Lameador Posté Mardi at 13:29 Signaler Posté Mardi at 13:29 1 hour ago, Rincevent said: Tu supposes beaucoup de leur part. Tu supposes notamment qu'ils ont la volonté de réformer le pays. Pour ma part, j'ai fait le pari inverse depuis le début. À mes yeux, l'essence de la Macronie a toujours été de "kick the can down the road", de préserver à tout prix le système social-démocrate et le complexe administrativo-intellectuel qui étranglent le pays un peu plus chaque jour. Sociologiquement, on observera que l'électorat Macroniste regroupe des retraités et ceux qui tirent leur épingle du jeu dans le système actuel (par exemple des salariés qualifiés bien insérés dans la mondialisation, ou des travailleurs à statut très protecteur).
Marlenus Posté hier à 05:53 Signaler Posté hier à 05:53 16 hours ago, Mister_Bretzel said: La remise en question de l'audiovisuel public c'est une grosse victoire morale pour nous autres libéraux. Sur le principe je ne peut qu'être d'accord, mais je me demande à quel point c'est le cas. Mon analyse, qui vaut ce qu'elle vaut, c'est qu'il y a actuellement, une grosse offensive des deux côtés de l'échiquier politique contre ce que j'appellerais la gauche germano-pratine. La "mafia" comme certains aiment à l'appeler. Cela se voit avec l'audiovisuel public, mais aussi avec les attaques contre les auteurs de chez Grasset où on t'explique bien que c'est une mafia et d'autres signes qui vont dans le même sens. Je dis des deux camps, car quand tu vois des vidéos de gauchistes qui t'expliquent que la notion de service public de l'audiovisuel ne doit surtout par être défendu (très parlante la vidéo du canard réfractaire dessus qui n'a pas 1 semaine), tu vois qu'il y a quelque chose. Et c'est une tendance générale mondiale, et je dirais historique, les 2 extrêmes ont intérêt à flinguer le "centre" pour s'affronter entre eux. Surtout qu'en plus le centre ici, il n'a rien fait pour qu'on l'aime, bien au contraire. Alors je ne vais surtout pas défendre le service public de l'audiovisuel. Je comprends tout à fait que quand on a un espoir de sortir de Charybde, cela fasse plaisir. Par contre cela n'a jamais signifier la fin de la merde bien au contraire. Car je n'ai pas l'impression que cette remise en question de l'audiovisuel public soit sur les bonnes raisons, i.e.: que par principe cela ne doit pas exister. Mais sur la raison qu'il faut juste que ceux-ci disent ce que pense notre camp. Et c'est ça que j'ai l'impression qu'il ressort de cette séquence: Le service public est de gauche germano-pratine, il faut que cela change car je veux qu'il soit de mon bord politique. J'aimerais vraiment que demain on supprime réellement le service public de l'audiovisuel, j'ai peur que l'on change juste les têtes. 2
Rincevent Posté hier à 05:58 Signaler Posté hier à 05:58 il y a 1 minute, Marlenus a dit : Et c'est une tendance générale mondiale, et je dirais historique, les 2 extrêmes ont intérêt à flinguer le "centre" pour s'affronter entre eux. Il n'y a pas deux, mais trois extrêmes. Et la Cathédrale est l'arme idéologique de l'extrême centre pour structurer notamment ce qui peut ou non être pensé et de quoi l'on peut débattre, afin d'être en mesure de se maintenir aux commandes même mis en minorité. 3
Marlenus Posté hier à 06:33 Signaler Posté hier à 06:33 33 minutes ago, Rincevent said: Il n'y a pas deux, mais trois extrêmes. Et la Cathédrale est l'arme idéologique de l'extrême centre pour structurer notamment ce qui peut ou non être pensé et de quoi l'on peut débattre, afin d'être en mesure de se maintenir aux commandes même mis en minorité. Si tu veux pour avoir un 3ème extrême, mais pour le coup, j'ai du mal à mettre le Macronisme en accord l'idéologie dominante de l'audiovisuel public.
