Aller au contenu

Messages recommandés

Posté
Citation

Selon elle, le passe ne répond pas aux objectifs fixés de démocratisation et de diversification des pratiques culturelles,

 

Mais l'intensification de pratiques culturelles déjà acquises peut être un objectif aussi.

 

Citation

Consommant en moyenne 257 euros sur l’enveloppe qui leur est allouée, les bénéficiaires du passe l’utilisent majoritairement pour les livres (67 % des réservations en volume et 46 % en montant)
Quant aux mangas – dont le passe fit exploser les ventes lors de son lancement –, ils ne représentent désormais que 20 % des montants consommés pour les livres (contre 40 % fin 2021).

 

La lecture par exemple.

Posté
il y a 39 minutes, Adrian a dit :

l'intensification de pratiques culturelles déjà acquises

Non au charabia administratif. 

  • Yea 2
Posté

J'ai du mal à comprendre en quoi c'est un échec (si on prend les critères du ministère), les jeunes l'utilisent majoritairement pour acheter des livres (et pas des mangas ce qui en avait crispé certains, donc ils doivent commander a minima des romans).

Il était évident dès l'origine du projet que très peu de personnes allaient s'en servir pour aller au théâtre ou à l'opéra (coût annexes de transports/logements et billets aux prix élevés, à comparer avec les dix euros nécessaires pour un Que sais-je ?). 

 

Franchement je ne comprends pas ce qui les agace comme ça.

  • Yea 1
Posté
10 minutes ago, Daumantas said:

J'ai du mal à comprendre en quoi c'est un échec (si on prend les critères du ministère), les jeunes l'utilisent majoritairement pour acheter des livres (et pas des mangas ce qui en avait crispé certains, donc ils doivent commander a minima des romans).

Il était évident dès l'origine du projet que très peu de personnes allaient s'en servir pour aller au théâtre ou à l'opéra (coût annexes de transports/logements et billets aux prix élevés, à comparer avec les dix euros nécessaires pour un Que sais-je ?). 

 

Franchement je ne comprends pas ce qui les agace comme ça.

L'objectif affiché était que les pauvres acculturés accèdent à la culture et découvrent des trucs. Le résultat concret c'est que ceux qui avaient déjà les moyens achètent plus de mangas et vont plus au cinéma. (Apparemment la phobie administrative frappe les foyers les plus défavorisés qui n'utilisent pas le chèque.)

 

L'objectif de départ, faire découvrir des trucs, n'est donc pas atteint, pas de manière satisfaisante.

 

(Personne de sain d'esprit ne doutait que les djeun's allaient acheter des trucs de djeun's notez bien.)

Posté
17 minutes ago, Daumantas said:

J'ai du mal à comprendre en quoi c'est un échec (si on prend les critères du ministère), les jeunes l'utilisent majoritairement pour acheter des livres (et pas des mangas ce qui en avait crispé certains, donc ils doivent commander a minima des romans).

Il était évident dès l'origine du projet que très peu de personnes allaient s'en servir pour aller au théâtre ou à l'opéra (coût annexes de transports/logements et billets aux prix élevés, à comparer avec les dix euros nécessaires pour un Que sais-je ?). 

 

Franchement je ne comprends pas ce qui les agace comme ça.

Parce que le but est de motiver les jeunes à s'enrichir culturellement en goûtant à des choses qu'ils n'iraient pas voir parce que soi-disant empêchés par le manque d'argent. Ils semblent penser que si le jeune moyen des quartiers nords de Marseille ou Kevin de Trifouillis-les-oies en campagne, par exemple, ne va pas à l'opéra ou au musée, ni ne lit la Pléiade, c'est par manque d'argent.

 

Et on se rend compte que ceux qui en profitent le plus ce sont ceux qui sont déjà consommateurs de culture, qui n'ont sans doute pas consommé plus de culture mais juste pris de l'argent de l'État (que l'État a volé à leur parents - et il en a gardé une joie partie pour payer tous les fonctionnaires et consultants qui se s'occupent du machin). Et qu'ils l'utilisent pour consommer des trucs qu'ils consommaient déjà.

