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Devenir du Parti Républicain Américain


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Moi qui pensait que Mike Lee était un peu sérieux dans son fédéralisme. 

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il y a 15 minutes, Tramp a dit :

Moi qui pensait que Mike Lee était un peu sérieux dans son fédéralisme. 

 

Le Mike Lee de 2015, oui. Mais ses idées ont légèrement évolué depuis.

  • 5 months later...
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Purge en cours chez les jeunes républicains suite à la divulgation de conversation Telegram par Politico:

 

https://www.politico.com/news/2025/10/14/private-chat-among-young-gop-club-members-00592146

 

L'une des défenses utilisées est de dire que la fuite a été orchestré par des rivaux au sein du parti.

Pour le coup, je veux bien le croire.

 

Mais je suis toujours étonné que des personnes qui visent les plus hautes responsabilités publiques soient aussi naïf avec des écrits.

Les propos ne me surprennent pas, c'est typiquement ce que l'on peut s'attendre à entendre des jeunes alcoolisés lors d'une fête entre eux où ils se lâchent. (Bon en France, je penserais plus trouver ces propos chez des gens du GUD).

 

Mais normalement tu ne l'écris pas.

C'est une des choses dont j'ai l'impression que les jeunes n'ont pas conscience, notamment car la différence écrit/oral s'effondre et que la frontière s'applique moins.

  • Yea 2
  • 2 weeks later...
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Ça s’échauffe bien sur Carlson qui invite un Nick Fuentes (qu’on va résumer en un neo-nazi fan de Staline et antisemite) et le patron de Héritage qui le défend. 
 

Rébellion du staff de Héritage, et gros relents de guerre des droites entre les conservateurs historiques et la nouvelle version trumpiste. 
 

 


 

 

Et je n’aurais pas nécessairement attendu un D’Souza de ce côté là 

 


 

 

 

Je ne sais pas jusqu’où ça ira mais si ca

pouvait ramener Héritage sur le droit chemin et faire sortir Roberts, ça serait idéal 

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Alors vrai question car je ne suis aucun de ces politiques / commentateurs / influenceurs : on parle de vrai antisémitisme, ou on parle d'accusation d'antisemitisme en réponse à une critique, même vague, d'Israël ? Je demande car j'ai moyennement confiance aux républicains/ américains sur cette question.

Posté
Il y a 7 heures, Astral a dit :

Alors vrai question car je ne suis aucun de ces politiques / commentateurs / influenceurs : on parle de vrai antisémitisme, ou on parle d'accusation d'antisemitisme en réponse à une critique, même vague, d'Israël ? Je demande car j'ai moyennement confiance aux républicains/ américains sur cette question.

C'est compliqué. Il y a de vrais antisémites, et Fuentes en est un de ce que je comprends, mais ils restent très rares. Et puis il y a la base MAGA, qui en a simplement plein le fion des guerres qui ne servent pas la sécurité des USA, et qui voient leurs oncles ou leurs frères en revenir au mieux sans un morceau, au pire dans un sac isotherme ; et qui finissent par comprendre après 10 ou 15 ans que les décideurs de ces guerres ont rarement des fils dans l'armée américaine. Ce sont ceux-là dont Trump a dit "My people are starting to hate Israel' à un de ses grands donateurs juifs. Ce que les media communautaires n'ont pas tardé à transformer en "... to hate you" voire en "... to hate the Jews", parce que rien n'excite plus l'anxiété névrotique de leur public (et de leurs donneurs d'ordres) que de se sentir coincés entre strèmgôches et strèmdrouates.

  • Yea 5
  • 4 weeks later...
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Je ne savais pas trop où poster cela, mais au final je le fais ici car je pense qu'il est important à prendre en compte.

 

Un article de FoxNews montre que le socialisme aux USA a l'air de faire son chemin

Alors que c'était un repoussoir ultime, cela devient totalement acceptable pour les démocrates, et on a même une socialiste (en tout cas selon Fox News, j'ai pas vérifié) qui menace une circonscription normalement républicaine.

https://www.foxnews.com/opinion/david-marcus-dont-so-sure-socialists-cant-win-heartland

 

Cela sent le sacré retour de bâton après le Trumpisme pour les USA.

 

Quote

Les démocrates que je rencontre généralement n'ont pas peur du socialisme ; ils en apprécient même certains aspects, comme le confirme un récent sondage Gallup. Ce sondage révèle que 66 % des démocrates ont une opinion positive du socialisme, un chiffre qui ne fera que croître à mesure que la génération plus âgée et plus conservatrice prendra de l'âge.

