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  1. C'est sûr qu'il ne faut pas sous-estimer l'intelligence de Macron. Il a démontré depuis le début de cette crise qu'il était expert en manipulation. On sait d'ailleurs qu'il s'est adjoint les services d'une cellule en sciences comportementales pour gérer cette crise. Durant la crise sanitaire, Macron a utilisé toutes les ficelles de la manipulation pour faire passer comme une lettre à la poste ses nombreuses mesures liberticides : Pour le premier confinement, il a utilisé la bonne vieille technique de la soumission à l'autorité théorisée par Milgram : "légitimer" la décision autoritaire (le confinement) par la création du conseil scientifique. Ce n'était plus l'Etat qui ordonnait le confinement, mais la Science qui l'exigeait. Il est d'ailleurs amusant de constater que Macron a peu à peu pris ses distances avec la Science à mesure que les scientifiques perdaient en crédibilité dans l'opinion. Pour préparer les esprits au second confinement, il a mobilisé la technique de l'amorçage : durant tout l'été les Français ont été culpabilisés de se relâcher et d'adopter des comportements irresponsables. Pour ces deux premiers confinements, la technique de la "faveur déguisée", combinée à la force de "l'escalade d'engagement", a également été utilisée : on demande aux Français de faire un gros effort sur une courte période, pour se débarrasser une bonne fois pour toute du covid... mais une fois que le confinement de 3 semaines est installé, il devient plus simple de le faire durer 3 mois : allez, encore un petit effort et cette fois-ci on s'en débarrasse vraiment... les Français de leur côté se disent qu'ils n'ont pas fait ces 3 premières semaines d'effort pour rien, donc se persuadent que poursuivre l'effort (rester confinés) est rationnel... Pour le troisième confinement, c'est le coup de maître ! On commence par le nommer "couvre-feu" au lieu de "confinement" (objectivement, la situation était aussi restrictive et contraignante que le second confinement). Et pour faire avaler la pilule aux Français, Macron a utilisé avec brio la technique de la "porte dans le nez" : laisser croire qu'on va confiner de façon très stricte le pays pour finalement surprendre tout le monde et se donner le beau rôle en annonçant que le politique se dresse contre les scientifiques pour ne pas confiner. Résultat : les Français sont prêts à endurer 5 mois de confinement couvre-feu : on l'a échappé belle, n'est-ce pas ?... on aurait pu être confiné encore plus durement... Chapeau, l'artiste ! Actuellement pour faire adopter le pass sanitaire et/ou l'obligation vaccinale, Macron use de plusieurs techniques. J'en vois au moins 4 : Elle saute aux yeux : la bonne vieille technique du "diviser pour mieux régner" : on crée une situation dans laquelle les gens vont s'opposer les uns les autres (les pro-pass contre les anti-pass). Et on renforce cette situation délétère en mettant de l'huile sur le feu (les fameuses déclaration de G Attal l'illustrent à merveille en opposant la «France laborieuse et volontariste, qui veut mettre le virus derrière elle et travailler», et la «frange capricieuse et défaitiste, très minoritaire, qui se satisferait bien de rester dans le chaos et l'inactivité». La technique du chiffon rouge, comme évoquée plus haut dans ce fil, permet de détourner l'attention des gens sur ce qui est vraiment en jeu, tout en disqualifiant les opposants. Je suis convaincu qu'une technique bien connue en conduite du changement est aussi à l'œuvre : elle consiste à catégoriser la population pour identifier la catégorie sur laquelle agir en priorité, à faire basculer en faveur du changement puis à mobiliser comme levier de promotion du changement. Par exemple, en utilisant une matrice Intérêt/Pouvoir (Mendellow) qui distinguent les acteurs en fonction de l'intérêt qu'ils ont à agir sur le projet de changement et le pouvoir qu'ils détiennent pour le faire, on peut identifier la catégorie des personnels soignants qui ont un intérêt fort à bloquer le projet mais qui ont très très peu de pouvoir (le personnel médical est contre eux, la population estime normal qu'ils se vaccinent pour éviter de transmettre le covid aux patients). En raison du faible pouvoir qu'ils détiennent (faible soutien), il sera aisé de les faire basculer : une fois l'obligation vaccinale de cette catégorie obtenue, on pourra annoncer l'obligation vaccinale des enseignants par exemple, les personnels soignants en deviendront les principaux promoteurs : "ouais bah, nous, on nous a obligé à nous vacciner, je ne vois pas pourquoi les enseignants seraient épargnés". Enfin, le gouvernement utilise de nouveau la technique de la "porte dans le nez" qui consiste à présenter une mesure extrême qui sera rejetée, puis d’en formuler une plus raisonnable, celle qu’il souhaite réellement voir acceptée. Le manipulateur donne l’impression de faire une concession quand il revient en formulant une mesure moins conséquente, qui pousse les personnes concernées par la mesure à calmer leurs récriminations et à faire en retour une concession. Annoncer avec tambours et trompettes que les restaurateurs qui refuseraient de jouer le rôle de flic auraient une amande de 45000 euros, puis quelques temps plus tard revenir en annonçant qu'on assouplit la mesure ("seulement" 1500 euros). Dans le même genre : Véran qui annonce que les personnels soignants seront licenciés s'ils ne se plient pas à la mesure, Macron qui annonce que les enfants de 12 ans seront vaccinés (alors qu'il vise à mon avis les lycéens et étudiants), etc.
    20 points
  2. Quelques commentaires en vrac : Le tri, il a eu lieu dès le début du premier confinement. Reporter des procédures chirurgicales ou des traitements pour faire de la place à l'hôpital, c'est une perte de chances pour les patients concernés. C'est du tri. Confiner, avec toutes les conséquences psychiatriques que cela entraîne, c'est du tri. Et un tri bien, bien dégueulasse, puisqu'il se fonde sur les préjugés traditionnels concernant les maladies mentales, qui ne sont pas de vrais "maladies". Un type qui se jette du septième, c'est un faible. Mais s'il meurt en réa, c'est une victime. Le tri dont on ne veut pas, c'est celui qui se voit, sous l’œil des caméras, dans les couloirs de l'hôpital. Mais le tri qui ne se voit pas, celui des cancéreux en phase terminale qui auraient pu être sauvés, celui des cardiaques qui sont tombés chez eux dans l'indifférence, celui des vieux qui se sont laissés glisser vers la mort dans la solitude de leur ehpad transformé en prison, celui de tous les suicidés, il dure depuis plus d'un an et il continue. Ces urgentistes et réanimateurs qui menacent de "faire du tri" dans leurs unités si on ne confine pas font partie des plus abjects spécimen de la profession médicale qu'on peut rencontrer à l'hôpital. Sur la question des déplacements de malades des établissements saturés vers les sites où il y a de le place (et il y en a beaucoup), une anecdote (significative) : l'année dernière, notre ARS avait essayé de "coordonner" tout ça (je suis dans le quart nord-est de la France). On nous avait communiqué une liste de numéros de téléphone à appeler dans les établissements en sous-occupation pour y placer les malades qui attendait une place d'hospit dans les couloirs de nos urgences. À quelques exceptions près, personne ne décrochait le combiné et ça sonnait dans le vide. Concrètement, les établissements en sous-occupation n'avaient aucun intérêt à accueillir des malades supplémentaires. En effet, le gouvernement a mis en place depuis février 2020 une "garantie de financement" qui permet aux établissements de toucher tous les mois un douzième de leurs recettes d'activité constatées en 2019, sans rapport avec l'activité réelle. Dans ces conditions, dans les secteurs qui n'étaient pas touchés par la pandémie, c'était tout bénef : moins d'activité du fait du confinement généralisé, donc moins de moyens à déployer (baisse des budgets d'intérim, de CDD, etc.), moins de boulot et de stress pour les équipes, tout ça pour encaisser autant de sous que d'habitude. Pourquoi prendre le risque d'accueillir des malades supplémentaires, qui vont générer du boulot, qui pourraient en plus s'avérer positifs au covid (on peut tout à fait avoir un test négatif au départ du transfert et se révéler positif à l'arrivée) et qui viennent d'ailleurs, alors qu'on peut conserver à recettes équivalentes de la capacité hospitalière au cas où les choses évolueraient mal localement ? Bref, la suspension avec cette "garantie de financement" de la seule part de mécanisme se rapprochant un peu du marché dans le financement hospitalier a bien sûr contribué à la mauvaise allocation des ressources disponibles par rapport aux besoins.
