Aller au contenu

Mégille

Tribun de la Plèbe
  • Compteur de contenus

    6 488
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    37

Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Moi je trouve l'idée super. C'est un bel objet, et ça a l'air drôle et agréable (plus que le slip chauffant h24). Dès que c'est commercialisé, j'achète.
  2. Jusqu'à 1'40, j'étais bluffé par la performance technique en imaginant les machines pour bouger la caméra. Ensuite, j'ai arrêté d'essayer de comprendre quoi que ce soit, c'est clairement de la sorcellerie.
  3. Techniquement/administrativement la retraite fait partie de la sécu (mais le chômage, qu'on pourrait envisager de privatiser aussi, non). Je n'en ferais pas une priorité, ou alors, seulement en dixième place si on a rien trouvé de plus important. Mais j'ai un point de vue d'aventurier autostoppeur un peu biaisé. Le chèque n'est pas suffisant, si on se contente de remplacer les écoles publiques par des privées sous contrat (comme le sont presque toutes les écoles privées), ça ne change presque rien. Les profs y sont toujours payés par l'état pour appliquer le programme de l'état. Il faut être plus ambitieux que ça et prôner une vraie liberté scolaire des familles et des écoles (et éventuellement privatiser le bac et les concours). Ca chevauche en partie la privatisation de la sécu, mais privatiser les hôpitaux pourrait être pas mal aussi oui.
  4. Je pense qu'il veut mieux laisser hors de ça les questions de souveraineté, d'institutions et de gestion du territoire. On a tous plein d'idées là dessus, et toutes en vue de réaliser et de pérenniser un projet libéral, mais elles ne sont pas libérales en elles-mêmes, et ne font même pas consensus chez nous (et de toute façon, cherchez pas, la vraie réponse intrinsèquement libérale à tout ça, c'est l'anarchisme). L'abolition du statut de fonctionnaire et le libre port d'arme sont très bien. J'ajouterais : - Privatisation de la sécu (retraite incluse), ou au moins, libéralisation et mise en concurrence des caisses/salaire entier, etc, et suppression des urssaf dans la foulé - Arrêt de toutes subventions aux entreprises, aux syndicats et aux associations - Fin du smic - Fin des PLU - légalisation des drogues. Si ce n'est pas de toutes, au moins d'un paquet d'entre elles (mdma, psilocybine, peut-être cocaïne... mais pas que cannabis, quoi), et dépénalisation des autres. - légalisation des services sexuels marchands et des maisons closes Il faudrait aussi des choses concernant la police (idéalement pour aller vers "le flic n'est qu'un type auquel on donne un flingue et un job, mais sans droit supplémentaire") et la justice, mais je ne sais pas quoi précisément. Et il faut aussi quelque chose concernant la politique monétaire, mais c'est plus difficile à choisir, puisque ça touche directement les questions de souveraineté liées à l'Europe. A minima, des barrières constitutionnelles aux dépenses insensées, et un engagement à plaider pour un euro solide et stable auprès de la communauté européenne. Au maximum, abolition du cour légal (tout court), suppression de la banque de France (l'état n'émet plus d'argent), et impôt payable en plusieurs monnaie/marchandise possible (euro, usd, or, et peut-être quelques autres -btc ?- ).
  5. Le problème est que si on trouve l'equilibrium celebrity, il deviendra aussi un peu plus célèbre et cessera d'être l'equilibrium celebrity.
  6. "Never speak about /b/" ? (oui, je ne connais pas d'autres règles que l'antique mos maiorum d'internet)
  7. Mégille

