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[dévié]La Phrase De L'année?


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"Quand je vois des patrons qui on échoué et se servent des indemnités équivalent à quarante siècles de smic, le libéral que je suis proteste, parce qu'il n'accepte pas que ses idées soient travesties par des comportements inacceptables." Nicolas Sarkozy, le 2 septembre dans le Figaro Magazine.

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"Quand je vois des patrons qui on échoué et se servent des indemnités équivalent à quarante siècles de smic, le libéral que je suis proteste, parce qu'il n'accepte pas que ses idées soient travesties par des comportements inacceptables." Nicolas Sarkozy, le 2 septembre dans le Figaro Magazine.

Venant d'un homme politique, ça ne manque pas de sel.

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"Quand je vois des patrons qui on échoué et se servent des indemnités équivalent à quarante siècles de smic, le libéral que je suis proteste, parce qu'il n'accepte pas que ses idées soient travesties par des comportements inacceptables." Nicolas Sarkozy, le 2 septembre dans le Figaro Magazine.

Pour une information encore plus complète sur le grand libertarien, Nicolas Sarkozy

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C'est vrai que celle-ci est encore plus drôle:

"Le fait d'être libéral ne m'empêche pas de penser que l'économie libérale a besoin de régulation, de normes, de contraintes, comme le droit du travail, le salaire minimum, le droit syndical et les règles de représentation des salariés, le droit des consommateurs, le droit à la concurrence, pour être au service de l'homme et non pas l'inverse."

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Moi-même le fait d'être libertarien ne m'empêche pas de penser que l'état est aujourd'hui le meilleur garant de la protection des individus et de leurs droits inaliénables, que son intervention devient nécessaire pour la sauvegarde de l'intérêt national et le bien-être de la collectivité par la protection des acquis sociaux, des oeuvres artistiques et de leurs auteurs, le suventionnement massif de la culture et du tissu associatif, de nouveaux impôts plus justes et citoyens, un statut reconnu et une meilleure protection des minorités, une meilleure redistribution des richesses, la nationalisation en service public de toutes les activités d'intérêt général, le renforcement des effectifs de personnel enseignant et des moyens éducatifs, la préservation de notre système de sécurité sociale que tout le monde nous envie, pour que chacun soit au service de tous.

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Mouais, je vois que certains libéraux n'ont pas peur de hurler au loup avec les socialistes.

Un débat tourne de Sarkozy: prendra-t-il une pose sociale ou libérale lors des présidentielles? Cette phrase est un signe favorable, s'il penche du bon côté -le plus risqué aussi- je n'irai pas cracher dans la soupe.

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"Quand je vois des patrons qui on échoué et se servent des indemnités équivalent à quarante siècles de smic, le libéral que je suis proteste, parce qu'il n'accepte pas que ses idées soient travesties par des comportements inacceptables." Nicolas Sarkozy, le 2 septembre dans le Figaro Magazine.

Le pire, c'est que la problématique qu'il adresse existe VRAIMENT. A savoir que si l'on rapporte les montants versés aux big-PDGs lorsqu'ils se font lourder au résultat net de l'entreprise, on se rend compte que c'est d'abus dont il s'agit.

Le dernier exemple en date, Antoine Zacharias, avait réclamé des montants invraisemblables.

Ici l'on voit encore que poser le problème est l'étape clé. La question à se poser est : comment est-ce possible? Comment des propriétaires peuvent lourder quelqu'un en lui refilant 50 millions d'euros pour qu'il se casse? D'après ce que je sais, c'est simple : les instances qui votent et valident ces montants sont le conseil d'administration et le conseil de rémunération.

Or, en France, le système est le suivant : soit A une boite, et A1, A2, etc… les entreprises d'où viennent les administrateurs de A). le PDG de A a nommé les PDG de A1, etc.. au CA de sa boite, il suffir ensuite que A1, A2, etc… fasse de même et tout le monde se tient par la barbichette.

voir notammebnt http://www.bnpparibas.com/fr/nous-connaitr…inistration.asp

http://www.socgen.com/sg/socgen/pid/174/co…nodoctype/0.htm

Et dans ces listes, lorsque vous voyez quelquechose comme "administrateur de sociétés" comme profession de la personne, ou avocate, c'est souvent parce que le type en question est un ancien PDG lui-même (comme Antoine Jeancourt Galignani) ou commissaire européenn (comme Loyola de Palacio).

Ainsi, ce ne sont pas les fameux actionnaires qui tiennent les couilles des grosses boites françaises, mais une caste de personnes identifiées.

Et le Monde diplomatique avait publié un article sur le sujet, je ne suis pas parvenu à remettre la main dessus, je cite donc le chiffre de tête : 50 personnes détiennent près de 1300 (mille trois cent) mandats sociaux en France, dont certains plus de 60.