    14 points
  3. On n'est certes pas dans une dictature mais ce n'est pas une raison non plus pour se voiler la face sur l'ensemble des problèmes que l'on vit aujourd'hui. Il y a effectivement une dérive liberticide comme tu le dis plus haut mais ce n'est pas la seule. La France connait également aujourd'hui une sérieuse dérive autocratique. Toutes les décisions restrictives de l'Etat qui conditionnent désormais notre vie quotidienne sont prises dans deux organes de décision totalement obscures (le conseil de défense et le conseil scientifique), c'est-à-dire des dispositifs qui échappent totalement aux processus électifs, délibératifs et de contrôle chers à la démocratie. Dans les faits, non seulement le Parlement ne sert plus à rien, mais le Conseil des ministres non plus. Les décisions ne sont plus prises au Conseil des ministres mais on ne sait comment par deux conseils non transparents sur leur façon de fonctionner. Les décisions de santé publique sont-elles prises par Delfraissy, Salomon ou Véran ? Ou Jupiter ? On n'en sait strictement rien, en fait. Au total cette crise révèle 4 dérives très inquiétantes dans le fonctionnement de l’État français : une dérive autocratique (conseil de défense) et une dérive technocratique (conseil scientifique) dans les processus de décision (et on pourrait même ajouter une dérive populiste avec les conventions citoyennes) une dérive bureaucratique dans la mise en œuvre de l'action publique une dérive liberticide dans l'effectivité des décisions (des restrictions attentatoires aux libertés individuelles totalement disproportionnées)
    13 points
  4. Pour être clair : on n'a pas de personnel à l'hôpital public. En situation normale, disons en 2019, l'absentéisme est déjà très élevé et on a recours en permanence à des CDD de remplacement et à des boîtes d'intérim spécialisées. Cela coûte fort cher et on ne trouve pas toujours (certains profils infirmiers spécialisée ou de personnel médical ne se remplacent pas comme ça). Le rationnement de l'offre de soin hospitalière, c'est donc le quotidien de base. Cette année, il y a une bonne partie des soignants qui se sont mis en arrêt de manière préventive vers février, quand ils commençaient à voir venir le truc. Les généralistes ont décerné des arrêts à tour de bras. Dans le milieu, ça a commencé à gueuler, notamment au niveau de la médecine du travail qui voyait venir la cata, mais c'était trop tard. Puis, parmi ceux qui n'ont pas pu se faire mettre en arrêt, une bonne partie a réussi à ne pas trouver le moyen de faire garder ses gosses pendant le confinement. Ils ne demandaient qu'à venir aider, mais hélas ils n'avaient pas d'autre solution de garde, ils étaient bien désolés. Bref, on était donc déjà en sous-effectif avant même que la première vague commence. Là-dessus, du personnel a été contaminé quand les choses sont devenues sérieuses. Plus on est en sous-effectif, plus le personnel restant se fatigue vite. Les postes sont plus durs et il y a moins de repos. On doit annuler les congés, repousser les récupérations, etc. À un moment donné ça décompense et c'est une nouvelle vague d'arrêts-maladie et de démissions. Maintenant, avec les tests, ce sont les périodes d'observation qui nous rajoutent un autre motif d'absentéisme. Au moins, les écoles restent ouvertes pendant ce nouveau confinement. Ça enlève un prétexte pour ne pas venir travailler. Sur le terrain, on en arrive au stade où on commence à fermer des unités médicales complètes pour récupérer les agents et les envoyer boucher les trous dans les unités restantes. Ouvrir plus de lits de réa ? Mais avec qui ? À ce stade les agences d'intérim ne décrochent même plus leur téléphone quand ils voient notre numéro. Dans les zones frontières, les IDE disponibles vont prendre un job d'aide-soignant à l'étranger et gagner trois à cinq fois plus qu'en France. J'entends des "experts" nous dire qu'on pouvait former des IDE et AS spécialisées réa en quelques mois. Admettons que ce soit pédagogiquement réalisable. Mais on va former qui exactement ? On recherche déjà en permanence des gens qui ont deux sous de jugeote et l'envie de travailler, et on ne trouve pas car on vit dans un pays de glandeurs en plein déclin cognitif. Ce n'est pas maintenant qu'on va découvrir des pépites qui n'attendaient que cette opportunité pour se former et contribuer à la société. Ce qui tue plus sûrement que la covid-19 à l'hôpital, c'est le statut de la fonction publique, la suppression des jours de carence, les arrêts de complaisance, le fait tout bonnement que l'arbitrage travail/glande déjà défavorable au travail dans ce pays à cause des charges l'est encore plus quand on bosse à l'hôpital en période de pandémie. Bref, la solution on la connaît : que le travail paye, que l'oisiveté ne paye pas. Donc on est foutus. Le but du confinement c'est juste de faciliter le rationnement des soins (ça se voit aux urgences aujourd'hui avec moins de bobologie) et que les gens crèvent chez eux plutôt qu'en face des caméras.
    12 points
  5. Courage les amis! Tout désespoir en politique est une sottise absolue, comme disait l'autre. Pour observer et prendre des photos, je me suis rendu aux manifs à Rouen et ce we à Paris. J'ai commencé par Bastille, mais comme je m'y faisais chier et que ça sentait un peu trop le gilet jaune cégétiste (en plus ils écoutaient de la merde), je suis allé au Trocadéro (et j'ai bien fait, ça a un peu dégénéré à Bastille, alors qu'au Troca, c'était ambiance familiale). A Rouen comme à Paris, j'y ai vu beaucoup de monde, beaucoup de gens ordinaires, de milieux extrêmement variés (mais aussi à Lille, Nantes, Nice d'après ce qu'on m'a rapporté). Plein de jeunes, des vieux, des ni jeunes ni vieux, des profils de scouts et des babos, des profs, des soignants, bcp de familles qui venaient d'un peu partout en France. Il y avait même quelque chose d'assez irréel de voir des minettes en sarouels, des femmes voilés et des barbus cotoyer des réacs et des BCBG. Et tout le monde était content de discuter, alors que très clairement, la plupart des types présents n'était pas là par Philippotisme. J'ai en effet eu l'impression que les gens venaient d'abord pour se retrouver et protester, plus que par adhésion active au message politique de FP. Comme le disait @Romy je pense que l'élément déclencheur pour beaucoup de monde, c'est la vaccination des enfants, qui ne passe pas. J'ai croisé à Paris quelques libertariens bien connus ici, quelques journalistes (VA, CNews) et surtout beaucoup de noobs en politique. Je retiens que comme pour les gilets jaunes, même si le profil des manifestants ne semble pas le même, il y a une défiance commune envers la politique et les médias. Les militants qui se succédaient à la tribune étaient ovationnés poliment, et c'est Di Vizio et un représentant syndical des Sapeurs Pompiers qui ont été le plus applaudis. Il y avait 1 journaliste pour un manifestant à la Bastille, et pratiquement aucun (sauf presse étrangère) à Troca. A Rouen, une semaine avant, un cortège immense sans policiers et sans leaders politiques ou syndicaux. C'est d'ailleurs ce qui pourrait être le plus à craindre pour les pouvoirs publics : le processus de déalignement qui m'a semblé bien visible ici. Les gens ne s'agrégeaient pas en fonction d'étiquettes ou de coalitions politiques ou idéologiques bien définies, mais pour défendre un message bien particulier, quelque soit le porteur du message. Cela pourrait vouloir dire aussi qu'il devient de plus en plus difficile de mobiliser/démobiliser des coalitions en s'appuyant sur les vieux schémas idéologiques de l'ancien monde (le clivage droite/gauche, les solidarités de classes, le groupisme antifa/le dressage social par le Polcor). Pas trop de provoc, mais du complotisme quand même sur les bords quand on savait tendre l'oreille. Par ex les deux minettes en sarouels de 20 ans qui répondaient à un journaliste qu'elles ne croyaient qu'en France Soir, ou encore, plus folko, des chinoises de Falun Gong qui distribuaient Epoch Times et des tracts pour dénoncer les crimes du Parti communiste chinois. En d'autres termes, des phénomènes d'extrême défiance envers la parole des institutions (ce qu'on peut déplorer, mais qu'on peut comprendre aussi) au sein d'une foule défiante envers le nouveau pouvoir sanitaire. En tout cas, une occasion en or pour parler aux gens, ces inconnus, qui n'ont jamais entendu parler des liberaux et des libertariens que dans les tweets et les posts de leurs ennemis. "Quoi ? Tu es libertarien? Tu veux dire que tu es pour le marché des organes et tout et tout?" Oui, il faut lire Gary Becker sur le sujet. "Et la libéralisation du cannabis aussi alors?" Oui, mais pas que. C'est la base, ça. Bref, l'occasion de se sortir les doigts du cul.
    10 points
  6. A la fin de l'Internet vraiment libre et far west, à l'époque des sites de warez tout ça, les webmasters kiddies ont commencé à se professionnaliser dans le porn. Il existait à l'époque des fournisseurs de contenu qui poussaient des flux de vidéos payantes pour chaque niche. T'avais des previews, généralement 8-10 vignettes, et l'accès à la vidéo sous forme d'abo. Les webmasters de l'époque avaient peu d'efforts à fournir pour mettre en ligne des sites avec des milliers de pages qui s'indexaient bien sur les moteurs de recherche. Les fournisseurs donnaient les scripts clés en main, il suffisait de les déployer et pouf tu avais un site de 40 000 pages de {niche} en ligne en quelques minutes. Il était très facile de faire du 6k-8k par mois en quasi full automatisé. Evidemment ça a attiré beaucoup de monde très vite et les gens ont rapidement dû appliquer des méthodes black hat ultra agressives pour se démarquer, tout le monde avait les mêmes sites, et les clones se comptaient par million. L'arrivée de ce qu'ils ont appelé les "tube", aka les xhamster, pornhub, xvideos etc. a été un vrai coup d'arrêt qui a complètement bousillé cet ancien business model. Soudainement les gens n'ont plus accepté de payer pour du X. Les anciens de l'époque ont réagi en pur marchand de chandelle style, ils ont tenté des actions juridiques attaquant le contenu pirate rendu gratuit. Légalement c'était sensé tenir, mais l'engouement a été un tel raz de marée que bizarrement ça n'a jamais pu aboutir vraiment. Les sites owner étaient inatteignables et tout le monde a très vite compris que la partie était terminée. Du coup on s'est retrouvé avec une armée de webmasters ultra aguerris qui a dû se réinventer fissa. Il faut savoir que le pron c'est au moins 10 ans d'avance sur le mainstream en terme de savoir faire pour un IT. Si tu peux recruter un IT qui vient du pron, ne réfléchit même pas, embauche le direct. Mais c'est aussi vrai dans toute la chaine de production de valeur. L'ultra compétitivité du secteur rejaillit sur tous les maillons. Du coup on s'est retrouvé avec un volume de sites considérables, backés par des gens super forts, ce qui explique en partie le non monopole. L'industrie pron est une industrie fondamentalement black hat dans tous ses compartiments: sur les techniques évidemment, mais aussi sur les structures légales et dans la gestion des flux d'argent. Les mecs ont été assez agiles dès le départ pour s'incorporer dans les pays libres, les paradis fiscaux, monter des holdings, etc. Pour