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il y a une heure, Rincevent a dit :

"On doit tous inculquer à nos gosses de pas faire de gosses, par exemple."

 

Je passe sur le côté "je t'interdis de fumer, petit garnement" prononcé la clope au bec. Non, ce qui m'intéresse, c'est qu'est-ce qui les empêche de passer à l'étape supérieure, à "il faut aller jusqu'à avorter nos enfants de leur vivant, les générations futures nous en remercieront" ?

 

Ou de s'auto-avorter post-natalement (certains commentaires m'ont fait perdre foi en l'humanité)...

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Ben sur leur +7 degrés ils ont expliqué la méthodo: on modélise des trucs, on pose des conditions initiales puis on lance un calcul sur un gros zordi pour voir le résultat.

 

Si le paramétrage est bon (ahem) on peut s'attendre au résultat obtenu, modulo la sensibilité aux conditions initiales.

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il y a 4 minutes, Mathieu_D a dit :

Si le paramétrage est bon (ahem)

... et que le modèle est bon (re-ahem).

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Maintenant c'est à la vie et à la mort pour quelques raisons. Par exemple

 

1/ Le monde s'en fiche plutôt en dehors de l'occident. Les centrales au charbon poussent comme des champignons, la conso de pétrole et de gaz augmente toujours fort. Le citoyen occidental pourrait finir par se rendre compte que toute la douleur est juste pour lui et que le Russe, l'Indien, l'Arabe, le Chinois, l'Africain, etc., rigolent bien.

 

2/ si jamais Trump est réélu, les USA quitteront cette ânerie pour de bon

 

3/ Un des héros de cette affaire, Mann, est tout de même dans de sacrés beaux draps et même les sicentifques s'en rendent forcément compte https://principia-scientific.org/michael-hockey-stick-mann-doubling-down-after-court-defeat/

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Citation

Qui est capable en 1939 de prévoir avec précision les évolutions technologiques, économiques, énergétiques, démographiques, sociétales et géopolitiques des 80 prochaines années et, à partir de là, de prévoir les conséquences sur l'environnement, puis de préconiser des mesures coercitives étatiques pour éviter que ces prétendues prévisions se réalisent ?

 

Certes, mais on pourrait aussi se dire que le rapport Meadows date des années 70, donc quasiment d'il y a 50 ans maintenant. Alors il s'est sans doute planté sur nos ressources disponibles en pétrole, beaucoup plus importante que prévu, mais notre économie reste complètement dépendante de ces ressources fossiles et aucune technologie n'est réellement capable actuellement de les remplacer. Je suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit, mais Jancovici a bien détaillé ce que les énergies fossiles nous ont permis d'accomplir.

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En univers complexe, la modélisation sert à comprendre et expliquer ce qui s'est passé, pas à prévoir et prescrire, et surtout pas à faire des prédictions de marc de café de très long terme en vue de planifier des allocations de ressources.

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2 hours ago, Pegase said:

 

Certes, mais on pourrait aussi se dire que le rapport Meadows date des années 70, donc quasiment d'il y a 50 ans maintenant. Alors il s'est sans doute planté sur nos ressources disponibles en pétrole, beaucoup plus importante que prévu, mais notre économie reste complètement dépendante de ces ressources fossiles et aucune technologie n'est réellement capable actuellement de les remplacer. Je suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit, mais Jancovici a bien détaillé ce que les énergies fossiles nous ont permis d'accomplir.

Il s'est planté sur le fond mais il faut l'écouter c'est très important.

C'est comme Malthus, bon au fond il avait raison hein, il s'est juste planté sur la capacité de l'humain a s'adapter et inventer. On devrait toujours suivre le rapport Malthus.

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Citation

il s'est juste planté sur la capacité de l'humain a s'adapter et inventer.

 

Je crois absolument dans les capacités de l'Homme à inventer et progresser. Mais en l'état, je ne vois pas trop dans quel domaine des progrès pourraient être accomplis pour nous permettre de remplacer les énergies fossiles. Quand dans les années 70 on a commencé à parler de réchauffement climatique, le discours se voulait rassurant. Avec le nucléaire, plus de problème. Mais le nucléaire ne s'est pas imposé partout et ne règle pas certaine question. Difficile de faire voler les avions sans énergie fossile par exemple.

