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Manifeste de l'Empire d'Occident


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Posté

Bonjour à tous,

 

il y a longtemps, très longtemps maintenant, je postais ici sous un autre pseudo. J'avais participé à des discussions sur la diversité biologique chez l'humain (HBD), qui étaient devenues très vite houleuses, au point où un certain membre de longue date désormais absent m'avait envoyé des menaces personnelles par MP. J'avais aussi été censuré sur Contrepoints, en commentaire et sur leur page Facebook, pour avoir critiqué l'immigration. J'avais toujours été courtois, mais le coin restait imprégné de gauchisme, avec ses a priori non dits mais qu'on imposait avec virulence : aucune critique de l'immigration massive, aucune critique du dogme de l'identité biologique absolue entre tous les humains, etc. 

 

À présent Contrepoints nie être partisan du sans-frontiérisme, a rejoint le bilan honnête sur l'immigration et défend la possibilité d'un libéralisme compatible avec la maîtrise des frontières et une certaine souveraineté. Très bien. Mieux vaut tard que jamais. Mais que de temps perdu dans la prison mentale du gauchisme.

 

Expatrié de l'autre côté de l'Atlantique, j'ai grandi dans une zone sinistrée par l'immigration, ai vu mes parents s'aveugler complètement sur la réalité autour d'eux par dogmatisme gauchiste, puis ai pris d'autres "pilules rouges" par les vicissitudes de la vie probablement communes à beaucoup de milléniaux. Pilules rouges que des gens sur Internet ont bien formulé, mais qu'ils n'ont pas inventé ex nihilo : ce qu'on associe à "l'extrême droite" ne vient pas d'idées inventées arbitrairement par de grands méchants mal pensants ou par des défauts de caractère ou de mérite des gens épinglés comme "extrême droiteux" mais de la rencontre avec le réel et du refus de sa négation ou de sa déformation par le gauchisme. J'ai été activiste aux Identitaires, ai découvert le libéralisme classique et le libertarianisme avec la ferme intention de quitter le Frankistan qui taxe à 65-75% pour qu'on finance notre propre remplacement, été séduit par la notion d'individu souverain et le rêve américain version objectiviste. La Grève d'Ayn Rand a été l'une des lectures les plus importantes de ma vie, j'ai dévoré le roman dans les derniers mois avant de quitter la France. 

 

Aujourd'hui, je reviens sur liborg en ayant publié un livre : le Manifeste de l'Empire d'Occident. Disponible sur Substack et en PDF, cet essai condense une réflexion initiée il y a plus de quinze ans. Il aborde notamment le libéralisme, mais sous un angle moins théorique et irénique que la sphère libérale française d'il y a dix ans (sphère que j'ai pas mal ignorée depuis car elle n'apportait pas grand-chose passé la motivation à s'expatrier et "faire de l'argent"). Il pose sans concession le nous de l'Occident, aborde la question des relations hommes-femmes qui joue un rôle beaucoup plus important qu'on l'admet souvent, fait la genèse de l'Occident et de sa domination par le gauchisme hégémonique qu'on a tous connus... Niveau courant de pensée, pensez Lumières sombres, Rage Culture et Julien Rochedy. Et Bryan Johnson/Musk/Warhammer 40k aussi 😁

 

J'ai demandé à ChatGPT de résumer la partie sur le libéralisme, flemme de m'auto-résumer 😂 et voici :

 

Citation

 

Le Manifeste de l'Empire d'Occident, signé anonymement « Un Custodien », contient une critique assez originale du libéralisme qui pourrait intéresser les libéraux et libertariens.

Ses thèses principales, en résumé :

1. Le problème du libéralisme n'est pas qu'il donne trop de liberté, mais qu'il laisse un vide politique.
Selon le manifeste, l'individu libéré ne reste pas longtemps seul : syndicats, partis, bureaucraties, réseaux idéologiques, mafias et autres organisations s'emparent de l'espace laissé vacant. Le résultat paradoxal serait que le libéralisme finit régulièrement par permettre la prise de pouvoir de forces antilibérales. C'est la thèse centrale des « stratégies de groupe ».
2. L'individu isolé est faible face à un groupe coordonné.
Le manifeste part d'une anthropologie assez hobbesienne : l'état naturel n'est pas le marché mais le conflit ; le marché et les libertés n'existent durablement que lorsqu'un ordre suffisamment puissant les protège. Sa formule implicite pourrait être : pas de liberté sans sécurité, et pas de marché sans puissance capable de le défendre.

3. D'où l'idée d'un « supralibéralisme ».
L'auteur ne veut pas abolir propriété, marché, entreprise ou autonomie individuelle. Au contraire, il prétend vouloir les sauver de leurs ennemis collectifs. Son accusation contre le libéralisme classique est donc originale : il ne serait pas trop individualiste, mais insuffisamment capable de défendre politiquement l'individu contre les coalitions qui veulent le soumettre.

4. Le paradoxe central : individu libre, État/Empire fort.
Le manifeste rejette l'idéal libertarien du micro-État sans puissance protectrice. Pour lui, les petits États et les individus ne sont libres que parce qu'une puissance plus grande garantit indirectement leur sécurité. Il propose donc un grand « Empire » occidental capable de protéger ses citoyens, ses marchés et ses libertés, y compris par la coercition contre les groupes qu'il juge prédateurs.

5. Il défend une sorte d'individualisme aristocratique.
Le but n'est pas l'égalité des résultats mais de permettre à des individus autonomes, compétents et ambitieux de se développer. Le « Custodien » représente idéalement celui qui se construit lui-même avant de prétendre construire la civilisation. La conclusion du livre résume d'ailleurs son ordre de priorité : « Se construire d'abord, construire l'Empire ensuite ».

6. Sa formule politique est donc presque : Hobbes + libéralisme.
Le marché est jugé souhaitable, mais non auto-suffisant. L'ordre politique doit empêcher que la liberté d'association et l'ouverture sociale ne soient utilisées par des organisations pour détruire les libertés des individus. C'est une tentative de répondre à une question que les libertariens connaissent bien : comment empêcher des ennemis de la liberté d'utiliser les institutions libres pour supprimer ensuite la liberté ?

7. Le manifeste se distingue donc du libertarianisme sur un point fondamental : la neutralité de l'État.
Il ne croit pas qu'un État minimal puisse rester neutre et survivre dans un monde de groupes organisés. L'État doit, selon lui, choisir activement de protéger un certain ordre civilisationnel, la propriété et l'individu contre les organisations qui chercheraient à les capturer.

8. C'est là sa principale originalité, mais aussi sa principale contradiction.
Pour protéger l'individu contre les « stratégies de groupe », il faut créer une organisation extrêmement puissante : l'Empire et ses « Custodiens ». Autrement dit : qui protège l'individu contre le groupe suprême chargé de le protéger des autres groupes ?

À mon sens, c'est la vraie question que ce texte pose aux libéraux : un ordre libéral peut-il durablement survivre sans puissance politique et culturelle suffisante pour se défendre ? Et si oui, jusqu'où cette puissance peut-elle aller sans détruire précisément la liberté qu'elle prétend protéger ?

 

 

L'Empereur protège. 😁

Posté
1 hour ago, Un custodien said:

J'ai demandé à ChatGPT de résumer la partie sur le libéralisme, flemme de m'auto-résumer 😂

Donc du Triple H sans la décentralisation ? En l'état, j'ai bien peur que le résultat d'une fusion politique occidentale soit l'UE en pire. Bienvenue nonobstant.

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