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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 08/12/2018 dans Messages

  1. 2 points
    C'est rigolo, tu illustres exactement ce que je suis en train d'essayer d'expliquer. Si tu ne te relies pas à l'émotion de la personne à qui tu parles, tu ne fais passer aucun message. En l'occurence, je trouve que tes réponses manquent complètement d'empathie, c'est purement factuel. Imagine un papy qui a travaillé toute sa vie, qui se retrouve à la retraite. Il a pas une grosse pension, et chaque mois, c'est compliqué pour boucler le budget. Il discute avec une mamie de ses amies : "Ce gouvernement de privilégiés m'a encore rogné ma retraite, si ça continue, va falloir que je vende mon appartement, peuvent pas aller taxer ces salauds de patrons et les entreprises plutôt que sur moi ? J'aimerais bien qu'ils vivent la même chose quand ils auront mon âge, tiens !" Si tu te pointes en lui expliquant que taxer les entreprises, ça ne va rien arranger à cause de l'argumentaire habituel que l'on connait, tu vas te prendre une paire de claques, passer pour un connard de droite, ce que tu veux. La raison semble simple, t'es passé à côté de : La peur de l'avenir La rancune, et par extension, le besoin d'empathie Par contre, si tu te pointes en faisant preuve d'empathie avec le monsieur, sincèrement, que ce que tu comprends de ce qu'il dit, c'est qu'il a la trouille de plus pouvoir vivre correctement, et qu'il est tellement à bout qu'il ne voit plus d'autre moyen de faire comprendre aux autres ce qu'il ressent qu'il veut que les autres vivent la même crainte, là, tu établis un lien. Une fois que c'est établi, tu peux commencer à discuter : T'as peur de l'avenir, c'est sûr qu'avec le modèle actuel, tu es en première ligne. Ca serait peut-être bénéfique à tout le monde que le gouvernement arrête de se mêler de ce qui le regarde pas, non ? Tu crois pas que les gens savent bien ce qui est bon pour eux ? T'as raison, on a des élites complètement déconnectées... Ca serait peut-être pas mal d'avoir des structures à plus petite échelle, où les gens qui nous gouvernent vivent un peu comme nous, un peu comme des maires quoi, qui connaîtraient leur population et pourraient mettre en oeuvre des actions plus adaptées à nos besoins locaux. Idéalement, en plus, dans tes solutions, tu fais référence à des choses que la personne peut relier à sa propre histoire. Encore une fois, c'est qu'un exemple, il y a bien d'autres besoins qui ne sont pas assouvis. Mais je persiste à dire que, même si c'est plus compliqué, sans développer le lien en question, on arrive à rien, et que la rationalité prise en pleine face, ça n'aide pas à en prendre conscience, ça ne fait que lever des boucliers internes.
