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École & éducation : Le temps des secrets


Messages recommandés

Posté

Je demande deux choses sur ce forum :

- la réaction rolleyes

- renommer ce topic pour faire disparaître éducation et apparaître instruction.

 

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J'ai reçu le bilan annuel de ma fille en primaire. Il y a une faute de grammaire de la part de l'instit dans la partie Français.

Et donc, pour ladite instit, remplaçante longue durée, qui a fait grève 3 jours après son arrivée et qui fait des remarques sur le français des autres sans pour autant maîtriser le sien, il a été fait une pétition des parents pour qu'elle reste l'année prochaine. Voilà. La raison ? Elle est, personnellement, en galère. Je n'invente rien. Non, on ne fait pas une pétition pour garder un instituteur exceptionnel pour nos enfants, on le fait pour une espèce de garderie inversée. J'imagine que c'est ça le vrai social.

Les français nagent dans la merde et ils aiment ça : ils en redemandent.

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Posté
il y a 34 minutes, cedric.org a dit :

J'ai reçu le bilan annuel de ma fille en primaire. Il y a une faute de grammaire de la part de l'instit dans la partie Français.

Et donc, pour ladite instit, remplaçante longue durée, qui a fait grève 3 jours après son arrivée et qui fait des remarques sur le français des autres sans pour autant maîtriser le sien, il a été fait une pétition des parents pour qu'elle reste l'année prochaine. Voilà. La raison ? Elle est, personnellement, en galère. Je n'invente rien. Non, on ne fait pas une pétition pour garder un instituteur exceptionnel pour nos enfants, on le fait pour une espèce de garderie inversée. J'imagine que c'est ça le vrai social.

Les français nagent dans la merde et ils aiment ça : ils en redemandent.

L'EdNat contemporaine, cet immense programme social de redistribution du moutontribuable consentant vers l'instit-cas-social, sur le dos des enfants.

 

Le bouquin de Gad Saad sur l'empathie dysfonctionnelle tarde décidément à sortir !

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Posté

Les profs priés d’être indulgents au grand oral du bac ? « L’impression de participer à l’École des fans »

 

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Des examinateurs assurent qu’il leur a été demandé de ne pas noter trop sévèrement les candidats.
(...)
« Ce qui a profondément irrité les enseignants, ce sont les consignes que nous avons reçues. D’un côté, les inspecteurs nous ont indiqué que les notes en dessous de 10 devaient constituer l’exception et de l’autre que la moyenne des notes attribuées devait être autour de 14, tout ça verbalement. Avec les 13 autres examinateurs qui étaient dans mon centre, nous ne comprenons pas ces injonctions, ni où ça nous mène », déplore cet enseignant mobilisé pour l’épreuve dans l’académie de Versailles.
(...)
Malheureusement quand, dans des exposés de géopolitique, l’élève mélange les conflits, ne sait pas définir éthique ou propagande, et répète "dans les journals" huit fois, et "genre" ou "putain j’ai oublié", etc. Difficile d’atteindre 14. »

 

  • Huh ? 1
Posté

Rassurons nous, il parait que les profs français sont trop sévères.

 

Quote

L’autre aspect mentionné dans de nombreuses vidéos est le niveau d’exigence des Français. Plusieurs personnes le soulignent : il est très difficile d’obtenir un 20/20 à un contrôle en France, tandis que les profs outre-Atlantique sont plus généreux avec les A et les A+. Une Américaine qui vit à Paris s’amuse de la différence dans un post sur TikTok : « Aux États-Unis, on est en mode “tu as écrit ton nom et la date ?! Dix points pour toi ! Yay !” [...] On récompense tellement le minimum syndical. »

 

https://www.huffingtonpost.fr/life/article/l-ecole-aux-etats-unis-ou-en-france-ces-profs-americains-racontent-ce-qui-les-surprend-dans-le-systeme-francais_236765.html

 

 

J'avoue que quand j'ai lu l'article, j'ai eu l'impression d'être dans un autre univers.

Posté
Il y a 1 heure, Largo Winch a dit :

J'ai pensé à moitié à toi l'autre jour alors qu'en discutant avec un pote qui vient de passer son concours de prof d'art pla (en privé) m'avait montré une carte de la méditerranée d'un quelconque contrôle de géo au collège (au lycée? mais je crois tt de même que c'était le collège), et le gamin avait indiqué "océan pacifique" dans le golfe de Syrte (le gros creux sur les côtes de la Tunisie et de la Libye).