 

Leur vision c'était : Mohamed, pauvre habitant de Seine-Saint-Denis défavorisé et handicapé par un capital culturel pauvre à cause des inégalités, va aller sur le site qu'ils proposent, sur lequel il sera inspiré pour aller voir une exposition sur la création de l'Encyclopédie ou pour acheter une revue portant sur les impacts des cultures précolombiennes sur la rédaction de la constitution de 1787 et ses effets sur la Déclaration des Droits de l´Homme et du Citoyen. Manque de pot, c'est surtout Pierre d'un quartier sympathique d'Angers qui en a profité pour s'acheter le 37e tome de Naruto. 

Mais rassurons-nous, très vite, ces fonctionnaires et élus seront remplacés par la nouvelle génération de gauche qui a mis à la poubelle cet universalisme rance qui pue le suprémacisme blanc, et ils savent très bien que le capital culturel de Mohamed n'est pas pauvre ; il est inadapté à la société française à cause du suprémacisme blanc qui nie la richesse de sa culture de cité.

  • 3 months later...
Posté
Le 12/04/2024 à 19:42, Bézoukhov a dit :

Hahaha. La taxe sur les livres d’occasion. Je l’avais pas vue venir.

La pétition des vendeurs de chandelles encore et toujours

https://www.lemonde.fr/livres/article/2025/04/04/olivier-nora-pdg-des-editions-grasset-le-livre-d-occasion-fait-les-larrons_6590879_3260.html

Citation

La profession et les pouvoirs publics doivent trouver sans tarder une solution équilibrée, affirme Olivier Nora PDG des Editions Grasset

"Une solution équilibrée" curieux phrasé pour dire qu'un millionnaire jouissant d'un quasi monopole grâce à la collusion des pouvoirs publics se plaint que les français osent acheter des livres moins chers. 

Encore un peu plus de protection et d'exception pour la culture, c'est clairement ce qui manquait dans ce pays.

 

Citation

Où est le problème ?

 

Sur les livres d’occasion, les auteurs et les éditeurs ne perçoivent aucun droit, donc aucun revenu, de sorte qu’une œuvre de l’esprit continue à générer des gains pour toute une chaîne de revendeurs sans en produire plus aucun pour son créateur.

"Où est le problème?" Je vais bouillir.

 

Est ce vraiment la bonne approche pour dire que des clients ayant acheté un livre puissent profiter de leurs droits de propriété pour revendre le dit livre (comme n'importe quel bien) ?

 

Dois-je demander la permission à Lego ou Nintendo avant de revendre ma replique du Millenium Falcon ou mes vieilles cartouches?  Dois

-je demander à Glénat leur autorisation expresse pour revendre mes tomes de Bleach ?

 

Notrr bon sire est à deux doigts de se lancer dans une tirade enlevée sur le "manque à gagner" ou un classique  "c'est la faute aux méchants d'amazon qui tuent l'emploi".

 

Quoi de plus normal que les éditeurs ne "perçoivent plus aucun droit" puisqu'ils n'en disposent plus d'aucun, c'est le principe d'une vente, tout simplement. Et notre brave PDG de Galligrasseuil nous demande du rab, à cor et à cri, pour arrondir les fins de mois. 

Car voyez vous ma bonne dame, les ventes se sont contractées de 7 points au dernier trimestre c'est terrible!

Les gens ne lisent plus, noyés par la masse d'informations des reseaux sociaux des infâmes Gafams. Leur pouvoir d'achat n'est plus ce qu'il était, érodé par la ponction fiscale, l'inflation et le n'importe quoi des gouvernments successifs. Ces pingres essaient donc de rogner sur leur budget culture, en sautant sur le marché d’occasion, quoi de plus sain donc que d'ajouter une nouvelle taxe au mille feuile actuel ? Une de plus ou de moins...

 

Alors certes nous, éditeurs et hérauts de l'exception culturelle, avions déjà réclamé (et obtenu) la taxe sur les livraisons de livres pour que la plèbe qui habitent les zones reculées sans accès facile à une librairie ou qui sont simplement en phase avec le confort de la modernité ne fassent plus appel au démon Amazon (et encore, ils se sont empressés de trouver des contournements à la loi ! Qui l'eut cru ! Ah les coquins !).

Mais cette fois-ci il faut agir ! Pour la culture, encore et toujours. Car que deviendrait on sans les éditions Grasset ? Des individus faisant usage de leurs droits de propriété ! L'horreur !