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On 9/14/2019 at 2:22 PM, cedric.org said:

https://m.theepochtimes.com/in-unprecedented-move-head-of-key-meteorological-organization-slams-climate-extremists_3076409.html

 

C'est vrai cette histoire ? Ça me paraît tellement gros que personne ne reprenne ça que je doute... Si c'est le cas, il faut le matraquer partout.

 

Seconde pensée : mais n'est-ce pas un magnifique effet de porte-dans-la-figure ?

 

https://public.wmo.int/en/media/news/statement-wmo-secretary-general-petteri-taalas?fbclid=IwAR0Q_f81oxXXUlKArJNRGUrdTR7BqjEa7Ua0c65-19ahIZ2VMWILuimAzWg

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14 hours ago, Largo Winch said:

 

Sans dec... faire des prévisions d'évolution de températures à un horizon de 80 ans... 80 ans !!

Petit exercice de pensée : projetons nous 80 ans en arrière. Nous sommes juste au début de la 2nde GM. Qui est capable en 1939 de prévoir avec précision les évolutions technologiques, économiques, énergétiques, démographiques, sociétales et géopolitiques des 80 prochaines années et, à partir de là, de prévoir les conséquences sur l'environnement,

 

C'est justement le principe de ces modèles, de calculer les résultats probables pour plusieurs scénarios socio-économiques possibles, et sans présupposer lequel se réalisera.

Le scénario qui mène à 7°C n'est que l'un deux, c'est celui qui est repris par tous les médias car c'est le plus spectaculaire, et c'est aussi sur lequel vous vous focalisez pour les mêmes raisons, mais le travail de ces chercheurs présente également des scénarios qui mènent à +2°C. C'est justement parce qu'ils ne prétendent pas prédire ce que seront les évolutions technologiques, économiques, énergétiques, démographiques, sociétales et géopolitiques des 80 prochaines années, que sont présentés différents scénarios et non un seul.

Par ailleurs, pouvez-vous nous expliquer en quoi les capacités de modélisation de 1939 sont comparables à celles dont nous disposons aujourd'hui, pour que vous en déduisiez que nous ne puissions faire aujourd'hui ce que nous ne pouvions faire à l'époque ? Je peux témoigner que nous n'avions alors, pour résumer, que des craies et des tableaux noirs.

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18 hours ago, Rincevent said:

Tu penses que l'éventuel impact environnemental d'un composant logiciel est une question suffisamment prioritaire pour justifier de ne pas remettre un diplôme à un étudiant en informatique ? <_<

 

Je pense qu'on ne connaît ni le composant logiciel en question, ni les consignes qui avaient été remises à l'étudiant, donc que cette anecdote n'a absolument aucun intérêt.

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5 hours ago, Nick de Cusa said:

Maintenant c'est à la vie et à la mort pour quelques raisons. Par exemple

 

1/ Le monde s'en fiche plutôt en dehors de l'occident. Les centrales au charbon poussent comme des champignons, la conso de pétrole et de gaz augmente toujours fort. Le citoyen occidental pourrait finir par se rendre compte que toute la douleur est juste pour lui et que le Russe, l'Indien, l'Arabe, le Chinois, l'Africain, etc., rigolent bien.

 

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/09/18/les-indiens-plus-inquiets-que-les-norvegiens-face-au-dereglement-climatique_1751879
"D'après une enquête YouGov, Chinois et Indiens sont plus conscients du rôle des activités humaines dans le changement climatique et plus préoccupés de ses conséquences que les Scandinaves. Les Etats-Unis restent de loin le pays le plus climatosceptique."
 