  2. 2 points
    Beaucoup de libéraux se sont, dès le début, alors que le mouvement était purement focalisé sur le gas-oil, alors que le mouvement était resté assez hermétique à l'EG, FI, etc, pincé le nez concernant le mouvement GJ. Dès le début, les GJ ont été accusés ici d'être en réalité des étatistes, gauchistes, etc. Ce mouvement, en besoin et recherche naturelle de structuration et d'idéologie, n'a reçu que très peu de soutien des libéraux (F. Azihari, etc). Au final, il y a eu, assez peu de rapprochements libéraux/GJ. Pour le coup, je ne reproche pas trop cela aux libéraux car, de facto, nous ne sommes pas si nombreux. Mais enfin, si nous n'avons pas fait le job d'aller faire de la pédagogie et proposer notre grille de lecture aux GJ, qui étaient (et sont encore ama) réceptifs comment s'étonner que d'autres, qui sont à l'affût en permanence, soient aller combler cette demande ? Maintenant que, médiatiquement (et c'est ama tout), le mouvement est en partie récupéré par la gauche, tu viens nous dire "ah, vous voyez, je vous l'avais bien dit, ce sont des gauchistes". Cette analyse correspond à une posture classique (et ancienne) de liborg : "tout le monde est gauchiste, sauf nous sur liborg". Cette analyse est non seulement fausse. Mais aussi elle n'est pas très opératoire. Car enfin, si les choses sont ainsi, il n'y a donc plus rien à faire (à part se barrer). Le mouvement est en effet atm bien récupéré par la gauche, mais c'est plus médiatique que en profondeur ama. Et c'est pour cela que rien n'est réglé bien sûr. Je pense (je peux me gourrer) que le mouvement peut/va durer. On est tout bonnement en train de rentrer dans le mur. Rien n'est figé, c'est un phénomène dynamique qui va s'étaler sur des mois/années. (il y a en effet des // avec 1848). Je ne peux qu'inciter les libéraux à mettre les mains dans le cambouis, à aller bavarder avec la population. Ce n'est pas en restant entre nous que nous contribuons à faire bouger les choses. La grille de lecture libérale est la seule pertinente et capable de sortir le pays du bourbier. C'est un vrai atout/trésor. Il ne faut pas garder cette connaissance juste pour nous, comme une secte, il faut aussi aller la vendre oralement aux gens.
  3. 1 point
    Plutôt que de créer un nouveau think tank, la solution ne serait-elle pas d'identifier et de réunir un petit groupe d'intellectuels/académiques de même sensibilité (via CP et liborg) et de faire de l'entrisme dans un think tank déjà existant ? - chez un think tank assez bien établi, comme l'Institut Montagne par exemple, qui a l'air d'avoir des moyens mais qui semble s'être endormi sur ses lauriers... - ou chez un think tank qui émerge, où des places sont peut-être à prendre, comme l'institut Sapiens...
  4. 1 point
    Du genre attention pas de bavures mais vous pouvez casser la gueule d'un lycéen à terre, ou des soignants à l'écart, ou bien vous pouvez voler et détruire le matériel photo lorsque les gens vous prennent en train de faire des conneries ?
  5. 1 point
    qu'en pensez-vous, l'heure ne serait-elle pas à repartager ceci ?
  6. 1 point
    ce qui fait une bonne vie, ce n'est pas de changer le monde, c'est de changer la vie d'au moins une personne
  7. 1 point
    Pour parler de la pédagogie, je vais utiliser une analogie qu'il faudra ensuite savoir dépasser : l'opposition conservatisme/progressisme. La pédagogie traditionnelle est née aux alentours du XVIIe siècle, quand il a fallu commencer à enseigner à des groupes d'individus (par opposition au préceptorat). En pratique, ce sont des ordres religieux qui prennent cette activité en main (par exemple les jésuites). Tout ce qu'on imagine aujourd'hui est issu de là, les républicains reprendront le modèle à peu près tel quel : enseignement magistral, centré sur l'enseignant, qui présente un savoir sans forcément chercher à conceptualiser ce qui va se passer dans la tête de l'apprenant (plutôt : dit comme ça, c'est anachronique). Aujourd'hui, suivraient les séries d'exercices et l'évaluation sommative (la note) avant que le cycle ne se répète. Attention, si c'est une pratique qui n'est pas théorisée comme on l'entendrait aujourd'hui, des personnes de qualité s'y intéressent, réfléchissent et écrivent des choses de grande valeur. Par exemple, les douze vertus du frère Agathon valent le détour et leur lecture peut s'actualiser sans trop de problème ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Frère_Agathon Mais pour faire simple, on va dire que cette pédagogie traditionnelle ne prétend pas s'appuyer sur une démarche scientifique, systématique et rigoureuse. Elle