 

Nombreux sont les jeunes diplômés en sciences humaines, blancs, âgés d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années, qui se croient issus de l'élite intellectuelle, mais qui croulent sous une dette étudiante de 200 000 dollars et ne peuvent même pas espérer acheter une maison. Ils ont raison de penser que le système est truqué contre eux ; ils se trompent simplement en croyant que le socialisme peut les sauver.

 

Un autre argument qui ne tient pas la route, surtout auprès des jeunes démocrates, est celui-ci : « Où le socialisme a-t-il déjà fonctionné ? » J’ai récemment posé cette question à deux gars au Texas ; le premier a répondu : « En Suède », puis l’autre : « Au Danemark, en Finlande… »

 

Je me demande si les républicains arriverons à revenir aux fondamentaux après Trump, car entre le populisme Trumpiste et le socialisme, les USA vont bien changer...

Posté
il y a 3 minutes, Marlenus a dit :

Je ne savais pas trop où poster cela, mais au final je le fais ici car je pense qu'il est important à prendre en compte.

 

Un article de FoxNews montre que le socialisme aux USA a l'air de faire son chemin

Alors que c'était un repoussoir ultime, cela devient totalement acceptable pour les démocrates, et on a même une socialiste (en tout cas selon Fox News, j'ai pas vérifié) qui menace une circonscription normalement républicaine.

https://www.foxnews.com/opinion/david-marcus-dont-so-sure-socialists-cant-win-heartland

 

Cela sent le sacré retour de bâton après le Trumpisme pour les USA.

 

 

Je me demande si les républicains arriverons à revenir aux fondamentaux après Trump, car entre le populisme Trumpiste et le socialisme, les USA vont bien changer...


Les Démocrates continuent à gauche toute et ils restent largement derrière les républicains. 
 

Le trumpisme a accepté beaucoup d’idées socialistes dans la coalitation républicaine. Les machines et les étrangers qui prennent le travail par exemple. Ou l’Etat qui nationalise des entreprises. 

  • Yea 1
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Il y a 2 heures, Marlenus a dit :

on a même une socialiste (en tout cas selon Fox News, j'ai pas vérifié)

 

Je ne sais pas si elle est socialiste, mais elle dit détester Nashville (la ville principale du district) ce qui est une stratégie ... intéressante.

 

Le slide de 20 points par rapport à 2024 est très violent du coup.

  • 3 weeks later...
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Intéressant ce qui s'est passé dans l'Indiana.

 

Pour résumer:

-L'Indiana est profondément républicain. Les républicains ont la super-majorité locale (40 sénateurs contre 10 aux démocrates) leur permettant de tout faire passer sans l'accord des démocrates.

 

-Trump a ciblé l'Indiana pour un redécoupage électoral (alors qu'un redécoupage avait été fait il y a 4ans par les mêmes républicains).

 

-Quand Trump demande, c'est plutôt Trump ordonne et il a fait une énorme campagne en expliquant que quiconque voterait contre serait battu dans les futures primaires républicaines.

 

-Dès qu'un sénateur exprimait ses doutes, il était menacé par différents groupes MAGA. Une vraie campagne de terreur a été mené contre ceux-ci avec au moins 2 Swatting et plusieurs alertes à la bombe. Et je ne compte pas les menaces de morts sur eux et leur familles.

 

-Et pourtant sur les 40 sénateurs républicains de l'état, 21 ont voté contre le redécoupage électoral.

 

 

Je retiens la déclaration du sénateur Deery (parmi d'autre):

Quote

« Tant que je vivrai, je m'opposerai à tout gouvernement fédéral qui tente d'intimider, de diriger et de contrôler cet État ou tout autre. Donner plus de pouvoir au gouvernement fédéral n'est pas une attitude conservatrice. »

 

Mais on peut aussi remarquer que certains ont eu peur que le nouveau redécoupage, au lieu d'être favorable aux républicains aurait put se retourner contre eux en cas de déroute républicaine.

 

Ce sera intéressant de voir si les "traitres" ont signé leur arrêt de mort politique ou si ils ont une base solide pour résister.