l'argent, les revolut like d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que la version mainstream des banques que l'industrie du pron a créé. En fait ça a créé le cadre financier tel qu'il devrait être réellement dans la vraie vie si le socialisme n'avait pas gagné : tu pouvais retirer l'argent de ton compte offshore pour acheter tes pâtes ou une voiture en Europe, ça n'avait aucune espèce d'importance, on te fournissait des cartes de retrait qui fonctionnaient dans tous les distributeurs automatiques et la compta n'existait pas, les mecs regardaient juste tes flux entrants et tes flux sortants sur ton compte le 31 Décembre pour faire ton bilan. Les gros classeurs de compta vert et rouge à la papa, t'oublies. Le rêve. Après ils ont aussi créé des trucs bien hardcore pour bill et rebill les gens, shady as fuck, mais ça reste des innovations bancaires qui ont été maintes fois reprises ailleurs à des degrés édulcorés. Typiquement l'abo mensuel qu'on connaît aujourd'hui, à mon avis les bases ont été posés par l'industrie du X. Pareil pour le boom des ringtones et autres abos à base de pin submit qui ont mis très, très, trèèèèès longtemps à se faire réguler et qui ont permis de siphonner pas mal de pigeons. Donc à mon avis ça a permis à l'industrie de s'éclater sur les territoires en fonction des opportunités d'incorporation, tax, banking, etc. On a donc du volume, et le marché est éclaté. Et le dernier point à mon avis c'est le revenue stream. Le pron est un vrai crève cœur pour moi parce que c'est clairement la première vertical de l'humanité... mais c'est aussi la plus difficile à monétiser. Les gens ne paient tout simplement plus, ou pas assez pour du pron. Si tu regardes les map des régies publicitaires tu as l'impression qu'il en existe beaucoup mais en réalité elles se partagent toutes exactement le même inventaire, découpé en "tier" en fonction des deals d'exclusivité qu'arrivent à obtenir, ou ne pas obtenir, certaines plateformes. Et ça bouge tout le temps. Ceux qui durent sont ceux qui ont l'exclusivité complète sur un panel de sites. Je vais pas citer de noms mais j'en vois au moins 3 vraiment significatives, le reste se partage les cacahuètes. Les gens que tu chopes dans le trafic pron sont des gens qui n'ont aucune intention d'achat, mais pas que pour le pron, dans tous les domaines. Ils ne sont pas là pour ça. C'est pour ça que la seule façon de monétiser à peu près c'est les fake sites de rencontre 100% black hat, avec des bots ou des opérateurs offshore en guise de "base de membre". Leur bases sont tellement doublonnées et archi doublonnées que le taux de défacturation monte jusqu'à des 85%. C'est tout simplement ingérable, impossible à monétiser sans une dose de black hat qui n'est même plus de l'ordre de l'agressivité mais du truandage pur et simple pour arriver à en tirer quelque chose. No go. Aujourd'hui tu ne peux même plus y aller avec ton site de rencontre, les tubes ont depuis le temps compris comment ça marche et ils internalisent eux même la monétisation de leur espace pub. C'est souvent moins bien fait qu'un marketeur à la performance qui connaît son métier mais ils s'en foutent, c'est eux qui ont le trafic. Je pense quand même qu'il va y avoir de plus en plus de fusion et de consolidation, la vidéo est très couteuse à stocker et à streamer, et les revenus publicitaires ne couvrent pas bien. Il me semble que c'est ce qui a tué les concurrents de youtube non ? J'ai pas les metrics en tête mais il me semble que youtube n'a quasiment jamais gagné d'argent, le vrai edge pour google c'est les datas de profiling que ça lui apporte, d'où explication en partie de son monopole. Le business model de la publicité côté éditeur est de toute façon complètement flawed et la pire idée que l'on puisse avoir pour monétiser ses assets. PS pour le FBI: je ne fais rien de tout ce que j'ai décrit ici, on connaît juste les usages quand on travaille dans mon domaine
    9 points
  7. Parce que j'ai du temps libre, parce que vous le valez bien. CP? Pas CP? Ça vous intéresse? Des remarques? Voici ce à quoi j'ai passé ma nuit. Inégalités économiques et criminalité On associe souvent de hauts niveaux de criminalité à des pays dont l’indice de Gini est élevé. Une explication qui pourrait nous être familière est celle de Becker : un membre du bas de la hiérarchie sociale à moins à perdre dans un acte illégal. L’indice de Gini est calculé à partir d’une courbe de Lorenz : cet outil statistique mesure la différence d’un pays avec une situation de « parfaite égalité » dans laquelle les ressources seraient distribuées de façon parfaitement équitables à toutes les échelles géographiques, et où, par exemple, le revenu par tête en Île-de-France serait égal à celui du Limousin. Plus l’indice de Gini est élevé, plus les inégalités économiques sont importantes. Examinons bien ce que cet argument dit et ce qu’il ne dit pas : ce n’est pas la pauvreté qui cause le crime. Regardez les pays où tout le monde est pauvre : pas de crime. Regardez les pays où tout le monde est riche : pas de crime. Ce n’est que lorsqu’il s’agit d’une différence de richesse relative que la criminalité éclate, en particulier chez les jeunes hommes de 15 à 34 ans, qui commettraient la plupart des crimes dans le monde (Kanazawa et Still, 2000). Par exemple, on peut contraster les cas du Royaume-Uni et du Japon pendant la 2e partie du XXe siècle, et surtout depuis les années 1980. Au Royaume-Uni, les inégalités de revenus ont augmenté pendant la période (de 25 à 36 pour l’indice de Gini entre 1977 et aujourd’hui selon Statista), et le taux de criminalité aussi, tandis que le Japon est devenu un pays plus égalitaire, avec moins de crime. C’est en tout cas le portrait que nous en donne l’association caritative anglaise Equality Trust dans un rapport trop bref daté de 2011, mais ce n’est pas la vérité. Primo, quand on regarde le Gini Country Report du Japon, publié deux ans plus tard, on y apprend (c’est la première phrase, vous ne pouvez pas la rater) : « Inequality has widened continuously since the 1980s in Japan. » S’il est vrai que la concentration de la richesse au Japon a fortement diminué au milieu du XXe siècle, entre autres parce qu’ils ont incidemment reçu deux bombes atomiques, essuyé une défaite, dû des réparations colossales et ont été un petit peu occupés, l’inégalité n’en reste pas moins, par définition, relative : si c’est l’inégalité qui incite au crime, alors une augmentation de l’inégalité, quelle que soit le niveau de départ, devrait mener à une augmentation de la criminalité. Or on observe bien une augmentation de l’inégalité au Japon depuis 1980 (Minami 2008), mais pas d’augmentation des crimes, avec un taux d’homicides pour 100,000 habitants en déclin quasi-constant (de 0.61 en 1998 à 0.26 en 2018). Problème. Le problème de cet argument est assez vite visible : les pays les plus pauvres du monde (selon leur PIB en PPA) sont le plus souvent dans des situations de trouble politique majeur (ceci expliquant cela). Toutefois, les niveaux de criminalité du Burundi (dont l’indice de Gini est de 31 environ en 2018) ou du Malawi (à peine plus) sont sans comparaison avec ceux d’Afrique du Sud ou du Brésil, qui caracolent respectivement à plus de 50 et 60 points. Cependant, si notre objection tient, il faudrait peut-être réfléchir à l’idée que le crime crée des inégalités, et pas l’inverse. L’autre question qui se fait jour avec le cas du Japon est la suivante : est-ce une augmentation relative de l’inégalité, l’inégalité mais seulement dans les pays pauvres, ou seulement certains niveaux « extrêmes » d’inégalité dans des pays riches ou pauvres ou les deux qui sont corrélés à des hausses de la criminalité ? Si vous trouvez que ça fait beaucoup de questions d’un coup, tranquillisez-vous, car avec les exemples, décidément mal choisis, du Royaume-Uni et du Japon, nous pouvons dire « non » à toutes ces hypothèses : le Japon post-1980 réfute la thèse de l’augmentation relative ou d’une corrélation linéaire, et l’UK, avec son taux de criminalité en hausse (sur ce plan-là, on peut faire confiance à Equality Trust), a un indice de Gini… pas très éloigné du Japon (autour de 30, et en hausse). D’autre part, l’ « inégalité » n’est pas un phénomène uniforme. Il existe des inégalités de richesse et des inégalités de revenus, ce qui n’est pas la même chose. Les inégalités de revenus sont plus précisément ciblées par le Palma ratio, qui prend en compte le fait que les décilles centraux de la distribution (D5 à D9) consomment 50% de la richesse produite, les 50% restants étant partagés entre les 40% les plus pauvres (ceux sous la médiane) et les 10% les plus riches. Pour obtenir le Palma ratio, on divise la part du RNB détenue par les derniers par la part détenue par les premiers. Toutefois, le Palma ratio montre une corrélation forte avec le nombre de crimes pour 100,000 habitants (environ 0.92 pour le Brésil, les USA, la France, l’UK, le Japon, la Russie, l’Afrique du Sud et la Turquie). Comme l’indice de Gini. Ce n’est donc pas la mesure de l’inégalité qui est en jeu, mais plutôt le vaste ensemble de phénomènes sociaux que cette donnée embrasse. Le « crime », en revanche, gagnerait à être mieux défini. La corrélation semble plus forte pour les crimes plus violents, comme l’homicide. Les études de Kelly (2000) ont ainsi montré que les niveaux d’inégalité n’avaient aucun effet sur les vols, ce qui peut paraître surprenant, mais beaucoup sur les crimes violents (type homicide), alors que c’était la pauvreté qui se qualifiait comme meilleur prédicteur des vols. L’idée qui semble émerger est que dans une situation d’inégalité, ce n’est pas la jalousie du pauvre qui pousse à agir pour avoir ce que l’autre a, mais l’envie, qui exige que l’autre n’ait pas ce qu’il a, même si vous ne l’avez pas non plus. Pour les crimes plus rares, là encore, biais d’échantillonnage sans doute, mais surtout facteur confondant, la corrélation s’effrite : Cela dit, même pour les meurtres, la corrélation ne saute pas toujours aux yeux Tout simplement parce que d’autres facteurs entrent en jeu. Le graphique de The Economist mérite à ce titre également ample commentaire. Premièrement, on souffre d’un biais d’échantillonnage, avec très peu de pays « très » inégalitaires (>50). Deuxièmement, entre un Gini de 40 et 50, il y a à boire et à manger : voulez-vous beaucoup d’inégalité et beaucoup de crime ? Nous avons. Voulez-vous beaucoup d’inégalité et peu de crime (i.e. moins de 20% des sondés rapportant un vol par exemple) ? Nous avons. Un autre point technique est que l’inégalité économique corrèle avec de très nombreux facteurs plus localisés, qui sont les dérivés de la croissance économique et de l’enrichissement. L’économiste italien Pareto expliquait déjà au début du XXe siècle comment 20% de la population accaparait 80% de la richesse dans la plupart des sociétés. Or les études du Palma ratio nous montrent que ce ne sont pas les classes « moyennes » (D5 à D9) qui assimilent la variabilité dans la distribution, et expliquent l’inégalité que les ratios mesurent : ce sont les queues (et principalement le sommet). En d’autres termes, si 50% de la richesse revient à peu près partout aux décilles 5 à 9, la manière dont les décilles sous la médiane et le top se répartissent