Largo Winch Posté Vendredi at 17:26 Signaler Posté Vendredi at 17:26 Voilà le niveau en maths attendu des bacheliers en 2026 : Bac général : https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/26-MATGEME1.pdf Bac techno : https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/26-MATHTEME1.pdf
Lancelot Posté Vendredi at 18:13 Signaler Posté Vendredi at 18:13 J'imagine que c'est celui de première de cette semaine. J'ai eu des retours selon lesquels il était particulièrement simple mais oui 2h pour ça c'est un peu abusé. Je l'ai fait de tête sans difficulté en 15 minutes (le seul moment où j'ai un peu hésité c'est pour aller retrouver "suite arithmétique" et "suite géométrique" du fond de mes souvenirs), disons 30 grand max pour rédiger. Edit. Ah Largo m'a menti, j'ai fait celui de techno avant qu'il ajoute le général Celui général est légèrement plus piégeux. Edit. 2 Bon au final c'est 20 min au lieu de 15 et j'aurai juste passé un peu de temps pour retrouver comment généraliser une suite géométrique. Edit. 3 Le spé maths correspond plus à mes souvenirs et j'aurais besoin de plus de temps et de papier pour le faire, avec éventuellement des pertes de points sur des trucs que je n'arriverais pas à retrouver.
Zagor Posté Vendredi at 18:21 Signaler Posté Vendredi at 18:21 il y a 55 minutes, Largo Winch a dit : Voilà le niveau en maths attendu des bacheliers en 2026 : Bac général : https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/26-MATGEME1.pdf Bac techno : https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/26-MATHTEME1.pdf Il y a aussi l'épreuve anticipée pour ceux qui ont choisi l'enseignement de spécialité de maths : https://www.cafepedagogique.net/wp-content/uploads/2026/06/26-MATSPEGEME1.pdf Les automatismes sont encore plus simples.
Marlenus Posté Vendredi at 18:32 Auteur Signaler Posté Vendredi at 18:32 Le premier sujet est pour le nuls. Si tu n'es pas nul, tu gardes les maths comme enseignement pour ton bac. J'ai donc du mal à analyser sa pertinence. Surtout sur une génération qui a toujours utilisé une calculatrice et qui là en est privé. Je vais croire les lycéens comme quoi ce serait facile. Cela a surtout l'air de vérifier qu'ils ont compris le cours et les définitions et c'est tout. J'avoue que je ne me souvenais pas du coefficient directeur ni d'antécédent. Cela peut se deviner, mais si on me l'avait demandé au débotté, je n'aurais pas mis ma main au feu dessus. Par contre, oui, 2h c'est trop. Tu sais ou tu ne sais pas. Par contre, je trouve anormal que l'on encourage à répondre au hasard quand on ne sait pas en n'enlevant pas de points.
Bézoukhov Posté hier à 07:59 Signaler Posté hier à 07:59 Il y a 14 heures, Largo Winch a dit : Voilà le niveau en maths attendu des bacheliers en 2026 J’ai quand même l’impression que la baisse de niveau commence à percoler chez les normies ; quand 20 ans après ton bac tu fais le bac en 10mn de tête, c’est difficile de dire que l’empereur n’est pas nu.