 

  • Yea 2
Posté
Il y a 14 heures, Marlenus a dit :

Mais on peut aussi remarquer que certains ont eu peur que le nouveau redécoupage, au lieu d'être favorable aux républicains aurait put se retourner contre eux en cas de déroute républicaine.

 

Ce sera intéressant de voir si les "traitres" ont signé leur arrêt de mort politique ou si ils ont une base solide pour résister.

 

 

L'intérêt personnel passe avant tout. Entre à une crainte de perdre leur siège si redécoupage et une crainte de perdre leur siège parce que Trump (qui passe vite à autre chose) allait peut-être demain leur savonner la planche, ça semble assez logique comme posture. En tout cas, pour quelqu'un qui te dit qu'il veut faire les choses différemment, c'est vraiment des belles magouilles politiciennes bien dégueulasses, qui font manœuvres désespérées.

 

Et surtout c'est le deuxième (et dernier) mandat de Trump, et même selon ses standards, sa popularité est au plus bas. Il compte de moins moins, dans 3 ans il a disparu, si ce n'est pas avant au vu de sa dégradation physique. La question maintenant c'est plus qui prend la suite. Et ce que je trouve plus intéressant, c'est que Vance non plus n'a pas plus réussi à faire céder les sénateurs locaux.

 

image.png

 

  • 2 weeks later...
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Disons que cela montre bien que pour les américains type Vance, l'Europe est avant tout une menace.

Surtout que pas sûr que les partis qu'ils tentent de favoriser vont longtemps les soutenir une fois au pouvoir. 

 

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Il y a 2 heures, Marlenus a dit :

Disons que cela montre bien que pour les américains type Vance, l'Europe est avant tout une menace.

Non. C'est un vassal à utiliser, et il est bon qu'un vassal ne se sente pas le pouvoir de faire des trucs qui pourraient gêner son suzerain.

  • 2 months later...
Posté

Pour expliquer le saut entre les 30-49 et les 50-64, je soupçonne que les reps soient surtout un parti de vieux, et que les jeunes y représentent une petite minorité au sein du parti aussi bien qu'au sein de leur génération. Ca permettrait de prédire un obsolescence programmé du parti plus qu'une nazification du pays. Enfin j'espère. 

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Vous voyez le verre à moitié vide du "Je suis ce genre de personne" qui augmente dans une tranche spécifique. Je préfère le verre à moitié plein :

 

"J’en ai assez de la culture du boycott" en constante augmentation : les gens redécouvrent la valeur de la liberté d’expression et du débat plutôt que la censure et la posture.

"Je suis ce genre de personne" en déclin chez les 18-29 : comme on le sait (enfin j’epère) tout ici, le respect de la liberté d’expression et du débat conduit de fait aux idées de merdre à perdre plutôt que d’être gardées secrètes et latentes

Posté
3 hours ago, Sloonz said:

"J’en ai assez de la culture du boycott" en constante augmentation : les gens redécouvrent la valeur de la liberté d’expression et du débat plutôt que la censure et la posture.

 

Euh, non.

 

Déjà la liberté d'expression cela va avec assumer les conséquences qui vont avec.

Tu ne peux pas assumer un antisémitisme décomplexé et trouver anormal que les juifs boycottent ton magasin.

 

Ensuite la question est sur la place des antisémites, non pas dans la société mais au sein du parti républicain.

 

Un mouvement politique a le droit et, je dirais même le devoir, de dire que si tu as certaines opinions tu as d'autres mouvements qui vont sûrement mieux te convenir.

Dans un parti libéral je n'ai pas envie que l'on organise des débats entre adhérents entre admirateurs de Pol Pot et ceux de Staline.

Le débat doit se faire entre les différents courants du libéralisme.

Sinon, ce n'est plus un parti libéral. Si je veux débattre avec des islamo gauchistes, je vais sur l'espace commentaire de Zawa Prod, pas sur Liborg. Et j'espère que cela n'arrivera pas ici (ou pas longtemps).

 

 

Là clairement tu as des gens qui expriment qu'être antisémite ne doit pas être un problème pour un candidat de leur parti.

C'est leur choix, mais ce n'est pas juste une question de liberté d'expression et de débat.

 

Quote

le respect de la liberté d’expression et du débat conduit de fait aux idées de merdre à perdre plutôt que d’être gardées secrètes et latentes

Suis en désaccord.

La liberté d'expression et le débat ne conduisent pas à ça, notamment à cause de la loi de brandolini.