    Actualité Covid-19

    Je me demandais justement ce qui faisait culturellement la différence entre un code barres et un qr code, et qui pouvait rendre ce dernier plus acceptable socialement. Après tout, on a maintenant des décennies de caricatures puis de mèmes de boomers qui font du code barres un symbole d'uniformisation et de déshumanisation, avec un risque pour la liberté à la fin (montré à grand coup de rapprochement entre code barres et barreaux de prisons). Comment un qr code peut être aussi acceptable alors qu'on avait tellement pris l'habitude de justement se faire peur en imaginant mettre des codes barres sur des humains ? Je crois que la différence (pour nous, en laissant les aspects techniques de coté) est que l'on interagit directement avec. Au lieu d'être un outil dans une chaîne logistique dont la caissière n'est que la dernière étape, le qr code n'est séparé de nous "que" par notre téléphone. D'une façon ou d'une autre, j'ai l'impression c'est ce qui lui donne une connotation ludique et humaine depuis le début, alors que ça ne fait qu'empirer ce qui nous faisait peur dans les codes barres (puisque qu'alors que le code barres se substitue au jugement/à la connaissance de l'humain en uniforme en train de travailler, le qr code se substitue à l'esprit de tout le monde, tout le temps).
  8. Mégille

    Actualité Covid-19

    Il faudrait mettre des statistiques bayésiennes au programme de math.
  9. Kamil Muransky, le champion du monde de mineswiper, écoute du metal beaucoup plus rapide et violent lorsqu'il mineswipe, et m'a recommandé de faire de même pour espérer battre son record. Mais ça n'a pas suffit.
  10. Lol, l'un des personnages est littéralement endetté parce qu'elle essaie d'aider sa famille à fuir illégalement la Corée du nord.
  11. Je commence tout Squid Game. Je n'ai pas l'impression que ce soit particulièrement anti-capitaliste ou anti-riche. (je n'ai regardé que deux épisodes pour l'instant)
  12. Je ne pense pas qu'il y ait de bonne réponse à ça, un ouvrage récent aura le défaut d'exiger une connaissance de tout ce qui le précède pour bien le comprendre, un ouvrage ancien, le défaut d'exiger que l'on connaisse son héritage pour en saisir la pertinence actuelle. Donc dans le doute, commencer par ce qui nous fait envie, pourquoi pas Nietzsche, n'est pas forcément une mauvaise chose, mais en étant accompagné de préférence. Parmi les livres que je recommande souvent en première lecture de philo : L'apologie de Socrate, Le discours de la méthode, Problèmes de philosophie (de Russell). La Lettre à Ménécée pour les gens de bonne volonté mais faible d'esprit. Il m'est arrivé de recommander les Trois dialogues de Hylas et Philonous (de Berkeley) ou L'irréalité du temps (de McTaggart) mais seulement pour les gens que je soupçonnais d'être comme moi vulnérable à la spéculation métaphysique compulsive. Il s'agit de livres courts et simples, pas forcément parce que les gros livres sont forcément inaccessibles aux débutants, mais parce qu'on a tendance à rester accroché maladivement au premier gros livre qu'on lit et que l'on comprend, peut-être inconsciemment pour rentabiliser l'énergie dépensée en le digérant. Alors autant ne pas s'enfermer trop vite.
  13. Pendant un bref instant, j'ai cru que c'était John McAfee qui était revenu. Déception. (je refuse toujours de croire qu'il puisse être désinstallé du monde)
  14. D'enfance, de papiers, mais plus vraiment en réalité...
  15. Personne ne sait quelles sont les divergences en question. Tout le monde s'en fout. Même les journalistes n'en parlent pas. Personne ne s'en plaint. Mon Dieu, c'est si beau de voir le ps dans un tel état.