Largo Winch Posté hier à 08:08 Signaler Posté hier à 08:08 Les sujets de cette épreuve de maths illustrent à merveille ce dont on parlait plus haut : le manque d'exigence qui s'est répandu partout en France. On le retrouve dans le format de l'épreuve : une épreuve d'une durée de 2h alors qu'elle nécessite beaucoup moins de temps, une première partie de l'épreuve très facile sous forme de QCM qui donne déjà 6 points à l'élève, il ne lui reste plus qu'à se débrouiller pour gratter 4 petits points dans les problèmes qui suivent, prétendument plus difficiles... Le contenu de l'épreuve montre aussi la faible exigence de l'EN. Dans le système de notation français, il faut avoir 10/20 pour valider un diplôme. N'importe quel (bon) prof sait qu'il faut donc concevoir un DS suffisamment discriminant : l'élève médiocre qui maitrise les fondamentaux peut sauver les meubles en obtenant un 10/20 tandis que les bons peuvent se distinguer avec des notes élevées. Ici on a construit une épreuve uniquement avec des exercices permettant de vérifier la maitrise des fondamentaux : un élève qui n'obtient que la moyenne a de sacrées défaillances dans la maitrise des fondamentaux mathématiques... Alors, on rétorquera : "ce n'est pas grave, c'est une épreuve pour les non-spécialistes en maths"... Je ne supporte plus ce discours ambiant de la classe jacassante (politiques, journalistes, technocrates...) qui explique que les maths sont utiles pour former des scientifiques et des ingénieurs. Bah non, de même que savoir écrire et parler correctement le français est nécessaire pour tout le monde, les fondamentaux de maths sont utiles pour tout le monde. Typiquement, dans ma discipline (gestion/management), un lycéen qui n'aurait que 10/20 à cette épreuve aura de sacrées difficultés pour suivre correctement les cours dans le supérieur. A mon époque, tous les bacs généraux ou technos qui n'étaient pas scientifiques (C, D ou E) comportaient une épreuve de maths digne de ce nom. Et ceux qui n'avaient pas le niveau pour suivre étaient envoyés en bac pro... Effondrement de l'exigence, encore et encore : aujourd'hui on dit aux lycéens qu'ils peuvent obtenir un bac et faire des études supérieures sans maitriser les fondamentaux des maths (et du français)... 2
Largo Winch Posté hier à 08:27 Signaler Posté hier à 08:27 14 minutes ago, Bézoukhov said: J’ai quand même l’impression que la baisse de niveau commence à percoler chez les normies ; quand 20 ans après ton bac tu fais le bac en 10mn de tête, c’est difficile de dire que l’empereur n’est pas nu. L'ironie de l'histoire est que cette épreuve anticipée de maths a justement été créée quand les technocrates ont constaté l'effondrement du niveau lors du dernier rapport PISA : cette épreuve était censée revaloriser les maths auprès des lycéens !
Lancelot Posté il y a 23 heures Signaler Posté il y a 23 heures Je trouve que le principe des épreuves anticipées est foireux. Déjà à mon époque quand c'était juste le français je ne comprenais pas. La justification est "c'est une épreuve pour ceux qui abandonnent le français ou les maths en terminale", ce à quoi j'ai envie de répondre "comment ça on peut abandonner le français ou les maths en terminale ?". C'est une solution à un problème qui n'a pas lieu d'exister.
Marlenus Posté il y a 23 heures Auteur Signaler Posté il y a 23 heures Je viens de vérifier, et visiblement dans les années 80, tu pouvais avoir un bac littéraire sans passer la moindre épreuve de mathématiques (tout les bacs A sauf celui avec une épreuve spécifiquement math). La réforme de 1995 a obligé les littéraires à passer une épreuve de maths en 1ère. J'ai du mal à trouver des annales de cette période mais si on regarde 2006 (ou les maths sont couplés avec l'informatique), pour avoir la note maximale en math (10 donc sur l'épreuve), fallait juste savoir calculer un pourcentage: https://www.sujetdebac.fr/annales/l-mathematiques-informatique-premiere-2006-metropole C'était quand même pas bien haut. Faut voir si au début c'était un peu plus dur. Cela remonte à loin ce faible niveau demandé aux non-matheux. 1
Largo Winch Posté il y a 21 heures Signaler Posté il y a 21 heures 1 hour ago, Marlenus said: Je viens de vérifier, et visiblement dans les années 80, tu pouvais avoir un bac littéraire sans passer la moindre épreuve de mathématiques (tout les bacs A sauf celui avec une épreuve spécifiquement math). Effectivement, je me souviens qu'il y avait une partie des Bacs A qui ne faisait pas de maths. Mais au final ce n'était qu'une infime partie des bacs généraux. Et surtout, SURTOUT, ce que tu ne vois pas, c'est que les gamins qui sortaient de collège avaient déjà le niveau de maths qui est aujourd'hui testé dans cette épreuve de bac en Première. Les fondamentaux en maths, on devrait les avoir, comme autrefois, AVANT d'entrer au lycée. Quote Cela remonte à loin ce faible niveau demandé aux non-matheux. Non, il faut arrêter le déni. Le déclin de la maitrise des fondamentaux en maths est attesté par les études internationales TIMMS et PISA. Il est faux de dire que ça a toujours été comme ça. C'est une grossière erreur de tenter de relativiser l'effondrement scandaleux du niveau de l'école en maths, attesté objectivement par des études internationales.
