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Showing content with the highest reputation since 03/19/19 in all areas

  1. 4 points
    Ah, tu veux les dix grands classiques de la sociologie à lire avant de mourir selon Poney malgré le fait que lui même ne les a pas tous lu ? Here we go : - L'imagination Sociologique, Mills - Economie et Société, Weber - La Distinction, Bourdieu (mais s'il ne fallait en lire qu'un, je conseille toujours "le bal des célibataires") - La construction sociale de la réalité, Berger & Luckman - Stigmate, Goffman (ou alternativement "la présentation de soi") - Outsider, Becker - La Théorie de la structuration, Giddens - Le suicide, Durkheim - Essai sur le Don, Mauss (pourrait/devrait aller en anthropologie, mais bon...) - La théorie de l'action, Parsons Je pense que là, on a les 10 gros classiques mais pour être complet il faudrait rajouter les "pas vraiment de la sociologie mais presque" comme les ouvrages de Norbert Elias, Marx ou Tocqueville. Et pour les 10 classiques de l'anthropologie, qui est quand même "the real deal", hein, faut pas déconner : - Interprétation of culture, Geertz - Withcraft, Evans-Pritchard - La pensée sauvage, Levi-Strauss - The argonauts, Malinowski - Les mots, la mort, les sorts, Favret-Saada - Modernity at large, Appadurai - Stone Age Economics, Sahlins - How we think they think, Bloch - La production des grands hommes, Godelier (alternativement "l'énigme du don", si t'as lu Mauss, c'est la meilleure critique) - un Balandier, mais lequel... "Sociologie des Brazzavilles noires", ou "Afrique Ambiugue", ou "la situation coloniale", ou ses livres sur le désordre Tiens, je réalise que je lis la sociologie traduite et l'anthropologie en VO, curieux.
  2. 2 points
    génial, on est revenu à notre taux de chomage d'avant la crise de 2007 seulement 12 ans après, juste à temps pour se manger la crise de fin de cycle qui devrait tomber en 2020
  3. 2 points
    C'est un exemple ambulant du ressentiment au sens de Nietzsche Tout y est: le curé va culpabiliser le monde, passer son temps à geindre et vociférer qu'il vit dans le péché, sans jamais rien faire de constructif pour améliorer l'état du monde qui mérite de brûler dans l'apocalypse (à la rigueur, une poignée d'élus pourront former une "humanité nouvelle" dans l'utopie totalitaire du 4ème Reich écologiste). C'est vu et revu. Ce qu'il manque encore à l'écofascisme, c'est une Église pour transmettre le dogme in sæcula sæculorum. Mais vu sa conquête de la télé publique et des grands média, le processus est déjà en marche.
  4. 2 points
    Si les lois en vigueur sont un piège à con pot de glu qui empêche de s'en libérer (et Attali déclare ouvertement que c'est délibérément fait exprès), alors il faut sortir en dénonçant unilatéralement les traités, sans "négociations". Je pense d'ailleurs que le RU (ce pays si intelligent, si machiavélien, si pragmatique) l'aurait fait si la classe politique n'était pas si imprégnée d'europhiles qui ont fait traîner le processus. L'UPR se revendique du gaullisme. Quitte à être gaulliste autant l'être jusqu'au bout:
  5. 1 point
    Justement. C'est précisément parce que la vie est meilleure, que les sociétés réalisent des profits énormes, qu'on dégage une marge opérationnelle de folie, que la productivité a explosé, qu'on a maintenant les moyens de se payer des états obèses, et des A/R en mairie pour des cerfas à la con. On commence tout juste à sentir la douleur ; ça commence tout juste à piquer, alors que ça fait 40 ans qu'on fait des déficits, et 50 ans qu'on accroît nos besoins énergétiques. Même les classes les plus pauvres ont, de nos jours, l'eau, l'électricité, de la bouffe sans trop de difficulté, accès à un panier de soins minimum (au moins les urgences), etc. Même avec un état à ce point obèse, avec 2000 milliards de dettes et 1000 milliards de prélèvements à la con, on ne trouve que quelques dizaines de milliers de gilets jaunes. Il faut se rendre à l'évidence : on baigne dans l'opulence. Une partie a été achetée à crédit, ce qui va faire très mal quand on va devoir tout rembourser d'un coup, mais ça ne change rien : on baigne dans l'opulence.