"La crainte suscitée par le dérèglement climatique est loin d’être une préoccupation de pays riches. D’après une étude menée par YouGov sur 30000 personnes dans 28 pays, les Moyen-Orientaux et surtout les Asiatiques sont moins climatosceptiques et plus préoccupés par les changements environnementaux que les Occidentaux. Les Indiens sont ainsi les plus nombreux à penser que l’humanité est la principale responsable du changement climatique (71%), loin devant les Norvégiens (seulement 35%, et 48% pour qui ce n’est qu’un facteur parmi d’autres). Même les pays pétroliers du Golfe persique s’avèrent particulièrement conscients du rôle des activités humaines dans le dérèglement climatique : 52% des Qataris ou des Emiratis interrogés estiment que l’humanité est responsable des bouleversements écologiques, plus qu’en France ou en Allemagne.

Les pays asiatiques et moyen-orientaux sont également plus préoccupés par le dérèglement climatique que les pays occidentaux. «Il existe une division Est-Ouest, note l’étude. Les populations en Asie et au Moyen-Orient pensent davantage que le changement climatique aura un grand impact sur leur vie.» Plus de 70% des sondés aux Philippines, au Vietnam et en Inde estiment que leur vie sera modifiée de façon importante. A nouveau, ce sont les pays nordiques qui sont les moins inquiets : seuls 10 à 14% des personnes interrogées s’attendent à de grands bouleversements, et moins de la moitié pensent que leur vie sera affectée."

 

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5 hours ago, Pegase said:

 

Certes, mais on pourrait aussi se dire que le rapport Meadows date des années 70, donc quasiment d'il y a 50 ans maintenant. Alors il s'est sans doute planté sur nos ressources disponibles en pétrole, 

 

Planté sur nos ressources en pétrole dans quel scénario précisément ? L'un des scénarios prend en paramètre les ressources ultimes connues en 1970, quatre autres prennent en paramètre des ressources énergétiques non-renouvelables quasiment illimitées, sans présupposer lequel de ces scénarios adviendra - donc pouvez-vous nous préciser quel scénario s'est "planté" et pourquoi ne considérer que ce scénario ?

 

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Quelqu'un pourrait-il achever les souffrances de @poc ?

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4 minutes ago, Lancelot said:

Quelqu'un pourrait-il achever les souffrances de @poc ?

 

Je suis plutôt en forme pour mon âge, merci !

Et rechercher si vos affirmations sont fondées ou non me maintient l'esprit en forme, je vous remercie de me donner de la matière.

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il y a 33 minutes, poc a dit :

 

C'est justement le principe de ces modèles, de calculer les résultats probables pour plusieurs scénarios socio-économiques possibles, et sans présupposer lequel se réalisera.

Le scénario qui mène à 7°C n'est que l'un deux, c'est celui qui est repris par tous les médias car c'est le plus spectaculaire, et c'est aussi sur lequel vous vous focalisez pour les mêmes raisons, mais le travail de ces chercheurs présente également des scénarios qui mènent à +2°C. C'est justement parce qu'ils ne prétendent pas prédire ce que seront les évolutions technologiques, économiques, énergétiques, démographiques, sociétales et géopolitiques des 80 prochaines années, que sont présentés différents scénarios et non un seul.

Par ailleurs, pouvez-vous nous expliquer en quoi les capacités de modélisation de 1939 sont comparables à celles dont nous disposons aujourd'hui, pour que vous en déduisiez que nous ne puissions faire aujourd'hui ce que nous ne pouvions faire à l'époque ? Je peux témoigner que nous n'avions alors, pour résumer, que des craies et des tableaux noirs.

 

Le fait que l'on soit passé de la craie et des tableaux noirs à des ordinateurs ne change rien au problème soulevé par @Largo Winch : la modélisation du comportement d'un bidule quelconque dans une situation donnée (voiture qui se crashe, incendie dans un entrepôt, etc.) ne nécessite de connaître qu'un nombre limité de paramètres (pour lesquels il est possible, dans le cas où ces paramètres sont inconnus, de faire un certain nombre d'hypothèses conservatives) et ne se passe que sur une période limitée. Nous pouvons donc généralement nous attendre à ce que le résultat obtenu lors de la modélisation soit proche de ce qui se passerait dans la réalité, dans le cas où la situation modélisée se produirait.

