Soda Posté 1 novembre 2025 Signaler Posté 1 novembre 2025 Je poésie ça là si jamais vous voulez soutenir le projet. https://fr.tipeee.com/sowell-en-francais 2
Cthulhu Posté 11 novembre 2025 Signaler Posté 11 novembre 2025 Beaucoup aimé John & Paul de Ian Leslie pour une histoire des Beatles centrée sur leur 2 membres principaux. Je ne connaissais que les grands axes de leur histoire (j'aime bien quelques albums des Beatles, mais sans que ce soit plus que ça), et j'ai appris plein de trucs en lisant ce livre. La complexité de la relation artistique / business / amicale entre McCartney et Lennon est particulièrement intéressante.
Marlenus Posté 11 décembre 2025 Signaler Posté 11 décembre 2025 Après des années à me dire qu'il faudrait que je commence mais à repousser et suite a une récente expérience je me suis mis la saga si disque monde. Pour des raisons diverses mon choix d'entrée dans l'univers a été par le livre "Au guet! " Je comprends que la traduction française soit une référence. Mon sentiment du moment est entre: -Pourquoi j'ai autant attendu? et -C'est un bonheur de voir ce que j'ai encore a découvrir 1
Rincevent Posté 11 décembre 2025 Signaler Posté 11 décembre 2025 Il y a 4 heures, Marlenus a dit : -Pourquoi j'ai autant attendu? C'est bien vrai ça, pourquoi donc ?
Marlenus Posté 11 décembre 2025 Signaler Posté 11 décembre 2025 14 minutes ago, Rincevent said: C'est bien vrai ça, pourquoi donc ? Plusieurs raisons: -Plusieurs saga que l'on m'avait beaucoup vanté ado m'ont déçues quand je les ai lues comme le cycle des épées ou Elric. -Une image de gros truc foutraque sans queue ni tête dont je ne voyais pas comment on pouvait tenir mieux qu'une nouvelle. Et jusqu'à récemment, j'avais encore du Gemmell à lire pour réduire ma PàL dans le style fantasy (PàL qui est encore trop grande en Fantasy).
Vilfredo Posté 11 décembre 2025 Signaler Posté 11 décembre 2025 Je découvre Raymond Ruyer c'est genial
Rincevent Posté 11 décembre 2025 Signaler Posté 11 décembre 2025 il y a une heure, Marlenus a dit : -Une image de gros truc foutraque sans queue ni tête Oui. Il a bossé avec les Monty Python, après tout. il y a une heure, Marlenus a dit : dont je ne voyais pas comment on pouvait tenir mieux qu'une nouvelle. T'inquiètes pas, Sir Terry le voyait bien, lui. D'ailleurs, pour ceux qui cherchent à découvrir Pratchett sans , je ne recommanderai jamais assez le Grand Livre des Gnomes. il y a 17 minutes, Vilfredo a dit : Je découvre Raymond Ruyer c'est genial Ah, tu le découvres par quel biais ? Et qu'est-ce qui te plait particulièrement ?
Vilfredo Posté 11 décembre 2025 Signaler Posté 11 décembre 2025 Il y a 2 heures, Rincevent a dit : Ah, tu le découvres par quel biais ? Et qu'est-ce qui te plait particulièrement ? Par le biais Merleau-Ponty. Ce qui me plaît particulièrement: beaucoup de choses. Sa philosophie objective des valeurs, son livre sur la cybernétique, que je suis en train de lire. Je reviens en dire plus quand j'ai fini. Comment est-ce que tu connais (ça semble plutôt niche quand j'en parle autour de moi)?
Rincevent Posté 11 décembre 2025 Signaler Posté 11 décembre 2025 il y a 14 minutes, Vilfredo a dit : Comment est-ce que tu connais (ça semble plutôt niche quand j'en parle autour de moi)? Par deux biais différents. Le premier, c'est la Gnose de Princeton (seulement d'ouï dire, mon père avait été très marqué dans sa jeunesse par ce drôle de titre sans jamais oser se procurer le livre), et le second, c'est évidemment son Éloge de la société de consommation.