Si la liberté d'expression est importante ce n'est pas parce qu'elle va aider à aller dans la "bonne" direction. C'est parce qu'il n'y a pas plus dangereux qu'un Etat qui décide ce qu'est la "bonne" direction et qui interdit la critique.

 

Posté

Tu es insupportable. À chaque fois que je pointe la lune tu fais de la pédantrie sur le doigt. Généralement j’évite de te répondre histoire de ne pas écrire quelque chose qui me vaudrait les foudres de la modération, mais je vais cette fois être exceptionnellement patient et vraiment répondre en essayant de ne pas utiliser trop de noms d’oiseaux.

 

1 hour ago, Marlenus said:

Un mouvement politique a le droit et, je dirais même le devoir, de dire que si tu as certaines opinions tu as d'autres mouvements qui vont sûrement mieux te convenir.

 

La culture du boycott TELLE QU'ELLE EXISTE DANS NOS SOCIÉTÉS AUJOURD’HUI n’est pas "je ne veux pas d’antisémites dans mon parti politique" qui est, pris de manière TOTALEMENT HORS DE CONTEXTE, une position totalement raisonnable.

 

La culture du boycott c’est "je refuse de débattre avec un anti-sémite", "je refuse d’être sur un plateau telé avec un anti-sémite", "je refuse de cautionner un journaliste organisant un débat avec un antisémite".

 

Lune : "la culture du boycott, c’est refuser le débat, et les républicains refusent de plus en plus cette culture du boycott, ce qui est une bonne chose". Doigt : "le parti républicain est en droit de décider de ce qui est débattable en son sein ou non".

 

1 hour ago, Marlenus said:

Si la liberté d'expression est importante ce n'est pas parce qu'elle va aider à aller dans la "bonne" direction. C'est parce qu'il n'y a pas plus dangereux qu'un Etat qui décide ce qu'est la "bonne" direction et qui interdit la critique.

 

Et donc c’est quoi exactement qui conduit la société à la vérité ? La Grâce Divine ?

 

Pour que les membres d’une société arrivent à croire en la vérité, il faut que quelqu’un ou quelque chose les convainque de cette vérité.

 

Si tu veux convaincre tes concitoyens de la vérité, il faut les convaincre. Duh.

 

Si tu veux les convaincre qu’une idée de merde est une idée de merde, il faut que cette idée de merde soit débattable et débattue. Duh.

 

Autrement, tu arrives à cette situation ou l’idée de merde se répand dans le plus gros silence, et où quand ce silence commence à se briser, tu fais ta plus belle Pikachu face "oh, cette idée était aussi répandue ? choqué je suis. Je suppose que ça veut dire qu’on réprime pas l’idée assez fort. Il faut renforcer l’omerta !"

 

Que je sois constamment obligé de répéter ces bases *culturelles* du libéralisme au sens très large (pas juste Mises hein, mais celui des lumières qui a également donné naissance au socialisme et à la démocratie), hors de liberaux.org, tend déjà à me mettre hors de moi. Avoir à le faire sur liberaux.org ? Çe me met dans un désespoir tel que j’ai envie de me défénestrer.

 

Non parce que sinon c’est quoi votre plan pour que la société continue à progresser si le débat ne permet pas de faire émerger la vérité ? De passer à un modèle de gouvernance basé sur la lecture des feuilles de thé ? Ou réintroduire les duels au sabre, et celui qui gagne le duel gagne l’argument ?

 

1 hour ago, Marlenus said:

La liberté d'expression et le débat ne conduisent pas à ça, notamment à cause de la loi de brandolini.

 

Il va vraiment falloir répéter et ré-apprendre ce qui aurait été évident à n’importe que gentilhomme du 19ième siècle ? A-t-on vraiment à ce point régréssé ?

 

La liberté d’expression (au sens culturel, d’accepter le débat, pas légal, de se méfier de lois limitant l’expression) est une condition nécessaire, pas suffisante.


Liberté d’expression ne signifie pas "débattre de tout, n’importe où, n’importe quand, n’importe comment".

 

Tu ne débats effectivement pas de la pertinence du communisme au sein du Parti Mileiste. ÇA NE SIGNIFIE PAS QUE LE COMMUNISME EST UNE IDÉE INDÉBATTABLE, OU QU’IL EST SOUHAITABLE DE METTRE EN PLACE UNE CULTURE OU L'IDÉE DU COMMUNISME EST INDÉBATTABLE. . Ça signifie juste "ne pas débattre de tout, n’import où, avec n’importe qui". Et un refus de débat doit avoir une justification. "Sir, this is a Wendy" est une bonne justification pour exclure la plupart des sujets quand tu interagis avec le barrista. Merci. Personne n’a prétendu l’inverse, c’est évident pour tout le monde, mais apparemment il fallait le repréciser ?