  6. 1 point
    Par exemple pour British Petroleum, possédée en 1977 à 68% par HM Treasury et la BoE (le reste appartenant à Burmah Oil) : - IPO de 17% des actions en 1977 à 845p (sous un gouvernement Labour pour renflouer les caisses vidées par le socialisme, admirez l'ironie) - Thatcher arrive et vend un bloc de 5.17% à 363p, restent 45.83% - Le gouvernement se fait diluer jusqu'à 44.61% en 1980 par l'acquisition par BP de Selection Trust via une offre d'échange - Le gouvernement renonce à participer à une augmentation de capital (Rights Issue) en 1981 et vend ses droits pour £15m. L'Etat est encore propriétaire de 39.04% après l'opération - En 1983 un bloc de 130 millions d'actions (environ 8%) est mis en vente à 435p - En 1987, les 31.5% restant sont mis en vente en un bloc, à 333p Notes: - A partir du moment où l'entreprise a été introduite en bourse, aucune législation n'était nécessaire pour céder la participation résiduelle car il ne s'agissait pas de "major policy departure" - Chaque vente d'actions qui a suivi était entièrement garantie (underwritten) par les banques : HM Treasury était certain de récupérer 330p par action minimum, qu'elles trouvent preneur ou non sur les marchés (d'ailleurs ça a failli coûter bonbon à Goldman, Lehman, Morgan Stanley et Salomon Brothers cette histoire) Ces ventes d'actions secondaires sont aujourd'hui des ABB : Accelerated BookBuilding. Ça se déroule comme ça : - Le client signe avec une ou plusieurs banques un contrat qui engage les banques à racheter les actions à un prix convenu si elles n'arrivent pas à les vendre. - Pendant la journée de bourse, les banques sondent leurs clients importants (wallcross : communication d'information privilégiée donc le client doit donner son accord pour les recevoir puis s'interdire toute opération sur le titre) pour évaluer la demande et estimer les plus gros ordres - Une fourchette de prix est fixée, normalement avec une décote sur le cours de clôture - Juste après la clôture, les vendeurs ont quelques heures à peine pour appeler leurs clients (d'abord les sondés positifs puis les autres) pour remplir leur carnet d'ordre (book) - Une fois le book complètement souscrit, le prix final est fixé et les investisseurs se voient allouer entre 0 et 100% de leur ordre - A l'ouverture le lendemain, les actions baissent (en temps normal, elles baissent moins que la décote définitive de la veille) Si ça foire (i.e. si le book n'est pas suffisamment souscrit en bas de la fourchette), les banques se font "coller" (elles rachètent les actions au prix convenu). Par exemple Goldman Sachs s'est fait coller sur du Burberry l'année dernière (bon, le cours est remonté et ils ont fait une plus-value de $30m mais le risk management n'a pas aimé).
  7. 1 point
  8. 1 point
    Je crois qu'on est censé dire problématique. Héhéhé. Blague à part, le GamerGate a été une erreur stratégique majeure pour les SJW. Des centaines de milliers de jeunes hommes se réfugiaient dans les jeux vidéo dans un but escapiste, notamment pour s'éloigner le plus possible de la politisation grandissante de la vie. Les SJW, fidèles à leur âme puritaine (i.e. ne supportant pas que quelqu'un, quelque part, puisse avoir innocemment du fun), sont venus les faire chier. Or, venir faire chier de jeunes hommes, c'est toujours un mauvais plan, parce que c'est la classe démographique dangereuse par excellence (il faut vraiment ne rien connaître à la nature humaine, ou bien être animé d'un zèle de fanatique pour ignorer ce fait). Du coup, ces jeunes hommes se sont sentis agressés, et ont très souvent pris par réaction pure le parti opposé, les amenant ainsi à fréquenter certaines personnes qui n'ont plus eu qu'à "enrichir culturellement" ces nouvelles recrues à peu près vierges d'idées politiques (i.e. les redpiller à la convergence des luttes des mâles-pâles-hétéros-cis-scum, exactement comme les SJW wokent les leurs à l'intersectionnalité des "minorités"). TL;DR : sans SJWs, pas de GamerGate ; et sans GamerGate, pas d'alt-right. Bien joué, bande de cons.
  9. 1 point
    C'est intéressant : à quel point est-ce que l'anti-communisme a été un appeau pour droitard ? On pourrait faire le parallèle avec les commentaires sur Contrepoints d'ailleurs. Si c'est la critique du socialisme qui attire des gens vers le libéralisme, un glissement vers une autre chapelle aussi critique sur certains aspects n'est pas totalement surprenant, non ? La critique des journalistes, des féministes, des écologistes, etc. Sinon, pour en revenir au sujet du Grand Remplacement : Youtube m'a grillé et m'a carrément proposé une vidéo du Figaro. Je ne l'ai pas regardé (vu les intervenants) mais j'ai jeté un coup d'oeil aux illustrations et aux commentaires. A 7:55, les résultats d'un sondage sur le complot du Grand Remplacement : 25% des sondés d'accord avec l'idée que c'est un coup monté des élites politiques et médiatiques... j'ai du mal à croire que ce soit une opinion si minoritaire au fond. Et en lisant les commentaires, j'ai pensé à cet autre sondage : Globalement, on est toujours dans l'idée qu'il y a trop de noirs, d'arabes, de musulmans, etc. autour d'eux. C'est toujours la même rengaine : il suffit d'ouvrir les yeux pour le constater ! Même si on dépasse la question des chiffres, l'essentiel pour eux c'est la perception fantasmée de leur environnement et leur ressenti nourri de préjugés racistes : la couleur, l'accent, le prénom font la nationalité, la culture et les valeurs. Il suffit que le changement soit visuel pour que ce soit déjà un problème. Donc même en dehors de la question des chiffres, l'important ces le ressentis racistes / xénophobes : l'autre n'a pas la bonne couleur, le bon accent, le bon prénom...