l’autre moitié est beaucoup plus fluctuante. Il paraît alors difficile d’augmenter le niveau de vie d’une société entière sans gonfler les ratios d’inégalité. Beaucoup d’études indiquent une corrélation entre pauvreté et inégalité économique, parce qu’il est vrai que la plupart des pays pauvres sont très inégaux, mais ils le sont moins que des pays plus riches ou en développement (dont le Brésil et l’Afrique du Sud sont de bons exemples). D’autre part, la pauvreté étant une notion totalement relative (souvent définie comme x% du revenu médian), on ne peut parler d’une « augmentation » de la pauvreté si un plus grand pourcentage de la population vit sous x% quand ce revenu médian… augmente ! On peut aussi bien observer une augmentation de l’inégalité dans les déciles 5 à 9 (qui n’affectent donc pas la médiane), et la pauvreté pourrait augmenter si le revenu médian augmentait tandis que les revenus marginaux baissaient (et vice versa), autant d’effets documentés et évoqués dans la littérature (Karagiannaki 2017 ; Bourguignon 2004). Toutefois, l’inégalité économique n’est pas toujours assimilée de la même façon. Elle peut signifier la détérioration des conditions de vie pour une partie de la population, ensuite estompée par la moyennisation avec le reste de la population, mais cet embellissement statistique ne fait que cacher des tensions sociologiques, surtout dans des territoires ségrégés. La question est donc avant tout culturelle. Nous en revenons ici à notre suggestion d’inversion de cause et d’effet entre crime et inégalité, évoquée récemment par Anser, M.K., Yousaf, Z., Nassani, A.A. et al. 2020 (article cité). L’autre renversement de perspective à évoquer est que la croissance économique d’un pays conditionne aussi l’efficacité de sa réponse à la criminalité et sa répression : il ne faut pas seulement regarder du côté des criminels potentiels. Là encore cependant, les corrélations nous font nous mettre le doigt dans l’œil, parce qu’une « corrélation » évidente existe entre de plus grandes dépenses de police et un taux de criminalité plus élevée… parce que le taux de criminalité élevé a suscité ces dépenses importantes. Ces phénomènes « culturels » ne sont pas indépendants des variables économiques que nous avons évoquées. L’effet de l’avortement sur le taux de criminalité est largement documenté (v. notamment Donohue et Levitt 2001), et cette pratique est notoirement plus répandue dans les pays développés. Par extension, elle agit sur les ratios d’hommes par femmes. On peut donc supposer une homogénéité culturelle de sociétés inégalitaires et violentes, où le facteur culturel est un facteur confondant : l’association violence/inégalité disparaîtrait quand on contrôle pour d’autres variables dans la même aire culturelle. C’est par exemple ce que montrent abondamment les études de Zhang 2018 sur les comtés américains, où l’on a peine à voir une corrélation, même en plissant les yeux, à partir d’un certain niveau de granulation géographique : comme l’écrit Songman Kang, professeur d’économie de Séoul, Cette analyse culturelle avait été ouverte par Simpson 1985. Il soulignait alors que la meilleure manière de maximiser cette violence très endogène était d’augmenter l’hétérogénéité ethnique des villes, afin de multiplier les foyers de violence (on sait de même depuis longtemps que les agressions en général sont fortement interraciales). A l’inverse, des zones de plus grande homogénéité culturelle facilitent l’exercice d’un contrôle social informel, plus efficace dans la prévention et la répression des crimes que la police d’Etat perpétuellement impotente. Difficile après ça de s’entendre dire que c’est un phénomène, que dis-je, une loi économique, et non culturelle. Car si c’était une loi économique, on ne voit pas pourquoi elle s’appliquerait entre pays et pas au sein du même pays. Or ce n’est pas le cas. Il n’y a pas plus inégalitaire que l’Île-de-France en France, mais les départements les plus criminels (en taux de crimes et délits pour mille habitants, nous parlons d’un rapport de 1 à 2 en pourmille, de 35 à 72 pour les données de 2014) sont les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et… Mayotte, où ce n’est pas l’inégalité qui est un problème. Non, le problème là-bas, c’est que tout le monde est pauvre. Encore est-il vrai qu’il y a beaucoup d’inégalités en Seine-Saint-Denis, et beaucoup de crimes, mais dans ce cas il est étrange qu’à Paris, où l’on observe les inégalités les plus criantes, le taux de criminalité ne s’élève « qu’à » 59 pourmille, moins qu’en Haute-Garonne ou dans l’Hérault, qui est un département pauvre avant d’être inégalitaire. On nous rétorquera que l’inégalité s’exerce entre les régions au sein d’un pays, mais alors pourquoi ne s’exerce-t-il pas aussi entre les pays ? Et comment les inégalités « mondiales » croissent-elles alors que la violence diminue ? Quelle échelle voulez-vous prendre exactement ? Car parler d’ « inégalités mondiales » n’a pas de sens, à moins de rêver d’un monde où le revenu médian du Bangladesh est équivalent à celui du Luxembourg. Ce qui n’arrivera pas. Il y a de l’inégalité criminelle là où la pauvreté est s’enracine dans un terreau culturel fertile d’envie et de frustration, par exemple sexuelle (retour de nos jeunes hommes de 15 à 34 ans). Mais de l’inégalité, on en trouvera partout : l’envie cimente les relations sociales à toutes les échelles de la hiérarchie. On envie surtout celui qui gagne un peu plus (Freud parlait fameusement du « narcissisme des petites différences »), aussi toute déviation de la « ligne de parfaite égalité » de la courbe de Lorenz a-t-elle des effets disproportionnés non pas seulement « à différentes échelles » mais à toutes les échelles. Et oui, Daly, Martin; Wilson, Margo and Vasdev, Shawn. (2001) ont montré qu’une diminution de 0.01 point de l’indice de Gini entraînait (quoiqu’on ne sache pas comment ni où) une diminution de 12.7% du nombre d’homicides pour 100,000 habitants. Mais le crime est un phénomène local. Comme il est assez rare que les tueurs traversent le pays pour trucider leur victime, les différences de revenus entre Seattle et Detroit importent sans doute moins que les différences de revenus au sein de Detroit ou Seattle. Kang 2014 nous rappelle l’importance des dynamiques locales : en effet, si l’inégalité entre différentes régions peut mener à des niveaux de criminalité plus élevés, les inégalités « naturelles » au sein d’une aire géographique ont plutôt tendance à les diminuer, sans doute davantage du fait de l’environnement culturel qui a rendu ces organisations respectives possibles. Le modèle du choix rationnel de Becker, note Kang, nous aide à comprendre pourquoi un criminel ne s’attaquerait pas à beaucoup plus mais seulement à un peu plus riche que lui : la première catégorie sait se défendre, et présente un coût trop élevé. Nous avons donc tenté de ramener l’unité d’analyse à un niveau beaucoup plus proche de nous. La moyenne de l’activité criminelle d’une ville entière est une mesure trop grossière pour être aisément manipulée et comprise. On voit ici apparaître certains effets de seuil non-linéaires que nous avions supposés plus haut, notamment dans les quartiers les plus pauvres. Ce n’est pas la quantité mais la manière dont le crime ou les criminels sont distribués qui nous importent. Remerciements: @Rincevent pour la théorie des aires culturelles et le paradoxe de Simpson. Bibliographie Anser, M.K., Yousaf, Z., Nassani, A.A. et al. (2020). Dynamic linkages between poverty, inequality, crime, and social expenditures in a panel of 16 countries: two-step GMM estimates. Journal of Economic Structures 9, 43. Bourguignon, F. (2004) The Poverty-Growth-Inequality Triangle, Indian Council for Research on International Economic Relations, New Delhi Working Paper No. 125. Daly, Martin; Wilson, Margo and Vasdev, Shawn. (2001) “Income Inequality and Homicide Rates in Canada and the United States” Canadian Journal of Criminology 43: pp.219–36 Donohue, John J., III and Steven D. Levitt (2001). The Impact Of Legalized Abortion On Crime, Quarterly Journal of Economics, , v116 (2,May), 379-420. The Equality Trust. “Income inequality and violent crime.”Equality Trust Research Digest 2011; no.1: pp.1–5 Kanazawa, S., and Still, M. (2000). Why Men Commit Crimes (and Why They Desist). Sociological Theory 18 (3), 434-47. Kang, S. (2014), Inequality and Crime Revisited: Effects of Local Inequality and Economic Segregation on Crime, Hanyang University Karagiannaki, E. (2017). Understanding the Links between Inequalities and Poverty. The empirical relationship between income poverty and income inequality in rich and middle income countries, CASE paper 206 /LIP paper 3, London School of Economics Kelly M. (2000). Inequality and crime. The Review of Economics and Statistics, 82(4): 530–539 Minami, R. (2008), Income Distribution of Japan: Historical Perspective and Its Implications, Japan Labor Review, vol. 5, no. 4. Simpson, Mile E. (1985), Violent Crime, Income Inequality, and Regional Culture: Another Look, Sociological Focus, Vol. 18, No. 3, pp. 199-208 Zhang, L. (2018), Violent Crime and Income Inequality, mémoire soumis à la California State Polytechnic University, accessible en ligne.
    8 points
  8. Tandis que le jeune morveux d'une quarantaine d'années, retranché dans son bunker élyséen, continue de croire qu'il peut régenter à lui seul la vie de 68 millions d'habitants, on voit se généraliser partout un phénomène bien connu désormais en sciences de gestion, la "désobéissance organisationnelle" : je viens de voir une émission très intéressante qui explique que, sur le terrain, plus aucun centre de vaccination ne respecte les règles définies à Paris. Le soir, toute personne qui se présente peut se faire vacciner avec les doses qui restent, même si elle ne rentre pas dans les critères d'âges soigneusement édictés par les bureaucrates sanitaires. Mieux, certains centres hospitaliers dressent leurs propres listes de vaccination selon leurs propres critères : c'est ce que font ouvertement Nice et la Corse, où sont vaccinés des jeunes de 18 ans qui le souhaitent. Il ne serait pas étonnant que d'autres le fassent discrètement. Exactement le même phénomène existe aussi à l'université : dans mon établissement, les règles édictées nationalement (1 seul jour de cours par semaine et jauge de 20%), qui ne tiennent pas compte des ressources du terrain, ne sont plus appliquées depuis plusieurs mois. Par exemple, les 28 étudiants de ma formation ont eu tous leurs cours en présentiel depuis janvier dans un amphi d'une capacité de 200 places... Un reporting est exigé par le ministère pour "contrôler" qu'on applique bien la règle : évidemment, on lui envoie des chiffres totalement bidonnés. La "désobéissance organisationnelle", c'est l'intelligence des gens de terrain qui comprennent que l'application stricte des règles conduit à des situations absurdes et qui prennent leur responsabilité en les contournant. La "désobéissance organisationnelle", c'est ce qui vient pallier les failles d'une bureaucratie devenue totalement ineffective, car celle-ci est déconnectée des réalités ou inapte, dans des situations urgentes et complexes, à prendre des décisions pertinentes qui tiendraient compte de l'ensemble des paramètres.