F. mas Posté 12 décembre 2025 Signaler Posté 12 décembre 2025 Fun fact, JP Oury est un spécialiste de Ruyer. https://www.wikiberal.org/wiki/Jean-Paul_Oury
Lugaxker Posté 14 décembre 2025 Signaler Posté 14 décembre 2025 Le 11/12/2025 à 19:57, Rincevent a dit : C'est bien vrai ça, pourquoi donc ? TIL l'origine de ton pseudo
Vilfredo Posté 3 février Signaler Posté 3 février Le divorce, un environment of evolutionary adaptedness? Plein de trucs à discuter dans cet argument (que veut dire une adaptation à un monde de relations précaires et fluides?). L’idée centrale est que des familles instables sont l’environnement dans lequel on a évolué, et que ce n’est donc pas si surprenant que l’épidémie de divorces, premièrement ait lieu, deuxièmement ne rende pas tous les enfants barges. Je ne sais pas à quel point ce n’est pas possible de dig your heels in et contester que tout le monde n’est pas justement en train de devenir barge. Happy to hear your thoughts. On a un fil evopsy? J’en crée un?
Lancelot Posté 3 février Signaler Posté 3 février 45 minutes ago, Vilfredo said: On a un fil evopsy? J’en crée un? On a ça :
Vilfredo Posté 3 février Signaler Posté 3 février il y a 4 minutes, Lancelot a dit : On a ça : Merci! 3 pages seulement! gotta bump those numbers up, those are rookie numbers 2
Rincevent Posté 3 février Signaler Posté 3 février Il y a 6 heures, Vilfredo a dit : Plein de trucs à discuter dans cet argument (que veut dire une adaptation à un monde de relations précaires et fluides?). Une plus forte pression de sélection côté r que côté K. Autant dire que je vois ça avec la plus grande méfiance (pour dire le moins...).
Vilfredo Posté 3 février Signaler Posté 3 février il y a une heure, Rincevent a dit : Une plus forte pression de sélection côté r que côté K. Autant dire que je vois ça avec la plus grande méfiance (pour dire le moins...). Oui je comprends: j’aurais du préciser ce que j’entendais. Je voulais dire que la formulation laissait entendre que les relations fluides ou non sont un trait de l’environnement auquel on s’adapte ou pas et pas quelque chose qui est façonné par l’organisme. Évidemment la barrière entre ce qui vient de l’environnement et ce qui est contribué par l’organisme est poreuse, mais that’s my point
Rincevent Posté 3 février Signaler Posté 3 février Il y a 1 heure, Vilfredo a dit : Oui je comprends: j’aurais du préciser ce que j’entendais. Je voulais dire que la formulation laissait entendre que les relations fluides ou non sont un trait de l’environnement auquel on s’adapte ou pas et pas quelque chose qui est façonné par l’organisme. Évidemment la barrière entre ce qui vient de l’environnement et ce qui est contribué par l’organisme est poreuse, mais that’s my point Boucle de rétroaction, tout ça.
Adrian Posté 10 février Signaler Posté 10 février Pascal Boyer, anthropologue (auteur de Et l'homme créa les dieux) a écrit un livre sur la démocratie qui a l'air intéressant Citation Pourquoi les débats s`enveniment-ils ? Pourquoi les camps se radicalisent-ils ? Pourquoi suivons-nous des leaders autoritaires quand nous prétendons défendre la raison et la liberté ? Parce que le moteur de la politique, en deçà des programmes, des partis et des institutions, est l`évolution de notre espèce. Selon Pascal Boyer, anthropologue et spécialiste des sciences cognitives, l`évolution biologique explique en effet les illusions de la vie publique : non, nous n`adhérons pas à une idée pour sa cohérence ; non, nous ne choisissons pas les dirigeants les plus compétents ; et non, la démocratie ne faiblit pas par manque d`éducation. Elle échoue car la politique est moins une affaire d`arguments que de signaux moraux, de fidélités partisanes et de dominations masquées. Nos instincts sociaux nous ont permis et nous permettent encore de créer la solidarité et la coopération dans nos communautés – deux traits, uniques à notre espèce, qui sont le fondement des sociétés démocratiques. À l`heure des populismes et de la fracture démocratique, voici le livre essentiel pour comprendre pourquoi nos démocraties trébuchent – et comment leur donner une chance de survivre. 1
Rincevent Posté 10 février Signaler Posté 10 février Est-ce que ça apporte autre chose ou davantage que le livre de Jonathan Haidt sur ce même sujet ?
F. mas Posté 11 février Signaler Posté 11 février Après avoir relu La crise de la conscience européenne de Paul Hazard, De l'univers clos à l'univers infini de Koyré et la Divine Comédie de Dante, j'ai lu Regime Change de Patrick Deneen, The Collapse of global Liberalism de Philipp Pilkington, Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire de Miranda et Furious Minds: the making of the maga right de Laura Field. Comme je le disais dans un autre fil, je retire de ces dernières lectures, qui s'ajoutent à d'autres plus anciennes sur le même sujet, un sentiment de médiocrité générale qui n'a pas grand chose de rassurant. Je lis en ce moment le dernier essai de Marcel Gauchet sur l'idéologie (je suis l'auteur depuis longtemps et la question de l'idéologie est à mon avis essentielle). Il se répète un peu (il se répète un peu depuis au moins ses trois derniers essais), mais c'est intéressant et intelligent, avec une bonne histoire du concept et de ses changements de signification, et son triomphe à l'ère de l'Histoire (de sa société qui se comprend et réfléchit à travers l'histoire).