Jensen Posté il y a 15 heures Signaler Posté il y a 15 heures 7 hours ago, Lancelot said: "comment ça on peut abandonner le français ou les maths en terminale ?". C'est une solution à un problème qui n'a pas lieu d'exister. Le français tel qu'enseigné aujourd'hui est avantageusement remplacé par la philo. Si on avait des cours de rhétorique, de rédaction ou autres, ça serait différemment, mais lire le marc de café dans un texte chiant, ce qu'est 90% du français au lycée, ça a un intérêt a peu près nul si on est pas littéraire, et encore. 1
Marlenus Posté il y a 14 heures Auteur Signaler Posté il y a 14 heures 20 hours ago, Largo Winch said: Non, il faut arrêter le déni. Le déclin de la maitrise des fondamentaux en maths est attesté par les études internationales TIMMS et PISA. Il est faux de dire que ça a toujours été comme ça. C'est une grossière erreur de tenter de relativiser l'effondrement scandaleux du niveau de l'école en maths, attesté objectivement par des études internationales. Attention, je ne nie pas qu'il y a un déclin qui s'amplifie d'année en année. Mais je dis que l'on était déjà bas il y a quelques années. J'ai une collègue qui est nulle en math (i.e.: incapable de calculer 10% de 200 sans calculatrice), nulle en orthographe (i.e.: pire que moi qui suis déjà pas bon) et qui a bac+5 en ayant eu son bac il y a plus de 10ans. Alors c'est une collègue super et si je deviens chef de service c'est de très loin cette personne que je recruterais en 1er car à côté de ça elle d'énormes qualités de travail et sur notre métier ce ne sont pas des défauts gênants. Mais cela montre qu'il y a déjà plus de 10ans tu pouvais obtenir bac+5 en échouant à ce test et en étant nul en orthographe. Pour moi cela illustre à merveille le problème que l'EN nous pose. On est 3 collègues dans mon service avec les mêmes attributions, 2 bac+5 et moi qui n'ait que le bac, pour un poste qui est vu comme de catégorie B (i.e.: pour ceux qui ne savent pas, cela veut dire que l'on peut y postuler avec le bac). Actuellement 25% d'une génération a bac+5, en 1970 c'était 25% d'une génération qui avait le bac. Donc on se retrouve avec des gens qui ont bac+5 qui font des métiers où le bac serait suffisant. Cela coûte extrêmement cher, cela frustre nos bac+5 et on devient incapable de former des personnes qui ont le niveau bac+5 des années 70 par manque de temps pour eux. Mais ça c'est le problème d'avoir voulut amener tout le monde au bac sans se poser la question de savoir si c'était faisable sans réduire le niveau ni si on en avait besoin. C'est n'est pas faisable, donc on égalise par le bas. On en a pas besoin donc cela donne des frustrés. Et je ne vois pas comment on va se sortir de ça. Car tu ne peux pas faire machine arrière maintenant. Socialement cela ne passera jamais. Je ne vois aucune solution qui permettra de faire marche arrière démocratiquement. 1 1
Lancelot Posté il y a 13 heures Signaler Posté il y a 13 heures 2 hours ago, Jensen said: Le français tel qu'enseigné aujourd'hui est avantageusement remplacé par la philo. Si on avait des cours de rhétorique, de rédaction ou autres, ça serait différemment, mais lire le marc de café dans un texte chiant, ce qu'est 90% du français au lycée, ça a un intérêt a peu près nul si on est pas littéraire, et encore. Je suis d'accord que le contenu des cours de français pourrait être mieux adapté à la situation présente (i.e. se focaliser plus sur les bases, grammaire, orthographe, vocabulaire...). Ceci étant les études de texte ne sont pas inutiles en soi pour plusieurs raisons : ça permet de familiariser tout le monde à des textes fondateurs et donc d'établir/maintenir une culture commune, ça permet en théorie de progresser en compréhension et interprétation de texte qui sont des compétences essentielles. De la même manière que 90% des gens ne vont pas utiliser 90% des trucs qu'ils ont vu en maths au lycée, mais ça ne veut pas dire que les maths ne servent à rien. Ça forme un esprit (du moins ça devrait). 1
