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Dans ce sujet, je souhaite aborder les différentes manières de considérer le sujet de l'emploi.

Il y a par exemple, les aspects légaux : les types de contrats, leur formalisme, la réglementation sur le temps de travail, sur les horaires, les pauses, les dimanches, les vacances, les RTT, les représentants syndicaux, les licenciements...bref, c'est bien ennuyeux, et le libéralisme n'a pas forcément vocation à nous donner une manière de gérer ces problèmes autre que de dire que c'est le contrat de travail qui doit le faire, et qu'il ne regarde que les contractants. 

L'autre aspect ce sont les charges qui pèsent sur les salaires, là encore, le libéralisme n'a pas vocation à se prononcer sur un bon niveau de charges, mais plutôt à laisser entreprises et individus s'organiser pour gérer les aspects sociaux liés au travail.

Une autre aspect c'est celui de la formation.

Un autre aspect c'est celui du chômage, du retour à l'emploi.

Un dernier aspect c'est le dynamisme de l'économie, les freins qui pèsent sur l'économie.

Bon, on peut considérer que les libéraux n'ont rien à dire sur ces sujets que de laisser faire les individus pour s'organiser eux mêmes.

On peut aussi réfléchir sur chacun des domaines à ce qui pose vraiment problème, ce qui ne gêne pas trop, ce qui est utile...mais aussi. à ce qu'attendent les individus du système en place, ce qu'ils espèrent, et de l'autre, ce qui les entravent et les gênent.

A partir de cette réflexion, nous pourrions faire émerger des solutions innovantes qui puissent à la fois satisfaire les attentes, et l'utilité, en se rapprochant de l'idéal libéral c'est à dire la liberté, l'autonomie des individus.

 

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J'aurais tendance à penser qu'à part les congés maternités, les accidents du travail et l'assurance chômage, les charges ca ne concerne pas l'emploi mais la sécu et les finances publiques.

Pour ce qui est des charges aussi : pas d'allègement de charge sans salaire complet préalable. Sinon c'est une baisse de salaire autoritaire ou une subvention.

 

Je pense qu'il faudra aussi parler de l'inspection du travail (et ca voudra sûrement dire couper le mal à la racine) et quitter l'OIT qui est une organisation paternaliste, socialisante et corporatiste. 

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Un exemple. Le pb de notre protection sociale c’est qu’elle manque de cohérence et de flexibilité. Les besoins des individus sont différents entre 20-35, 35-55, et proche de la retraite. Je ne crois pas que les individus soient particulièrement attachés à l’Etat mais plutôt aux services qu’il peut rendre.

Si on arrive à 

1. Identifier les besoins des différentes catégories socioprofessionnelles et des différentes générations 

2. Démontrer que les besoins sont mal pourvus par l’Etat

3. Proposer une solution libérale qui permettrait la satisfaction plus efficiente de ses besoins

Alors, il n’y aura aucun mal à convaincre une majorité de nous suivre

 

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Evidemment, ça ne semble pas être la volonté du président actuel qui au contraire veut universaliser l'assurance chômage, les retraites...

Difficile dans ces conditions, pour aller dans le sens du vent, de proposer autre chose qu'une allocation universelle.

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il y a 2 minutes, POE a dit :

pour aller dans le sens du vent

Pourquoi faire ?

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Je ne parlais pas pour moi mais pour un certain courant de libéralisme chevelu.

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Pour l'instant, la plupart des propositions se placent dans quatre catégories (qui recoupent bien ce que dit @POE au début) :

  • Les aspects légaux ;
  • Les aspects fiscaux/sociaux qui sont divisibles en :
    • La fiscalité du travail à proprement parler ;
    • La protection sociale (de la pauvreté à la famille)
  • La formation ;
  • Le rôle du syndicalisme (qui est un sujet transverse).

Il faut réussir à framer chacun de ces sujets. Pour le coup, je ne partage pas forcément l'idée de POE ci-dessous :

 

Il y a 17 heures, POE a dit :

Un exemple. Le pb de notre protection sociale c’est qu’elle manque de cohérence et de flexibilité. Les besoins des individus sont différents entre 20-35, 35-55, et proche de la retraite. Je ne crois pas que les individus soient particulièrement attachés à l’Etat mais plutôt aux services qu’il peut rendre.

