Adrian Posté 9 novembre 2023 Signaler Posté 9 novembre 2023 Gaspard Koenig Prix Jean Giono 2023 pour Humus 1
Carl Barks Posté 27 novembre 2023 Signaler Posté 27 novembre 2023 Bon, un ami m'a prêté le Gaspard Koenig, je vais commencer à lire quelques pages et j'en tiendrai dûment informés les lecteurs de ce topic. 6
Carl Barks Posté 27 novembre 2023 Signaler Posté 27 novembre 2023 Pfouhlala, c'est bien lourdaud comme style, quand même. Ça me rappelle les Je Bouquine de mon enfance. 8
Carl Barks Posté 27 novembre 2023 Signaler Posté 27 novembre 2023 Bon, il y a des passages un peu rigolos, quand même.
Carl Barks Posté 28 novembre 2023 Signaler Posté 28 novembre 2023 Le problème, c'est sa tendance à un peu trop tout surligner. Par exemple, on a une scène de remise de diplômes d'école d'ingénieurs agronome. L'école laisse tous les ans dix minutes aux "dissidents" type Extinction Rébellion pour faire leur speech anticapitaliste avant que la cérémonie reprenne. Et là, il y a une phrase du genre "voilà comment le système avait digéré ses opposants". Ça va, Gaspard, on avait compris.
Carl Barks Posté 28 novembre 2023 Signaler Posté 28 novembre 2023 Et à un moment, il y a une concertation whatsapp retranscrire in extenso, smileys inclus. On lira ça dans un an et demi, ça sera horriblement ringard.
L'affreux Posté 28 novembre 2023 Signaler Posté 28 novembre 2023 On sent que Gaspard n'aura pas le prix Carl Barks. 4
Carl Barks Posté 28 novembre 2023 Signaler Posté 28 novembre 2023 Il y a 2 heures, L'affreux a dit : On sent que Gaspard n'aura pas le prix Carl Barks. Certes, mais je suis un peu sévère. J'en suis à la page 60 sans souffrir, c'est plutôt amusant et distrayant même si ça ne vole pas très haut. Ça n'est pas détestable comme un Sylvain Tesson à qui j'ai envie de donner des baffes à chaque phrase.
Rincevent Posté 28 novembre 2023 Signaler Posté 28 novembre 2023 il y a 12 minutes, Carl Barks a dit : Sylvain Tesson à qui j'ai envie de donner des baffes à chaque phrase. Ah, pourquoi ?
Carl Barks Posté 28 novembre 2023 Signaler Posté 28 novembre 2023 il y a 46 minutes, Rincevent a dit : Ah, pourquoi ? Je trouve ça boursouflé sur le fond-la prétention à être une sorte d'aristocrate de l'esprit, une version remâchée de l'anarque de Junger comme la forme-ce style ampoulé à mort.
Carl Barks Posté 28 novembre 2023 Signaler Posté 28 novembre 2023 Ah, il y a des pages marrantes pour se moquer de BPIFrance, un bon point.
Johnnieboy Posté 2 décembre 2023 Signaler Posté 2 décembre 2023 Le 28/11/2023 à 17:49, Carl Barks a dit : Je trouve ça boursouflé sur le fond-la prétention à être une sorte d'aristocrate de l'esprit, une version remâchée de l'anarque de Junger comme la forme-ce style ampoulé à mort. Merci. On m’a offert un livre de lui, quelle misère. 1
Marlenus Posté 26 décembre 2023 Signaler Posté 26 décembre 2023 Mon père s'est acheté Humus et a adoré. Il trouve que l'agro n'a absolument pas changé en 50ans (il a fait l'agro).
RaHaN Posté 7 juin 2024 Signaler Posté 7 juin 2024 L'effondrement du vivant Gaspard, rationnel et sourcé. 3
Arturus Posté 20 novembre 2024 Signaler Posté 20 novembre 2024 L'essor de l'autoritarisme libertarien
Tramp Posté 20 novembre 2024 Signaler Posté 20 novembre 2024 Koenig essaie désespérément d’exister maintenant que le libéralisme est passé de mode en France. https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/11/03/gaspard-k-nig-la-transition-agroecologique-demande-une-transformation-globale_6373671_3244.html
fm06 Posté 20 novembre 2024 Signaler Posté 20 novembre 2024 Quote Et pourtant, nous le détruisons. 60 % des sols européens sont appauvris ; ils perdent en moyenne 80 % de leur biomasse. Les rendements baissent, y compris dans les zones cultivées en conventionnel de manière intensive. Que d'âneries en bien peu de mots. Les rendements ne baissent pas et les agriculteurs ne sont pas débiles au point de stériliser leur outil de travail. 1
Lancelot Posté 20 novembre 2024 Signaler Posté 20 novembre 2024 Vous ne pouvez juste pas comprendre la puissance intellectuelle du libéral-jacobin. 3
Daumantas Posté 27 novembre 2024 Signaler Posté 27 novembre 2024 Koenig renonce au droit de propriété au nom de la biodiversité. On ne sera naturellement pas surpris que Koenig explique "Je suis libéral mais uniquement si on fait le bien avec la propriété !", (bien = biodiversité, écologie, mutualisme gnangnan), j'ai hâte qu'il nous fasse son coming-out en nous affirmant qu'il adore Vermeule et le common good constitutionnalism vu que selon lui il faudrait encadrer tous les droits au nom d'un hypothétique "bien commun".