    8 points
  9. Il ne s'agit pas d'une mini réformette mais bien d'un changement majeur dans le fonctionnement de l'université. Sur le papier, l'idée est de passer de la transmission de "connaissances" à la transmission de "compétences". Pour le dire autrement, passer de la "tête bien pleine" à la "tête bien faite". Sacrifier le contenu pour donner du temps à l'apprentissage des méthodologies. Sur le papier, ce n'est pas con, mais mis en œuvre par la machine bureaucratique, ça va être une catastrophe. Tout d'abord, ça devient un affaiblissement de la transmission et de l'évaluation des savoirs remplacées par une valorisation et une évaluation des savoir-être et autres "soft skills" mal compris. On passe totalement à côté de ce qu'il faudrait faire si on allait au bout de cette nouvelle logique : transmettre de véritables savoir-faire qui font défaut chez les bacheliers actuels (capacité à la réflexion, la conceptualisation, la problématisation, capacité à classer de l'information, capacité à mener des raisonnements déductifs, inductifs, capacité à mobiliser un modèle théorique pour résoudre un problème concret, etc.). Par exemple, concernant l'évaluation des étudiants, on passe du contrôle des connaissances par discipline à un contrôle des compétences interdisciplinaires. Le contrôle ne se fait plus par un DS individuel sur chaque matière, mais par des travaux de groupe, des exposés transversaux combinant plusieurs disciplines composant un "bloc de compétences". Là aussi sur le papier ce n'est pas totalement con. Dans la réalité on sait bien ce que ça va donner : l'étudiant bien évalué sera celui qui adopte les meilleures stratégies de free riding, ou l'étudiant qui a un bon bagou pourra compenser ainsi ses faibles facultés d'analyse et de réflexion, etc. Tu ne sais pas résoudre une équation à une inconnue (oui, oui, je dis bien une inconnue...) ? Ce n'est pas grave tu as su faire un jolie présentation avec Prezi qui a impressionné le jury, qui te permet donc de valider ce bloc de compétences... Autre exemple : on part du postulat qu'une "culture étendue" plutôt qu'un bourrage de crane est un élément clef pour avoir une "tête bien faite" au lieu d'une "tête bien pleine". Ce qui est juste. Mais l'opérationnalisation de cette idée par la machine bureaucratique consiste en un élargissement du périmètre disciplinaire en L1 au détriment de la profondeur des connaissances transmises, c'est-à-dire un fort allègement des contenus, ceux-ci étant remplacés par un saupoudrage de tout et n'importe quoi sans cohérence (par exemple l'étudiant de L1 en éco-gestion sera amené à survoler autant de disciplines que la psychologie, la sociologie, la science politique, le droit, la géopolitique, la comptabilité, le management, l'économie micro et macro, la communication, etc., etc., chacune de ces disciplines étant traitée en une vingtaine d'heures... autrement dit, il aura survolé tout le spectre des sciences sociales sans rien comprendre...). Le nivellement par le bas est frappant quand on regarde ce qui va se passer dans les IUT. Le DUT (bac+2) disparaît pour être remplacé par un Bachelor universitaire (bac+3) : en 3 ans sera traité de façon plus allégée ce qui était traité en 2 ans jusqu'ici. Si on considère qu'aujourd'hui il faut 3 ans en IUT pour réaliser en moins bien ce qu'on faisait jusqu'ici en 2 ans, et quand on sait que, contrairement à la fac, les IUT ont une longue expérience de la pédagogie par compétences, et quand on sait enfin que la grosse majorité des étudiants qui se retrouvent en L1 éco-gestion sont ceux qui n'ont pas réussi à entrer en IUT de gestion (formation sélective), on peut d'ores et déjà pleurer sur ce que va devenir très prochainement le niveau des diplômés d'une Licence Eco-gestion.
    8 points
  10. Ce n'est pas nouveau. J'ai eu l'occasion il y a deux ou trois ans de participer à un groupe de travail sur les normes E+C-, à l'époque où j'étais dans le logement social. En gros, c'est ce qui préfigure la future réglementation thermique dans le bâtiment. Le jeune chargé de mission parisien termine sa présentation devant la salle (des directeurs travaux ou finances dans des offices HLM de l'est de la France). Silence pesant. J'ai fini par dire à peu près ça : "Donc, si j'ai bien compris, on n'aura plus le droit de faire de pavillon, ni même du petit collectif. Il faut que ce soit des barres de quatre ou cinq étages. On doit limiter les grandes ouvertures, donc plutôt des fenêtres minces, des meurtrières quoi. Et aussi, pas de parking pour les résidents. Donc d'un côté, on nous demande de dépenser des millions pour démolir les quartiers des années 60 et 70. Mais de l'autre, vous voulez qu'on reconstruise la même chose en pire." Réponse de notre orateur : "C'est à peu près ça."
    7 points
  11. Pourquoi tiennent-ils la route ? Réponses en vrac : - la viticulture est la seule pratique agricole où l'on sait maintenant que pour faire des produits qualitatifs il faut baisser les rendements, en passant en biodynamie, beaucoup de vignerons qui faisaient du classique avant voient leurs rendements baisser parce que les vignes se font détruire en biodynamie...ce qui augmente la concentration en sucre dans les raisons et donc la qualité du vin. Rien à voir donc avec la biodynamie, on obtient la même chose en faisant des vendanges en vert (tradition bourguignonne des grands crus : pas plus de 7 grappes par pied de vigne). - le passage des tracteurs et des engins lourds est une catastrophe pour les vignes, ça tasse les racines, l'utilisation d'un cheval en biodynamie supprime ce problème, encore une fois rien avoir avec la lune ou les poudres de perlimpinpin. On commence d'ailleurs à voir apparaitre des tracteurs très légers dédiés à la vigne, aussi légers qu'un poney. - on sait aujourd'hui que plus le sol des vignes est riches en micro éléments et en bactéries, plus le vin est riches et complexes en gouts, en supprimant les produits phytho, on augmente la vie microbienne (études à l'appui) et on augmente la qualité du vin, encore une fois, c'est un effet de bord de la biodynamie mais pas un effet de la biodynamie ; on peut faire exactement pareil sans prier la lune. Je pourrais multiplier les exemples, et plus largement, les pratiques bio/biodynamie ont obligé les vignerons à faire attention à ce qu'il se passe dans les vignes et à revenir à un vieux précepte important : le bon vin se fait a la vigne et non pas au chai. La biodynamie oblige les vignerons à sortir arpenter leurs terres et à faire attention, mais on peut faire pareil sans poudre de cornes de vaches, encore une fois ce n'est pas les recettes de biodynamie qui fonctionnent ou "qui tiennent la route", c'est une pratique différnete qui pourraient se faire sans ça. Le seul truc qui amène peut-etre une différence, ça se discute actuellement, c'est l'utilisation de silice bien que les doses soient sans doute trop légères pour avoir un véritable effet. Enfin, les gouts des consommateurs ont changé, plus personne ne veut boire aujourd'hui des vins ultra concentrés et très travaillés dans les chais avec moultes pratiques oenologiques "dures", la mode et les gouts osnt sur les vins plus léger, plus fruité, moins travaillé, "nature", ... et là encor ela biodynamie tire son épingle du jeu mais pas pour ses qualités intrinsèque mais parce que ça produit des vins qu'on aime en 2020 et qu'on aimait pas en 1990. Je termine quand même sur autre chose, on sait aujourd'hui que la clef dans les vignes et le vin est le travail du sol : léger et sans labour dur et avec enherbement ; les vignerons qui travaillent de manière classique (avec produit phyto) mais avec un travail du sol léger et un enherbement ont un sol plus qualitatif sur certains aspects (population ver de terres par ex.) que les bio qui passent le tracteur et le labour profond, qui détruisent leurs sols (sans oublie ceux qui bombardent de bouillie bordelaise, soit du métal lourd...). Et l'enherbement fait aussi partie des pratiques de la biodynamie, ainsi que le labour léger à cheval. Donc encore une fois, les gens qui font de la biodynamie disent "ça marche" mais ce n'est rien d'autre qu'un immense post hoc propter hoc (d'ailleurs aucun vigneron ne fait de la biodynamie quoi qu'ils en disent, ce qu'il font, c'est piquer ici et là 5 ou 6 recettes et whalou). C'est tout. Il n'y a rien d'autre à comprendre, on pourrait faire pareil sans faire chier une vache dans une corne et sans clouer une chauve souris sur une porte. C'est juste que depuis 20 ans on commence à mieux comprendre comment travailler proprement en vigne. Et j'insiste encore sur les vignes, on a jamais vu un producteur de tomates faire de la biodynamie et pour cause (un vrai producteur je veux dire, pas 2 hippies qui font mumusent dans le fond du Gard), quand il aura perdu 80% de sa récolte (comme on le fait pour le vin), il ne recommencera pas (le vigneron, oui). Tout ça n'est possible que parce que le raisin une fois en bouteille se vend 20€ le kilo (le prix moyen d'une bouteille de vin biodynamie), aucun autre fruit ne se vend ce prix là ; on ne verra pas de biodynamie à 4€ la bouteille, et pour cause... un cheese-bacon burger est sans doute 10x meilleur pour la santé
    7 points
  12. Les Français : « Vive les entreprises familiales ! » Les français aussi : « Non aux fortunes héritées ! » Les Français : « Non au consumérisme ! » Les Français aussi : « Il faut relancer la consommation ! » Les Français : « Il faut consommer local ! » Les Français aussi : « Non à une nouvelle entreprise dans ma ville ! » Pays de débiles.
    7 points
  13. zyva Fmas, si tu ponds un article, je peux repasser dessus pour un truc écrit à deux mains bien saignant. Ca commence à devenir ultra-néo-nécessaire.