est le fruit d'une tradition qui émerge peu à peu des pratiques. (Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas "découvert" des principes valables). Voilà nos "conservateurs". Dans une bonne histoire il faut un antagonisme, et toujours pour simplifier on va le personnifier par notre ami Jean-Jacques Rousseau (un casting de qualité, c'est important). Il représentera le progrès Progrès. Le grand ancêtre du constructivisme. On va condenser sauvagement : le constructivisme considère que la pédagogie doit se recentrer sur l'apprenant. En effet, le savoir "passerait" mieux dans son esprit si c'est celui-ci qui lui donne forme de manière active en l'interprétant, à travers des expériences réelles, l'exploration de ses centres d'intérêt, et non pas sous une forme pré-établie par la maître. Au tournant du XXe siècle, ce courant va prendre des couleurs et des prétentions scientifiques. La figure incontournable de cette tendance est https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piaget (Je passe tous les Montessori, Freinet et compagnie…) Il faut comprendre que l'idée est bonne : s'intéresser plus systématiquement aux processus internes à l'apprenant est forcément une piste valable. Mais le constructivisme n'arrivera jamais à se constituer en véritable science (à l'exception de l'approche cognitive). Mon avis (qui n'engage que moi) : les différents courants n'ont jamais réussi à se détacher d'une vision romantique de l'enfant et à séparer un discours qui mélange beaucoup de choses différentes en hypothèses distinctes et clairement formulées qui puissent être testées. Bon j'ai vraiment résumé sauvagement, pour vous donner une idée du nombre de courants qui peuvent exister : Finalement, quel est le fond du problème ? C'est que ce foisonnement d'approches, d'Agathon à Piaget, n'est jamais testé rigoureusement. Pourtant, même si le sujet est intrinsèquement complexe (l'est-il plus ou moins que la nutrition ou le climat, qui sait ?), il est assez naturel de s'inspirer de la médecine (études épidémiologiques, cliniques, principe du double aveugle). Pour départager les chapelles, pourquoi ne pas comparer in vivo les résultats obtenus, comme quand on teste un nouveau médicament ? C'est exactement ce qui va se développer à partir des années 50 dans le monde anglo-saxon (en France, les sociologues, de Bourdieu à Boudon, ont tué l'idée dans l'œuf en développant la thèse de la prépondérance écrasante du milieu socio-économique. Side-note : C'est peut-être pour ça que les profs dépriment en France, tout le monde croit qu'en gros ils ne font aucune différence). L'idée : Les études de niveau 1 (équivalent des études épidémiologiques) : on va observer les enseignants en classe, on évalue les élèves, on invente des instruments de mesure, on établit des statistiques, on fait émerger des corrélations et on formule des hypothèses. Les études de niveau 2 (équivalent des études cliniques) : on teste rigoureusement les hypothèses selon des expériences aux protocoles rigoureux, avec des groupes témoins etc mais à petite échelle. Et on ajoute les études de niveau 3 (pas d'équivalent dans la recherche médicale, à ma connaissance) : on reproduit à grande échelle (par exemple dans un nombre conséquent d'écoles) pour être certains que les résultats établis auparavant se mesurent toujours, qu'on a pas oublié certaines variables, ou certaines interactions que la réalité comporte et pas le "labo". Je résume : toutes les études montrent grosso-modo la même chose, une pédagogie explicite est de loin la plus efficace. Au lieu d'essayer de tout (mal) synthétiser, je renvoie à l'article Wikipédia qui est bon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_explicite On retiendra comme significatif : Les sciences cognitives (la seule branche scientifique du constructivisme) expliquent finalement très bien l'échec du constructivisme pédagogique (mémoire de court terme, mémoire de long terme, architecture du cerveau). Exemple : la méthode syllabique est supérieure à la méthode globale, même pour les enfants favorisés. Elles éclairent ce que les études de niveau 3 ont systématiquement établi (dont le projet Follow Throught, la plus gigantesque jamais menée dans le domaine des sciences de l'éducation). Un nom émerge : Rosenshine, qui synthétisera tout ça en y ajoutant les résultats d'autres études qui s'étaient intéressées aux pratiques des "bons" profs et les avaient comparées à celles des "mauvais" (je ne détaille pas mais tout ça est évidemment défini avec précision). Finalement, on peut dire que la pédagogie efficace qui se dégage de ce