Vilfredo Posté 11 février Signaler Posté 11 février Il y a 21 heures, Rincevent a dit : Est-ce que ça apporte autre chose ou davantage que le livre de Jonathan Haidt sur ce même sujet ? C’est la meme ecole Santa Barbara en tout cas Tres bon chercheur! Vaut sans doute la peine
POE Posté Mercredi at 16:15 Signaler Posté Mercredi at 16:15 Le 11/02/2026 à 15:48, F. mas a dit : Je lis en ce moment le dernier essai de Marcel Gauchet sur l'idéologie (je suis l'auteur depuis longtemps et la question de l'idéologie est à mon avis essentielle). Il se répète un peu (il se répète un peu depuis au moins ses trois derniers essais), mais c'est intéressant et intelligent, avec une bonne histoire du concept et de ses changements de signification, et son triomphe à l'ère de l'Histoire (de sa société qui se comprend et réfléchit à travers l'histoire). Fait un moment que j'ai envie de le lire, tu conseillerais lesquels ? Et Lagasnerie, l'âme noire de la démocratie, j'hésite à l'acheter...
Adrian Posté Jeudi at 13:15 Signaler Posté Jeudi at 13:15 Il y a 21 heures, POE a dit : Et Lagasnerie, l'âme noire de la démocratie, j'hésite à l'acheter... Il est passé sur France culture sinon. En quelque sorte l'autonomie des coprs face au politique. Le fameux « ton corps, mon choix » de Nick Fuentes Citation Geoffroy de Lagasnerie expose le constat qui constitue le point de départ de son livre : "Dans tout un ensemble de démocraties représentatives se mettent en place des pouvoirs autoritaires, violents, régressifs, des pouvoirs quasi-sadiques, dont Donald Trump est évidemment l'une des formes les plus exacerbées. Ce qui me frappe, c'est la manière dont la gauche a tendance à penser ce type de phénomène, c'est-à-dire comme des menaces pour la démocratie, contre lesquelles il faudrait soit la défendre, soit produire une démocratie plus radicale, plus directe, comme si la démocratie était la solution à ce problème. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer que ce soit l'inverse, c'est-à-dire que ces pouvoirs ne soient pas des menaces pour la démocratie, mais en soient des expressions ?" Il poursuit : "Il y a un très beau texte de Bakounine qui dit que le grand problème des systèmes politiques contemporains, c'est qu'ils sont fondés sur des abstractions fausses qui masquent des phénomènes d'imposition. Ça peut être les abstractions religieuses, mais ça peut être aussi les abstractions politiques comme l'intérêt de la nation, l'ordre public et, dans la démocratie, la volonté générale, la souveraineté populaire, qui ne prennent pas en compte le fait que dans la société il y a des aspirations différentes, des pluralités de modes de vie, de valeurs. J'essaye de proposer un système politique rationnel qui dirait que l'art de gouverner doit être fondé sur le respect de trois impératifs que tout le monde peut reconnaître : le respect de la pluralité sociale et des droits individuels, le respect des acquis de la connaissance et le respect de la vie." Il interroge le procéduralisme propre au système démocratique : "L'idée de mon livre, elle est de dire : est-ce qu'on ne pourrait pas substituer à l'idée démocratique d'une légitimité antérieure et formelle – c'est parce que vous avez acquis le pouvoir dans les formes démocratiques que vous avez le droit de gouverner –, une légitimité qui serait exposte et substantielle - c'est parce que vous ne blessez pas l'autre et que vous ne l'exposez pas à une diminution des droits, que vous avez le droit d'imposer votre volonté, et donc, même si vous êtes minoritaire, vous avez le droit de l'imposer parce que vous respectez des conditions essentielles." Il remet également en question l'idéal de "l'autogouvernement" : "J'interroge un peu cet idéal de l'autogouvernement et cette idée selon laquelle l'État doit représenter les opinions spontanément diffusées dans la population, en m'appuyant notamment sur les travaux d'Émile Durkheim dans Leçons de sociologie, où il avance l'idée que si l'État est fait pour représenter les volitions spontanées, il ne sert à rien. C'est l'idée que le principe d'avoir un État, c'est de faire quelque chose qui va nous augmenter par rapport à nos volitions spontanées, qui va ajouter quelque chose au monde, qui va produire des pensées autonomes et originales. C'est le gouvernement pensé comme un idéal de perfectionnement et d'augmentation de soi."