    7 points
  14. J'allais ajouter (mais tu le fais plus bas) que les conseils citoyens tirés au sort ont une place centrale dans le dispositif visant à contourner les institutions. Ils permettent d'aboutir aux conclusions des dirigeants au nom du peuple, qu'ils "représentent". Et effectivement, sous certains rapports, ils le représentent bien mieux dans ses différentes composantes statistiques que ne le font les scrutins avec leurs circonscriptions et/ou leurs listes. Mais ils le représentent uniquement quand on prend la population comme une masse anonyme, et par le simple fait qu'ils ont le même petit camembert des âges et des csp que la pop totale. Mais ça nous fait oublier que c'était en tant que société d'individus autonomes que le peuple était sensé être représenté dans nos systèmes politiques. On est subrepticement en train de passer d'une conception de la représentation que l'on pourrait qualifier de "linguistique" à une autre, "picturale". La linguistique est sur le même mode que la représentation du signifié par le signifiant dans le langage, elle est purement conventionnelle, et n'implique pas une ressemblance stricte de l'un et de l'autre, voir même, pas de ressemblance du tout (les grands penseurs de la représentation, Siéyès, Constant, Tocqueville, etc, n'attendaient surement pas des représentants qu'ils soient de simples messagers de l'opinion de la foule, sans pensées propres), mais elle repose justement sur ça : une convention, c'est à dire, un accord entre les membres d'une communauté d'interlocuteurs. Elle suppose une lucidité concernant le fait que l'élu sera toujours nécessairement un individu singulier, et non une pure émanation de l'électorat (d'où la nécessité de limiter son pouvoir). La picturale au contraire pense la représentation sur le mode de la peinture ou de la photographie : il s'agit d'une prétention à la ressemblance objective, exacte, voire au trompe-l'oeil. Mais bien entendu, ce n'est jamais qu'une illusion, puisque même la meilleure des photos n'est jamais qu'une seule perspective, monofocale, sur un certain moment, à travers un certain dispositif (argentique ou numérique, etc), qui ne dépasse pas les bords d'un certain cadre, etc. Cette nouvelle vision de la représentation fonctionne doublement en tandem avec le nouvel autoritarisme : D'une part, aussi tôt que les citoyens tirés au sort ont été "informés" correctement (et donc, par les scientifiques d'état), ils fournissent une légitimité encore plus grande au décideur que ne le ferait une élection, puisqu'ils "représentent" (mais en ce sens différent) encore mieux le peuple. D'autre part, l'exactitude de la représentation picturale repose sur un dispositif technique lui-même mis en oeuvre par les scientifiques d'état. Les décideurs et leurs techniciens deviennent donc à la fois ceux qui décident de ce que vont dire les représentants du peuple, et à la fois ceux sans lesquels la représentation, et donc, l'expression de la population, ne peut pas avoir lieu. Tout ceci reposant bien sûr sur le fait que le peuple soit pris, et accepte d'être pris, comme une masse, comme un agrégat mou, et non plus comme une société d'individus libres en relation les uns avec les autres.
    7 points
  15. tu confonds être libre avec être caché. Le politique y est moins regardant pour un tas de raisons, mais pas parce que t'es plus libre, si l'état avait les meme possibilités d'action et de contrainte, tu serais moins libre. je ne sais pas moi, lisez un bouquin sur l'histoire des villes, le Benevolo est très bien les villes sont les lieux de pouvoirs, les campagnes ont toujours été à l'écart, donc oui, on est "plus libre" dans le sens où le regard s'y porte moins mais on est pas plus libre au sens libéral, confondre les deux est au moins aussi terrible que confondre liberté et capacité chez les socialistes . Et les campagnards ne sont pas moins étatistes que les urbains, ils le sont juste dans un sens qui vous choquent moins. Si les révolutions libérales étaient venues des campagnes, ça se saurait, l'histoire ça ne sert pas qu'a faire joli. Le libéralisme est une théorie politique et juridique issue de la bourgeoisie urbaine. Les campagnards ne sont ni plus ni moins libéraux que les urbains. D'ailleurs "les campagnards" ou "les urbains" ça n'existe pas vraiment tant il y a des variations. Qu'il existe des différences politiques sensible n'est ni nouveau, ni le début ou la fin de quoi que ça soit (Bénevolo again), et encore moins une bonne (ou une mauvaise) nouvelle pour le libéralisme. La ville contre la campagne et vice-versa ça a 5 000 ans d'histoire. Pas 25. De toute façon le libéralisme n'a plus sa place dans la société contemporaine, en fait je pense meme qu'il ne l'a jamais eu, il n'y a jamais eu de société libérale et il n'y en aura jamais, le libéralisme est une utopie politique et, je l'ai déjà exprimé plusieurs fois sur ce forum ; le libéralisme est au mieux un garde fou intellectuel pour les dérives politiques, une sorte de laisse sur laquelle il faut parfois tirer (ou il faudrait parfois tirer). Tous les libéraux qui rêvent d'un paradis libéral caché ou idéal que ne font que détruire les vilains socialites me font penser à ces socialistes qui ne font que rêver d'un paradis socialiste caché ou idéal que ne font que détruire les vilains libéraux. Fonctionne aussi avec les écolos. Et tous ces groupes ont les même discussions : ou vivre, ou s'expatrier, a quand un vrai politique de gauche/libéral/écolo, les meme forums, les meme déprimes psychologiques, les meme catastrophismes. Moi aussi je rêve d'un jour retourner à la campagne : une ferme en pierre ardennaise, une cour carrée, un terrain de x hectares avec barrière et murs de pierre, trois ou quatres molosses, un fusil, un potager et foutez-moi la paix. Moine, mais sans m'emmerder avec Dieu et les prières. Mais j'appelle pas ça être libre, j'appelle ça me libérer des connards contemporains, du monde qui m'emmerde et des autres, mais libre, non. Vivre caché c'est pas vivre libre, je ne confonds pas les deux. Je me retire du monde. Mais libre dans 5 hectares privés, c'est pas "être libre" dans l'absolu, mais bon... Un jour, peut-etre.
    7 points
  16. La méthode "je pose ma petite crotte et j'attends qu'on me la débunke, en espérant qu'un post passera au travers", ça devient franchement irritant et totalement pas respectueux des gens sur un forum. Quand on accuse littéralement quelqu'un (les fabricants de Pfizer) de tuer +50 000 "jeunes" (en prenant ton ratio de 3 pour 100 000 sur la population mondiale vaccinée), la moindre des choses c'est d'avoir un minimum backé son message. Mais bon, étant un peu con, j'ai regardé la vidéo en me disant, plein de bonne volonté, ça y est, les antivax du forum ont trouvé un truc fou, révolutionnaire. H16 insiste comme un malade pour qu'on checke la donnée, ça doit être de l'analyse de malade, je vais pouvoir arrêter de passer pour le rageux de service et voir la lumière moi aussi. Et bah en fait, le mec prend les courbes de mortalité de l'équivalent local de l'INSEE (jusque là ok) et dit que si la mortalité moyenne semble avoir augmenté en janvier pendant la période de vaccination, c'est que ça doit être la faute de la vaccination. Voilà. Waouh. Impressionné je suis. Conclusion du gars, la mortalité a augmenté en janvier, c'est en janvier qu'on a le plus vacciné, donc c'est la faute du vaccin. C'est littéralement le niveau de l'analyse. Je cite : "Les graphiques ci-dessous représentent le nombre d’injections reçues pour chaque tranche d’âge ainsi que le nombre de décès constatés pour chaque mois." Il aurait peut-être été intelligent de regarder en même temps s'il n'y avait pas un autre facteur qui jouait et pourrait biaiser la lecture. Par hasard, si ce n'était pas... la faute du COVID pour laquelle il y avait un surplus de mortalité en janvier. Hein, genre la base quoi. J'ai donc regardé. Oups. Oh bah zut, en fait janvier c'est le pire de la mortalité COVID. Ça c'est fou. Ça ne serait pas légèrement beaucoup malhonnête non ? Et ça décroit bien sur février et mars, de manière parfaitement cohérente avec ses chiffres de mortalité... C'est bien simple, cela suit parfaitement la courbe du nombre de morts COVID... Je me dis mais non, quand même pas, ce n'est pas possible qu'il ait ignoré cela, volontairement ou non. Je continue à regarder la vidéo. Arrive ce graph magique (repris d'un article inspiré de la vidéo) Commentaire de l'auteur : "Cette période d’octobre 2020 est d’ailleurs la seule pendant laquelle Israël a présenté une mortalité totale standardisée différente de l’habitude. Tout le reste de la période est comparable à la décennie. Nous ne pouvons malheureusement pas explorer plus loin ce sujet, n’ayant pas accès au nombre d’injections antigrippales réalisées sur la période.". Il s'interroge sérieusement sur ce deuxième pic, inexpliqué selon lui alors que le premier pic est expliqué dans cette réalité parallèle par la vaccination causant des milliers de morts. Bien évidemment la piste, c'est la vaccination contre la grippe qui tuerait. Évidemment hein, c'est toujours la faute du vaccin, c'est la règle. Curieux je suis, ne serait-ce pas encore encore tout bêtement COVID ? Je retourne à mon graph. Oups, c'est encore le pic COVID. Mais quelle surprise, donc en fait le raisonnement de YouTube man, c'est que il y a des pics de mortalité, dont un pendant la phase de vaccination. Pendant les deux pics tu as aussi un pic de morts du COVID d'après les stats officielles, mais non, ça ne peut pas être lié. C'est la faute, 1. à la vaccination 2. on ne sait pas. Pas au COVID... Qui a dit wishful thinking au fond de la salle ? Alors peut-être que j'ai tort dans ma lecture, mais je n'affirme pas quelque chose qui serait la news de l'année, sans avoir évacué une explication 10 fois plus logique. Ce que j'ai appris de plus intéressant en regardant cette vidéo en fait, c'est découvrir de nouveaux jeux de société dans la bibliothèque derrière lui.