Cependant, même dans ce cas, avec des données d'entrée, des paramètres en nombre réduit, où l'on étudie un phénomène sur une durée limitée, il faut s'attendre à ce que les résultats obtenus présentent des différences avec la réalité pour les raisons suivants : données d'entrée trop conservatives, paramètres permettant la convergence des calculs mal choisis (avec un cumul d'erreurs trop important à chaque pas de temps de calcul, etc.), oubli de certaines hypothèses ou de certains phénomènes, découplage fort de l'influence entre deux phénomènes, etc.

 

Alors que dire d'une modélisation qui se passe sur 80 ans, avec un nombre de paramètres énorme (on n'étudie plus un quelconque objet mais la planète entière), dont certains sont incontrôlables/non mesurables (comme le comportement des individus, les évolutions technologiques, etc. Je passe sur la mauvaise compréhension que l'on peut avoir de certains phénomènes naturels) (quand je modélise mon entrepôt ou ma voiture, je n'ai pas ce genre de détails à prendre en compte) ? 

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4 minutes ago, poc said:

Je suis plutôt en forme pour mon âge, merci !

Et rechercher si vos affirmations sont fondées ou non me maintient l'esprit en forme, je vous remercie de me donner de la matière.

J'ai défini une série de modèles nommés "doigt mouillé 1" à "doigt mouillé 23" qui prédisent respectivement un changement de température de -11 à 11 degrés dans les 100 ans qui viennent. J'affirme qu'un de ces modèles au moins sera proche de la vérité. Donnez-moi mon prix Nobel.

 

PaulCooper.jpg

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15 minutes ago, Lancelot said:

J'ai défini une série de modèles nommés "doigt mouillé 1" à "doigt mouillé 23" qui prédisent respectivement un changement de température de -11 à 11 degrés dans les 100 ans qui viennent. J'affirme qu'un de ces modèles au moins sera proche de la vérité. Donnez-moi mon prix Nobel.

 

PaulCooper.jpg

 

Votre répartie potache amuse visiblement vos petits camarades, tant mieux !

Mais il y a une nuance importante que vous n'avez pas saisie, et qui du coup fait tomber votre petite blague à plat.

Il ne s'agit pas de 23 modèles, mais d'un seul dans lequel on injecte plusieurs jeux d'hypothèses d'évolution socio-économique, et que l'on valide en vérifiant si ce modèle est capable de reconstituer les évolutions passées (pour lesquelles on n'a, pour le coup, pas besoin de formuler des hypothèses puisque les données socio-économiques sont connues). Aucun "doigt mouillé", simplement la prise en compte de processus et d'échelles de plus en plus fins d'une génération de modèles à l'autre.

Et effectivement, que les résultats dépendent des paramètres socio-économiques futurs injectés dans le modèle n'a rien de surprenant.

Et ce modèle, si on lui fournissait des donnés indiquant que l'homme s'apprête à retirer de l'atmosphère la majorité du CO2 qu'elle contient, pourrait en effet conclure à un refroidissement de 11°C, pourquoi pas. Les chercheurs n'ont pas mentionné ce scénario car il est peu probable qu'il se réalise (En tous cas aujourd'hui nous n'avons pas la technologie pour cela, et si nous l'avions enlever tout le carbone de l'atmosphère aurait peu d'intérêt donc cette politique a peu de chances d'être retenue).

Plus exactement dans le cas qui nous concerne, il s'agit non pas d'un mais de deux modèles qui donnent des résultats très proches à hypothèses égales.

Voyez la conférence de presse des chercheurs concernés, accessible sur le site du CEA par exemple, c'est beaucoup plus clair que les articles que l'on trouve dans la presse.

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35 minutes ago, Ultimex said:

[...]

Alors que dire d'une modélisation qui se passe sur 80 ans, avec un nombre de paramètres énorme (on n'étudie plus un quelconque objet mais la planète entière), dont certains sont incontrôlables/non mesurables (comme le comportement des individus, les évolutions technologiques, etc. Je passe sur la mauvaise compréhension que l'on peut avoir de certains phénomènes naturels) (quand je modélise mon entrepôt ou ma voiture, je n'ai pas ce genre de détails à prendre en compte) ? 