Marlenus Posté Jeudi at 13:26 Signaler Posté Jeudi at 13:26 Quote c'est parce que vous ne blessez pas l'autre et que vous ne l'exposez pas à une diminution des droits, que vous avez le droit d'imposer votre volonté, et donc, même si vous êtes minoritaire, vous avez le droit de l'imposer parce que vous respectez des conditions essentielles." C'est tellement con quand tu le lis comme ça brut de décoffrage. Alors peut-être que c'est moi qui le suis. Mais là va falloir beaucoup m'enfumer pour que j'approuve ça.
Adrian Posté Jeudi at 14:03 Signaler Posté Jeudi at 14:03 Les droits dans le sens qu'il a défini avant (droits individuels et de la pluralité etc). Par exemple (parce que ça le concerne), une démocratie qui interdirait (diminution des droits) et réprimerait (blesser) l'homosexualité. Ca me fait penser à la dignity neuroscience dont j'avais envoyé un lien Grok Révélation Le terme a été forgé par la neuroscientifique américaine Tara L. White (vers 2021). Il désigne une approche empirique qui ancre les droits humains et la dignité dans les données du cerveau. Les neurosciences montrent que : Les droits fondamentaux (agence, autonomie, auto-détermination, liberté de la peur et du besoin, unicité, inconditionnalité) sont nécessaires au développement et au fonctionnement sain du cerveau. Leur privation provoque des changements neurologiques durables (stress chronique, altérations structurelles, réduction des capacités cognitives et émotionnelles). Cela fournit une base universelle, transculturelle et scientifique aux droits humains, au-delà des seules justifications philosophiques ou culturelles. C’est une neuroscience du flourishing cérébral : les politiques se jugent à leur impact mesurable sur le cerveau et les corps. Lagasnerie veut fonder la légitimité politique sur la science et la protection de la dignité plutôt que sur le vote. La dignity neuroscience lui offre exactement le socle empirique dont il a besoin : Elle transforme les « droits » et la « protection des vulnérables » en critères objectifs, mesurables (impact neurobiologique prouvé). Elle justifie une politique « augmentative » et rationnelle : un gouvernement évalué ex post par son effet sur le cerveau humain (flourishing vs. harms durables) plutôt que par le consentement majoritaire. Elle complète le vitalisme de Lagasnerie (lutte contre la souffrance et la prédation) avec des données concrètes sur le cerveau/corps. Elle légitime le dépassement de la démocratie : si le suffrage produit des politiques qui endommagent neurologiquement les populations (violences structurelles, précarité, discriminations), il perd sa légitimité au profit d’un idéal scientifique de perfection de soi. En somme, L’Âme noire de la démocratie + dignity neuroscience = une critique radicale de la démocratie au nom d’une politique plus humaine, plus rationnelle et scientifiquement fondée. Lagasnerie ne veut pas d’un régime autoritaire, mais d’un État qui protège et élève les cerveaux/corps au lieu de les soumettre aux caprices de la majorité.
Mégille Posté Jeudi at 14:20 Signaler Posté Jeudi at 14:20 J'ai lu des trucs de lui sur l'abolitionnisme pénal et sur la libération sexuelle. Même sur des sujets où je suis proche de lui, je le trouve tellement con que j'ai envie d'être en désaccord. Et il est d'une pédanterie... Son style est une suite d'arguments d'autorité, de fausse finesse conceptuelle sans intérêt, et d' insinuation. Difficile de trouver le moindre raisonnement. 2
Marlenus Posté Jeudi at 14:53 Signaler Posté Jeudi at 14:53 49 minutes ago, Adrian said: Les droits dans le sens qu'il a défini avant (droits individuels et de la pluralité etc). Par exemple (parce que ça le concerne), une démocratie qui interdirait (diminution des droits) et réprimerait (blesser) l'homosexualité. Ce qui me trigger c'est de donner le droit d'imposer sa volonté sur une "absence".
F. mas Posté Jeudi at 16:08 Signaler Posté Jeudi at 16:08 23 hours ago, POE said: Fait un moment que j'ai envie de le lire, tu conseillerais lesquels ? Et Lagasnerie, l'âme noire de la démocratie, j'hésite à l'acheter... Je dirais le premier tome de 'L'avènement de la démocratie', La révolution moderne. 1
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