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Marchange

Le Peuple Des Connecteurs : Ils Ne Votent Pas, Ils N'étudient Pas, Ils Ne Travaillent Pas... Mais Ils Changent Le Monde

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Je n'ai pas lu ce livre mais j'ai vu une interview de l'auteur Thierry Crouzet par Loïc Le Meur

C'est le podcast #246 qui se trouve ICI

Je conseille vivement ce podcast car on voit Thierry Crouzet exposer la thèse de son livre et j'ai l'impression qu'il réinvente l'anarcho-capitalisme, rien que ça.

Je m'emballe peut-être un peu mais il part du principe que le monde est trop compliqué et qu'on ne peut donc pas prévoir la façon dont il va évoluer et que par conséquent les politique sont des menteurs quand il disent qu'ils peuvent prévoir alors que c'est techniquement impossible, selon lui.

Ile ne vote donc pas (good point :icon_up: ).

Il dit donc qu'on ne doit rien attendre de l'Etat, qu'on doit agir par nous-même, qu'il trouve dingue que la médecine soit "gratuite" et qu'on ne sache même plus combien cela coûte etc.

Tout cela lui est venu à l'esprit grâce à son observation d'internet (il est informaticien) qui marche très bien sans que les gouvernements s'en occupent. Il craint d'ailleurs son financement par l'Etat ce qui lui donnerait un prétexte pour y mettre son nez.

Il conclut en disant et aimant répéter que lui et les "connectés" sont des hommes libres !

Ce qu'il disait était très intéressant car il arrivait à l'anarchie (sans prononcer le mot) d'une manière assez originale et surtout il était optimiste ! Il pense qu'on va dans cette diretion là, les gens en général, pas les politiques.

Je vous conseille donc vivement de voir ce podcast et surtout de s'intéresser à ce mec, pour voir si j'ai bien interprété ce qu'il dit.

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Je m'emballe peut-être un peu mais il part du principe que le monde est trop compliqué et qu'on ne peut donc pas prévoir la façon dont il va évoluer et que par conséquent les politique sont des menteurs quand il disent qu'ils peuvent prévoir alors que c'est techniquement impossible, selon lui.

En effet : nous vivons dans un monde de plus en plus complexe, et les politiques de vouloir forger des textes de plus en plus abscons pour essayer de coller à cette complexité. Or c'est exactement le contraire qui est indispensable : simplifier les différentes lois et supprimer celles qui sont superflues.

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Voilà un bouquin à la couverture immonde, mais ta présentation me donne envie de le lire, Marchange!

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En effet, y'a mieux comme couverture.

Par contre, je ne l'ai pas lu donc je ne garantis pas à 100% son contenu.

Je réitère mon invitation à aller voir le podcast de l'interview de l'auteur, un peu long (45 min) mais vraiment intéressant.

Le site de l'auteur où il explique sa théorie: http://www.tcrouzet.com/

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Tout cela lui est venu à l'esprit grâce à son observation d'internet (il est informaticien) qui marche très bien sans que les gouvernements s'en occupent. Il craint d'ailleurs son financement par l'Etat ce qui lui donnerait un prétexte pour y mettre son nez.

Attention quand même que le DOC américain a un pouvoir non-negligeable sur le système d'addressage (DNS). C'est regrettable, bien que bien moins grave que ce que d'aucuns soutiennent, mais ça ne permet pas de dire que les gouvernements n'y mettent pas leur nez.

Il est vrai qu'il n'y a rien d'indispensable à ce que l'état s'occupe de ça, mais dans les faits, l'état s'en occupe donc.

Sinon, c'est vrai que ça a l'air intéressant.

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Attention quand même que le DOC américain a un pouvoir non-negligeable sur le système d'addressage (DNS). C'est regrettable, bien que bien moins grave que ce que d'aucuns soutiennent, mais ça ne permet pas de dire que les gouvernements n'y mettent pas leur nez.

Il est vrai qu'il n'y a rien d'indispensable à ce que l'état s'occupe de ça, mais dans les faits, l'état s'en occupe donc.

Sinon, c'est vrai que ça a l'air intéressant.

Oui, oui, je sais tout ça. Je n'exprimais que sa thèse et ce qui m'intéressait c'était qu'il arrive à l'inutilité de l'Etat en passant par ce moyen. Je trouvais ça original.