 

C'est tout l'objet de la conception de modèles de plus en plus fins (en termes de tailles de mailles) au fil des générations, et prenant en compte de plus en plus de processus et de boucles de rétroaction. C'est donc bien lié à l'évolution des capacités de calcul.

C'est également l'objet de la validation de ces modèles par la reconstitution (ou non) des climats passés en partant de l'état de l'atmosphère à un instant T du passé.

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Moi aussi j'ai des super modèles qui modélisent la température moyenne de Paris. J'ai baptisé le premier "(sin(floor(x*2)+0.5))/6*(cos(floor(x/3)+0.1)+1.5)^{0.1}+(exp((x-2000)/100)-1)*15.5+12", vous pouvez aussi l'appeler "Fin Du Monde", en rouge sur le graphique.

J'ai un autre modèle alternatif "(sin(floor(x*2)+0.5))/6*(cos(floor(x/3)+0.1)+1.5)^{0.1}+(exp((x-2000)/100)-1)*-2.5+12" a.k.a. "Douce Décroissance" en bleu sur le graphique.

 

On voit bien que si on continue le capitalisme on fonce tout droit dans le mur. Après je ne fait qu'observer la réalité je ne juge pas

FinDuMondeEtDouceDecroissance.png

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37 minutes ago, poc said:

Votre répartie potache amuse visiblement vos petits camarades, tant mieux !

Je n'ai que peu de mérite, les vrais comiques ce sont les réchauffistes.

 

Quote

Mais il y a une nuance importante que vous n'avez pas saisie, et qui du coup fait tomber votre petite blague à plat.

Il ne s'agit pas de 23 modèles, mais d'un seul dans lequel on injecte plusieurs jeux d'hypothèses d'évolution socio-économique, et que l'on valide en vérifiant si ce modèle est capable de reconstituer les évolutions passées (pour lesquelles on n'a, pour le coup, pas besoin de formuler des hypothèses puisque les données socio-économiques sont connues). Aucun "doigt mouillé", simplement la prise en compte de processus et d'échelles de plus en plus fins d'une génération de modèles à l'autre.

Le fait d'introduire le doigt mouillé (des jeux hypothèses d'évolution socio-économiques, rien que ça... et au passage ça veut dire que tout le modèle physique est considéré comme acquis et résolu lol ?) comme un random effect ne change rien au fait que ça reste un doigt mouillé.

not-impressed-cat_o_7086353.jpg

 

 

Edit. Pour illustrer mon propos, disons qu'à la base je proposais deux modèles comme @ttoinou :

Fin Du Monde : (sin(floor(x*2)+0.5))/6*(cos(floor(x/3)+0.1)+1.5)^{0.1}+(exp((x-2000)/100)-1)*15.5+12
Douce Décroissance : (sin(floor(x*2)+0.5))/6*(cos(floor(x/3)+0.1)+1.5)^{0.1}+(exp((x-2000)/100)-1)*-2.5+12

 

Et là @poc me dit "mais non c'est ridicule, ce n'est pas du tout comme ça que ça marche, il n'y a qu'un seul modèle : (sin(floor(x*2)+0.5))/6*(cos(floor(x/3)+0.1)+1.5)^{0.1}+(exp((x-2000)/100)-1)*HSE+12

Où HSE est déterminé par un jeu d'hypothèses socio-économiques. Voyez-vous par exemple on a un jeu d'hypothèses qu'on pourrait appeler "Fin Du Monde" qui aboutit à HSE  = 15.5, et un autre jeu d'hypothèses "Douce Décroissance" qui aboutit à HSE = -2.5. Complètement différent.

 

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5 hours ago, Largo Winch said:

En univers complexe, la modélisation sert à comprendre et expliquer ce qui s'est passé, pas à prévoir et prescrire, et surtout pas à faire des prédictions de marc de café de très long terme en vue de planifier des allocations de ressources.

La prescription est orthogonale à la modélisation. L'équipe qui modélise doit bien projeter son modèle dans le futur, c'est bien à ça que sert un modèle.

 

Les astrophysiciens se livrent au même exercice sur l'évolution de l'univers.