Si on arrive à 

1. Identifier les besoins des différentes catégories socioprofessionnelles et des différentes générations 

2. Démontrer que les besoins sont mal pourvus par l’Etat

3. Proposer une solution libérale qui permettrait la satisfaction plus efficiente de ses besoins

Alors, il n’y aura aucun mal à convaincre une majorité de nous suivre

 

 

En proposant un argumentaire qui va vers "l'efficience", on risque de se trouver calé dans un discours techno. Il est nécessaire d'avoir ce discours en backup (parce qu'un programme doit être travaillé), mais c'est, d'un point de vue rhétorique, très dangereux de construire son programme là-dessus. Il ne faut pas que ce soit la stratégie apparente (sinon, on fait du Agnès Verdier Molinié).

Construire un discours basé sur la justice sociale ma paraît plus pertinent ; globalement, il faut ramener le sujet, à chaque fois, sur un thème du type "Est-t-il juste que le travail paye moins que les aides sociales ?", "Est-t-il juste que certains soient protégés du monde réél par la loi tandis que d'autres en sont la variable d'ajustement ?". Sur un débat, bien framé, ça doit permettre de prendre l'avantage moral.

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Bien d'accord sur l'aspect rhétorique potentiellement repoussant. Il faudrait l'aide du neuromarketing pour arriver à séduire les différents profils.

J'ai parlé  d’efficience parce que mon profil est plutôt séduit par les arguments rationnels mais concrètement l'idée c'est par exemple de s'adresser aux jeunes en leur disant qu'ils ont besoin d'un travail mais pas forcément de cotiser pour le chômage, la retraite, l'assurance maladie...ce qui n'est pas le cas des plus vieux, qui ont souvent plus besoin de ces protections.

C'est super la protection sociale, et la réglementation du travail qui protège les pauvres petits salariés, pour une grosse boîte qui a des DRH, et qui a les moyens de payer, mais il y a des tas de cas où c'est un boulet que l'on force tout le monde à traîner quitte à ce que le poids soit tellement lourd qu'on coule ou qu'on avance pas. La protection sociale en France c'est ça, un boulet qu'on accroche à tout le monde dès la naissance quasiment.

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Le raisonnement de la plupart des gens qui "profitent" des aides c'est bien souvent, j'ai cotisé pendant x temps, donc j'y ai droit, finalement un raisonnement plutôt individualiste.

Du coup, je pense qu'un système d'épargne défiscalisée pourrait avantageusement remplacer certaines aides sociales en supprimant les frais liés à la gestion et au contrôle.

Par exemple, un compte épargne chômage alimenté durant l'activité et utilisé en période d'inactivité qu'elle soit volontaire ou pas.

Un grand nombre d'autres prestations sociales pourrait être délivrée de la même manière.

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Oui il faut faire disparaitre la fiscalité du capital (inclus les droits de succession) mais pas forcer les gens à épargner. 

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Le truc c'est que la capitalisation forcée face à certains risques, c'est déjà une forme de social démocratie pour moi... Mais je conçois que ça se discute.

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La vraie gestion du risque chômage c'est la facilité à trouver un emploi. 

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Pas seulement. Tout dépend des causes du chômage.

Ce n’est que rarement économique, et en tout cas, cet aspect me semble rarement isolé. La vie des gens n’est pas un long fleuve tranquille. Certains ont besoin de souffler avant de repartir, d’autres tombent malades et n’arriveraient plus à faire la même chose. D’autres se rendent compte de leur erreur d’orientation.

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L'invalidité ou l'ALD est mieux pris en charge par l'assurance plutôt que l'épargne. Se réorienter n'empêche pas de travailler en même temps.

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Le 19/04/2018 à 16:32, Tramp a dit :

L'invalidité ou l'ALD est mieux pris en charge par l'assurance plutôt que l'épargne. Se réorienter n'empêche pas de travailler en même temps.

 

Il faut distinguer l'assurance de l'épargne.

L'assurance est utile pour un risque important mais de probabilité faible.

L'épargne est utile pour un risque faible mais de probabilité importante.

Un des problèmes de l'assurance maladie et des assurances sociales en France vient du fait qu'elles mélangent des risques différents.

Comme si changer de lunette ou de prothèse auditive devait se gérer de la même manière qu'un cancer ou qu'une intervention chirurgicale.

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