  16. Je ne suis pas 100% d'accord avec ça. Il ne faut pas oublier que Nietzsche a eu une formation de théologie et de lettre classique, pas de philo. De ce coté là, il est très autodidacte, et donc, pas forcément très très ancré dans son temps. Typiquement, je doute qu'il ait sérieusement lu Kant, et à propos de Spinoza, il me semble bien qu'il se soit d'abord mis à se dire influencé par lui mais en en ayant lu en fait qu'un assez mauvais commentaire. En plus de ça, une partie conséquente de ses influences, surtout de la période qui précède immédiatement le Zarathoustra et lorsqu'il est pote de Ré, sont complètement oublié par la tradition des commentateurs d'Europe continentale (et pour cause, il s'agit d'une influence de l'utilitarisme et du naturalisme à l'anglo-saxonne). Donc le lecteur aguerri traditionnel passe déjà à coté de suffisamment de choses pour que ce ne soit pas la peine d'accabler le lecteur profane. Oh, et puis, il faudrait aussi, et surtout, pour bien comprendre d'où vient intellectuellement Nietzsche, se taper tout Le monde comme volonté et représentation de Schopenhauer (ça pour le coup il l'a bien lu), ce qui est chouette, mais long, et aussi, plein d'auteurs français très peu intéressant philosophiquement, comme Voltaire et Larochefoucauld (dans lesquels il s'était plongé quand il avait voulu rompre avec Wagner et le nationalisme allemand), et je ne souhaite ça à personne. Donc oui, à bien y réfléchir, je pense qu'on peut se jeter dans la Généalogie sans avoir lu trop de trucs avant. On passerait à coté de certaines choses, forcément, mais je pense que l'essentiel du propos peu être saisi. Mais le gros problème avec le Zarathoustra, même/surtout son prologue, c'est que ça on n'y comprend rien et que ça nous gonfle, soit on y comprend rien, mais qu'on se met à faire sembler de l'avoir compris, et d'avoir compris le monde entier par la même occasion, et que l'on devient particulièrement agaçant. Je ne recommande pas. Mais peut-être est-ce parce que je n'ai pas l'âme de poète.
  17. Je propose deux stratégies : 1) commencer par des oeuvres de jeunesses pour se familiariser à son caractère. Elles ont l'avantage d'être sous une forme discursive, et pas oraculaire ou messianique, et elles ne présupposent pas de l'avoir suivi sur tout le reste. Bon, par contre, les Considération intempestives/inactuelles/whatever sont chiantes, je ne recommande pas. Mais l'Origine de la tragédie, et des petites oeuvres non publiés comme Vérité et mensonge au sens extra-morale et je ne sais plus quoi sur les présocratiques peuvent mériter le détour. Mais elles ne reflètent pas encore le point de vue de maturité du bonhomme (il est prof, pas encore vagabond fauché donc, plutôt nationaliste, pote/fan de Wagner, et pas encore complètement séparé de Schopenhauer) 2) commencer par la Généalogie de la morale. C'est relativement tardif (après le Zarathoustra), mais ça a le net avantage d'être clair et argumenté, sans bullshit aux airs mystiques, et ça touche à ce qu'il y a de plus important chez lui. Pour bien le comprendre, mieux vaut le suivre dans l'ordre chronologique, mais je suis d'avis qu'on peut tout aussi bien sauter droit au but avec la généalogie pour ensuite reprendre son oeuvre du début si on veut creuser. Il me semble aussi qu'il y avait un bon mooc en français (mais je ne sais plus de quelle université) introductif sur lui. Dans tous les cas, ne pas commencer par le Zarathoustra.
  18. TIL l'Acali, une expérience sociale consistant à observer le comportement d'une dizaine d'humains, hommes et femmes, enfermés ensemble pendant une longue période, mené par un chercheur obsédé par le sexe et la violence. https://en.wikipedia.org/wiki/Acali Une vidéo un peu longue qui raconte assez précisément toute l'histoire : Conclusion : les personnages de nos films postapo ont probablement des comportements assez irréalistes.
  19. Mégille