    6 points
  17. Un thread twitter qui m'a bien fait rire : Le saviez-vous ? Au Panthéon, Paris en commun aurait planté 40 arbres dans sa précédente mandature C’est la carte qui le dit... si si! Alors à première vue ca ne saute pas aux yeux cette forêt urbaine grandeur nature.. il faut sans doute contourner le monument pour découvrir cette canopée, que dis-je ce poumon vert. En plus c’est l’occasion de (re)découvrir le site archéologique de Lutèce sous le règne de Caius Annus Betonnus Et là, au milieu des restes de l’ancien temple de la déesse Hidalgravas, on tombe nez à nez avec une des forêts les plus primaires de cette époque: la forêts de pots.. 100% inutile pour la nature, 100% utile pour gonfler les chiffres de la mandature Heureusement ce petit mensonge (car clairement ce ne sont pas des arbres plantés mais au mieux des arbres posés) est un cas isolé.. ah non ? Mais que sont ces 173 arbres plantés aux Halles ? Ce sont les arbres « RE »plantés après avoir tout rasé quelques années auparavant pour refaire la canopée. Non seulement, ils sont REcomptabilisés, mais en plus, notre grande cheffe de la canopée Roani Dalgo ne prend pas en compte le fait qu’ils sont moins nombreux qu’avant Mais grâce @EELVParis5 , je me suis intéressé à une petite comparaison entre la carte qu’on appellera désormais la carte « mensonge » et celle de Paris Open Data. Petit tour de chauffe à #ParisCentre: 41 arbres plantés selon la carte mensonge 26 arbres référencés Et là, bingo: je tombe non pas sur une forêt urbaine mais sur un domaine royal: 1200 arbres d’un coup en 2018. 6% du total de la mandature et ça sur une parcelle de la taille d’un parking. 1200 arbres, ca ne devrait pas échapper à ParisOpenData. Sauf que la forêt semble se faire discrète.. c’est bien simple, sur la parcelle du périphérique extérieure référencée par ParisenCommun comme le poumon vert de sa mandature, sa propre base de données parle de... 6 arbres ! Preparez-vous au choc, j’ai retrouvé la forêt. Notre rempart face au réchauffement climatique. Cette luxuriante verdure qui sauvera l’humanité: C’est la première forêt Miyawaki à Paris. Une forêt qui en impose: 400m2 (soit 2 fois la taille du bureau d’ @Anne_Hidalgo ) ET... 1200 PETITES PLANTES ??!! Donc en fait, il n’y a absolument aucun forêt plantée là-bas. C’est un champ de patates la forêt Voilà l’oasis en question Voilà donc résumé en 3 exemples concrets, 3 mensonges avérés de la municipalité: des arbres en pots comptés comme plantés des arbres comptés comme nouveaux alors qu’ils n’ont été que replantés une forêt de 1200 arbres qui n’en compte aucun Pour info, pour tout ceux qui croient encore aux pipeaux des faux écolos de la mairies: Sur les 170.000 arbres promis par la mairie, 100.000 seront de type forêt Miyawaki. Vous n’allez pas être emmerdés par l’ombre en été Merci d’avoir lu ce thread jusqu’au bout. Si vous aussi, vous voulez un vrai retour de la nature dans Paris, aidez-moi en soutenant mon projet #BudgetParticipatif: un grand jardin à République avec pelouse, sol débitumé, fontaines, kiosque et manège: https://budgetparticipatif.paris.fr/bp/jsp/site/Portal.jsp?page=idee&campagne=G&idee=331&from_url=/bp/jsp/site/Portal.jsp?page=idee&campagne=G&idee=331
    6 points
  18. Je vois qu'on est passé du mode "on critique la donnée" à "on attaque le messager". Classe. Partons du principe que je suis un agent infiltré de Pfizer / Véran / la bien-pensance, choisissez votre ennemi favori. Et donc, sur le fond maintenant : - En quoi est-ce faux de rappeler que faire des études de risque sur la base des données de pharmacovigilance, ça ne rime à rien ? On peut refaire pour la 5e fois la discussion, je peux ressortir encore la notice méthodo des études, pas de soucis mais oui lassitude il y a. - Ca vient d'où la connaissance du risque cardiaque sur les hommes jeunes à part de la pharmacovigilance ? Et les chiffres précis justement qui permettent 1. de confirmer l'ampleur limitée du risque (sur la base des informations disponibles) 2. orienter sur les meilleurs vaccins par classe d'âge 3. confirmer que le risque vaccinal est très inférieur au risque du COVID sur ces populations - Ca vient d'où à part des études "officielles" la confirmation sur la durée limitée apportée par la vaccination ? - "On nous ment". OK super, c'est quoi les alternatives ? La data devient miraculeusement propre quand elle dit ce que vous voudriez qu'elle dise ? Sinon c'est quoi la donnée propre ? Parlons-en, ravi d'avoir des exemples Il y a un monde entre : Partir du principe que la donnée est imparfaite, rester vigilant, checker toutes les nouvelles data et ajuster sa connaissance au fur et à mesure. Et dans tous les cas laisser chacun libre de son choix. Partir du présupposé "on nous ment, les vaccins tuent" et tenter de le prouver de manière obstinée, envers et contre tout Partir du présupposé très liborg "je suis contre l'obligation vaccinale donc je dois être contre le vaccin" et tenter de démontrer que le vaccin ne marche pas Ce n'est pas déformer la data pour lui faire dire ce qu'elle ne dit pas qui va aider à lutter contre l'obligation vaccinale. C'est l'inverse, ça nous rend inaudible, mêlés aux obscurantistes. Pourquoi Macron et tous les politocards se choisissent-ils comme ennemis les antivax à part parce que ce sont des ennemis faciles ? Personne ici ne part du principe que la science est une blanche colombe, que la data est 100% clean. Mais rien ne montre de manière crédible un risque vaccinal significatif avec ce qui est disponible actuellement. Il faut remettre l'église au milieu du village. Et c'est orthogonal à un positionnement sur l'obligation vaccinale.
    5 points
  19. Je pense très sincèrement que la France rentre dans une ère très dangereuse. ils vont devoir vacciner en urgence des tonnes de gens qui se sentent forcés, dont clairement on va foutre les vacances en l’air. Ils vont devoir vacciner des gens qui travaillent dans des restos, bars, boites de nuits, peut-être que certains sont contre la vaccination. Et ils se feront virer pour ça? on veut vacciner en masse des enfants, sans savoir si ce vaccin peut avoir une influence sur des corps en pleine mutation de l’adolescence. Tout ça pour sauver des gens déjà vaccinés. De plus on sait que le vaccin n’empêche pas complètement la transmission. Les gamins ne présentent aucun danger, pour eux mourir du Covid est quasi impossible. J’ai littéralement l’impression que nous avons l’état nounou à son paroxysme. « Ah… tu ne veux pas te faire vacciner, tres bien. Puisque c’est comme ça tu seras puni de tout ce que tu aimes bien dans la vie!! Tu vas faire ce que je te dis maintenant ou sinon tu seras puni d’encore plus de choses. » Je pense que ce soir, cet abruti de Macron vient de faire rentrer la France dans un engrenage totalitaire. Croire un seul Instant que ce passe sanitaire ne perdurera pas est une utopie. L’occasion est trop belle de fliquer absolument tout le monde partout. ils savaient comment vous dépensiez votre fric, maintenant ils sauront quand vous arriver, avec qui. la liberté vient de crever dans ce pays et personne ne réagit. Personne ne comprend la portée immense de ce que Macron vient de prendre comme décision. j’espère de tout mon cœur que, comme ils le crient sur tous les toits, ce vaccin n’entraînera pas à moyen terme une vague de gens avec des emmerdes. La pharmacovigilance est en cours et on impose à tous un truc dont certains, clairement, ne veulent pas. La France est un pays communiste, elle vient de le prouver. C’est magnifique et tout le monde trouve ça « un peu chiant mais nécessaire pour avoir une vie normale. » mais est-ce que c’est normal de devoir passer un QR code dans une machine pour aller boire un simple café en terrasse avec un ami? Est-ce normal, quand on est serveur de devoir se faire vacciner pour garder son job? ce pays me débecte depuis 20 ans, 20 ans que j’ai ouvert les yeux, à chaque instant, il est plus nauséabond que l’instant précédent. Je vais être très honnête sur ce forum, je suis profondément choqué de ce qui se passe. Je réalise que le futur que nous allons laisser à nos enfant sera réellement 1984. Parce que même lorsque le virus ne fera plus de morts, ou très peu, même lorsque tout le monde aura sa piquouse annuelle au vaccinodrome (quel mot ignoble), on aura encore cet ennemi invisible, potentiellement tueur. en ce qui me concerne, je ne suis pas antivax, je suis par contre patient et j’attends des données sur plus d’un an. Après une vaccination de masse sur plus d’un an, on devrait savoir si de gros problèmes peuvent survenir. J’ai l’impression d’être un pariât parce que je ne suis pas les recommandations. Je suis pointé du doigt par mes parents, mes amis, parce que je veux être certain que ce vaccin ne présente aucun danger pour ma santé. Vite vite ma vie d’avant, le risque éventuel? M’enfin, tout le monde te dit que c’est 100% safe, que tu ne crains rien! Ils disaient aussi que les masques ne servaient à rien. si je dois être un pariât encore 8 mois, rien à cirer ! edit: mais quel monde on va laisser à nos enfants, mon Dieu… je me demande si je suis le seul à réaliser la portée historique du discours de Macron…
    5 points
  20. Oui, c'est le magnifique système Suédois de prix bloquée qui fout le bazar dans le marché immobilier du pays. Comme il y a un prix fixé par l'état sous le prix du marché, les locataires actuels sont contant. Pour les nouveaux locataires il y a 10 ans (!) d'attente, ce qui fait qu'il y a un marché noir de la sous-location, parce que une personne qui vient travailler a Stockholm n'a pas 10 ans pour trouver un logement. Comme les prix sont fixes, il n'y a aucune raison de construire des maisons et appartement pour louer, du coup on ne construit que des biens pour classes aisés vu que se sont les seules à avoir de quoi acheter. Avec le temps les logements sont de moins en moins bonne qualité, vu qu'il n'y a aucune raison de les entretenir, ce qui fait que de plus en plus de monde voudrait changer de logement pour un de meilleur qualité, mais ce n'est pas possible. La seul solutions pour un ménage normal qui veut un endroit correcte pour vivre est donc d'acheter, ce qui fait que les prix de l'immobilier ont augmenté de ... 18 % en un an. Ce qui est une bulle spéculative. Du coup pour soulager le marché le premier ministre proposait de lever le contrôle des prix pour les nouvelles construction, chose inacceptable pour une partie de la gauche qui a torpillé le gouvernement. Le gouvernement, c'est vraiment régler les problèmes que on aurait pas si il n'était pas la pour dérègler les échanges. Sans compter ce spécifiquement le contrôle des loyer est le plus grand consensus parmi les économistes, même Piketty et Krugman disent que ça ne fonctionne pas.