Rincevent Posté il y a 11 heures Signaler Posté il y a 11 heures Il y a 3 heures, Marlenus a dit : C'est n'est pas faisable, donc on égalise par le bas. On en a pas besoin donc cela donne des frustrés. Et je ne vois pas comment on va se sortir de ça. Car tu ne peux pas faire machine arrière maintenant. Socialement cela ne passera jamais. Je ne vois aucune solution qui permettra de faire marche arrière démocratiquement. Il est temps de lire Peter Turchin. 1
Jensen Posté il y a 10 heures Signaler Posté il y a 10 heures 3 hours ago, Marlenus said: Car tu ne peux pas faire machine arrière maintenant. Socialement cela ne passera jamais. Je ne vois aucune solution qui permettra de faire marche arrière démocratiquement. Filières parallèles et examen privés. On ne touche pas au BAC S, mais on crée un BAC S+ plus ou moins discrètement. Évidemment les pontes à l'education nationale actuelle ne l'accepterons jamais, mais je pense que la population serait preneuse. De toute façon et l'enseignement (via l'IA) et la société française (via la désintégration de l'état en cours) vont être complètement bouleversés dans les prochaines années, ce qui crée des opportunités de changement.
Jean_Karim Posté il y a 9 heures Signaler Posté il y a 9 heures il y a une heure, Jensen a dit : Filières parallèles et examen privés. On ne touche pas au BAC S, mais on crée un BAC S+ plus ou moins discrètement. Évidemment les pontes à l'education nationale actuelle ne l'accepterons jamais, mais je pense que la population serait preneuse. Pour contexte, je suis en Guyane Ça existe, c'est le triplé de spécialités maths physique svt avec en option facultative math expertes. Il manquait 2 profs de maths dans mon bahut, c'était pas grave que les élèves de techno (STMG, bac g pour les anciens) n'aient pas de prof de maths par contre il a toujours des heures supplémentaires disponibles pour l'agrégé sur place qui fait l'option facultative. Tous les gosses de prof font cette option mais aussi les gosses doués qui vivent avec 8 frères et soeurs et en plus doivent s'en occuper le soir et le matin. A la réunion parents profs mardi dernier, 90% des parents d'élèves en maths expertes sont venus chercher les bulletins et rencontrer les profs. D'habitude c'est 40% pour le reste des élèves de générales et 1% pour les élèves de pro. Et de nombreux parents sont venus sans parler un mot de français, accompagnés d'une grande soeur traductrice en général, pour demander pourquoi junior n'a que 15 de moyenne au dernier trimestre alors qu'il a 18 d'habitude, et qu'est-ce qu'on peut faire pour lutter contre ça . C'est cocasse aussi, mais outre les gosses de prof, les meilleurs élèves sont souvent des immigrés Haïtiens, comme a Mayotte où les meilleurs étaient les malgaches. en fait à part les gosses de riches ou de profs les meilleurs élèves sont ceux qui n'ont pas commencé leur scolarité en France. 1
Atika Posté il y a 7 heures Signaler Posté il y a 7 heures Je l'ai déjà dit, j'ai cité von Mises au bac. Le sujet était " Travailler, est-ce seulement être utile ? " Sinon j'ai fait un truc très scolaire , j'ai parlé notamment du latin " tripalium "
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