 

Et oui, le "comment" est également important. Le débat reste meilleur et honnêtement seul outil qu’on aie pour qu’un groupe d’humain, une société, une culture arrive à la vérité.

 

Comme tout outil, il y a de bonnes manières de l’utiliser, son maniement s’apprend. Ce n’est pas une baguette magique. "La loi de brandolini" ? C’est pour ça qu’on a inventé des normes de débat. Quel argument est valide, lequel ne l’est pas. C’est pour ça que les meilleurs débats sont structurés, avec des modérateurs, qui assurent le bon respect de ces normes de débat. Un modérateur n’est pas disponible ? Et bien c’est sur la responsibilité des débatteurs de s’y tenir. C’est de la responsabilité du spectateur de ne pas se laisser manipuler par de telles tactiques. Personne n’a prétendu que le débat pouvait arriver à la vérité quelle que soit la question, sous n’importe quelle condition de débat. "Avec la liberté vient la responsabilité" est entièrement compris dans tout autre domaine, pourquoi pas ici ? Et la responsabilité associée à la liberté d’expression c’est exactement ça : être intransigeant sur la *qualité* du débat, extrêmement laxiste sur son *sujet*. Débattre de n’importe quoi, pas pas n’importe comment.

 

"La liberté d’expression c’est nul parce que Brandolini". Skill Issue. Be better. Comme l’a dit un grand homme : « The novice goes astray and says, "The Art failed me." The master goes astray and says, "I failed my Art." »

 

Oui, rien de ceci n’est trivial et gratuit à implémenter. Il ne suffit pas de décréter benoitement "liberté d’expression !" pour que tout se passe bien. Ça suppose un peuple qui croit en l’existence de la vérité, la possibilité d’y arriver rationnellement, la volonté d’y mettre cet effort. Mais si tu n’as pas ces bases ? Ce n’est pas "la liberté d’expression" qu’il faut blamer, mais le peuple et la culture qui rejettent ces bases.

 

Je vais être cash : un peuple qui ne comprend pas ceci, pour qui les idées précédentes ne sont pas immédiatement évidentes, ne mérite pas la démocratie, et ne peut pas de fait vivre avec succès en démocratie, et sera condamné à virer d’un populisme à l’autre, et la dictature sera pour lui une libération. Toute ressemblance avec une situation actuelle n’est évidement PAS fortuite.

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Les questions à laquelle ont répondu les sondés est très claire et porte sur la place que devraient avoir les personnes racistes et antisémites au sein du parti républicain.

 

C'est donc la réponse à cette question que j'analyse.

Pas a une question sur faut-il débattre avec les antisémites et les racistes en général.

Mon analyse aurait été différente en ce cas.

 

 

Sinon je ne crois pas a LA vérité et donc je ne cherche pas à la faire vaincre. 

Et je suis totalement pour la liberté d'expression, justement car je ne crois pas en UNE vérité qui s'appliquerait à tout le monde et qu'il faut que chacun puisse exprimer la sienne sans être réprimé.

 

 

 

 

 

Posté
Il y a 2 heures, Marlenus a dit :

Dans un parti libéral je n'ai pas envie que l'on organise des débats entre adhérents entre admirateurs de Pol Pot et ceux de Staline.

Il faut quand même reconnaître que Staline a tué bien plus de communistes.

  • Haha 1
Posté

D'accord avec Marlenus là dessus. Dans le contexte de la question, le "contre la culture du boycott" signifie ne pas être dérangé par la présence explicite de racistes et d'antisémites dans le parti, y compris à des postes de direction (autrement, il s'agit du choix suivant).

 

Ne pas vouloir que le parti qui te représente s'oriente vers une direction dangereuse au niveau des droits fondamentaux, ce n'est pas de la cancel culture excessive, c'est une exigence de base, il me semble.

  • Nay 1
Posté

Tiens, vu qu’on parle des républicains et de la liberté d’expression 

 

Citation

U.S. Federal Communications Commission Chairman Brendan Carr on Saturday renewed his criticism and threats against broadcasters over their content, but this time with President Donald Trump's criticism of Iran ‌war reporting as the backdrop.