 

Je me demande simplement, comment appelle-t-on le fait de prétendre à un bien sur lequel on ne dispose d'aucun droit ?

Du vol. De la spoliation, au moyen de la loi.

 

La pétition des vendeurs de chandelles, encore et toujours. 

  • Yea 4
  • Post de référence 1
  • Love 2
Posté

Dati poursuit son oeuvre sur la taxation des livres d'occasion. C'est un projet qui avait débuté l'année passée sous le gouvernement Barnier.

 

Quote

Le ministère a indiqué que Rachida Dati saisissait le Conseil d’État afin de mettre en place un « droit de suite au droit d’auteur », s’appliquant lors des différentes reventes d’un même volume. (...) « Le produit de ce droit d’auteur sur le livre d’occasion serait reversé à un organisme de gestion collective au bénéfice du soutien à la création », a indiqué le ministère dans un communiqué.

 

 

On critique souvent les gauchistes, mais il est bon de rappeler que cette idée de taxer les livres d'occasion est bien ancrée à droite. C'est un serpent de mer de la droite : déjà, il y a 12 ans, Hervé Gaymard avait proposé cette même idiotie.

 

Les effets pervers d'une telle taxe sont courus d'avance :

 

 

https://x.com/OlivierBabeau/status/1911679888668463303

 

 

  • Yea 2
  • Sad 1
Posté

J'ai hâte d'acheter des livres illégalement, c'est stylé. 

Tiens, est-ce qu'ils vont vouloir interdire les boîtes à livre, aussi ?

Posté
13 minutes ago, Mégille said:

J'ai hâte d'acheter des livres illégalement, c'est stylé. 

Tiens, est-ce qu'ils vont vouloir interdire les boîtes à livre, aussi ?

Probablement une réglementation pour limiter la taille des boîtes et leur nombre en fonction du nombre d'habitants de la ville.

Posté
il y a 25 minutes, Mégille a dit :

J'ai hâte d'acheter des livres illégalement, c'est stylé. 

Tiens, est-ce qu'ils vont vouloir interdire les boîtes à livre, aussi ?


La revente de gré à gré sera interdite. Il faudra un tiers pour prendre l’argent. 

Posté
41 minutes ago, Largo Winch said:

On critique souvent les gauchistes, mais il est bon de rappeler que cette idée de taxer les livres d'occasion est bien ancrée à droite. 

 

 

 

 

La droite comme la gauche, n'a aucun problème pour trouver de nouvelles taxes possibles.

Et si des fois ils gueulent quand ils sont dans l'opposition c'est très très rare qu'ils en enlèvent une fois au pouvoir...

  • 2 weeks later...
Posté

J'ai hâte de pouvoir observer le marché noir du livre d'occasion, juste pour le délire.

Posté

- Trump : humilie le monde entier en utilisant la supériorité économique américaine

- l'europe : "il faut se réveiller et devenir compétiti"

- also l'Europe : "on va légiférer sur la durée minimale de détention d'un livre avant revente. Et taxer la revente. Et fixer le prix de l'occasion. "

 

Cpef.

Posté

C’est la grande simplification voulue par le gouvernement. 

  • Yea 1
  • 2 weeks later...
Posté

En France, les bureaucrates de la culture ne cachent même plus leurs gabegies, ils en sont au contraire fiers et les portent en étendard !

 

Exemple :

 

 

Gp8lHcFWgAAV7SB?format=jpg&name=900x900

  • Huh ? 3
  • 1 month later...
Posté

Allez, un petit tour dans le monde de la culture sur mediapart :

 

Culture : hécatombe sociale et punition idéologique

 

Citation

À l’aube d’un été qui s’annonce meurtrier, le milieu culturel est déjà sous le choc des coupes budgétaires opérées par de nombreux exécutifs régionaux. Récit d’une bataille idéologique en forme d’offensive contre tout un secteur.

 

Ca commence fort !