 

Bon Jerusalem était quelque part du coté de l'afrique du nord, et pleins d'autres nom de mers ou de villes étaient totalement faux dans leur emplacement. Il n'y avait grosso modo que Rome et Constantinople bien placés (mais je commençais à me demander si le placement correct de ces 2 villes n'était pas du bruit statistique et si le gamin n'avait pas un peu rempli au hasard...) :D

Posté
3 hours ago, Marlenus said:

Rassurons nous, il parait que les profs français sont trop sévères.

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/life/article/l-ecole-aux-etats-unis-ou-en-france-ces-profs-americains-racontent-ce-qui-les-surprend-dans-le-systeme-francais_236765.html

 

 

J'avoue que quand j'ai lu l'article, j'ai eu l'impression d'être dans un autre univers.

 

"Sévérité" des enseignants... Confondre exigeance et malveillance : àmha c'est plutôt un trait commun des enseignants français et des enseignants américains, fans de Biden.

En outre, les résultats des Etats-Unis aux tests PISA ne sont pas brillants. Les jeunes Américains sont certes meilleurs que les jeunes Français en compréhension de l'écrit, en revanche en maths ils sont nettement plus nuls (alors même que c'est le gros point faible du système éducatif français, pointé par PISA ou TIMSS).

Bref, je doute que leur pratique pédagogique soit un modèle à suivre.

 

Je trouve plus intéressant de comparer la France au premier de classe de l'UE, l'Estonie (pays classé 4e au test PISA).

Et là, en deux clics sur Google, je tombe sur cet article Les raisons du fabuleux succès de l’Estonie au classement Pisa

 

Quote

1- Des attendus exigeants
Pour les deux spécialistes estoniens, l’esprit compétitif et travailleur est l’une des raisons pour lesquelles les élèves s’investissent autant dans leur scolarité. «Nos élèves pensent qu’ils peuvent améliorer leur intelligence», partage Peter Pedak. Les attendus sont très exigeants (de nombreux tests nationaux émaillent la scolarité).

(...)

2- Le chef d’établissement a les mains libres
À l’inverse des programmes éducatifs français qui sont établis par le ministère de l’Éducation nationale, les maquettes pédagogiques des enfants estoniens sont élaborées par le directeur de chaque établissement et leurs enseignants. «Chaque école choisit sa pédagogie, qu’il s’agisse du nombre d’heures de cours, des cours dispensés en plus du tronc commun, mais aussi des méthodes pédagogiques ou d’évaluation», avance Peter Pedak. Ainsi, 70% des décisions sont prises en interne. C’est le chef d’établissement qui embauche les enseignants, les licencie, négocie les contrats de travail selon le budget alloué, et verse éventuellement des primes aux enseignants selon les objectifs donnés. Les chefs d’établissement estonien ont le degré d'autonomie le plus élevé d'Europe. En comparaison, «la France on est l'un des pays où le chef d'établissement a le moins de marge de manœuvre»

 

Même son de cloche dans cet article :

 

Quote

Le mot d’ordre du système estonien ? L’autonomie. «Les écoles, comme les enseignants ont beaucoup d’autonomie, à la fois dans leur façon d’enseigner mais aussi dans leur fonctionnement», défend la ministre de l’éducation estonienne Kristina Kallas dans une interview au Parisien. « Nous ne donnons pas, par exemple, les livres à étudier, ni les programmes à suivre. En revanche, nous avons des attendus très ambitieux sur les compétences que doivent maîtriser les élèves selon leur âge».

 

Et le système estonien est très loin d'être un enfer ultra-libéral, comme le montre cette analyse du syndicat SGEN-CFDT. En revanche, les facteurs clefs de succès semblent résider dans une pédagogie particulièrement individualiste et exigeante, fondée sur le mérite individuelle (et je doute que le SGEN se rende compte qu'il vante ici un modèle de pédagogie... libéral).