  10. 1 point
    Simon c’est moyen mais ils ont eu la mauvaise idée de mettre “cacaboudin” dans le générique donc c’est non. Trotro c’est l’école du crime. Les Teletubies devrait être interdit. Petit ours brun c’est joli mais trop court. Petit lama ça sert à rien. Comme Babar, Petite princesse et Wissper. Le sexisme anti-hommes est trop visible dans Pepa Pig. Mais c’est drôle. Il y a comme un malaise avec Max et Ruby. L’impression que l’équipe bossait sur un film d’horreur en parallèle. Pour le coup, Barbie, c’est sûrement la même équipe que Deadpool, donc oui c’est drôle mais non. Charlie au pays des autocollants, Zac et Couac, Toby et Toni, Robocar Poli (sans parler de Mickey Mouse Clubhouse qui lui n’a aucun, mais aucun sens en plus d’être moche), sont le genre de dessins animés qui inventent un monde avec des règles/principes/lois naturelles qui n’ont rien à voir avec le monde réel. C’est une force mais aussi une faiblesse. Le mieux c’est Dany le tigre (et Puffin Rock parce qu’il y a Patrick Timsit en narrateur et que le dessin est superbe) : le monde réel mais simplifié, des leçons de morale, des valeurs positives, un parenting doux mais ferme.
  11. 1 point
    Il me semble qu'une collection de questions sur l'immigration ne précise qu'insuffisamment ce qui est en jeu. Il convient d'abord de se demander où se trouve exactement le débat, c'est-à-dire de problématiser. On peut également se demander pourquoi l'expression camusienne a eu un tel succès, ce qui nous amènera peu ou prou à la même problématique. Le succès immense de l'expression (rares sont les livres que personne ne lit mais dont le titre est connu aux quatre coins du globe), tient à deux choses : son aspect visuel, le mot "remplacement", et son aspect emphatique, le mot "grand". Le premier est assez simple à comprendre ; on ancre l'idée dans l'expérience personnelle et partagée par beaucoup : je connais cette place, avant on y croisait tel et tel ; maintenant, ils n'y sont plus, ils ont été remplacés. Le mot "grand", quant à lui, n'est pas qu'un élément de dramatisation, comme le pense @Fagotto. C'est un mot qui cherche à donner à ce phénomène migratoire visible une dimension historique. On dit : Grandes Invasions, Grande Guerre, Grandes Découvertes, Grand Échange (colombien). Le mot "grand" établit le "remplacement" comme un phénomène historique. En fait, la question qu'on pose, en des termes plus neutres, est la suivante : les migrations Sud-Nord du XXème/XXIème siècle sont-elles un évènement ? Au delà des arguties chiffrées, ça revient aussi à se demander ce qu'est un évènement. Et je crois bien que c'est la bonne question, parce que c'est là que le cœur du débat se joue. J'ai très rarement vu entamer des débats techniques sur tel ou tel argument drépanocytaire (*) ou des prénoms (**), mais bien des arguments qui s'articulent autour de cette notion d'évènement. En fait, l'opposition cherche à refuser le statut d'évènement via deux catégories d'arguments, qui se confondent souvent un peu : l'argument de la continuité, au sens où les migrations auraient toujours existé, auraient toujours été comparables, et où, dans la version la plus extrémiste, chacun est issu de migrant ; l'argument du dernier homme (et de la fin de l'Histoire) qui nie la notion d'évènement. L'Histoire est terminée ; ainsi, ce qui se passe aujourd'hui n'est que la marche naturelle et nécessaire du progrès. Je pense que cette question : les migrations Sud-Nord du XXème/XXIème siècle sont-elles un évènement ? a un véritable intérêt dans le débat, dans la mesure où elle ne cherche pas à définir des catégories bien/mal, et où elle n'est pas directement politique. Elle englobe chacune des questions précédentes, parce ce qu'on veut savoir, au fond, c'est à quel point ces migrations modifient la marche du monde. (*) J'ai cru comprendre, de la part de gens qui disent habituellement des choses intelligentes et honnêtes, que les questions méthodologiques étaient trop nombreuses pour avoir confiance en ces chiffres, mais n'ai pas plus exploré. (**) Comme je disais il y a trois jours, l'étude de Fourquet me fait remettre en question mon opinion initialement assez négative.