 

Broadcasters who air "fake news" must "correct course before their license renewals come up," Carr posted on X, in remarks accompanied by a screenshot of Trump's Truth Social post earlier in the day accusing the New York Times, Wall Street Journal and "other lowlife 'papers' and media" ⁠of "terrible reporting" on the U.S. and Israel's war with Iran.

 

"Broadcasters must operate in the public interest, and they will lose their licenses if they do not," Carr wrote.

 

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1 hour ago, Marlenus said:

Les questions à laquelle ont répondu les sondés est très claire et porte sur la place que devraient avoir les personnes racistes et antisémites au sein du parti républicain.

 

Non tu ne peux pas dire "la culture du boycott" est de manière sans équivoque "la culture de boycott du parti républicain". Pour la plupart des gens, "culture" se réfère à la société au sens large.

 

Et même si c’était de manière inconstestable la question, et de manière incontenstable la manière d’interprétrer cette question, et de manière incontenstable la manière dont cette question a été interprétée, le résultat est toujours que "les républicains ayant répondu de cette manière à ce sondage pensent que au sein du parti républicain la culture du boycott va trop loin et qu’il faut plus de débat et de liberté d’expression". Ta thèse c’est que ces gens pensent que le parti républicain va trop loin dans la culture du boycott, mais sont parfaitement d’accord sur la culture du boycott dans la société plus large ? What ?

 

Si tu penses qu’il est acceptable de débattre d’une question au sein du parti républicain, normalement à fortiori tu penses qu’il est acceptable de débattre de cette question plus généralement.

 

Et à un moment, il va falloir aussi que tu comprennes ce que c’est qu’un sondage.

 

Un monsieur vient de poser une question. Tu as 10-20 secondes (au plus large) pour répondre, et un panel de réponses limité.

 

Je t’assure que le sondé moyen n’a pas ta lecture prudente du sondage. Permet moi de le traduire.

 

"L’antisémitisme au sein du parti républicain, quelle est votre position ? 1. Pour 2. Bat les couilles, mais raz le bol de devoir marcher sur des œufs autour du sujet. 3. Contre." (non, je ne pense pas la distiction entre les deux réponses du centre significatives)

 

1 hour ago, Marlenus said:

Sinon je ne crois pas a LA vérité et donc je ne cherche pas à la faire vaincre. 

 

Purée mais c’est grave. Je dois vraiment redéfinir chaque terme comme à un enfant de 5 ans ? Ou tu me fais une démonstration de la loi de Brandolini pour "prouver" que tu as raison ?

 

Évidemment "vérité" ici est un placeholder pour "ce qui est sujet du débat démocratique, qui contient des questions factuelles qui peuvent être vraies ou fausse, et des questions de valeur qui ne sont pas nécessairement vraies ou fausse mais qui méritent d’être clarifiées".

 

C’est bon ou je dois commencer à définir "sujet" "débat" "démocratique" "factuel" "valeur" ?

 

1 hour ago, Mégille said:

Ne pas vouloir que le parti qui te représente s'oriente vers une direction dangereuse au niveau des droits fondamentaux, ce n'est pas de la cancel culture excessive, c'est une exigence de base, il me semble.

 

Bon sang de bois mais c’est trop grave. Vraiment ?

 

Toutes ces considérations sur "la liberté d’expression et le débat sont importants et supprimer une idée ne l’efface pas" marche au sein du parti républicain.

 

Quand je dis "il est normal, au sein d’un parti, que certaines questions ne soient pas abordées", je ne dis pas "c’est une bonne idée, pour le Parti Mileiste, de supprimer et faire taire manu militari en son sein les idées communistes". Je dis "en temps normal, ça ne devrait pas arriver, et si un plaisantin isolé se met à mettre la question sur  la table, oui, ne perdons pas notre temps sur une question partagée par 99% des membres du Parti".