 

Quote

L’une des principales raisons de la réussite de notre système éducatif est l’accent mis sur l’apprentissage individualisé et les méthodes d’enseignement toutes centrées sur l’élève. Le système estonien encourage les élèves, les jeunes à jouer un rôle actif dans leur processus d’apprentissage. Il leur offre diverses opportunités pour explorer leurs centres d’intérêts, développer leurs compétences. Cette approche individuelle est appréciée par les élèves et conduit certainement aux bons résultats de notre système éducatif. Cela contribue aussi à la motivation des élèves qui peuvent visualiser et agir sur leurs compétences dans une certaine bienveillance des enseignants.

(...)

Cependant, les étudiants estoniens sont confrontés à certains défis comme une charge de travail importante et des attentes élevées en matière de performances académiques. Cela peut entrainer du stress et de l’épuisement scolaire chez les élèves les plus âgés qui préparent les examens afin d’entrer à l’Université.

 

Bref, ce sera sans surprise pour des libéraux : le système éducatif qui semble fonctionner le mieux en Europe est celui qui est exigeant, qui est décentralisé et qui mise sur l'autonomie - système qui sera jugé par les enseignants gauchistes français ou les liberals américains comme un système sévère, inégalitaire et non-bureaucratique, quelle horreur !

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  • Post de référence 3
Posté

Pour une fois que l'administration centralisée de l'EN avait mis en place quelque chose d'utile...

En revanche, on continuera chaque année de dépenser en pure perte 1,5 milliard pour l'organisation du baccalauréat qui ne sert pourtant plus à rien.

 

 

Posté

Découvert au détour du net via un podcast dénonçant les saloperies new age de coaching et autres conneries:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/polemique-leadership-vibratoire-pedagogie-quantique-cette-formation-controversee-de-l-universite-de-montpellier-dont-un-syndicat-demande-la-suppression-2960753.html

 

Citation

Un master en sciences de l'éducation à l'université Paul Valéry de Montpellier propose de former au "Leadership vibratoire dans une approche de pédagogie quantique, afin d’œuvrer en pleine conscience" une description jugée par ses détracteurs "fantaisiste", sinon complètement "ésotérique". Aujourd'hui, un syndicat étudiant demande sa suppression immédiate. L’Université assume mais a annoncé vérifier son contenu.

@Largo Winch Tu va A. Do. Rer. :D

Posté
Il y a 2 heures, Largo Winch a dit :

On en avait parlé ICI:icon_wink:

Ah oui, c'est exact, toutes mes excuses.

Je crois que j'oublie l'existence de certaines conneries assez vite par respect pour ma capacité de mémoire qui mérite d'être consacrée à autre chose! Et puis il y a tellement de conneries de nos jours qu'on s'y perd. :lol:

  • 4 weeks later...
Posté

Tout ce que vous avez toujours su sur l’éducation et qui est faux – Bibliographie

 

Sur les comportements pertubateurs :

Citation

La synthèse de l’EEF met en évidence un effet positif clair de ces interventions: au-delà de l’effet direct sur les comportements eux-mêmes, elles ont un effet positif indirect sur le niveau scolaire, avec +3 mois de progrès en moyenne. L’efficacité est particulièrement importante pour les interventions ciblées sur les élèves avec troubles du comportement. Le niveau de preuve est important et le coût est moyen (pour les interventions les plus qualifiées et intensives).

 

  • 2 weeks later...
  • 2 weeks later...
Posté

En 20 ans, la part d’illettrés a été divisée par deux en France

 

Citation

La part de la population de 18 à 64 ans illettrée est passée de 9 % en 2004 à 4 % en 2022 selon l’Insee [1]. L’institut qualifie d’illettrée une personne qui a de fortes difficultés en lecture ou en écriture [2] et qui a commencé sa scolarité en France. Si on observe différentes générations, l’évolution a été encore plus remarquable : entre les personnes nées entre 1947 et 1957 (enquête 2011) et celles nées entre 1995 et 2005 (enquête 2022), le taux d’illettrisme a été divisé par quatre, de 12 % à 3 %.
 

[...]

Ces progrès ne doivent pas pour autant conduire à minimiser l’enjeu de l’illettrisme qui touche 1,4 million de personnes. Et encore, ces données ne comprennent ni les plus de 64 ans ni les immigrés n’ayant pas été scolarisés en France. Parmi ces derniers, la moitié a de graves difficultés dans le domaine de l’écrit. Au total, l’Insee estime que 8 % de la population de 18 à 64 ans est concernée [3], soit environ trois millions de personnes.