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Le pire, c'est que la problématique qu'il adresse existe VRAIMENT. A savoir que si l'on rapporte les montants versés aux big-PDGs lorsqu'ils se font lourder au résultat net de l'entreprise, on se rend compte que c'est d'abus dont il s'agit.

Le dernier exemple en date, Antoine Zacharias, avait réclamé des montants invraisemblables.

Ici l'on voit encore que poser le problème est l'étape clé. La question à se poser est : comment est-ce possible? Comment des propriétaires peuvent lourder quelqu'un en lui refilant 50 millions d'euros pour qu'il se casse? D'après ce que je sais, c'est simple : les instances qui votent et valident ces montants sont le conseil d'administration et le conseil de rémunération.

Or, en France, le système est le suivant : soit A une boite, et A1, A2, etc… les entreprises d'où viennent les administrateurs de A). le PDG de A a nommé les PDG de A1, etc.. au CA de sa boite, il suffir ensuite que A1, A2, etc… fasse de même et tout le monde se tient par la barbichette.

voir notammebnt http://www.bnpparibas.com/fr/nous-connaitr…inistration.asp

http://www.socgen.com/sg/socgen/pid/174/co…nodoctype/0.htm

Et dans ces listes, lorsque vous voyez quelquechose comme "administrateur de sociétés" comme profession de la personne, ou avocate, c'est souvent parce que le type en question est un ancien PDG lui-même (comme Antoine Jeancourt Galignani) ou commissaire européenn (comme Loyola de Palacio).

Ainsi, ce ne sont pas les fameux actionnaires qui tiennent les couilles des grosses boites françaises, mais une caste de personnes identifiées.

Et le Monde diplomatique avait publié un article sur le sujet, je ne suis pas parvenu à remettre la main dessus, je cite donc le chiffre de tête : 50 personnes détiennent près de 1300 (mille trois cent) mandats sociaux en France, dont certains plus de 60.

Certes, mais est-ce critiquable du point de vue libéral? L'Etat intervient-il quelque part pour entretenir / faciliter / mettre au pouvoir cette caste?

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Certes, mais est-ce critiquable du point de vue libéral? L'Etat intervient-il quelque part pour entretenir / faciliter / mettre au pouvoir cette caste?

D'une, je crois qu'il manque encore des éléments pour se prononcer.

Deux, je te répondrai que ma réponse dépend de ce que tu entends par "du point de vue libéral".

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J'avais entendu dire que les actionnaires se plaignaient des règles françaises qui les limitent dans le contrôle de la rémunération que s'attribuent les dirigeants.

Donc c'est surement que ces règles là sont critiquables d'un point de vue libéral.

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La critique du capitalisme français peut être une bonne chose, puisque c'est un capitalisme d'État, bref un capitalisme dévoyé.

Si un contrat libre est passé dans l'entreprise pour rémunérer le patron démissionnaire à des niveaux colossaux, cela ne nous regarde pas même si cela peut être un peu choquant moralement, je te l'accorde.

En revanche, comme le suggère younglib, si la raison en est la réglementation française qui est à l'origine de tels abus, alors là, c'est complètement autre chose.

Il me faudrait des sources documentées à ce sujet.

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Moi-même le fait d'être libertarien ne m'empêche pas de penser que l'état est aujourd'hui le meilleur garant de la protection des individus et de leurs droits inaliénables, que son intervention devient nécessaire pour la sauvegarde de l'intérêt national et le bien-être de la collectivité par la protection des acquis sociaux, des oeuvres artistiques et de leurs auteurs, le suventionnement massif de la culture et du tissu associatif, de nouveaux impôts plus justes et citoyens, un statut reconnu et une meilleure protection des minorités, une meilleure redistribution des richesses, la nationalisation en service public de toutes les activités d'intérêt général, le renforcement des effectifs de personnel enseignant et des moyens éducatifs, la préservation de notre système de sécurité sociale que tout le monde nous envie, pour que chacun soit au service de tous.

Bien tenté, mais il manquait le mot Festif pour faire un "Foutaise-2000 compte triple" ! Une place en demi-finale, tout de même :icon_up:

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Le pire, c'est que la problématique qu'il adresse existe VRAIMENT. A savoir que si l'on rapporte les montants versés aux big-PDGs lorsqu'ils se font lourder au résultat net de l'entreprise, on se rend compte que c'est d'abus dont il s'agit.

Le dernier exemple en date, Antoine Zacharias, avait réclamé des montants invraisemblables.