Mais tu as raison de préciser ce point, il n'est jamais bon d'écrire des demi-vérités.

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Marchange: Et maintenant , tu vois qui c'est Loic de Tokyo :doigt::icon_up: ?

Au fait le monsieur t'a repondu ici : http://blog.tcrouzet.com/

Oui, je t'avais repéré en fait, tu avais mis ton adresse mail morrisson dans une de tes réponses :warez:

Au fait le monsieur t'a repondu ici : http://blog.tcrouzet.com/

Le sagouin a changé mon pseudo en marchandage ! Je me doute qu'il n'a pas fait exprès, pfff.

Il se dit proche des libertaires du 19ème, j'espère vraiment lui faire découvrir l'anarcho-capitalisme du 20ème pour qu'il puisse voir à quel point il en est proche !

Qu'en penses-tu toi Morrisson de ce qu'il dit ?

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Je lirai l'extrait quand j'aurais le temps (i.e. pas maintenant), et je lui enverrai peut-être un mail ; ça a l'air vraiment très intéressant vu le sommaire.

ne pas mourir

chapitre 10 Vers le transhumanisme :icon_up:

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Pour moi, c'est une espèce étrange d'anarcap holiste. Il n'y a guère qu'avec son point 13 que je ne suis pas d'accord.

Quelles sont donc les idées essentielles des connecteurs, nos idées ? Si certaines remontent à la Renaissance ou même à l’Antiquité, je crois qu’elles n’ont vraiment pénétré les esprits que depuis l’apparition des ordinateurs qui, d’une certaine façon, les concrétisent. Je les justifierai tout au long du livre mais je voudrais les résumer dès à présent.

1/ Plutôt que d’obéir à une hiérarchie centrale, nous pouvons nous auto-organiser. Les commandements hiérarchiques fonctionnent très bien dans des situations simples mais apparaissent inadaptés dans des situations complexes, celles de la société où nous nous interconnectons les uns avec les autres.

2/ À cause de la complexité de la société, les politiques ne peuvent plus prédire les conséquences de leurs actes. Ils peuvent prendre des décisions mais jamais savoir si elles seront bénéfiques ou néfastes. Quand ils clament qu’elles vont améliorer les choses, ils nous mentent.

3/ Si nous pouvons nous auto-organiser en l’absence de chefs, si ces chefs n’ont plus vraiment de pouvoir, nous n’avons plus besoin de voter pour les élire. Nous inventons alors une démocratie non représentative, ou plutôt une démocratie dans laquelle chacun de nous se représente.

4/ Nous ne manifestons pas car manifester revient à réclamer quelque chose à un gouvernement impuissant. Cela ne nous empêche pas de nous regrouper, de nous rassembler, de dire haut et fort dans quel monde nous souhaitons vivre, en même temps que nous le façonnons.

5/ Nous croyons en l’homme, nous croyons en nous, en notre fraternité. Il n’y a pas de fatalité biologique. Nous pouvons nous dépasser, changer nos comportements les plus primaires, le désir de dominance par exemple. D’ailleurs, vouloir être chef dans une société complexe n’aura plus de sens car cette possibilité n’existera plus, la complexité ne se gouvernant pas.

6/ Plus nous sommes interconnectés, mieux nous nous soutenons les uns les autres. Nous sommes solidaires. Une fois informés de la vie personnelle de centaines, voire de milliers de personnes, nous devenons plus attentifs à leurs problèmes, mais aussi à leur bonheur, à leurs trouvailles, à leurs espoirs. Le réseau nous donne et nous devons lui donner en retour, sinon ça ne fonctionne pas. Le réseau devient une sorte de sécurité sociale surmultipliée.

7/ La liberté est notre bien le plus précieux. Nous voulons vivre en minimisant les contraintes que nous nous imposons les uns aux autres. Nous n’appartenons à aucun parti, à aucune église, à aucun club… Nous sommes simplement membres de réseaux qui s’imbriquent les uns les autres sans frontières fixes.

8/ En corolaire de notre liberté absolue, nous avons un devoir de différence. Chacun de nous doit différer le plus possible des autres pour que nos interactions soient fécondes. Implication immédiate : nous n’étudions pas tous les mêmes choses, nous ne passons pas tous les mêmes examens, mais nous forgeons nos propres cursus, cela non pas une fois pour toute dans notre jeunesse, mais tout au long de notre vie. Nous ne sommes pas des spécialistes mais des généralistes.