    Actualité Covid-19

    Tendance : libéral-berskerker. Les australiens feront moins les malins quand on aura des drakkars nucléaires.
  20. Oui, j'ai bien compris que cette erreur se trouvait d'abord dans le documentaire critiqué par l'article (quoi que pas critiqué spécifiquement pour cette raison là), mais il commet la même erreur ensuite à partir des cross cultural studies. Quand tu vas chercher 80% de populations polygynes, et plus généralement, quand tu vas chercher plus d'un millier de "sociétés" différentes, c'est que tu vas faire tes stats en grande partie à partir de populations isolés. Et puis, déduire rejeter catégoriquement la polyandrie comme conséquence de la libre promiscuité sous prétexte que seule une infime minorité (environ 0.3%) des sociétés documentées sont polyandres est tout aussi ridicule. Il y a visiblement beaucoup plus de 0.3% des femmes de notre société à nous auxquelles avoir plus d'un seul partenaire plaît, et il pourrait sans doute y en avoir encore plus à quelques variations culturelles près. Mon copain trans peut témoigner. J'ai aussi cru remarquer une corrélation entre la pilosité et les dépenses en sextoys de mes copines, mais mon échantillon n'est pas encore assez large pour que je puisse prétendre à une précision de 6 sigma. Sinon, la vraie leçon à tirer de cet article, c'est que la culture patriarcale prive les hommes hétéros de sexe : à cause du stigma social et du manque d'éducation au plaisir féminin de la part des hommes, les femmes les plus hormonalement prédisposées à avoir une forte libido se détournent entièrement de la recherche de partenaires au profit de la masturbation.
  21. Mégille