Adrian Posté 27 novembre 2024 Signaler Posté 27 novembre 2024 Citation Un procès passionne ces jours-ci l'Argentine. Un éleveur patagonien, propriétaire d'une bande de littoral, vient d'être condamné pour avoir tué des manchots et détruit leurs oeufs lors de travaux d'excavation sur son terrain. Le tribunal de Chubut a invoqué un argument inattendu : le droit de propriété n'inclut pas celui de détruire « la flore autochtone et en particulier les nids des animaux sauvages ». Appelé à faire jurisprudence, ce jugement pourrait contrarier des projets de déforestation controversés ailleurs dans le pays, alors que Javier Milei, le président libertarien nouvellement élu, ne fait pas mystère de son mépris pour la question écologique. Surtout, le tribunal de Chubut ouvre un débat absolument crucial sur l'évolution de la notion de propriété à l'ère du droit environnemental. Jusqu'où puis-je être possesseur d'un terrain partagé avec une infinité d'organismes, des manchots, mais aussi des oiseaux, des insectes, des graminées, des mycorhizes dans le sol ou même des bactéries ? Le poids du droit agraire Il faut tout d'abord reconnaître que, dans ses fondements philosophiques, qu'on l'aime ou qu'on le déteste, le droit de propriété est avant tout pensé comme un droit agraire, qui ne tient aucun compte du milieu dans lequel il s'inscrit. Côté socialiste, Jean-Jacques Rousseau a dénoncé « le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : ceci est à moi ». Il en a fait le responsable des crimes, des guerres, bref de toutes les misères du « genre humain » mais aucunement, dans l'esprit de Rousseau, pourtant si sensible à la nature, de celles des vivants non humains. Côté libéral, John Locke légitime l'appropriation par le travail. Il prend l'exemple d'un homme qui cueille une pomme. « A quel moment la pomme devient-elle sienne ? demande-t-il. Quand il la digère ? Quand il la mange ? quand il la fait cuire ? Quand il la rapporte chez lui ? Ou bien lorsqu'il l'a ramassée ? » Réponse : quand il l'a ramassée, car il a produit un effort et donc mêlé son corps à la nature. C'est le début de la valeur-travail. Mais si l'on intègre tous les autres travailleurs qui ont rendu cette pomme possible, les butineurs qui ont pollinisé l'arbre, les lombrics qui ont préparé sa terre, les castors qui en ont permis l'irrigation, comment l'homme pourrait-il revendiquer un droit exclusif ? Usus, fructus, abusus La détention d'un bien est classiquement caractérisée par l'usus (la jouissance), le fructus (la mise sur le marché) et l'abusus (la possibilité de le détruire). C'est l'abusus qui fait l'essence de la propriété. Par son annihilation potentielle, l'objet devient véritablement le nôtre, soumis à notre pouvoir. Or qui peut prétendre aujourd'hui, alors que nous avons déclenché en quelques décennies la sixième extinction de masse de l'histoire de notre planète, que le propriétaire d'un terrain pourrait en abuser au point d'en supprimer la biodiversité ? Qui peut accepter l'éradication de la vie, au nom du cadastre ? J'ai toujours été un fervent partisan du droit de propriété, établi à la Révolution après un millénaire de lutte paysanne bien décrit par Georges Duby. Dans ces colonnes, j'ai vanté l'action d'Hernando de Soto pour attribuer des droits de propriété aux habitants des bidonvilles, qui se voient sinon privés de toute sécurité juridique et financière ; j'ai défendu le droit d'auteur lors des négociations européennes autour de l'IA ; j'ai proposé la patrimonialisation des données personnelles qui permettrait d'établir un véritable rapport de force entre les producteurs de data (vous et moi) et les plateformes numériques. « Science lugubre » Mais précisément pour défendre ce droit émancipateur, pour éviter qu'il ne disparaisse purement et simplement dans une écologie autoritaire, il faut renoncer à la sacralité que lui confère l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme et lui poser des limites intrinsèques. Plusieurs options