gigantesque chantier intellectuel est une pédagogie qui n'est centrée ni sur l'enseignant, ni sur l'apprenant, mais sur le processus de compréhension lui-même. Elle garde certains aspects de plusieurs des courants (voir la première vidéo) mais elle abandonne assez nettement l'idée de confronter directement l'apprenant à des situations complexes (à cause de la charge cognitive). A mon avis, c'est en particulier à cause de ce dernier point que les constructivistes (qui sont pour beaucoup d'entre eux des progressistes romantiques) n'ont jamais pu accepter ces résultats et soit les ignorent, soit les contestent. Mais ils ont toujours été reproduits et les critiques ont toujours été adressées plutôt correctement par les chercheurs concernés. En France, comme je l'ai déjà souligné, et en caricaturant, la sociologie a tué la recherche en éducation. Donc en gros la plupart des intervenants ne savent même pas que ces études et cette approche expérimentale existent. Il faut aller chez les canadiens (Bissonnette, Gauthier, Richard) pour trouver du francophone de valeur qui reprend la méthodologie et la synthèse de Rosenshine. Il faut ajouter (je pense) l'idée que les statuts et l'histoire de l'enseignement dans notre pays font qu'il est difficile d'envisager une approche neutre et professionnelle : on parle encore de "vocation" (en fait tout le vocabulaire religieux a été plus ou moins conservé tel quel), on refuse de considérer qu'il puisse exister un aspect technique au boulot de prof, on croit qu'il y a autant de pédagogies que de personnalités. Bref, on est clairement dans l'approximatif et la sentimentalité (y compris voir surtout dans le milieu). Par ailleurs, comme je le disais sous forme de boutade, le système scolaire français reste quand même fortement teinté par le modèle des grandes écoles et l'idée de sélection par concours. Alors savoir si les maths ou le latin sélectionnent vraiment les gens les plus intelligents/efficaces est un autre débat (personnellement, je suis plutôt sceptique), mais je veux juste souligner l'idée que lorsqu'un cursus est pensé essentiellement en vue d'un examen/concours qui déterminera l'avenir d'un individu en le classant, on a pas trop le temps de fignoler l'aspect conceptuel des contenus : faut ingurgiter et recracher le format précis qui est attendu du candidat mieux que les autres, point barre. (Là on s éloigne du sujet initial et je conçois que ça se discute). Pour terminer, à propos du post de @Jean_Karim : tout ce que je décris n'est pas propre à la France. Les Etats-Unis, qui sont le berceau de l'approche scientifique de l'évaluation des méthodes pédagogiques, regorgent tout autant que la rue de Grenelle de constructivistes "éclairés" qui "savent" (études de niveau 0 dans la typologie précédente). J'ai plein de blogs comme ça dans mes favoris. Même dans ce domaine, on est à la bourre : la réforme de Najat n'a rien inventé du tout ! La différence c'est qu'au moins, aux USA, il y a une certaine conscience qu'il existe des alternatives et un débat public minimal existe. En France ça reste très clivés conservateurs (à la Brighelli) contre progressistes (à la Meirieu). Le débat public existe mais il n'est pas de très haute volée (toujours les mêmes arguments des deux côtés, répétés en boucle, et personne pour mettre en avant une méthode de départage qui pourtant existe, bon sang !) Quant au génocide arménien, moi aussi j'ai déjà utilisé des activités inductives : elles sont intéressantes quand elles correspondent à des idées déjà un minimum familières aux élèves. On ne travaille pas les mêmes choses. L'exemple du génocide arménien ne nécessitait pas de concept nouveau que les apprenants devaient maîtriser au préalable, ou de méthode d'analyse exotique -> pas de surcharge de la mémoire de travail -> ça marche ! La même chose avec la découverte des puissances en maths en quatrième et c'est la catastrophe ! (je sais j'ai testé). M'enfin là je parle sous le contrôle de Jean-Karim, je ne suis pas prof d'histoire. De manière générale, plus un savoir est structuré selon un ordre logique issu d'une longue histoire d'accumulation de connaissances et de méthodes et/ou plus il est abstrait, plus la pédagogie explicite est nécessaire. Bon il faudrait encore parler de plusieurs choses (sur le constructivisme et son imitation du chercheur professionnel appliquée à l'élève, sur les maths modernes, l'épistémologie et l'histoire des mathématiques comme source d'inspiration en didactique - là il y a tout un courant français qui est excellent, pour le coup) mais je crois que mon post est déjà beaucoup trop long.