 

Le taux de personnes en difficulté à l’écrit dépend fortement de l’âge [4]. Il est de 11 % chez les 55-64 ans contre 5 % chez les 18-24 ans. Par ailleurs, ce taux logiquement dépend du niveau de diplôme : 31 % des personnes qui ont au mieux le brevet des collèges sont concernées.

 

Les données de l’Insee font apparaître l’impact du milieu social sur l’illettrisme. 15 % des personnes dont les parents ont au mieux le brevet des collèges sont eux-mêmes en grande difficulté à l’écrit, contre seulement 2 % de ceux dont les parents sont diplômés du supérieur

 

Posté

Heu, alors là, je suis très très sceptique...

C'est impossible de voir quelles sont les sources primaires de l'Insee sur lesquelles ils prétendent s'appuyer pour vérifier les dires de cet article de l'Observatoire des inégalités.

 

L'étude la plus sérieuse en matière d'illettrisme, réalisée de façon systématique chaque année sur l'ensemble de la population d'une même tranche d'âge, est celle menée par le ministère de la Défense lors de la Journée défense et citoyenneté.

Ce que montrent les chiffres de cette étude sur longue période est plutôt une stabilité en matière de lutte contre l'illettrisme.

 

Et donc sur les 20 dernières années, on a plutôt une stabilité du nombre d'illettrés (voire une légère aggravation) :

 

Tableau de 2004

Lecture-JDC-2004.gif

 

Tableau que j'avais posté l'année passé sur lib.org ici :

Lecteurs-JDC2018.jpg

 

J'en profitre pour reposter le commentaire que j'avais écrit :

 

5,2% d'illettrés selon la définition officielle de l'illettrisme, mais en fait ce sont 11,5% de jeunes qui ne comprennent strictement rien à un texte (profils 1 à 4).

À ceux-là s'ajoutent les 10,9% qui parviennent à lire un texte mais n'en comprennent pas toujours le sens ou l'interprètent de travers, en raison d'un vocabulaire très limité (le profil Delogu :mrgreen:).

Tout ça nous fait 22,4% de jeunes de 16 ans qui ne lisent pas correctement en France.

 

On a donc seulement 77,6% de jeunes qui savent lire correctement. Chiffre à rapprocher du pourcentage d'une classe d'âge qui obtient le bac : 79%.

 

 

Commentaire sur l'Observatoire des inégalités : c'est une officine très à gauche (on trouve dans leur "conseil scientifique" des gens très engagés politiquement à gauche comme Denis Clerc, Marie Duru-Bellat, Éric Maurin, Dominique Méda, Monique Pinçon-Charlot, Thomas Piketty...). Leurs articles sont donc à prendre avec des pincettes.

 

  • Yea 4
Posté
17 minutes ago, Largo Winch said:

Heu, alors là, je suis très très sceptique...

C'est impossible de voir quelles sont les sources primaires de l'Insee pour vérifier les dires de cet article de l'Observatoire des inégalités.

 

L'observatoire dit ce que l'étude de l'INSEE ne dit pas, et même qui dit qu'il ne faut pas dire.

 

La source primaire ce sont les études que l'INSEE a faites elle même (L'insee fait une tonne d'enquête elle même).

Il y a tout un paragraphe qui explique qu'il ne faut pas faire de comparaison entre l'étude de 2011 et celle de 2022 car les conditions de l'enquête ne sont pas les même.

 

Insee:

https://www.insee.fr/fr/statistiques/8177068

 

Et il faut cliquer pour avoir le PDF pour avoir l'article complet.

  • Yea 1
Posté

Ça n'est pas totalement contre-intuitif d'avancer que le plein illettrisme diminue en France avec les réformes successives, tout en diminuant drastiquement le niveau moyen. Un blob mou pas analphabète mais mauvais dans l'ensemble.

  • Yea 5
Posté

aussi important que l'alphabétisation, il y a l'esprit critique. ... pas facile à mesurer quantitativement.

Les gens alphabétisés à qui ça sert pile-poil juste à mieux avaler la bouillie étatiste ... c'est l'inverse du progrès.

Posté

C'est là le principe même de la réduction des inégalités.

Quand plus personne ne sait vraiment lire ou écrire, l'objectif est atteint. 

