qui se battent sont les Ukrainiens, mais je suis tout sauf certain que ce sont eux qui décident (ce qui me semble moralement discutable).
  25. Les naïfs jugeront les premiers plus gentils, en effet. Les réalistes, voyant que les socialistes se targuent de morale pour aboutir au même résultat, les trouveront d'autant plus pervers (et puis ça dépend de la définition de fasciste, le fascisme italien n'était globalement pas raciste). C'est compliqué. La Révolution et l'URSS sous Lénine ont été globalement pilotées par les minorités ethniques de Russie ; puis l'ère Staline a correspondu à une purge progressive des Juifs de l'appareil d'Etat (au fil des besoins politiques de Staline lui-même), au point où je suis de plus en plus convaincu que si Staline n'était pas mort en 1953, la lutte contre le "complot des blouses blanches" aurait fini par mener à la déportation de la plupart des Juifs soviétiques au fin fond de la Sibérie. Pour la suite, leur situation est restée globalement stable (et défavorable) jusqu'à la fin de l'URSS.
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