  8. 0 point
    Dans ce que j'entends autour de moi, un truc qui passe très mal c'est l'absence totale d'effort budgétaire de la part du gouvernement lui même (typiquement les députés qui se votent des hausses de salaire et autres avantages, les myriades des chauffeurs de tel ou tel ministre ect) bien plus que le traditionnel "les riches apatrides contre les pauvres". Il aurait sans doute marqué des points politiques colossaux en montrant un peu l'exemple à la base (même si c'est des bout de chandelle techniquement) Les Français sentent quand même bien qu'il va y avoir un inévitable serrage de ceinture dans les années à venir mais voir ces ploucs mal élus "s’empiffrer"de plus en plus ca ne passe plus.
  9. 0 point
    Je pars du principe qu’en l’absence de preuves, de procédure contradictoire et lorsqu’une personne est juge et partie, la décision finale ne vaut pas grand chose et la présomption d’innocence l’emporte de loin. « J’ai fait arrêter 150 personnes, les ai mis deux jours en GAV, puis j’ai ordonné la relaxe générale. » Le jour où quelqu’un se livrera à un tel aveux d’incompétence, je veux bien manger mon chapeau. Les rappels à la loi ça sert aussi à couvrir les petits copains politiques et leurs clients.
  10. 0 point
    Quand on poursuit les gens pour outrage (ie insulte à un policier) j’ai du mal à voir pourquoi on se priverait de les poursuivre pour jets de pierres. Sachant qu’il y a des poursuites pour outrage ou rébellion, ce serait bizarre comme magniminité. Tu insultes un flic : poursuites Tu résiste à une arrestation un peu légère (tu te fais poursuivre pour avoir résisté et non pas pour un autre délit antérieur) : poursuites Tu jettes des pierres dans leur gueule : magnanimité.
  11. 0 point
    Plutôt un beau black bien musclé et un peu racaille non?
  12. 0 point
    Ca semble très rationnel oui, par contre, je trouve que là encore, ça manque clairement de compassion. Juste pour préciser ma pensée, je ne suis pas en train de vous sortir le sempiternel "oh, lala, pauvres petit, c'est la faute à leur environnement, ils ont pas eu leur chance, ouin ouin". Mon interrogation, c'est comment on tire partie des frustrations de ce type de population, pour la faire adhérer à un projet libéral sans compassion ? A mon sens, si la colère ressentie, le sentiment d'abandon etc ne sont pas adressés, on a aucune chance de faire changer de modèle mental... Typiquement, en caricaturant (à très gros traits, vous m'en excuserez) : Empathie/Diagnostic : "tu es en colère parce que personne ne ressent ce que tu vis. tu as peur parce que tu ne vois aucune issue." Ca créé un début de connexion, notamment le simple fait d'être écouté. Proposition d'explication (on peut commencer à mettre un peu de rationel ici) : ta situation est en partie le fruit d'une politique menée depuis x temps, parce que (compléter avec quelques raisons percutantes). Tu es de moins de moins libre d'essayer de t'en sortir, ce qui n'arrange pas ta crainte en l'avenir, parce que l'état veut te forcer à vivre d'une certaine manière Proposition de sortie de crise : Il faudrait que l'état te laisse tranquille, que tu puisses tenter de vivre par toi même Bon, je veux être clair, j'ai bien conscience que c'est pas en 3 phrases qu'on va retourner le casseur des cités hein, mais c'est juste pour illustrer que sans passer par la phase empathique initiale, la personne en face ne peut être que réfractaire au changement, elle