 

Citation

Pour Joris Mathieu, directeur du Théâtre Nouvelle Génération-Centre national dramatique (CDN) de Lyon, qui a vu s’évaporer la totalité de la participation de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « Nous sommes face à des élus qui se servent du paravent économique pour mettre en œuvre une démolition de la culture, des sciences ou de l’éducation, c’est-à-dire des outils et des lieux susceptibles de combattre la progression des droites extrêmes. Toute volonté autoritaire a besoin d’abord de déstabiliser ce qui est institutionnalisé et d’engendrer au préalable une forme de chaos, comme celle que nous vivons actuellement. »

 

C'est vrai qu'en regardant une des pièces joués dans ce théâtre :

 

Citation

Une nouvelle civilisation a fleuri sur Terre, nommée Cornucopia. Sa population jouit d’une liberté totale pour se définir, en termes de genre ou même d’apparence. Décroissante et sobre, sur une planète qui a révélé ses limites, Cornucopia vit pacifiquement dans un dénuement choisi et accepté. Mais le rêve d’une croissance infinie subsiste, et la société cornucopienne place tous ses espoirs dans l’Oracle, une intelligence artificielle hybride prometteuse, qui pourrait en être la clef.

 

Citation

Stéphane Krasniewski, directeur du festival Les Suds à Arles et président du Syndicat des musiques actuelles, tient un discours proche : « Si on néglige la dimension idéologique, on passe à côté du vrai sujet. Bien sûr, les coupes actuelles dans les budgets culturels auront des conséquences dramatiques en termes d’emplois. Mais ce qu’on fabrique dans le même temps, c’est un boulevard pour ces milliardaires pour lesquels les festivals et les salles sont des structures de fabrique de l’opinion. Bolloré n’est pas le seul à s’activer dans les médias et la culture, il y a aussi Bernard Arnault, Matthieu Pigasse et d’autres… »


Festival de musique du monde, "ouvert et généreux". Et ces riches mécènes qui n'ont pas le droit de commander de l'art.
 

Citation

Pour la députée insoumise de Paris Sarah Legrain, organisatrice du colloque « Culture en danger », « les coupes budgétaires dans la culture doivent être regardées comme des décisions politiques. Cela va de l’annonce faite par la région Paca dirigée par Renaud Muselier qu’elle retirerait sa subvention à l’école de cinéma marseillaise Kourtrajmé si celle-ci ne renonçait pas à l’écriture inclusive, au fait que si le secteur culturel est aujourd’hui particulièrement ciblé, c’est parce qu’il se situe au cœur de la riposte antifasciste »


Politique, mais uniquement chez les autres.
 

Citation

Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle, déplorait ainsi la situation lors du colloque tenu à l’Assemblée nationale : « Nous ne sommes pas assez nombreux à nous mobiliser pour contester ce qui arrive. Il faut dès maintenant construire le rapport de force dans la rue. On est asphyxiés. Les intermittents n’arrivent pas à faire leurs heures, pas seulement dans le spectacle vivant, mais aussi dans le cinéma. »

 

Citation

Pour Phia Ménard, qui rappelle qu’il existe des outils déjà identifiés, tels les « droits à la culture » définis lors des états généraux de la culture lancés par l’ancien maire d’Aubervilliers Jack Ralite à la fin des années 1980 


 

Citation

À entendre Stéphane Krasniewski, « il faut donc cesser d’être dans une position défensive » : « Face à la stratégie du tapis de bombes que nous devons affronter, nous devons rassembler nos récits, aujourd’hui fragmentés, et passer à une étape où nous racontons et proposons quelque chose qui fasse rêver. »


 

Citation

L’emblème de ce retournement a sans doute été le rapport mettant en avant le poids du secteur commandé en 2014 par Aurélie Filippetti, alors ministre de la culture, afin de faire apparaître une contribution directe de 3,2 points de PIB et indirecte de 6 points de ce secteur dans l’économie française.

😅

 

Citation

Mais, pour espérer sortir victorieux du bras de fer actuel, le monde culturel ne peut évacuer non plus une autre réalité : si une fonction primordiale de la culture et de l’art est de dire à la société ce qu’elle ne veut pas entendre et de provoquer une forme de désordre dans les corps et les consciences, il est logique que des pouvoirs adeptes de l’ordre cherchent à le museler. Et il est donc structurellement difficile de demander aux autorités politiques les moyens pour accomplir cette fonction subversive.


Un peu restrictif comme vision quand même.

  • Yea 1
  • Haha 2
Posté

C'est terrible de considérer la "sobriété choisie et acceptée" (il vaut mieux de toute façon on a pas le choix) comme ultime horizon de l'existence.