  • Sad 1
  • Haha 2
Posté
1 hour ago, cedric.org said:

Ça n'est pas totalement contre-intuitif d'avancer que le plein illettrisme diminue en France avec les réformes successives, tout en diminuant drastiquement le niveau moyen. 

 

Oui, mais là ce n'est pas le cas. Nous sommes sur le fil de l'école : les réformes successives à l'EN n'ont pas permis de réduire l'illettrisme, comme le montre le suivi sur les 20 dernières années des tests réalisés lors de la journée défense.

 

Après, peut-être que dans la population globale la proportion d'illettrés se réduit, mais même si c'est le cas (ce dont je doute, je verrai en lisant l'étude de l'Insee...) ce n'est pas à mettre à l'actif de l'EN.

Posté
Il y a 1 heure, Dardanus a dit :

C'est là le principe même de la réduction des inégalités.

Quand plus personne ne sait vraiment lire ou écrire, l'objectif est atteint. 

Précisément. Et personne n'a même plus les moyens de s'en rendre compte.

  • 2 weeks later...
Posté

Des professeurs face à la chute dramatique du niveau de langue :

Révélation

Si les enseignants de littérature ont pu, un temps, êtres seuls à tirer la sonnette d’alarme, ce sont désormais tous les professeurs du secondaire et de l’université qui font les frais de cette chute du niveau. «Mes élèves de Terminale deviennent incapables de construire une phrase avec logique. Ils ont du mal à structurer leur pensée, non pas qu’ils soient moins intelligents qu’avant, mais à cause d’une défaillance syntaxique» explique Emmanuelle [Le prénom a été changé], professeure de philosophie en région parisienne.

En théorie, l’orthographe ou la grammaire ne relèvent pas du bagage qu’ils doivent transmettre à leurs élèves. Mais les professeurs rivalisent d’ingéniosité pour remédier à la baisse du niveau de français.

«J’ai toujours eu des collègues qui ne prêtaient pas attention au niveau de langue des copies. Ils sont de moins en moins nombreux », lance d’emblée Aude Denizot, professeure de droit à l’université du Maine. «Cette question ne peut plus rester accessoire. Dans aucune des disciplines qui demandent de la rédaction; Parce qu’au-delà d’un défaut d’orthographe , ce sont désormais des copies qu’on ne comprend plus», continue l’auteure de «Pourquoi nos étudiants ne savent-ils plus écrire ?» (Enrick).

«Je ne comprends pas. Les professeurs alertent, les journalistes font des articles, des spécialistes écrivent des livres. Mais au niveau du ministère, on continue à se demander s’il faut être exigeant ou non avec l’orthographe et la grammaire» , dénonce Aude Denizot. […]

Face à cette baisse du niveau, que faire ? Consacrer des heures de philosophie à des exercices de grammaire ? Doubler le temps de correction des copies à relever les fautes d’orthographe ? «Je fais systématiquement un point en deuxième année parce qu’ils ne savent pas conjuguer le verbe subir dans les dommages qu’elle a subi, par exemple. Or c’est une phrase qui peut revenir une dizaine de fois dans les copies» , explique Aude Denizot. Quant au fait de sanctionner ou non l’orthographe, les avis divergent. «On a traditionnellement deux points consacrés à l’orthographe et la grammaire. Mais je prends le parti d’en retirer parfois jusqu’à quatre» , confie Pierre E., professeur de latin et d’histoire dans les Yvelines. «J’ai même mis un zéro, une fois, pour une copie écrite en phonétique, que je n’avais pas réussi à décrypter.» […]

 

Et pendant ce temps, certains planchent sur l'éducation à la sexualité à l'école, un programme résultant de plusieurs mois de travail et d'auditions.

  • Yea 1
Posté
9 minutes ago, Silence said:

En quoi ? As-tu lu ma note ? Qu'y a-t-il à redire ?

Tu crois que l'usage de la langue est quelque chose que tu peux modeler à coup d'argumentation. Ce faisant tu ouvres la porte à n'importe quel petit malin qui va venir te convaincre que telle ou telle règle est nulle et arbitraire et illogique ou même politiquement incorrecte et qu'il faudrait juste une petite réformette pour rationaliser tout ça, ou bien que finalement la grammaire et l'orthographe c'est surfait et pourquoi pas laisser chacun faire comme il veut ? Et à terme tu te retrouves avec des copies (et des posts sur liborg...) écrites en phonétique.

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