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xara

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  1. No Cohen-Dumouchel ni Geyres ne maitrisent leur sujet, et enchainent même quelques énormités sur le ton on ne peut plus sérieux de ceux qui sachent. Par dessus le marché, le dernier article commentant le débat les traite comme des gens sérieux représentatifs des supposés courants qu'ils défendent. N'importe quoi.
  2. En dehors du fait que c'est inintelligible h n'est pas un SMIC là. Pareto explore des régularités statistiques et évoque pour cela un revenu minimum constaté, indépendamment de son origine, pas une loi interdisant des contrats de travail en dessous d'un certain taux de salaire. Quant à parler d'optimalité, optimalité par rapport à quel objectif? Et en quoi le fait qu'un "SMIC" serait plus bas que la moyenne rend cette moyenne "optimale"? Ca n'a aucun sens. Que je sache, Hayek n'a jamais prétendu qu'un SMIC était un moyen d'assurer son revenu minimal. Là encore c'est la même confusion que ci-dessus.
  3. Ces deux scénarios sont keynésiens en ce qu'ils tiennent pour acquis que la dépense fait la croissance, et plus spécifiquement la dépense de consommation.
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Post_hoc_ergo_propter_hoc
  5. L'article est faible. Lancelot donne juste après ton post une définition 1000 fois plus solide et claire. Aussi, la citation est confuse. Un propriétaire qui "fait le droit", what the fuck? On doit pouvoir trouver de meilleures citations qu'une saillie de M. Geyres.
  6. A peu près tout le monde peut-être, mais pas tout le monde. Comme je l'ai déjà expliqué au début de ce fil, ce n'est "absurde" que si, par définition, on applique le terme qu'à des biens aliénables (aliénables dans le sens où dans les faits, on peut s'en séparer, contrairement à soi-même.) Mais si ce n'est pas le critère décisif, alors d'autres usages sont possibles. Le fait que l'expression "propriété de soi" ait été usitée depuis des siècles, par exemple par Locke -bien avant qu'il y ait des économistes donc, contrairement à ce que ta remarque dans un autre post suggère- devrait mettre la puce à l'oreille, à moins de soutenir l'hypothèse héroïque qu'aucun de ceux ayant utilisé cette expression n'ait réalisé qu'on "était soi". De même, le fait que Rothbard utilise ce terme, alors qu'il reconnait explicitement l'inaliénabilité de soi dans sa discussion sur l'esclavage devrait mettre la puce à l'autre oreille. Et les reconstructions de Rothbard et Hoppe révèlent bien pourquoi cet usage n'a rien d'absurde. Pour rappel, la rareté d'une chose finie est la condition indispensable à la possibilité de conflits quant à son usage (condition sans laquelle aucune interrogation sur des droits ne pourrait jamais survenir), si bien que des normes permettant d'éviter les clashs doivent forcément être des réponses à une question du type "qui est en droit de décider ce qu'on fait des ressources rares en question?". Ou, autrement dit, "qui est propriétaire de quoi?" Vu sous cet angle, "notre corps" ou "soi" n'est pas fondamentalement différents des biens aliénables. Comme tu le dis toi-même: Quelqu'un ne peut pas se séparer de soi, mais quelqu'un d'autre peut le forcer à travailler pour lui. Ou quelqu'un peut violer quelqu'un d'autre. Le corps de la personne (ou la personne elle-même) est bien là une ressource rare qui ne peut pas être allouée simultanément à 36 usages. Machin peut vouloir faire des trucs cochons à Machine alors que machine voudrait faire autre chose avec son cul. La question se pose donc de savoir qui est propriétaire du corps de Machine? Le critère décisif ici est la possibilité de conflit sur l'usage du bien et non qu'il soit aliénable au sens susmentionné. Partant, il n'y a rien d'absurde à parler de propriété de soi, de la même manière qu'on parle de propriété sur des biens aliénables. Dans les deux cas, il s'agit de répondre à la même question: qui est en droit de décider de ce qu'on en