 

Si tu as, au sein du Parti Mileiste, 30% de membres, qui paient leurs cotisations, distribuent des tracts, votent aux primaires, et se déclarent favorable au communisme, la réaction "purgeons les tous" est incorrecte, tout comme cette réaction est incorrecte au sein de la société plus large. La réaction correcte est "WTF ? Il se passe quoi ? Est-ce qu’ils disent communisme dans le sens que je donne à communisme ? Quels sont exactement leurs points d’accord avec les fondements du parti ? Les points de désaccord ? Pourquoi pensent-ils que le Parti Mileiste répond plus à leurs attentes que le Parti Communiste ou les Écologistes ? Peut-on les convaincre de rester et d’abandonner le communisme ? Est-ce que le parti survit sans eux ? Si la réponse est non, et qu’il se trouve qu’on a besoin d’eux, faut-il dissoudre le parti et reformer sur la base d’autres alliances, ou tenter de trouver un compromis, tant qu’on est encore en position de force ?"

 

Et ça n’a pas besoin d’arriver à 30%, 20% ou même 5%. Les humains ne restent pas dans un groupe duquel ils se sentent rejetés. Si tu as des communistes au sein de ton Parti Mileiste, et que ces communistes restent et s’impliquent, alors c’est qu’ils ne se sentent pas rejetés, la question "pourquoi donc ces communistes ne se sent pas rejetés" est toujours valide et devrait être abordée plutôt que mise sous le tapis.

 

"Antisémite" peut dire deux choses. Premièrement un nostalgique du Troisième Reich qui regrette que le moustachu n’aie pu finir le travail. Deuxièmement, une arme rhétorique permettant d’instantanément discréditer ton opposant en l’associant à ce premier sens, pour peu que tu arrives à faire une très très vague lointaine association (oh, tu penses que les USA devraient arrêter leur interventionnisme militaire au moyen orient ? Qu’ils n’auraient pas du entrer en guerre avec l’Iran ? Tu veux abandonner Israel ? Tu es anti-sionniste ? Antisémite !).

 

Une question importante est : "est-ce que cette arme rhétorique (qu’on pourrait nommer culture du boycott) ne devrait pas être démantelée" ? Mise très clairement hors des normes de débat, de la même manière que Brandolini devrait être hors des normes de débat ? Si tu réponds oui à ça, tu réponds très probablement "j’en ai assez de la culture du boycott".

 

Et c’est une très bonne chose.

Posté

Vous oubliez que pour un certain nombre de gens, "antisémite" ça veut dire "pas d'accord avec la politique d'Israël", et "raciste" "connaît les stats criminelles ou de QI, pense que les noirs n'ont pas droit à des passe-droits ou des subsides". Et l'ascension de Trump a prouvé que la tactique "oui, et alors" marche beaucoup mieux que "non, on peut discuter des problèmes évidents de la communauté noir-américaine sans être raciste".

Ce que je vois dans ce graph, c'est surtout la différence entre la génération TV pour qui raciste/antisémite est un anathème qui fonctionne encore, et la génération réseau sociaux qui a compris le piège, voire qui en joue.

Posté
il y a 7 minutes, Jensen a dit :

Vous oubliez que pour un certain nombre de gens, "antisémite" ça veut dire "pas d'accord avec la politique d'Israël", et "raciste" "connaît les stats criminelles ou de QI, pense que les noirs n'ont pas droit à des passe-droits ou des subsides". Et l'ascension de Trump a prouvé que la tactique "oui, et alors" marche beaucoup mieux que "non, on peut discuter des problèmes évidents de la communauté noir-américaine sans être raciste".

Ce que je vois dans ce graph, c'est surtout la différence entre la génération TV pour qui raciste/antisémite est un anathème qui fonctionne encore, et la génération réseau sociaux qui a compris le piège, voire qui en joue.

Ceci. Entre ce que les gens pensent de la question, ce qu'ils disent, comment leur reponse est classée, et comment ça sera interprété par les journalopes, il y a une sacrée marge.

Posté
9 minutes ago, Jensen said:

Vous oubliez que pour un certain nombre de gens, "antisémite" ça veut dire "pas d'accord avec la politique d'Israël", et "raciste" "connaît les stats criminelles ou de QI, pense que les noirs n'ont pas droit à des passe-droits ou des subsides". Et l'ascension de Trump a prouvé que la tactique "oui, et alors" marche beaucoup mieux que "non, on peut discuter des problèmes évidents de la communauté noir-américaine sans être raciste".

Ce que je vois dans ce graph, c'est surtout la différence entre la génération TV pour qui raciste/antisémite est un anathème qui fonctionne encore, et la génération réseau sociaux qui a compris le piège, voire qui en joue.

Je l’oublie pas, c’est ce que j’essaie d’expliquer en version longue :D 

  • Yea 1

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