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2 hours ago, poc said:

Par ailleurs, pouvez-vous nous expliquer en quoi les capacités de modélisation de 1939 sont comparables à celles dont nous disposons aujourd'hui, pour que vous en déduisiez que nous ne puissions faire aujourd'hui ce que nous ne pouvions faire à l'époque ? Je peux témoigner que nous n'avions alors, pour résumer, que des craies et des tableaux noirs.

 

Vous confondez capacité de traitement de l'information et qualité de modélisation.

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14 minutes ago, Mathieu_D said:

Les astrophysiciens se livrent au même exercice sur l'évolution de l'univers.

 

Du coup, je comprends mieux pourquoi l'astrophysicien au long cheveux (Aurélien Barreau) s'imagine qu'il suffit de décréter une dictature mondiale pour résoudre le "problème" du réchauffement climatique.

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Le 14/09/2019 à 15:23, Nathalie MP a dit :


C'est peut-être seulement un clou dans l'alarmisme débile qui pourrait finir par prêter à rire au nom de la protection de la théorie "Gieciste" ou "pondérée" du réchauffement ?

Jean Jouzel, par exemple, s'inquiète fort des déclarations complètement foldingues d'une Fred Vargas :

 

Se dessine quand même un cas Vargas qui devient problématique car ses outrances verbales et chiffrées risquent de prêter à la moquerie plutôt que renforcer utilement la prise de conscience du public. Selon Jean Jouzel interrogé par Le Point :
« Elle semble s’appuyer sur le rapport du GIEC, mais ce qu’elle dit ne correspond pas à la réalité du rapport. » En « alourdissant constamment le propos », elle risque de nuire à la mission d’alerte de l’opinion.

 

 

Et à mon avis, ce n'est qu'un début.

 

C'est le sempiternel dilemme de l'alarmisme en sciences : lequel des scénarios faut-il communiquer si l'on souhaite attirer l'attention du public (+ les médias, + les politiques, etc.) ? Un exemple classique avec la tempête :

- si on classe seulement 3 départements en alerte rouge, on va considérer cet événement comme minime... et si la tempête touche plus de monde, il faudra en assumer les responsabilités et le retentissement médiatique sera très important (+ de dégâts chez des gens - préparés, etc.).

- si on classe 12 départements en alerte rouge, les gens vont drôlement s'inquiéter, on va en parler dans tous les journaux... et si le phénomène est finalement peu puissant, il faudra assumer la perte de crédibilité future (amplifiée par la couverture médiatique initiale).

 

C'est symptomatique concernant le réchauffement climatique : une fois la machine médiatique / politique lancée, il lui faut de quoi l'alimenter continuellement ! Le sujet est une manne d'infos croustillantes, avec un story-telling qui fonctionne bien (combo écologie + apocalypse déjà présent au cinéma, etc.) et le débit peut être maintenue facilement avec les dernières mesures, les derniers fait-divers, les dernières prises de position, etc. Et comme souvent, ça a totalement échappé au contrôle des scientifiques ! On oublie le fond du débat scientifique, qu'on réserve aux experts cachés dans les labos et les universités (= qui est trop difficile à vendre), et on se contente du communiqué de presse et de la petite phrase qui sonne bien ou du chiffre qui claque.

 

L'autre piège, c'est celui de la discorde. Il faut montrer que tout le monde est sur la même ligne, autrement on met en péril la crédibilité globale de son discours. Les débats et les incertitudes doivent rester en interne pour ne pas attirer l'attention au détriment des éléments jugés plus importants, l'essence du message. D'autant qu'on sait pertinemment que ces questions seront toujours retournées comme des contre-arguments : si on ne parvient pas à contredire un raisonnement avec de nouveaux faits, il faut s'attaquer à la fiabilité de la thèse*. Résultat, on se garde de trop communiquer sur les incertitudes, mais on évite aussi d'approfondir le discours scientifique au risque d'atteindre un niveau de complexité trop important, où l'on ne retiendra que certains points (ceux qui nous arrangent). C'est ce qui se passe lorsqu'on fait du cherry-picking, dans un sens ou dans l'autre, pour prouver que rien n'est joué... alors que c'est justement le fonctionnement de la science-qui-est-en-train-de-se-faire !