9/ Le monde change, l’évolution n’est pas une chimère mais une réalité facile à mettre en évidence. L’existence même de l’évolution empêche la société de se maintenir dans un état stationnaire. Qui plus est, nous vivons une époque d’évolution exponentielle, ce qui implique la remise en cause perpétuelle. Par exemple, la notion de contrat de travail à vie est totalement obsolète. Nous devenons des prestataires de services.

10/ Nous sommes non seulement connectés les uns avec les autres, mais toutes les choses sont connectées entre elles dans l’univers. Les réseaux dominent à toutes les échelles. Agir en un point du réseau implique des réactions imprévisibles dans tous les noeuds du réseau. Nous sommes conscients d’appartenir à un tout, nous avons une conscience « écologique ».

11/ Sans renoncer à notre individualité, bien au contraire, nous nous croyons capables de créer une intelligence collective, supérieure à nos intelligences particulières, supérieure à l’intelligence des gouvernements, d’autant plus supérieure à l’intelligence des gouvernants.

12/ La raison cartésienne efficace pour résoudre des problèmes simples, où les parties sont plus simples que le tout, apparaît impuissante face aux problèmes complexes, qui doivent être résolus par une approche « artistique ».

13/ Pour nous, le monde est simple. La complexité résulte d’une accumulation de faits simples. Il n’y a pas de force cachée, de mystère métaphysique, pas de transcendance mais nous pouvons nous transcender, ensemble devenir la divinité de notre univers.

14/ Nous nous devons d’agir. Dans les situations complexes, nous imitons l’évolution et appliquons la méthode de l’essai et de l’erreur. Mais pour éviter les catastrophes globales, nous commençons toujours par essayer les choses par nous-mêmes, au niveau local. Au travers des réseaux auxquels nous sommes connectés, nous nous stimulons dans l’espoir que nos actions locales vont se rencontrer, se consolider, se généraliser. Les décisions ne nous sont pas imposées par le haut, arbitrairement, mais elles émergent de nos interactions locales.

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Pour moi, c'est une espèce étrange d'anarcap holiste.

Je l'avais dit qu'il était intéressant et original !

Il ne reste plus qu'à lire son livre, pour qu'on soit réellement fixé.

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Je n'ai pas lu ce livre mais j'ai vu une interview de l'auteur Thierry Crouzet par Loïc Le Meur

C'est le podcast #246 qui se trouve ICI

Je conseille vivement ce podcast car on voit Thierry Crouzet exposer la thèse de son livre et j'ai l'impression qu'il réinvente l'anarcho-capitalisme, rien que ça.

Je m'emballe peut-être un peu mais il part du principe que le monde est trop compliqué et qu'on ne peut donc pas prévoir la façon dont il va évoluer et que par conséquent les politique sont des menteurs quand il disent qu'ils peuvent prévoir alors que c'est techniquement impossible, selon lui.

Ile ne vote donc pas (good point :icon_up: ).

Il dit donc qu'on ne doit rien attendre de l'Etat, qu'on doit agir par nous-même, qu'il trouve dingue que la médecine soit "gratuite" et qu'on ne sache même plus combien cela coûte etc.

Tout cela lui est venu à l'esprit grâce à son observation d'internet (il est informaticien) qui marche très bien sans que les gouvernements s'en occupent. Il craint d'ailleurs son financement par l'Etat ce qui lui donnerait un prétexte pour y mettre son nez.

Il conclut en disant et aimant répéter que lui et les "connectés" sont des hommes libres !

Ce qu'il disait était très intéressant car il arrivait à l'anarchie (sans prononcer le mot) d'une manière assez originale et surtout il était optimiste ! Il pense qu'on va dans cette diretion là, les gens en général, pas les politiques.

Je vous conseille donc vivement de voir ce podcast et surtout de s'intéresser à ce mec, pour voir si j'ai bien interprété ce qu'il dit.

Tu ne réponds plus à nos messages? Une nouvelle fois? Que se passe t-il encore?

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Attention quand même que le DOC américain a un pouvoir non-negligeable sur le système d'addressage (DNS). C'est regrettable, bien que bien moins grave que ce que d'aucuns soutiennent, mais ça ne permet pas de dire que les gouvernements n'y mettent pas leur nez.