 

Qui est-ce que ça peut faire rêver ? Au moins les communistes à l'ancienne (ou les nationalistes terciéristes/révolutionnaires) avaient un discours bien plus évocateur : "On va en chier pendant des années mais à la fin on vivra heureux et dans l'abondance car on aura reconstruit sans capitaliste/étranger une société qui servira notre communauté !" avec toujours en fond l'idée de dépassement et de développement technologique. Là c'est quoi l'horizon vendu hormis se reproduire (un peu) et vivre chichement et sans transcendance car les religions ou les sentiments d'appartenance cé le mal ? Un vague panthéisme tendance Gaïa ? Comment ces gens font pour ne pas être dépressifs avec un horizon si morne...

  • Yea 1
Posté
il y a 5 minutes, Daumantas a dit :

Comment ces gens font pour ne pas être dépressifs avec un horizon si morne...

Ceux qui y croient sérieusement le sont. Ceux qui ne le sont pas font semblant d'y croire au service d'autres buts.

  • Yea 1
Posté
il y a 10 minutes, Daumantas a dit :

C'est terrible de considérer la "sobriété choisie et acceptée" (il vaut mieux de toute façon on a pas le choix) comme ultime horizon de l'existence.


Ça dépend ce qu’on entend par là. 
Je suis de ceux qui pensent que les gens sont pauvres avant tout parce qu’ils dépensent trop. 
C’est quoi l’abondance ? Accumuler des merdes qui servent à rien ? Changer de fringues pourries tous les 2 mois ?

Posté

Il est amusant de constater que ceux qui prônent la décroissance ne veulent surtout pas que le secteur d'activité qui les emploie et les nourrit soit en décroissance. 

  • Yea 7
  • Ancap 1
Posté
Il y a 2 heures, Daumantas a dit :

Comment ces gens font pour ne pas être dépressifs avec un horizon si morne...

Ils sont dépressifs (et suicidaires).
Et leur façon de se soigner (ie d'atteindre le niveau du reste de la société) ... est que le reste de la société devienne également suicidaire.

Posté
Il y a 4 heures, Tramp a dit :


Ça dépend ce qu’on entend par là. 
Je suis de ceux qui pensent que les gens sont pauvres avant tout parce qu’ils dépensent trop. 
C’est quoi l’abondance ? Accumuler des merdes qui servent à rien ? Changer de fringues pourries tous les 2 mois ?

Je suis de ton avis mais ce que tu défends, comme moi, c'est la société de consommation d'il y a quarante ans plutôt que celle de ces quinze-vingt dernières années, c-à-d oui au réfrigérateur, à la voiture et à la télévision et non aux 50 t-shirts zaras. Ce que les fous de la décroissance défendent (dans les faits parce que leur rhétorique faite de "mobilités douces" et "d'alternatives locales" tend à nous endormir) c'est le retour aux champs pour tous avec une récession permanente. 

 

Toutefois même si on suppose qu'ils s'alignent sur une vision moins maximaliste avec un simple souhait de retour à une société de consommation plus "modérée", l'absence de transcendance est quand même très déprimante, je doute que ça fasse rêver beaucoup de monde de se dire que ses enfants et ses petits-enfants auront une vie de french dreamer en tous points similaires à la sienne. 

Posté

Jean-Pierre Robin: «Faudrait-il démolir l’Opéra Bastille, à Paris, pour cause de délabrement avancé?»

 

Citation

« L’Opéra Bastille c’est 400 millions d’euros nécessaires à des travaux , parce que la scène peut s’écrouler», vient de s’alarmer Rachida Dati, auditionnée par la commission des finances de l’Assemblée nationale au sujet du patrimoine national dont son ministère a la charge. « C’est 400 millions d’euros et dix ans de travaux », a martelé la ministre de la Culture. L’ampleur des réparations à entreprendre d’urgence est telle que la plus grande scène lyrique d’Europe (en nombre de mètres carrés) devra fermer deux ans, de l’été 2030 à l’été 2032.