fait? D'où un même terme: propriété. Par ailleurs, même si on insistait pour une raison X ou Y que le terme de "propriété" devrait être réservé à des biens aliénables, ça ne changerait rien au fond du problème. On le décrirait simplement avec d'autres mots. On peut alors se demander si cette dispute consiste en autre chose qu'à enculer des mouches. D'une façon générale, il est simplement faux de dire que Rothbard fait table rase de la jurisprudence et de la littérature juridique. Il passe une grosse partie de son livre à la discuter justement (voir par exemple sa discussion de la théorie des contrats et la référence au droit romain justement). Sa reconstruction à la sauce rationaliste ne prétend jamais inventer la roue, mais consiste à reprendre, élaguer et systématiser ce qui a déjà été découvert par le passé. Sur les enfants, le passage cité isolément prête à malentendu. Evidemment, c'est plus subtile que ça, il suffit de lire les paragraphes précédents. Pour Rothbard, contrairement à ce que tu dis, on n'a pas à proprement parler de plein droit de propriété sur les enfants, on est plus précisément titulaire d'un droit de garde, terme qu'il utilise lui-même, vraisemblablement parce qu'il n'ignore pas les usages et la littérature. Et le "marché des enfants" dont il parle n'est pas un marché des enfants mais des droits de garde sur les enfants. Et la parenthèse sur la non-agression et le droit de fuir n'est pas une pirouette. C'est une allusion à la discussion précédente, qui, quelque défaut qu'on puisse lui trouver, est nettement plus subtile que ce que ta lecture totalement tronquée révèle. Et c'est via cette parenthèse justement que l'on évite l'absurdité d'avoir plusieurs propriétaires exclusifs de la même chose. Où l'on voit aussi, au passage, qu'il ne saurait être question de régression infinie dans sa théorie. Extraits avant le passage cité ci-dessus: Consentement à quoi? Comment pourrait on envisager une quelconque histoire de consentement sans référence préalable à quelque chose dont l'individu consentant ou non est propriétaire?
  7. 9 jours avant le jugement, le MLPS faisait ce communiqué triomphant (en substance, le même que d'habitude, mais avec une dose de grandiloquence et d'auto-satisfaction en plus à la fin): Evidemment, rien n'indique le contexte de la citation utilisée.
  8. A mon avis, Hazlitt avait dit l'essentiel sur le sujet en 1966: https://fee.org/articles/income-without-work/
  9. Euh... non Sauf dans des versions teen lib emo où de vagues platitudes tiennent lieu de principes.
  10. Caplan suggère que Rothbard & co ne sont pas au courant de ce que tout étudiant apprend en première année de microéconomie, que les fonctions d'utilité ne sauraient être prises au pied de la lettre, que la théorie standard parle bien d'utilité ordinale et que ce fait est clairement mis en avant lorsqu'on dit que les mêmes préférences peuvent être représentées avec des "transformations homothétiques" d'une même fonction. Ca devrait quand même sembler un peu gros. Tout économiste sait ça. La critique est qu'au fur et à mesure qu'on développe le système, des éléments ne peuvent avoir un sens que si finalement on fait bien comme si l'utilité était cardinale. Que pourrait bien vouloir dire sinon la condition d'optimalité selon laquelle le ratio des utilités marginales est égal au ratio des prix dans la théorie du consommateur? Pour que des divisions avec des utilités aient un sens, il faut que celles-ci soient des grandeurs en principe mesurables.
  11. Laisse moi éclairer ta lanterne: le sens de mon message est qu'avant de pontifier sur l'école autrichienne en général ou sur les "débiles" du Mises Institute, il faudrait savoir de quoi tu parles en t'instruisant avec des textes "longs". Par exemple, si tu avais lu sérieusement le premier article de Mises sur le calcul économique, ça t'aurait évité de passer complètement à côté de l'argument dans ta vidéo sur le sujet.
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