Il vient de répondre à cette objection :

http://blog.tcrouzet.com/

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Attention quand même que le DOC américain a un pouvoir non-negligeable sur le système d'addressage (DNS). C'est regrettable, bien que bien moins grave que ce que d'aucuns soutiennent, mais ça ne permet pas de dire que les gouvernements n'y mettent pas leur nez.

Il est vrai qu'il n'y a rien d'indispensable à ce que l'état s'occupe de ça, mais dans les faits, l'état s'en occupe donc.

Sinon, c'est vrai que ça a l'air intéressant.

Sur le sujet, une initaitive intéressante :

Nouvelle extension : le .free

Sinon ce bouquin me tente bien… Quelqu'un l'a-t-il acheté?

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Sinon ce bouquin me tente bien… Quelqu'un l'a-t-il acheté?

En vieux radin que je suis, je me suis contenté des extraits. Mais ça donne envie d'acheter le livre.

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Sinon ce bouquin me tente bien… Quelqu'un l'a-t-il acheté?

Je vais le faire… Pour l'avoir eu en main, je peux déjà vous dire qu'il s'agit d'un livre assez éclectique. Il y a un passage des plus surprenants au cours duquel il évoque Vienne comme la ville des intellectuels pour les années 1920-1930, et il cite, de mémoire: Wittgenstein, Popper, Gödel, Carnap, plus loin on trouve même Von Neumann. Pourtant, pas trace de Mises ou Hayek.

Oubli vraiment surprenant au vu de certaines pages abordant des thèmes très hayekiens, j'en dirai plus ultérieurement.

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Il y a un passage des plus surprenants au cours duquel il évoque Vienne comme la ville des intellectuels pour les années 1920-1930, et il cite, de mémoire: Wittgenstein, Popper, Gödel, Carnap, plus loin on trouve même Von Neumann. Pourtant, pas trace de Mises ou Hayek.

Enfin, pas de quoi en faire un drame, il y a une certaine unité dans ceux qu'il cite : logiciens, philosophes (analytiques) ou scientifiques. Pas d'économistes, qui sont de toute façon moins connus que ces gugusses-là. :icon_up:

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Acheté.

Sera mis à disposition des membres du politburö, je l'aurai sûrement sur moi au prochain Café Liberté (si je suis valide cette semaine).

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D'une certaine manière il part d'un constat assez évident si on regarde de manière neutre l'évolution de l'informatique et de l'internet en particulier : Ne rien réguler, n'entraîne pas le chaos. L'internet est libéral/libertarien. L'homme est l'avenir et le libre son corollaire. Enfin tous ceux qui prétendent le contraire ne sont que des fumistes qui veulent continuer de vivre sur notre dos.

Pas besoin de lire d'ouvrages libéraux pour se rendre compte de tout ceci. L'effort à faire c'est toujours de se dire libéral.

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J'en ai lu les deux tiers. Je tiens dès à présent ce livre à disposition des Parisiens qui le voudraient en prêt.

Je me fendrai d'un commentaire détaillé, si cela un Thérèse quelqu'un. Faudra me le réclamer, je suis feignant en ce moment.

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D'une certaine manière il part d'un constat assez évident si on regarde de manière neutre l'évolution de l'informatique et de l'internet en particulier : Ne rien réguler, n'entraîne pas le chaos. L'internet est libéral/libertarien. L'homme est l'avenir et le libre son corollaire. Enfin tous ceux qui prétendent le contraire ne sont que des fumistes qui veulent continuer de vivre sur notre dos.

Pas besoin de lire d'ouvrages libéraux pour se rendre compte de tout ceci. L'effort à faire c'est toujours de se dire libéral.

c'est une simple histoire d'ordre emergent.

Un Kosmos en opposition au Taxis, tel que defini par Hayek dans le 2eme volume de law liberty and legislation.

mais les implications de cette nouvelle "science de l'information" peuvent etre interressante surtout dans l'etude du fonctionnement d'une entreprise, et des degrés de hierarchisation d'une structure.

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Un prêt ou le compte-rendu?

pour un prêt —> MP

un compte rendu, pour le prêt c'est pas pratique je suis rarement à Paris

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