L’Opéra Bastille, donnant sur une place emblématique - « un Opéra moderne et populaire », avait demandé son promoteur, François Mitterrand -, a été inauguré le 13 juillet 1989 en présence d’une trentaine de chefs d’État étrangers venus célébrer le bicentenaire de la Révolution française. Sa construction avait coûté 2,8 milliards de francs à l’époque. C’est l’équivalent de 784 millions de nos euros d’aujourd’hui, indique le convertisseur Insee des monnaies. En clair, les travaux de rénovation à venir représentent plus de la moitié des fonds engagés pour l’édifier il y a trente-six ans

[...]

Notant « les nombreux signes d’obsolescence et de vétusté du site », la cour énumère « les multiples priorités : l’étanchéité des toitures-terrasses du bâtiment, la rénovation des machineries scéniques, la modernisation des équipements scéniques et de la fosse d’orchestre, la réduction de la consommation du plafond lumineux également (etc.) ».

Une allusion aux 2700 tubes fluorescents accrochés au plafond, très énergivores et à la luminosité digne d’un hall d’aéroport. Contrairement à l’Opéra Garnier, dont le tiers des 2101 places sont pratiquement aveugles, Bastille et sa jauge de 2713 sièges peuvent se targuer d’offrir une visibilité parfaite pour tous. Mais au sens où l’on voit le mont Blanc depuis Chamonix, car il est impossible, du second balcon, de deviner qui chante sur la scène tant la distance est démesurée.

 Environ 2300 places sur les 2700 de la salle se remplissent toutes seules, et nous apportons un coup de pouce commercial sur le reste », se félicitait, lors de la présentation des résultats annuels en avril dernier, Alexander Neef, le patron de l’Opéra de Paris en poste depuis 2020 et jusqu’en 2032. Avec un taux de remplissage moyen de 92 % chaque soir, le succès public est incontestable. « Plus de 814.000 places vendues durant la saison 2023-2024 (dans les deux salles, NDLR) ; 42 % des places à moins de 70 euros (hors gratuités) », souligne avec satisfaction la Cour des comptes.

Mais ce sont aussi les « 99,8 millions d’euros de subvention de fonctionnement », soit 43 % des ressources totales, plus que la billetterie, qui assurent 31 % du budget annuel, alors que le mécénat contribue pour un peu plus de 9 % aux recettes totales de 252,4 millions d’euros l’an dernier. Et, parmi les compléments, « les recettes générées par les bâches publicitaires (telles qu’on en voit actuellement sur la façade du Palais Garnier) sont estimées à près de 28 millions d’euros sur la période 2024-2030 », prévoit-on.

Le calcul est simple, chaque billet vendu de la saison 2023-2024, du parterre ou au second balcon, reçoit une subvention de 123 euros de l’État. D’où cette ritournelle venimeuse : « C’est de la redistribution à l’envers, on aide les riches et les CSP+ qui vont à l’Opéra. »

 

Posté

On rase et on vend à un développeur pour construire des logements. 

  • Yea 3
Posté

J'ignore qui est le gestionnaire de l'Opéra Bastille, mais un bâtiment cela s'entretient, hors si je lis bien ce qui est écrit, il semble avoir dramatiquement manqué d'entretien: toit ayant des problèmes d'étanchéité, scène qui menacerait de s'effondrer.

  • Yea 1
Posté

Quelle surprise, l'état n'entretient pas son patrimoine mais continue de subventionner son utilisation ?

Posté
il y a 17 minutes, Alchimi a dit :

J'ignore qui est le gestionnaire de l'Opéra Bastille, mais un bâtiment cela s'entretient, hors si je lis bien ce qui est écrit, il semble avoir dramatiquement manqué d'entretien: toit ayant des problèmes d'étanchéité, scène qui menacerait de s'effondrer.

De mémoire, dès ses premières années l'OB souffrait de malfaçons (jusque dans sa conception). Par exemple, les dalles du revêtement extérieur avaient tendance à tomber sur les passants dans la rue. Regarde les dates des articles en question, considèrant que le bâtiment date de 1989 :

https://www.liberation.fr/libe-3-metro/1996/09/06/defaut-de-construction-a-l-opera-bastilleselon-un-expert-les-plaques-de-pierre-qui-s-ecroulent-aujou_183462/

https://www.leparisien.fr/paris-75/l-opera-bastille-n-est-pas-aux-normes-de-securite-27-01-2003-2003765102.php

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×
×
  • Créer...