a son disque (son modèle mental) qui tourne en boucle. S'il n'y a pas quelque part une interruption du truc, c'est foutu. Oui, nous en avons conscience, mais je pense que nous échouons beaucoup à communiquer nos solutions parce que justement, nous restons dans le rationnel du truc, auquel les gens sont hermétiques. Si on prend l'exemple de la sécu, c'est normal que les gens soient réfractaires à la libéralisation du truc : quand tu leur en parle rationnellement, ils te répondent avec un rejet, qui la plupart du temps vient d'une peur de l'inconnu, et d'une peur de ne pas être couvert en cas de pépin. Si tu fais le lien avec ces peurs, qu'elles sont conscientisées, mon expérience, c'est que la personne ensuite est plus ouverte à entendre ce que tu vas lui expliquer. Oui, et force est de constater que cette population, elle ne se sent plus représentée, ni entendue. Quand des solutions sont proposées, tout à fait rationnelles, elle ne sont juste pas audibles. Je pense que ça vient du fait qu'avant de proposer une solution, faut que le personne en face ressente qu'on a de l'empathie pour elle. Sans ça, pas possible de créer un bout de confiance, qui amène à écouter d'autres propositions, en éventuellement, avec du travail, un changement de modèle. Ben justement, et pourquoi nous n'entrerions pas dans l'émotionnel de base et que nous apportions une réponse libérale ? Après tout, la situation est telle qu'il ne s'agit même pas de faire adopter des solutions libérales, mais juste d'essayer de faire entendre une musique dissonante... Très bon exemple : tu peux pas aider quelqu'un dans cette situation si avant tu lui témoignes pas de l'empathie et que tu lui fais prendre conscience de son problème réel. Balance le réel tel quel à quelqu'un, aucune chance que ça percute si ça vient à l'encontre de ses schémas de pensée. Bref, je voudrais synthétiser tout ça par un questionnement : est-ce que nous, libéraux, nous n'avons pas raté une étape dans l'histoire ? Est-ce que, bercés de rationalité, nous n'avons pas oublié que tout ça concerne des gens, et pour la plupart, des gens qui ne sont que peu dans le rationnel et beaucoup dans l'émotionnel ? Et pour finir, est-ce qu'on gagnerait pas à apprendre à communiquer sur un plan émotionnel pour dégager un accès au rationnel ?
  13. 0 point
    Pour info, la partie "Histoire des idées/philo" est assez faible. La partie intéressante, c'est l'agrégation des données.
  14. 0 point
    À ton avis, qu'est-ce qui rend les insoumis et les frontistes visibles et présents partout, de l'assemblée à la rue en passant par la tévé et autres media ? Qui fait qu'ils sont les seuls que l'on entend couiner des inepties destructrices et annoncer la fin du monde à cause du libéralisme ?
  15. 0 point
    Et pourquoi donc sont-elles inaudibles ? Peut-être il faudrait que davantage de personnes motivées les soutiennent, apportent du sang neuf pour motiver, réveiller. Ça sert à quoi de faire en arrière boutique un énième programme libéral alors qu'il existe déjà ? http://www.partiliberaldemocrate.fr/ https://www.partilibertarien.fr/ Ici on passe son temps à cracher sur la politique, on adore détester la politique. Mais le candidat libéral, il va débouler comment ? Franchement, j'aurais votre âge, votre santé, vos convictions, je me bougerais le c... pour aller battre le pavé et tracter à fond, militer, me présenter à des élections locales, bref, faire de la politique.