 

Maintenant, il va falloir essayer de retrouver un discours modéré et écarter les éléments trop extrêmes (qu'adorent pourtant relayer les médias et les politiques)... sans trop prêter le flanc aux critiques déjà présentes. Quel % d'échec ?

 

* La théorie de l'évolution : "mais vous n'arrivez pas à expliquer cela ? Donc ce n'est qu'une hypothèse, si vous ne comprenez pas tout, vous pouvez vous tromper sur toute la longueur..." ou bien "sur votre schéma, on descend du singe... mais pourquoi il reste encore des singes aujourd'hui alors ?"

 

Il y a 17 heures, Mathieu_D a dit :

On va tous mourir :

 

 

 

Dans le même registre du discours alarmiste qui a totalement échappé au contrôle des scientifiques... Ce genre de réflexion sur la fin du monde, blablabla, tous les gens que je connais en sont dépités et enchainent les facepalm. Du milieu associatif au milieu scientifique d'ailleurs. Tu ne peux pas construire un discours qui appelle au changement si on te réponds que de toute manière c'est trop tard et que dans 10 ans ça ne vaudra plus rien, alors perdu pour perdu... Une grosse erreur de communication au départ qui sent l'énorme retour de flamme à l'arrivée ! Même le coup du scénario "optimiste", avec son lot de préconisations et de mesures salvatrices, ne fonctionne plus. On s'imagine avoir le contrôle sur un tas de choses mais de l'autre côté, on constate chaque jour l'échec des politiciens et de leurs promesses en l'air. La rengaine du constructivisme finit par s’essouffler (et les français continuent de rêver au messie, cf je ne sais plus quel sondage).

 

Il y a 16 heures, Largo Winch a dit :

 

Sans dec... faire des prévisions d'évolution de températures à un horizon de 80 ans... 80 ans !!

Petit exercice de pensée : projetons nous 80 ans en arrière. Nous sommes juste au début de la 2nde GM. Qui est capable en 1939 de prévoir avec précision les évolutions technologiques, économiques, énergétiques, démographiques, sociétales et géopolitiques des 80 prochaines années et, à partir de là, de prévoir les conséquences sur l'environnement, puis de préconiser des mesures coercitives étatiques pour éviter que ces prétendues prévisions se réalisent ?... Pour une grande partie de ces évolutions, il était tout bonnement impossible de les prévoir car elles étaient inimaginables à cette époque.

 

Franchement, c'est une discipline scientifique sérieuse la climatologie ?

 

Et dire que pendant des années, j'ai subi les railleries de collègues de sciences dures m'expliquant que mon domaine, les sciences sociales, n'est pas vraiment scientifique, n'est pas sérieux, etc.

Aujourd'hui, je constate que ceux qui racontent absolument n'importe quoi, confondant science et futurologie, ce sont surtout des gens des sciences dures.

 

On fait bien des projections sur des 10 de millions d'années pour connaitre l'évolution de la surface terrestre, alors pourquoi pas (avec de belles incertitudes, des mécanismes qu'on ne comprend pas totalement, etc.). :D

Après, c'est l'intérêt des modèles que tu construits sur les données passées : on se dit que demain, on prévoira mieux J+1.

 

il y a 39 minutes, Largo Winch a dit :

 

Vous confondez capacité de traitement de l'information et qualité de modélisation.

 

D'autant que si la capacité peut restreindre la qualité, ça ne signifie pas qu'une meilleure capacité entraine automatiquement une meilleure qualité.

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3 hours ago, ttoinou said:

Moi aussi j'ai des super modèles qui modélisent la température moyenne de Paris. J'ai baptisé le premier "(sin(floor(x*2)+0.5))/6*(cos(floor(x/3)+0.1)+1.5)^{0.1}+(exp((x-2000)/100)-1)*15.5+12", vous pouvez aussi l'appeler "Fin Du Monde", en rouge sur le graphique.

J'ai un autre modèle alternatif "(sin(floor(x*2)+0.5))/6*(cos(floor(x/3)+0.1)+1.5)^{0.1}+(exp((x-2000)/100)-1)*-2.5+12" a.k.a. "Douce Décroissance" en bleu sur le graphique.