Ici l'on voit encore que poser le problème est l'étape clé. La question à se poser est : comment est-ce possible? Comment des propriétaires peuvent lourder quelqu'un en lui refilant 50 millions d'euros pour qu'il se casse? D'après ce que je sais, c'est simple : les instances qui votent et valident ces montants sont le conseil d'administration et le conseil de rémunération.

Or, en France, le système est le suivant : soit A une boite, et A1, A2, etc… les entreprises d'où viennent les administrateurs de A). le PDG de A a nommé les PDG de A1, etc.. au CA de sa boite, il suffir ensuite que A1, A2, etc… fasse de même et tout le monde se tient par la barbichette.

voir notammebnt http://www.bnpparibas.com/fr/nous-connaitr…inistration.asp

http://www.socgen.com/sg/socgen/pid/174/co…nodoctype/0.htm

Et dans ces listes, lorsque vous voyez quelquechose comme "administrateur de sociétés" comme profession de la personne, ou avocate, c'est souvent parce que le type en question est un ancien PDG lui-même (comme Antoine Jeancourt Galignani) ou commissaire européenn (comme Loyola de Palacio).

Ainsi, ce ne sont pas les fameux actionnaires qui tiennent les couilles des grosses boites françaises, mais une caste de personnes identifiées.

Et le Monde diplomatique avait publié un article sur le sujet, je ne suis pas parvenu à remettre la main dessus, je cite donc le chiffre de tête : 50 personnes détiennent près de 1300 (mille trois cent) mandats sociaux en France, dont certains plus de 60.

Tout ceci est juste, mais est-ce qu'on assiste pas au même phénomènes (indemnités énormes pour le départ des PDG) aux USA ?

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Deux, je te répondrai que ma réponse dépend de ce que tu entends par "du point de vue libéral".

Dans le cas présent: que l'Etat ne soit pas intervenu pour aboutir à cette situation, que ce soit le résultat de contrats librement passés entre individus.

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Tout ceci est juste, mais est-ce qu'on assiste pas au même phénomènes (indemnités énormes pour le départ des PDG) aux USA ?

Tout à fait, et je crois que c'est à peu près pour le même genre de raisons (collusions entre le big business et le big governement, et intra big business)

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C'est vrai que celle-ci est encore plus drôle:

"Le fait d'être libéral ne m'empêche pas de penser que l'économie libérale a besoin de régulation, de normes, de contraintes, comme le droit du travail, le salaire minimum, le droit syndical et les règles de représentation des salariés, le droit des consommateurs, le droit à la concurrence, pour être au service de l'homme et non pas l'inverse."

Et celle-ci alors

Si je dois préparer l'avenir, il faut que je le fasse dans un esprit de rassemblement.

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Et celle-ci alors

Si je dois préparer l'avenir, il faut que je le fasse dans un esprit de rassemblement.

J'adore ce "si" plein d'imagination.

"Si je dois préparer l'avenir, il faut que je le fasse dans un esprit de rassemblement. Mais comme là, j'ai envie d'une petite bière, je crois que je vais vous laisser dans le caca, et vous pourrez vous préparer de l'avenir en carton de douze sans moi. Bonsoir."

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Dans le cas présent: que l'Etat ne soit pas intervenu pour aboutir à cette situation, que ce soit le résultat de contrats librement passés entre individus.

Comment se fait-il, alors, que de plus en plus de boites voient lors d'AG des frondes d'actionnaires, et pas seulement de petits porteurs enragés? C'est pas la manifestation (d'un propriétaire) qu'il se sent floué? Et donc qu'en déduis-tu sur la légitimité de ces versements?

En clair : ta mission si tu l'acceptes, sera de chercher des élément tangibles qui visent à expliquer pourquoi et comment de tels contrats existent, et si ils sont librement signés entre le propriétaire et le dirigeant.

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En clair : ta mission si tu l'acceptes, sera de chercher des élément tangibles qui visent à expliquer pourquoi et comment de tels contrats existent, et si ils sont librement signés entre le propriétaire et le dirigeant.

Euh, c'est bien ça ma question… et je n'ai pas d'a priori sur la réponse.

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En clair : ta mission si tu l'acceptes, sera de chercher des élément tangibles qui visent à expliquer pourquoi et comment de tels contrats existent, et si ils sont librement signés entre le propriétaire et le dirigeant.

A mon avis, ce qui est bizarre autant qu'étrange, ce n'est pas tant le fait qu'il puisse exister à un instant t une situation de ce type, que le fait qu'elle perdure sachant qu'elle mécontente les propriétaires.

Selon toute logique, les entreprises qui privilégient l'intérêt des managers à l'intérêt des actionnaires devraient avoir plus de difficulté à lever des fonds que celles qui privilégient les intérêts des actionnaires.