  12. 1 point
    Je ne fais pas l'autruche. Je pense que ces femmes devraient pouvoir décider le plus librement possible la manière dont elles se vêtissent. Ça implique que l'État ne décide pas à leur place si oui ou non elles peuvent couvrir leurs cheveux. Ce qu'il faut changer, c'est le jugement des hommes à l'encontre d'une femme qui déciderait de ne pas porter le voile. Je ne crois pas que l'État puisse modifier l'opinion ou le degré de tolérance des imbéciles par magie. Je compte sur l'activisme, l'entraide, la sororité, l'éducation, etc. Je paris sur les solutions qui ont fait leurs preuves et qui ont permis aux femmes de se libérer jusqu'à aujourd'hui. Je prône le libre choix pour toutes les femmes et j'arrive même à concevoir qu'elles ne sont pas toutes les mêmes, qu'elles n'ont pas toutes les mêmes envies, qu'elles ne sont pas toutes confrontées aux mêmes problèmes, aux mêmes pressions, etc. Une femme qui porte le voile ne réduit pas la liberté d'une femme qui n'en porte pas. Ou alors, il va falloir nous expliquer comment.
  13. 1 point
    La pression sociale n'est pas une oppression politique. Elle peut être extrêmement désagréable au quotidien mais tu dois alors te souvenir que tu utilises toi aussi de l'influence sociale tous les jours de ta vie pour promouvoir les choses ou comportements que tu juges positifs. Donc les réactionnaires religieux ont droit à la même liberté que toi. Si ces femmes sont réellement menacées et forcées de se voiler, c'est un problème de sécurité (et on peut tout à fait soutenir que la répartition de la police n'est pas adéquate sur le territoire et/ou qu'il faudrait plus d'agents de police pour assurer à tous les citoyens une égale sécurité). Sinon, c'est de la pression sociale, peut-être condamnable pour des raisons éthiques spécifiques lorsqu'elle s'exerce au service de certaines idées, mais politiquement tolérable. Les femmes qui n'en peuvent plus n'ont qu'à monter des collectifs de protestation, ou quitter le quartier. Si elles ne sont pas menacées, elles ont toujours d'autres choix possibles que se voiler. Mais dans tout choix il y a un prix à payer.
  14. 1 point
    Pourquoi ça ? Si ton objectif est de lutter contre l'islam, effectivement tu n'as aucun intérêt à dénoncer les amalgames ou l'islamophobie. Par contre, si tu veux que les gens continuent de vivre en bonne intelligence, c'est plus que nécessaire. Des musulmans luttent déjà contre l'islamisme ou la radicalisation de leurs congénères. Les amalgames occultent totalement cette réalité, on fait peser des soupçons sur des gens qui n'ont rien à se reprocher et sont tout autant opposés au terrorisme. L'islamophobie participe à ce phénomène en diffusant l'idée que l'islam est par essence un danger et qu'il faut le contenir ou même l'éradiquer. Je ne vois pas comment on pourrait justifier d'un point de vue libéral une restriction des libertés de tous les musulmans. Je viens de parcourir le thread et il y a plusieurs réponses argumentées et intéressantes qui trainent également sur twitter (notamment sur les données, l'aspect subjectif de la perception, etc.). Il me semble que l'aspect conspirationniste s'articule autour de deux idées : - les politiques sont coupables et complices - les immigrants viennent sciemment s'installer en France pour chasser les français de certains territoires Je ne suis pas sûr que la plupart des gens qui reconnaissent la théorie du grand remplacement comme quelque chose de valide, contestent vraiment ces deux points. Ce qui me fait dire ça, c'est que le "constat" du grand remplacement s'accompagne généralement d'une critique du vivre-ensemble, du politiquement correct, etc. Le changement de population n'est pas perçu comme neutre, il s'agit d'un phénomène négatif et qui ferait donc l'objet d'un tabou : c'est un mal dont il ne faut pas parler car les politiques ne veulent pas voir la réalité en face, ou voir leur impuissance ou leur indifférence dévoilées (au choix suivant les interlocuteurs*). L'argument du vocabulaire me parait assez limité quand même. L'idée qu'il y a des nouveaux arrivants n'est pas nouvelle, que la population change non plus. L'expression "grand remplacement" ne vient pas seule, il y a tout un discours autour (et des colporteurs qui ont des objectifs bien précis). Les gens ne se résignent pas simplement à utiliser des termes faute de mieux, ils ont aussi trouvé un concept qui colle avec leur vision des choses. En l'occurrence, ils ne font pas seulement une distinction entre les individus suivant leur origine ou leur culture, il y a également un jugement de valeurs. Pour eux, les nouveaux arrivants ont un mode différent ET néfaste. Le "remplacement", c'est aussi la perte de quelque chose qu'on déplore (sa culture, sa tranquillité, son voisinage, etc.), pas un changement tolérée et bien vu. Sur le fait qu'on ne parlait pas de ce sujet avant : je n'y crois pas du tout ! L'immigration, le mode de vie des étrangers, le "bruit et l'odeur", etc. ce ne sont pas du tout des sujets nouveaux. D'autant que la xénophobie n'a pas besoin de faits pour se développer : il y a une très large part de fantasme** qui est alimentée entre autres par des discours d'extrême droite qui ne datent pas d'hier. * Et là je n'évoque pas