philosophiques et juridiques sont aujourd'hui discutées. Donner des droits à des entités non humaines, comme les fleuves ou les animaux, une innovation juridique qui prend le risque de l'anthropomorphisme. Ou bien assortir le droit de propriété d'obligations, comme la nécessité de préserver ou d'augmenter la biodiversité de toute parcelle acquise. Quand, au XIXe siècle, il a fallu exclure du droit de propriété la possession d'esclaves, certains économistes s'y sont savamment opposés, en particulier Thomas Carlyle, qui inventa bien à propos l'expression de « science lugubre » ( « dismal science ») pour désigner sa discipline. Les économistes et juristes contemporains doivent nous prouver que leur science n'est pas lugubre et nous aider à imaginer les formes nouvelles du droit de propriété, à la fois respectueuses de la liberté individuelle et protectrices des autres vivants. 1
Tramp Posté 27 novembre 2024 Signaler Posté 27 novembre 2024 Il est de moins en moins intéressant. Pourtant c’est pas la littérature libérale qui manque sur le sujet, au moins depuis Coase. 1
fm06 Posté 27 novembre 2024 Signaler Posté 27 novembre 2024 Il est de plus en plus mauvais.Il ne maîtrise même pas les notions de fructus et abusus… niveau L1 de droit. 1
fm06 Posté 9 février 2025 Signaler Posté 9 février 2025 Il récidive dans Le Point. Quote Sur le plan théorique, la doctrine libertarienne reste grossière, fermée aux autres sciences humaines et d'un systématisme trop facile. Elle est surtout rendue obsolète par la nécessité, à l'heure de la sixième extinction de masse de l'histoire de notre planète, de penser le vivant. La conception libertarienne absolutiste du droit de propriété inclut l'abusus, le droit de détruire, y compris son propre environnement. La tronçonneuse de Milei coupe les dépenses publiques et abat les arbres. https://media.licdn.com/dms/image/v2/D4E22AQG4S7VtfnImlg/feedshare-shrink_1280/B4EZTfc2yWG0Ak-/0/1738915672999?e=1741824000&v=beta&t=tEywAJx0AAAjbkUJ4o7wA3ZVrt2G41t7uOc4GwGhItI
Largo Winch Posté 11 février 2025 Signaler Posté 11 février 2025 Vous souvenez-vous de ce Monsieur qui, lors de la dernière Présidentielle, se présentait comme le candidat de la débureaucratisation ? Il allait tout simplifier en allégeant les réglementations excessives. Eh bien désormais, comme il n'a pas réussi à désactiver Copilot sur son Word, il estime urgent de réglementer l'IA en Europe, quitte à perdre la guerre économique. Plus sérieusement, comme souvent avec GK, il dit des choses justes tout en racontant en même temps de grosses bêtises. Je trouve qu'il a raison d'alarmer sur les dangers d'un renforcement de la technocratie via l'IA. De même qu'il a raison de s'inquiéter du fait qu'une IA dans les mains d'une bureaucratie peut "nudger" les comportements. Sa solution ? Confier à la bureaucratie européenne un contrôle renforcée de l'IA ! Les prémisses sont justes, la conclusion wtf. 2
Lancelot Posté 11 février 2025 Signaler Posté 11 février 2025 Je crois qu'à un moment donné il va falloir faire le deuil et admettre qu'on l'a perdu. 8
Largo Winch Posté 11 février 2025 Signaler Posté 11 février 2025 J'ai toujours considéré qu'on ne l'avait jamais gagné. 4
Lexington Posté 11 février 2025 Signaler Posté 11 février 2025 Je suis rassuré de voir que je ne suis pas le seul à me demander ce qu'il lui reste de libéral ces derniers temps. Je le vois systématiquement passer pour des idées qui n'ont rien de libéral. Il y a 1 heure, Largo Winch a dit : J'ai toujours considéré qu'on ne l'avait jamais gagné.
Johnnieboy Posté 11 février 2025 Signaler Posté 11 février 2025 C’est toujours plus que surprenant, ces libéraux qui passent leur temps à défendre des idées qui ne sont pas libérales. Ce que je veux dire, c’est que même si je partageais ses idées écologistes, je continuerais à utiliser ma tribune pour défendre des idées libérales puisque personne ne le fait. Tandis que des écolo, il n’y a plus que ça. 1
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