 

On voit bien que si on continue le capitalisme on fonce tout droit dans le mur. Après je ne fait qu'observer la réalité je ne juge pas

FinDuMondeEtDouceDecroissance.png

 

Bravo, c'est formidable d'avoir développé un tel modèle en quelques minutes.

Vous voulez bien nous partager l'analyse des processus géophysiques qui vous a permis d'obtenir cette formule, afin que l'on prenne la pleine mesure de votre génie ? Ainsi que les résultats de validation de ce modèle sur les décennies précédentes ? Ce serait adorable de votre part, et vous seriez promis à une grande carrière scientifique.

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3 hours ago, Largo Winch said:

 

Vous confondez capacité de traitement de l'information et qualité de modélisation.

 

Et, si l'on suit la conversation qui mène à ceci, vous êtes donc en train d'affirmer que l'amélioration de la capacité de traitement depuis 1939 n'a pas permis d'améliorer la qualité de la modélisation. C'est un point de vue.

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C'est quant même dommage qu'on ait pas autant confiance dans la prédiction du PMU quand dans celle du réchauffement, à défaut de mourir on aurait résolu la faim dans le monde. Mais clairement, le GIEC doit avoir des experts en modeling  sacrément dévoués à la cause pour préférer passer leur temps a tweeker le climat à venir plutôt que les résultats du tiercé.

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    • By Vilfredo Pareto
      Je crée un sujet pour arrêter de polluer le fil des images pas fun mais cool. Un excellent article de Shellenberger dans Forbes résume un peu le gouffre entre les faits et l'hystérie médiatique : https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2019/08/26/why-everything-they-say-about-the-amazon-including-that-its-the-lungs-of-the-world-is-wrong.
      Ce passage est noteworthy :
      Outre ce qu'on sait déjà (ces feux sont pour l'instant dans la moyenne des 15 dernières années, ne sont pas tous criminels (en fait "people forget that there are legitimate reasons for small farmers to use controlled burns to knock back insects and pests." selon Nepstad, cité par Shellenberger), n'ont pas seulement lieu en Amazonie et ne sont pas nécessairement liés à la déforestation, par ailleurs en net recul depuis le début des années 2000), je propose également que nous discutions sur ce fil des causes plausibles de ces feux (la sous-productivité de l'agriculture brésilienne par exemple*) et de leur lien avec la climate variability de l'Amazonie (v. lien frontiersin.org ci-dessous) @Philiber Té je crois que c'est ce dont tu voulais discuter. C'est l'occasion pour chacun de participer à la collecte d'articles au fur et à mesure que la situation évolue (Bolsonaro a envoyé l'armée) et à ceux qui parmi nous sont le plus au fait des débats scientifiques sur le réchauffement de discuter/partager leurs analyses de cet événement précis.
       
      * food for thought : https://www.icv.org.br/novo-campo-program-2/
      https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/feart.2018.00228/full
      https://globalforestatlas.yale.edu/amazon/land-use/cattle-ranching
      et surtout https://www.mdpi.com/2071-1050/10/4/1301/htm
    • By FabriceM
      L'Australie fait face à une énorme vague de chaleur.
      La demande en électricité explose, notamment pour faire tourner les climatiseurs.
      Problème, la production ne suit pas et des coupures tournantes sont en place et ont déjà touché 90 000 habitants*.
       
      *1 http://www.adelaidenow.com.au/news/south-australia/sa-power-crisis-will-there-be-more-blackouts/news-story/82f848efbc42455b9d7c4e1487b04fa5?nk=ea7883841d0b2ba93781d572d98b9fae-1486676862
      *2  http://www.9news.com.au/national/2017/02/08/20/12/blackout-leaves-at-least-40000-people-without-power-in-south-australia
       
      A l'origine de tout ça, la dépendance à l'énergie éolienne que s'est infligée le sud de l’Australie. Avec une production réelle égale à 7% de la production nominale, ce "trou" dans la production est, je cite, "au cœur du problème".
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