  16. 0 point
    Parce que tu crois que les choses vont changer gentiment ? que la lumière va pénétrer dans les têtes des gouvernants et qu'ils vont un jour se calmer. Toutes les courbes montrent que le cancer étatique grossit sans débander.
  17. 0 point
    Sans parler de l'inénarrable : moins de taxes, rétablissons l'ISF !
  18. 0 point
    Réponse WTF niveau collège d'un député LREM (oui vous avez bien lu) au tweet de Trump : Classe.
  19. 0 point
  20. 0 point
  21. 0 point
    Ben du coup c'est pas du dessin animé, mais seuls ceux qui étaient déjà vieux à la fin du millénaire précédent pourront apprécier :
  22. 0 point
    Aucun. Et justement, contrairement à toi, je ne tire aucune conclusion hâtive. En revanche, on a, hormis les "images choquantes" de la vidéo, plusieurs récits de journalistes présents sur les lieux (presse régionale), de témoins et du préfet de police, qui permettent de mettre en perspective ces "images choquantes". Tous concordent. Tous concordent pour indiquer une montée de la violence entre le 4 et le 5 décembre, avec une police qui avait au départ pour consignes de ne surtout pas intervenir. Les dégâts sont énormes le 5. On comprend que le 6 le mode opératoire de la police est différent : les neutraliser assez vite par des interpellations pour éviter que les violences sur les biens et les personnes de la veille se répètent. Et comme les jeunes-violents-en-herbe pensaient pouvoir reproduire à l'identique les mêmes méfaits que les jours précédents, ils sont tombés dans un guet-apens tendu par les flics : "Les lycéens ont voulu bloquer l’entrée du lycée, situé au fond d’une impasse, mais ils ont vite fait demi-tour, car les policiers, qui étaient en planque tout autour, les attendaient, détaille un résident. Comme la veille, ils ont ensuite voulu les attirer vers le Val-Fourré, sauf que les forces de l’ordre étaient réparties des deux côtés de la rue. Du coup, ils se sont tous fait coincer derrière la Maison des associations-Agora, située en face du lycée Saint-Exupéry, là où les vidéos ont été tournées." Une fois interpellés, "leur évacuation vers les différents commissariats des Yvelines a pris plusieurs heures", du coup en attendant on comprend pourquoi ils sont placés dans cette situation "humiliante", les policiers étant en sous-nombre par rapport aux émeutiers. Une opération de maintien de l'ordre mené sans blessés, consécutive à deux journées d'extrêmes violences urbaines. Place aux enquêtes et à la justice... Elle est où la dictature ?
  23. 0 point
    C’est un problème uniquement quand c’est réservé aux hommes.
  24. 0 point
    Il est décidément très bien le Sarkozy fils... : It's not the government's job to ban the burqa
  25. 0 point
    Le problème, c'est la priorisation qui est parfaitement absurde. L'armée, la justice, l'équipement sont à l'os. Par contre, on va créer des structures ad hoc, on va créer des projets somptuaires pour rayonner ou pour la gloire, on va alourdir les obligations réglementaires (impliquant une fonction support de plus en plus présente). Où est la logique? La thune, tu la mets là où c'est nécessaire ; une fois le nécessaire assuré, tu t'occupes du reste. Accueillir les JO, par exemple, relève de la stupidité la plus crasse : putain, le réseau ferroviaire est vétuste, la Justice est parfois rendue dans des pré-fabriqués (et n'a plus de papier à partir de juin...), les soldats achètent leur propre matos faute de budget, l'espace public se détériore, tu as des prisons où tu n'as pas de sol en dur avec moult rats qui vont te titiller dans ta cellule, mais on va investir des milliards dans des projets grandioses à la con. Je ne pense pas qu'il faille être ultra-libéral pour considérer que le festif ne devrait pas relever du périmètre de l'Etat. Si tu fais des économies, c'est sur le divertissement et le festif en premier, pas sur les pompiers.
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