les théories conspirationnistes pur-jus autour du complot mondialiste et de la destruction des peuples. Et pas besoin d'aller dans les "recoins sombres de l'internet", on les trouve facilement sur twitter / facebook chez une partie de l'extrême droite. ** Le mot peur revient constamment pour souligner aussi que même si on démontrait par A + B qu'il n'y a pas de changement, il s'agit d'une vision irrationnelle et incontrôlé de la situation. On a le droit au même refrain avec le "sentiment d'insécurité" ou le monde qui va soit disant de mal en pis. Je ne sais plus s'il y a un topic sur le voile sur ce forum, mais je suis sur que tout ça a déjà été débattu 1000 fois ici, donc je n'ai pas très envie de recommencer une énième fois. On peut trouve plein d'exemples de comportements qui relèvent d'une vision misogyne de la femme. Si personne n'est forcé de les adopter, tu ne peux pas contraindre les gens à les abandonner. Je suis féministe : je considère que les femmes doivent être capable de choisir ce qui est bon pour elles, je n'irais pas décider à leur place, je les invite juste à réfléchir à la manière dont la société les influence (et je les soutiens lorsqu'elles veulent changer les choses). Si tu reconnais à l'État la légitimité de dévoiler les femmes car elles n'ont pas choisi librement selon toi, alors tu t'exposes à ce que l'État contrôle d'autres aspects de la vie des femmes. Je passe les autres arguments, parce que vraiment pas de motivation à me répéter ici. Exposer ses convictions religieuses, cela fait parti de la liberté d'expression il me semble. Cela te dérange car tu as un problème avec l'islam. Je t'aurais bien invitée à discuter avec des femmes voilées mais...
  15. 1 point
    J'y ai pas mal réfléchi dans la journée du fait du thread de Géraldine Woessner sur twitter. Le concept de grand remplacement en tant que tel n'est pas conspirationniste, car la plupart des gens ne l'entendent pas comme ça. C'est quand Renaud Camus commence à parler de remplacisme qu'il tombe dans le conspirationnisme, et si un concept précède l'autre, le second me semble presque inconnu (personne n'a lu le livre de Renaud Camus, non ?). Quand les gens disent "grand remplacement", de quoi parlent-t-ils ? D'un ensemble d'impressions qui les pousse à se demander si l'Occident n'est pas face à une vague migratoire qu'on aurait pas vu depuis mille ans (*). Et ces phénomènes migratoires modernes, les gens n'ont aucun autre mot que "grand remplacement" pour les désigner, alors ils utilisent ce que le monde intellectuel leur fournit. L'absence d'un mot concurrent sur le marché des idées fait que ce sera ce mot qui gagnera, et qui définira le discours, parce que, bien qu'imprécis et exagéré, la formule est forte, et seule. Si il n'y a pas de mot concurrent, c'est justement parce que "avant", ça ne discutait pas vraiment. Il est très pratique pour certains de refuser de nommer les choses, pour faire penser qu'elles n'existent pas, ou qu'elles n'ont aucune spécificité. Mais quand la réalité devient trop forte, quand les provinciaux prennent le RER B (**), quand ils se baladent dans tel quartier et qu'ils voient qu'un pourcentage matériel de la population française est issue de l'immigration, quels mots peuvent-t-ils mettre sur la réalité ? "Diversité" ? La possibilité de discuter plus largement, elle me semble assez récente, et encore : c'est le bouquin de Stephen Smith, le bouquin de Fourquet (***). Enfin, tout ça pour dire que si tu comptes mener une bataille des idées sans nommer les choses ça va être dur. Mais je suppose que tu en es conscient toi-même, parce que quand tu utilises "islamophobie", qui est connoté intellectuellement, tu choisis d'utiliser le mot qui convient à ton idéologie, et pas son concurrent, qui appuie plus sur l'individualité des victimes/cibles qui est "anti-musulman". (*) Il faut aller dans des recoins sombres de l'internet pour trouver le discours conspirationniste comme quoi ce serait voulu par je-sais-plus-quel-européiste-des-années-30. (**) Petit moment d'humour noir, mais si le CDG Express avait été mis en activité en 2017, il n'y aurait peut-être pas eu Christchurch _o_. (***) Bon, d'ailleurs, je suis toujours sur le cul de voir qu'il trouve des chiffres équivalents à ceux de fdesouche que je pensais, il y a un ou deux ans, être pleins de biais méthodologiques. Je n'ai pas plus creusé, mais le mec qui y va de sa crédibilité professionnelle là-dessus, ça m'interroge un peu :/.
  16. 1 point
    Si je m'en tiens à l'Indice de liberté économique de l'Institut Fraser, c'est faux. C'est bien sous la présidence de Reagan qu'il y a eu la plus forte progression de l'indice des libertés économiques. Par la suite l'indice n'a fait que stagner, jusque 2000, puis régression. Quant à l'apport de Thatcher, c'est encore plus frappant :
  17. 0 points
  18. 0 points
    Je venais pour dire ça, donc "QFTT", merci de rappeler l'évidence. Oui à l'architecture contemporaine, oui au respect du patrimoine. Ce n'est pas incompatible. Moi aussi j'aime bien Beaubourg, comme j'aime le Marais médiéval et les belles avenues Haussmaniennes. Une ville doit vivre, Paris est trop muséifiée sous bien des aspects, mais ce n'est pas une raison pour faire n'imp avec Notre-Dame.