Rincevent Posté hier à 09:29 Signaler Posté hier à 09:29 Il y a 9 heures, Marlenus a dit : Si tu veux pour avoir un 3ème extrême, mais pour le coup, j'ai du mal à mettre le Macronisme en accord l'idéologie dominante de l'audiovisuel public. L'idéologie dominante du sévice pubique, c'est avant toute autre considérer qu'il doive exister et définir la frontière de ce qui peut ou non être dit. Ce avec quoi la Macronie est parfaitement en accord. 1
Carl Barks Posté hier à 12:02 Signaler Posté hier à 12:02 Il y a 6 heures, Marlenus a dit : Sur le principe je ne peut qu'être d'accord, mais je me demande à quel point c'est le cas. Mon analyse, qui vaut ce qu'elle vaut, c'est qu'il y a actuellement, une grosse offensive des deux côtés de l'échiquier politique contre ce que j'appellerais la gauche germano-pratine. La "mafia" comme certains aiment à l'appeler. Cela se voit avec l'audiovisuel public, mais aussi avec les attaques contre les auteurs de chez Grasset où on t'explique bien que c'est une mafia et d'autres signes qui vont dans le même sens. Je dis des deux camps, car quand tu vois des vidéos de gauchistes qui t'expliquent que la notion de service public de l'audiovisuel ne doit surtout par être défendu (très parlante la vidéo du canard réfractaire dessus qui n'a pas 1 semaine), tu vois qu'il y a quelque chose. Et c'est une tendance générale mondiale, et je dirais historique, les 2 extrêmes ont intérêt à flinguer le "centre" pour s'affronter entre eux. Surtout qu'en plus le centre ici, il n'a rien fait pour qu'on l'aime, bien au contraire. Alors je ne vais surtout pas défendre le service public de l'audiovisuel. Je comprends tout à fait que quand on a un espoir de sortir de Charybde, cela fasse plaisir. Par contre cela n'a jamais signifier la fin de la merde bien au contraire. Car je n'ai pas l'impression que cette remise en question de l'audiovisuel public soit sur les bonnes raisons, i.e.: que par principe cela ne doit pas exister. Mais sur la raison qu'il faut juste que ceux-ci disent ce que pense notre camp. Et c'est ça que j'ai l'impression qu'il ressort de cette séquence: Le service public est de gauche germano-pratine, il faut que cela change car je veux qu'il soit de mon bord politique. J'aimerais vraiment que demain on supprime réellement le service public de l'audiovisuel, j'ai peur que l'on change juste les têtes. Je comprends ton analyse et je suis généralement sceptique quand je vois l'extrême droite / droite dure reprendre des chevaux de bataille libéraux. A terme, il y a sûrement plus à perdre qu'à gagner, et je n'irais certainement pas penser qu'une victoire du RN (associé à Ciotti) soit un gain pour les libertés, au motif qu'ils veulent remettre à plat l'audiovisuel public. Il faudrait être bien naïf. Mais dans le cas présent, je ne suis pas d'accord. Grâce à ce rapport, l'idée d'une cure d'austérité sans précédent pour France TV/Radio France est ouvertement évoquée dans le débat public. On ne va pas jusqu'à parler d'une privatisation, mais ça n'est pas loin. Ca déplace franchement le centre de gravité des débats pour les années à venir. Bien sûr, pour le moment, les députés macronistes s'abstiennent et, pour certains, tirent à vue sur le rapport (mais il faut aussi avoir un peu d'intelligence politique: c'est déjà une victoire qu'ils n'aient pas voté contre la publication). Mais j'en lis aussi certains dire "on n'aime pas la forme mais il y a des choses intéressantes sur le fond". Je ne peux pas dire ce qu'il en sortira concrètement, mais, au moins sur le plan idéologique, c'est une grande avancée pour légitimer des positions libérales dans le débat public. 2
Mathieu_D Posté il y a 6 heures Signaler Posté il y a 6 heures Ce matin j'écoutais BFM radio dans la voiture et j'entends une intervenante LFI se plaindre des fonds d'investissement (des fonds prédateurs !l qui monte au capital de boîtes françaises pour les "piller" et les couler. En étant bonne pâte je me demandais si vraiment de fonds rentraient au capital pour un horizon court en sacrifiant des rendements futurs aux rendements court terme. (Est ce que c'est possible ?)) Bien sûr l'intervenante réclame une intervention de la Banque Publique d'Investissement pour sauver toutes les boîtes en détresse et se lamentait que ce ne soit pas le cas et que le patron de BPI ait clairement dit que ce n' est pas son boulot. Bref je la prends pour une débile. Or cette intervenante, Aurelie Trouvé, https://fr.wikipedia.org/wiki/Aurélie_Trouvé e semble pas l'être du tout et est maître de conférences, docteur en sciences économiques. (Même si je vois bien son parcours issu de l'agronomie.). Bref j'étais un peu perplexe. C'est typiquement l'esprit de l'ingénieur qui ne veut pas de l'émergence et veut tout planifier lui même. (Je suis ingénieur, je connais.) Bref, en quoi des fonds qui montent au capital d'une boîte peuvent rendre moins bonne la situation économique globale ? Ou même localement pour une boîte ?