    Aujourd'hui, en France

    @ttoinou, @Johnnieboy, tout compte fait, je suis d'accord avec vous.
  22. Et bien pour le coup non, vu que ce sont les couilles des chimpanzés qui sont exceptionnelles et non pas les nôtres. Si je ne savais pas sur quel planète je serais demain, effectivement, ça ne me permettrait pas de l'inférer, et on est bien sur une autre planète techno-culturelle que la plupart des peuples qui nous ont précédés. Et en l'occurrence, la comparaison ne marche pas, puisque c'est bien entre autre autour d'une interdiction de la polyandrie qu'étaient structurées les sociétés polygynes, pas seulement sur une libre promiscuité.
  23. Pareil, à une nuance près : au lieu de la neurasthénie, j'ai juste envie de lui donner un mouchoir et une claque.
  24. Mouai. Article un petit peu peccable par endroit tout de même. Pour commencer, ce passage est tout simplement erroné : Le chimpanzé commun (pan troglodites) et le chimpanzé nain, ou bonobo (pan paniscus), ont un ancêtre commun relativement récent, qu'ils ne partagent pas avec la lignée homo. Que p troglodites et p paniscus aient tous deux de grosses couilles nous permet d'affirmer que le plus récent ancêtre commun du genre pan avait sans doute de grosses couilles. Mais ça ne nous dit rien sur la taille des couilles de l'ancêtre des pans à-grosses-couilles et des homos à-petites-couilles. Cependant, que cet ancêtre soit le cousin de l'ancêtre du gorille à petites couilles, et que l'ancêtre de tout ce petit monde gorille compris soit lui-même un proche cousin de l'ancêtre de l'orang outan lui aussi a petites couilles laisse plutôt croire que c'est l'inverse qui est le plus plausible : les petites couilles seraient le caractère ancestral, et les grosses couilles des chimpanzés seraient le caractère dérivé. (et c'est d'ailleurs probablement un biais anthropocentrique qui rend difficile d'imaginer que pour un coup, ce soit l'humain qui est bien un grand singe comme les autres, et la famille d'à coté qui a un trait distinctif) Mais de toute façon on s'en fout, le sous entendu de la réflexion sur tout ça semble être qu'il y aurait une certaine téléologie derrière l'évolution, quelque chose comme un progrès naturel vers la monogamie chez les humains, mais c'est absurde. Les traces de notre histoire évolutive nous renseignent tout au plus sur le comportement de nos ancêtres, mais ne nous disent rien sur le comportement de nos futurs descendants, et ne nous prescrivent rien à nous. Elles sont susceptibles, ou non, de s'accompagner de dispositions comportementales innées encore plus ou moins vives... Mais dans le cas qui nous occupe, c'est tout autant le comportement qui détermine l'évolution (c'est parce qu'il y a d'abord plus ou moins de compétition spermatique, et donc du fait du comportement reproductif, qu'il va y avoir une pression évolutive pour avoir de plus ou moins grosses couilles). Et si les changements de comportement peuvent être dus à des mutations à l'origine de changements des dispositions innées, chez des grands primates comme nous, il serait étrange de mettre de coté les changements comportementaux dus aux changements environnementaux et culturels. Je ne sais pas ce qui a poussé les femelles des ancêtres du genre pan à la promiscuité (les différenciants donc des femelles chez les autres grands singes), mais je doute que ça puisse être un déterminisme plus fort que la découverte de la contraception et l'émancipation politique et économique. A propos de la longue excursion ethnologique. Je n'ai rien à y redire, mais encore une fois, ça ne nous concerne pas. Je n'aime pas beaucoup cette approche consistant à étudier les peuples "primitifs" comme si leurs structures sociales étaient restées fixes depuis le paléolithique, et comme si tout ce qu'on allait trouver chez eux allait être un invariant humain. Encore plus gênante est la tendance à vouloir ensuite prescrire cet invariant, puisque s'il en a besoin, c'est qu'il n'est pas forcément si naturel que ça. Je comprends bien qu'il s'agit ici d'une réfutation de ce genre d'idées apparemment présentes dans la vidéo de vox (que j'ai la flemme de regarder), mais ça n'empêche pas l'article de commettre sensiblement la même erreur un peu plus loin, quand il fait appel à l'ethnologie comparative. Si on explique au Moso du sud de la Chine que contrairement à lui, 99% des sociétés humaines ont un concept de "père", peut-être qu'il nous dira "ok, vous m'avez convaincu, je vais réformer ma culture". Mais il pourrait tout aussi légitimement répondre "et alors ? que la forme de ma société soit rare ne la rend pas moins réelle, moins légitime et moins stable". Peu importe les bédouins, les inuits et les papous, leurs sociétés n'est pas la notre, et notre environnement économique et technique rend la notre assez peu comparable aux autres. D'ailleurs, je ne connais aucune culture où l'homosexualité a le même statu que l'hétérosexualité, (à peu de choses près) comme dans la notre. Dire que ça ne fonctionne pas de cette façon chez les autres ne permet en aucun cas d'affirmer que ça ne devrait pas pouvoir être le cas chez nous, puisque de fait, ça l'est. Pour cette raison, je trouve un peu rapide le saut de la non-monogamie à la polygynie fait dans l'article. De fait, il y a chez nous des femmes qui souhaitent avoir de multiples partenaires. Peut-être moins que d'hommes, mais tout de même plus qu'on ne pourrait le croire. Je ne vois pas comment l'observation de sociétés qui interdisaient cela nous permettrait de savoir ce qui se passera si on se l'autorise. La partie la plus alarmiste de l'article portant spécifiquement sur les dangers de la société structurellement polygyne, je ne vois pas grand chose à en dire, puisque ce n'est pas utile. Ceci dit, je suis d'accord sur une chose avec l'article : la monogamie obligatoire est une forme d'égalitarisme. Mais il se trouve que je ne suis pas égalitariste. Toutefois, comme en économie, j'ai tout de même tendance à croire que cette augmentation des inégalités n'empêchera pas une réduction absolue de la misère des moins fortunés. Et comme en économie, j'ai tendance à croire que la jalousie est un très mauvais guide pour choisir notre modèle. Une dernière chose : Je veux bien croire que la vidéo présente ça de façon caricaturale, mais derrière ça, il y a un vrai apport scientifique de l'épistémologie féministe, que la simple reconnaisse de l'effet Bateman-Darwin n'interdit pas de reconnaître. On a effectivement tendance à projeter nos structures sociales non seulement sur les autres cultures, mais aussi sur les autres espèces, ce qui peut non seulement fausser notre compréhension de la nature, mais aussi engendrer des prescriptions aberrantes quand on essaie de faire jaillir des normes spécifiquement de ce que l'on a projeté nous mêmes sur la nature. C'est le cas dans notre étude des chimpanzés (bonobos compris), où un cantonnement trop strict au seul Bateman-Darwin a eu tendance à nous empêcher de prendre acte du comportement des femelles, et à nous rendre aveugles aux pressions évolutives auquel il est susceptible d'obéir.
  25. Je ne sais pas ce qu'en pense les mangeurs de viande le reste du forum, mais je trouve les fausses viandes les plus "réalistes" (typiquement beyond meat) particulièrement répugnantes. Je préfère de loin les galettes végétales qui ont leur propre goût et dont la composition n'est pas occulte.
×
×
  • Créer...