  19. 0 points
    Vous n'avez pas d'originalité. Je propose que la flèche soit remplacée par une structure où on empalera les moralisateurs qui critiquent les dons privés et les écolos qui chouinent qu'on se préoccupe plus de NDDP que de Gaia.
  20. 0 points
    Mmmmh. C'est impossible de fermer l'ENM sans une réforme radicale du système judiciaire, de la carrière des juges, de leur recrutement et de leur indépendance. D'ailleurs fermer l'ENA nécessiterait probablement d'ouvrir une section droit administratif à l'ENM.
  21. 0 points
    Arrête, c'est écrit "coach certifié", t'y mets pas du tien
  22. 0 points
    Putain, c'est pas très épique. Alors que, de l'autre côté de l'Atlantique, avec probablement trente fois moins de budget...
  23. 0 points
    Il manque la reconquête de Constantinople.
  24. 0 points
  25. 0 points
    Puisqu'on parlait de Ben Shapiro, j'ai ri :
  26. 0 points
    Peut-être faudrait-il avoir une jolie étiquette "media" pour susciter une réponse ? Ce serait normal, je comprends qu'il est passablement occupé (euphémisme de l'année). Mais si on présente l'initiative comme émanant de CP, peut-être la situation se débloquerait-elle ? @Hobbart @F. mas @Séverine B
  27. 0 points
    Bof. C'est peut-être (sûrement) une bonne chose pour la rentabilité financière de la structure et le service client, mais en terme de liberté, je soupçonne que la big picture est différente. Parce que si les gens se disent: "Macron a bradé un truc rentable à des copains qui avec se font plein de fric, le libéralisme c'est vraiment le règne de l'argent-roi, il faut que l'Etat reprenne la main", le gain de liberté à moyen terme risque fort d'être négatif. Encore une fois, les gens dont je parlais qui ragent sur la "privatisation" des autoroutes, ce sont des couples de classes moyennes dépolitisés, pas des militants communistes le couteau entre les dents. Dire que le crony est un pas dans le bon sens, c'est ignorer le risque du retour de bâton étatiste. Vous savez ce qui est arrivé en Russie avec la braderie des compagnies publiques au profit des oligarques ? Les gens ont appelé à cor et à cri un Etat fort pour servir l'intérêt général. Le résultat c'est 20 ans de poutinisme tranquille. Donc à défaut de s'opposer, le message libéral devrait être de souligner que seule des privatisations en bonne et due forme seraient avantageuses pour tous le monde (avec des enchères ouvertes au plus offrant).
  28. 0 points
  29. 0 points
    C'est pas les cyniques ça ?
  30. 0 points
    C'est un fil sur les grands chefs-d'oeuvre cree par une personne qui considere qu'Atlas Shrugged est un chef-d'oeuvre.
  31. 0 points
  32. 0 points
    Je ne suis pas médecin mais avec un truc pareil je suis surpris que le gars ne soit pas mort. Et il aurait eu une insuffisance cardiaque ou un du genre non détecté qu'à mon avis c'était tarif.
  33. 0 points
    Wow. Much meta. So mirror. Very fractals. (Insérer une photo de shiba).
  34. 0 points
    Le chien a plein de fonctions, étroitement liées à celui à qui il appartient. Généraliser sur le mode "les sdf blabla" c'est sans intérêt. Confondre les punks tatoués et percés à chiens, les femmes sdf, les clochards, les jeunes ou les adultes à la rue sans se soucier de leur vécu, leur histoire... Tous les sdf n'ont pas de chien, déjà, et ceux qui en ont ce peut être pour des raisons similaires aux gens insérés malgré les difficultés évidentes, ou d'autres, comme rompre avec la solitude, avoir un compagnon, être rassuré, se sentir protégé, faire la manche, faire peur, que sais-je. Pour ma part, j'ai rencontré beaucoup de clochards dans mon job et j'ai toujours eu du respect pour eux, et même préféré leur venir en aide plutôt qu'à des branleurs complets. Et je n'ai jamais remis en question leur choix d'avoir un chien. Ils savent très bien que sur certains aspects, c'est plus compliqué. C'est un univers très dur, la rue. Le chien peut être essentiel, voire vital. J'ai rencontré un jeune de 30 ans qui est mort après que son chien soit mort aussi. Il le savait que pour lui, ce serait le bout du chemin.