Tramp Posté il y a 5 heures Signaler Posté il y a 5 heures il y a 42 minutes, Mathieu_D a dit : Bref, en quoi des fonds qui montent au capital d'une boîte peuvent rendre moins bonne la situation économique globale ? Ou même localement pour une boîte ? À mon avis, c’est un biais de sélection. On parle de ceux qui se plantent (mauvais assessment, mauvaise stratégie, le marché change etc) et on ne parle pas de ceux qui réussissent. Quand ils se plantent ce sont des fonds vautours, quand ils réussissent ce sont des investisseurs qui ont une vision.
Rincevent Posté il y a 5 heures Signaler Posté il y a 5 heures il y a 7 minutes, Tramp a dit : À mon avis, c’est un biais de sélection. On parle de ceux qui se plantent (mauvais assessment, mauvaise stratégie, le marché change etc) et on ne parle pas de ceux qui réussissent. Quand ils se plantent ce sont des fonds vautours, quand ils réussissent ce sont des investisseurs qui ont une vision. En dépit de ça, pense qu'il y a réellement un problème d'horizon temporel trop court chez beaucoup de fonds d'investissement.
Tramp Posté il y a 5 heures Signaler Posté il y a 5 heures C’est peut être lié à l’endettement qui est encouragé par l’impôt sur les sociétés. Les fonds de PE sont quand même souvent à horizon 10 ans.
Liber Pater Posté il y a 3 heures Signaler Posté il y a 3 heures À mon avis, c’est un biais de sélection. On parle de ceux qui se plantent (mauvais assessment, mauvaise stratégie, le marché change etc) et on ne parle pas de ceux qui réussissent. Quand ils se plantent ce sont des fonds vautours, quand ils réussissent ce sont des investisseurs qui ont une vision. Les fonds vautours c'est une réalité assez spécifique. Il s'agit de fonds qui rachètent de la dette d'acquisition d'entreprises en difficulté pour les contrôler par la suite au moyen d'un swap debt to equity. Ensuite ils font du yield chasing pour maximiser le retour à court terme. La faillite n'est jamais loin après. D'un côté les fonds vautours se fichent royalement de l'actif et des personnes derrière. De l'autre ces actifs sont en difficulté parce que les actionnaires originaux ont globalement joué aux cons. 1
Bézoukhov Posté il y a 2 heures Signaler Posté il y a 2 heures Il y a 2 heures, Tramp a dit : À mon avis, c’est un biais de sélection. On parle de ceux qui se plantent (mauvais assessment, mauvaise stratégie, le marché change etc) et on ne parle pas de ceux qui réussissent. Quand ils se plantent ce sont des fonds vautours, quand ils réussissent ce sont des investisseurs qui ont une vision. Ca n’est pas un biais de sélection, c’est un de tableur Excel de fonds de PE. A peu près partout en Occident, le business case d’un PE ça sera quoi ? Si c’est de l’industriel, j’optimise via la Chine, si c’est des services, je réduis les coûts du travail via le Portugal / la Roumanie / le Maroc. Quand le rendement du capital est nul en France (et surtaxe), que la production est pénalisée et que le travail est trop cher… Ben la solution rationnelle, elle finit par arriver.
Rincevent Posté il y a 2 heures Signaler Posté il y a 2 heures Il y a 2 heures, Tramp a dit : C’est peut être lié à l’endettement qui est encouragé par l’impôt sur les sociétés. Les fonds de PE sont quand même souvent à horizon 10 ans. Je pense que le rôle de l'endettement initial est crucial. L'horizon me semble plutôt être de 5-7 ans d'après les cas que mon entourage a vécu, avec pression pour une amélioration des chiffres dès la première année (gros effet de levier, synonyme de fonds propres fort limités). Mais les conditions sont peut-être différentes dans d'autres pays.
Marlenus Posté il y a 2 heures Signaler Posté il y a 2 heures 10 minutes ago, Bézoukhov said: Ca n’est pas un biais de sélection, c’est un de tableur Excel de fonds de PE. A peu près partout en Occident, le business case d’un PE ça sera quoi ? Si c’est de l’industriel, j’optimise via la Chine, si c’est des services, je réduis les coûts du travail via le Portugal / la Roumanie / le Maroc. Quand le rendement du capital est nul en France (et surtaxe), que la production est pénalisée et que le travail est trop cher… Ben la solution rationnelle, elle finit par arriver. La question étant: -Pourquoi venir alors?
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