Il n'y a pas quinze milles possibilités :

- soit les actionnaires sont des crétins qui se laissent tondre sans réagir

- soit il y a pénurie de managers compétents et du coup on est obligé de tout leur laisser passer pour les avoir

- soit il est impossible pour une entreprise de réussir si elle ne joue pas le jeux des grands patrons français.

Je penche pour la troisième solution, la question est maintenant : comment ces gars s'y prennent-il étrangler toute concurrence qui n'accepte pas ses règles du jeu. Le milieu des patrons français est une sorte de cartel, or me semble qu'il n'y a quasiment jamais eu de cartel qui tienne la route sans béquille légale …

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Le pire, c'est que la problématique qu'il adresse existe VRAIMENT. A savoir que si l'on rapporte les montants versés aux big-PDGs lorsqu'ils se font lourder au résultat net de l'entreprise, on se rend compte que c'est d'abus dont il s'agit.

Le dernier exemple en date, Antoine Zacharias, avait réclamé des montants invraisemblables.

Ici l'on voit encore que poser le problème est l'étape clé. La question à se poser est : comment est-ce possible? Comment des propriétaires peuvent lourder quelqu'un en lui refilant 50 millions d'euros pour qu'il se casse? D'après ce que je sais, c'est simple : les instances qui votent et valident ces montants sont le conseil d'administration et le conseil de rémunération.

Or, en France, le système est le suivant : soit A une boite, et A1, A2, etc… les entreprises d'où viennent les administrateurs de A). le PDG de A a nommé les PDG de A1, etc.. au CA de sa boite, il suffir ensuite que A1, A2, etc… fasse de même et tout le monde se tient par la barbichette.

Ce sont les propriétaires qui nomment les administrateurs. Donc il n'y a aucun problème.

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Il serait bon que les français comprennent que ces super-rémunérations ne sont pas supportées par les salariés (ni par les actionnaires) mais par les consommateurs et que ces super-privilèges n'excusent donc pas les petits.

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Les grosses indemnites de depart en cas de faute ne lesent que les actionnaires et personne d'autre. Soit les actionnaires sont copains du PDG et ils se font des cadeaux entre eux - c'est leur probleme. Soit les actionnaires ne sont pas copains du PDG et ils vont attribuer une valeur plus faible a l'action en voyant que ce genre de scenario est possible. La prime de depart monstrueuse est donc deja dans le cours. L'action est moins chere mais l'actionnaire prend volontairement le risque que le reseaux de copains se sucre. Je ne vois pas de probleme, y compris d'un point de vue moral. Parler de 40 siecles de smic, plutot que de 48000000 n'est pas innocent, Sarkozy sais que subconsciemment ou consciemment les gens vont penser que cette somme est prise aux travailleurs, c'est particulierement pernicieux et lache comme tactique. Il va finir comme Chirac par renvoyer dos a dos liberalisme et communisme.

Il est toujours bon de le rappeler, tous les parachutes dores ne sont pas criticables. En particulier c'est une mesure qui permet a un PDG d'etre neutre a l'idee d'etre acquis par une societe et ainsi d'assurer l'interet des actionnaires sans trop tenir a son poste.

"Tu vois je suis liberal… mais quand meme l'intervention du gouvernement dans l'economie c'est necessaire."

Florent Brunel.

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Ce sont les propriétaires qui nomment les administrateurs. Donc il n'y a aucun problème.

Si.

Il serait bon que les français comprennent que ces super-rémunérations ne sont pas supportées par les salariés (ni par les actionnaires) mais par les consommateurs et que ces super-privilèges n'excusent donc pas les petits.

Tout comme l'impot sur les sociétés, les gloden parachutes sont supportés, à des degrés divers, par toutes les parties prenantes (stakeholders) ou plutôt il est difficile de dire qui le supporte le plus et si quelqu'un le supporte plus que d'autres (voire l'arbitraire fiscal de pascal salin).

Parler de 40 siecles de smic, plutot que de 48000000 n'est pas innocent, Sarkozy sais que subconsciemment ou consciemment les gens vont penser que cette somme est prise aux travailleurs, c'est particulierement pernicieux et lache comme tactique. Il va finir comme Chirac par renvoyer dos a dos liberalisme et communisme.

Justement, cela ne relève pas du tout du libéralisme ce genre de comportements.

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Chez Carrefour, la prime de départ du PDG fut de 36 millions d'Euros (9 millions cash et 29 millions dans les années qui viennent en complément de pension)

Le CA annuel de Carrefour, c'est environ 93 milliards d'Euros.

En admettant même que toute la prime de départ soit versée sur une seule année, ca représente seulement 0.03 % du CA.

Probablement pas de quoi affecter le cours boursier.

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