  35. 0 points
    Vidéo en anglais avec possibilité de sous-titre en français. Le monsieur est Michael Shellenberger, un écolo américain qui après avoir défendu les énergies renouvelables contre le nucléaire et devant la réalité des faits est passé pro-nuk. Son intervention synthétise pas mal de choses dites ici (animaux tués par les renouvelables, nucléaire énergie la moins meurtrière, la moins coûteuse et la moins consommatrice de matériaux, etc). On y apprend que pour aménager le site d'Ivanpah (cité plus haut), ils ont dû déplacer des tortues et qu'elles ont fini dans des refuges en captivité... Si l'Allemagne avait mis ses milliards dans le nucléaire en lieu et place des renouvelables, elle serait 100% "clean" (plus besoin d'énergie fossile pour produire son électricité).
  36. 0 points
    bah si, c'est bien ce qu'il fait, non ?
  37. 0 points
    Le champ "sexe" est libre et non-binaire. Je doute du jordanpetersonisme de l'auteur.
  38. 0 points
    Le parlement européen vient de voter la fin du changement d'heure ....... mais pas avant 2021 et à condition que les pays de 'UE se mettent d'accord sur les fuseaux horaires. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-parlement-europeen-favorable-a-la-fin-du-changement-d-heure-en-2021-20190326 Cette inertie à prendre des décisions ne peut qu'alimenter la montée des nationalismes.
  39. 0 points
    Oui, les voitures de sociétés, c'est un bon sujet à relever des emmerdeurs dans une discussion. Ca fait 10% du parc automobile, qui grâce à cela (parce que les voitures sont changées tous les deux ans et refourguées ensuite sur le parc d'occasion), on a en Belgique un des parcs automobile les plus neufs d'Europe (et donc moins polluant, plus sur, en meilleur état, ...). Même si on les supprimaient, 10% du parc automobile en moins ne réglerait pas les problèmes de congestion ou de pollution. D'autant plus que 75% des gens continueraient à utiliser un véhicule personnel, qui, dès lors, serait probablement en moins bon état. Bref c'est vraiment un sujet à la con, je prends toujours un plaisir incroyable à démonter systématiquement cet argument. 7 fois sur 10 les gens disent "ah oui" et les 3 sur 10 qui restent se mélangent dans un truc de saypasjuste, safavoriselevasionfistale et c'est un bon moyen de repérer alors les super-cons qu'il faudra dès lors ignorer lors de tout débat.
  40. 0 points
    Faut arrêter avec ce délire. 99% des migrants migrent basiquement car leur existence ou celle de leur famille est simplement gravement menacée. Personne n'entreprend un voyage de 1 an ou 2 ans ou plus, avec des risques de mort violente très forts (il n'y a pas que les noyades), (beaucoup de migrants portent des blessures sur leur corps) avec de l'esclavage quasi garanti en Libye, des gelures en passant les Alpes, etc. ... pour le bonheur inénarrable de végéter au RSA en France. Leur but est, de sauver leur peau, puis de renvoyer du fric à leur famille restée au pays ou de faire venir cette famille. C'est évidemment infaisable avec un RSA. Il y a quelques migrants qui migrent "à la cool", ie sans être menacés dans leur survie. Ils sont une minorité. Ils ont parfois même un petit pécule. Et eux non plus ne sont pas venus toucher le RSA, puisque tous les cas que je connais ont bossé dès les 1° jours où ça leur a été possible. Ce fantasme du migrant qui quitte son pays qu'il connaît et où il vivait comme un gueux pour aller vivre comme un gueux dans un pays qu'il ne connaît pas, c'est un fantasme qui en dit bien plus long sur les cervelles lessivées (de coréens du nord) qui l'hébergent que sur les migrants. Non, le monde entier n'envie pas notre modèle social.
  41. 0 points
  42. 0 points
    Pour moi, c'est un journal catho de gauche très chiant (mes parents sont abonnés)
  43. 0 points
    Vous allez me prendre pour un esprit malade mais j'ai profité de ma pause de ce midi et de cette fin de soirée pour faire... un modèle et quelques simulations sur le thème qui nous occupe, intitulé « "Substitutions Formidables" - A model of trait dynamics in populations with race-based sexual preferences ». Je ne donnerai pas trop de détails ici sur la simulation, ayant déjà écrit un petit texte pavé dans le fichier du code qui explique les mécanismes, les hypothèses et les limites. C'est en Netlogo 6.0.4 si vous voulez tester voire apporter votre pierre, facile à installer et à utiliser mais vous pouvez aussi simplement lire la partie descriptive en ouvrant le fichier avec un éditeur texte quelconque, à partir de "What is it?". Je crois avoir déjà quelques observations pas inintéressantes. Comme l'indique la dernière partie du descriptif j'ai pas mal d'idées pour améliorer le truc. Substitutions Formidables.nlogo
  44. 0 points
    Puisque c'est un fil sérieux je vais au moins "tenter" de rester un minimum dans les rails : (1) à définir. C'est combien "de masse" ? Quelle chiffre et/ou pourcentage ? L'immigration espagnole ou italienne des siècles derniers était-elle de masse ? Il y a donc déjà eu un grand remplacement ? Ou est-ce que cette immigration là ne dérange pas Camus parce que : race/religion pick one (or two) ? (2) peut-être qu'on pourrait lui opposer que la classe sociale joue plus à ce sujet que le fait que la femme soit immigrée ou non. (3) incompatibles selon qui ? Camus ? Les français ? Sur quels points ? Où commence et où s'arrête la culture ? J'ai une furieuse envie de gueuler "Brandolini law" à la Michael Buffer. (4) c'est du gloubiboulga pour moi, mais j'imagine un truc fumeux dans la même veine que de Lesquen et son interdiction de la musique nègre (dont le rap). (5) pour un + dans la colonne immigrée il n'y a pas un - dans la colonne autochtone, à partir de là le terme de remplacement c'est du vent, du flanc, de l’esbroufe. (6) c'est tellement constructiviste comme vision des choses. La culture c'est un truc tellement bien défini et absolument pas poreux, à tel point que petit immigré il arrive avec la sienne qui est totalement différente de celle de autochtone, et il la remplace, à 100%, comme le moteur de ta voiture. Pas d'échange, de mélange, rien. Brandolini law, cf le rap.
  45. 0 points
    Tu as des chiffres ? Quand les deux parents sont etrangers, ca arrive. Mais quand il s'agit d'un grand-parent seulement, c'est tres rare. Autour de moi, ce phenomene n'existe que chez quelques losers. Et je pense que mon echantillon d'individus concernes est beaucoup plus consequent que le tien. Je note que ce sentiment est tres fort chez certains Corses, Basques ou Bretons par exemple. Ca ne fait pas la une des journaux et ca n'emeut pas grand-monde. Je note un sentiment similaire a Cork ou l'on peut entendre "Cork First, Ireland Second", ca n'emeut pas grand-monde, non plus.
  46. 0 points
    Faites-vous plaisir: https://www.forcesdz.com/viewtopic.php?t=1827 "Chef je sais plus où c'est la température moteurs chef."
  47. 0 points
    Stop internet for today. https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/20/edouard-philippe-et-franck-riester-ont-ils-vraiment-pose-avec-un-exemplaire-du-livre-caca-boudin_1716281
  48. 0 points
    1): Tout dépend de la fin en question... Si ta fin c'est pouvoir ne plus être taxé sans avoir ton mot à dire ou trouver de la poudre parce que l'armée royale se rapproche de la ville, la légitimité de la violence peut se défendre. 2): Si la seule solution pour sortir de la crise c'était d'augmenter encore les impôts ou de creuser le déficit, je crois que le peuple français sera plus libre si on ne résout pas la crise. Une sortie de crise par le haut (c'est-à-dire avec un minimum de libéralisme) ça serait un truc tel que: A l'issue du grand débat, le président intervient à la télévision pour annoncer des décisions claires (par de chouineries en mode "j'ai pu commettre des erreurs" -même si c'est vrai- en politique on ne se fait pas respecter avec des lamentations, surtout quand des groupuscules violents sont à l’œuvre). Discours ferme mais bref contre les groupuscules violents. Puis un petit speech de contexte à base de "je vous ai compris" + "il faut résoudre la fracture sociale que tout le monde depuis Chirac a échoué à combler" + "aujourd'hui deux France (périphérique et métropolitaine) se regardent sans se comprendre, nous devons rassembler les Français". Ensuite sur le fond: gains de pouvoir d'achat immédiat par suppression des taxes sur les carburants, + baisse de TVA sur les produits de consommation courante -ce que prône actuellement Xavier Bertrand- financés par l'annulation de conneries dépensières en cours ou prévues (ex: la hausse de l'aide au développement, + d'un milliard ; le service civique national obligatoire, + d'un milliard de prévu) + un appel au peuple gaullien qui court-circuite les oppositions, par exemple l'organisation d'un référendum sur un dispositif de démocratie directe (ça permettra au président de dire qu'il a entendu le désir de citoyenneté active exprimé par les GJ avec le RIC, tout en utilisant le référendum pour présenter un dispositif compatible avec les institutions -par exemple transformation du RIP en donnant l'initiative à un collectif de citoyens suffisamment nombreux). Le président gagne le référendum (par fusion artificielle de son électorat + de l'électorat GJ -et mélanchoniste- qui sinon s'auto-trahirait et perdrait la sympathie dont il dispose momentanément) et met un coup d'arrêt à la chute presque continue de sa côte de popularité. Dans le même temps le gouvernement continue de communiquer sur le caractère inacceptable des violences. D'où un découplage au sein du mouvement GJ: la majorité est touchée par le caractère pacificateur des annonces et les minorités violentes se trouvent incapables de profiter de la masse (qui s'évanouit en 2/3 semaines), pour se cacher des forces de l'ordre. Retour à l'ordre progressif, d'autant qu'on arrive à ce moment-là aux vacances d'été 2019, et que le mouvement a déjà duré un temps considérable.
  49. 0 points
    Le socialisme, ça commence par des mots, ça finit par des morts. Toujours
  50. 0 points
    Jawad, le keyser soze à la française
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