    5 points
  21. C'est une très bonne lecture pourtant. Mais en gros: - le labo de Wuhan a reçu des fonds pour fabriquer des coronavirus exactement comme SARS-COV-2, le but des fonds est publiquement documenté, et il existe des interviews sur youtube des acteurs concernés expliquant le but des recherches (évidemment publiées avant 2020) - un virus a deux moyens pour acquérir une mutations: le remplacement d'une "lettre" d'ARN ou recombinaison avec un autre coronavirus pour lui copier une séquence. Problème: SARS-COV-2 contient au moins une séquence (le furin cleavage site) qui ne peut pas être expliqués par ces deux moyens. Elle est trop longue pour être le résultat d'une série de mutation (ça reviendrait à choisir une série de lettres à pile ou face, et tomber sur une phrase écrite en bon français), et elle n'existe dans aucun des coronavirus connus, donc il n'y a pas de source pour la copie. En parallèle, cette séquence connue depuis longtemps et a déjà été utilisés dans d'autres expérience de création de virus. Bonus: elle utilise des condons peu utilisés par les coronavirus, mais en revanche très fréquents dans les cellules humaines. L'article détaille beaucoup plus la longue suite d’événement improbables qui seraient nécessaires pour l'apparition naturelle du virus (incluant la zone géographique des précurseurs) et en quoi la fuite du labo explique les différents faits connus de manière beaucoup plus simple. Autre point abordés par l'article: vous vous rappelez des articles publiés dans the lancet et nature en mars 2020 traitant tout ceux qui oseraient considérer l'accident de labo de complotistes finis? Certains de leurs plus importants co-auteurs ont leur noms un peu partout sur les demandes de bourses et autres documentations des expérimentations de gain de fonctions sur les coronavirus menées à Wuhan. L'interprétation la plus charitable est qu'ils essayaient d'éviter que des bâtons réglementaires ne leurs soient mis dans les roues après covid, mais l'interprétation la plus logique est qu'ils déployaient un écran de fumée pour éviter de devoir rendre des comptes si covid est le résultat de l'une de leurs expérimentations qui a mal tourné (hypothèse probable à ce stage). Sinon, cela va sans dire, mais l'article part du principe que les chercheurs ont été irresponsables en créant ces virus, mais qu'il n'y avait pas d'intention de nuire.
    5 points
  22. Il me semble que la justification habituelle des "rassuristes" concernant la dette est qu'on peut se contenter de la faire rouler, de la payer avec plus de dette, ad vitam eternam. Ce serait possible pour les états puisque ceux-ci, contrairement aux individus, seraient potentiellement immortels. Ca me semble con, puisque c'est aussi le cas des entreprises, qui n'ont elles pas du tout ce luxe de pouvoir faire rouler leur dette sans s'en soucier. Je doute que ce soit une question de longévité, il y a beaucoup d'entreprises qui sont plus anciennes que beaucoup d'états. Pour ce que j'en comprends, la seule raison pour laquelle les états peuvent s'endetter comme ils le font, et envisager de le faire encore plus, c'est parce qu'ils contraignent les banques, par la force, à racheter leur dette. Et la seule raison pour laquelle ils peuvent le faire sans que les banques et tout le système ne s'effondre, est qu'ils les font profiter du seigneuriage en leur rachetant cette dette sur le marché secondaire via les banques centrales. Donc le problème fondamental avec tout ça n'est pas qu'un huissier (détenteur de quelle autorité ?) vienne taper à la porte de l'état s'il est en défaut de paiement. Ce n'est pas non plus que ses créanciers cessent de lui faire confiance et refusent de lui prêter par la suite - il peut les y forcer. Ce n'est pas non plus que ceux-ci fassent faillite à cause de cet usage potentiellement immodéré de la force contre eux, il peut les rincer avec de l'argent magique. Le problème, c'est que plus de dette revient à plus de création monétaire. Et qui dit plus de création monétaire dit : 1) de méchantes crises qui nous guettent, d'après l'ABCT, 2) une augmentation artificielle de la préférence pour le présent, d'où le consumérisme et le capitalisme "de cigale" que l'on voit depuis les années 50, qui tranche pas mal avec le capitalisme "de fourmi" que nous décrivent Weber et les écrivains français du XIX, et 3) une redistribution à l'envers, des pauvres vers les riches, d'où le creusement des inégalités que l'on voit depuis les années 70. On insiste trop sur le 1), et pas assez sur le 2) et 3). Ca pousse au court-termisme, et c'est du Robin des bois à l'envers. Voilà le message qui doit être entendu.
    5 points
  23. Je pense que vous estimez mal l'ampleur de la répression qu'il y a eu depuis les gilets jaunes. Des amis qui avaient une banderole macron dégage sur leur balcon pendant le confinement ont reçu une amende de plusieurs centaines d'euros pour "utilisation de musique amplifiée" pour leur enceinte Bluetooth 20w dans leur maison en journée parce qu'ils avaient refusé de l'enlever. Un bon pote d'extrême gauche a Toulouse a voulu manifester malgré l'interdiction avant Noël au milieu de la foule des acheteurs, les flics ont arrêté et embarqué tous les gens qui affichaient des slogans politiques au milieu des badauds. Presque plus aucun de mes amis semi activistes ne font plus la moindre action politique publique (ouvertement) , que ce soit contre le confinement ou la loi de sécurité globale.
    5 points
  24. On peut donc étendre la célèbre liste : le critère de gravité, au fur et à mesure du temps: - Taux de saturation des réa - Nombre d'admissions en réa - Nombre d'admissions à l'hopital - Nombre de malades porteurs - Taux d'incidence - Taux de vaccination dans la population (2 doses) - Taux de vaccination dans la population (2 doses + rappel de moins de 6 mois)
    4 points
  25. Bon sur la partie "on constate une surmortalité statistique les mois d'injection chez la tranche des jeunes" je vais faire vite car pousser l'analyse c'est introduire d'autre données pour donner du contexte et ce sera une prochaine fois s'il y en a une. Rapidement, le raisonnement est résumé dans ce tableau : Injections 20-29 ans (1er + 2ème) Injections 20-29 ans ( 2ème) Mortalité constaté pour 100k 20-29 ans Mortalité attendue pour 100k Différence Population de la tranche d'âge morts supplémentaires déc 8 458 0 2,92 2,99 -0,07 1295500 -1 janv 300 703 70 322 3,29 2,99 +0,30 1297010 4 févr 733 592 242 907 4,21 2,99 +1,23 1298519 16 mars 689 671 483 920 3,35 2,99 +0,37 1300029 5 avr 140 014 94 067 3,82 2,99 +0,83 1301539 11 mai 48 642 30 646 2,38 2,99 -0,61 1303048 -8 juin 17 151 7 894 2,07 2,99 -0,92 1304558 -12 juil 25 046 7 330 2,30 2,99 -0,69 1306068 -9 On a constaté une mortalité supérieure à l'attendu pour les mois de janvier à avril 2021, mois où la vaccination était particulièrement intense. L'attendu correspond à la moyenne décennale du taux de décès dans la tranche d'âge pour 100 000 personnes, avec un intervalle de confiance studentisé à 1%. Ainsi on tombe sur une surmortalité d'une trentaine de personne, que je peux diviser par un nombre d'injections pour obtenir un taux de décès par 100k injections ou 100k double injections. Je ne retombe pas exactement sur les pates de la vidéo ici, car ce calcul précisément n'est pas dans le google sheet. Il a 31 décès supplémentaires j'en ai 35 avec les arrondis. 35 morts pour 891 000 deuxièmes injections ça nous fait 3,98 décès toutes les 100 000 doubles injections. Je suis un peu plus haut avec ses données, si vous voyez où je ne fais pas pareil dites moi. Bref. On voit qu'en mars on a plus vacciné qu'en février alors que c'est en février qu'on constate un pic. En avril on a moins vacciné qu'en mars alors qu'on a plus de décès. En mai on pourrait s'attendre à quelque chose mais non. Le lien temporel ne semble pas bien solide. Cela ne m'attire pas de suspicion en tout cas. Ensuite bien sûr il faudrait croiser avec d'autres données. D'abord voir si ce phénomène se répète dans les autres pays. Approfondir avec les causes de décès. (Une donnée qui remonte en France à année+5 -oui oui- ce n'est pas une donnée simple à recueillir quoi) Bref, pas de quoi s'établir dans des certitudes généralisables.
    4 points
  26. Si mes souvenirs sont bons, les talibans sont liés au cercle historique d'Al-Qaida. Si ca n'a pas changé Al-Qaida est organisé en trois cercles: un cercle historique situé à la frontière pakistano-afghane qui contient les dirigeants et le cœur de l'organisation, un second cercle composé de groupes terroristes ayant fait allégeance à Al-Qaida (AQMI en Afrique du Nord, Al-Nosra en Syrie) et un troisième composé de loup solitaires ou cellules se revendiquant d'eux-mêmes d'Al-Qaida. Plus on descend dans les cercles plus il y a de l'autonomie. Aussi Al-Qaida contrairement à l'Etat islamique n'a pas vocation à créer un Etat islamique par eux même, leur but est d'aider des alliés politiques (comme les talibans) à prendre le pouvoir. Si l'EI a été globalement vaincu car ils occupaient une zone géographique déterminée avec une organisation Etatique, le fait qu'Al-Qaida soit une nébuleuse leur a permis de survivre pendant des décennies. Concernant les causes de la défaite en Afghanistan, j'en vois plusieurs. D'abord, je trouve la production stratégique américaine en terme de géopolitique me parait médiocre. Il y a deux courants de pensée qui dominent à Washington au niveau politique et au niveau des think tanks. Il y en a d'autres mais ils sont de fait marginaux. D'abord du Wilsonnisme qui considère qu'il faut une démocratie sur le modèle américain (avec leurs valeurs) partout dans le monde pour assurer la paix. C'est globalement la pensée de la gauche US. L'autre courant, c'est soit du neoconservatisme (qui est aussi un enfant du Wilsonnisme), soit une approche de faucon qui considèrent que pour protéger les intérêts des Etats-Unis, les américains doivent intervenir militairement afin d'assurer la paix. C'est l'approche de la droite US. Dans les deux cas, le résultat est le même: promotion du régime change et volonté d'aligner les régimes internes des pays sur le modèle des Etats-Unis. Des approches très teintées d'idéaliste. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que ce que veulent les populations locales c'est avant tout avoir de l'eau, de la nourriture, un travail et de la sécurité (les besoins de base cf la pyramide de Maslow). La démocratie c'est secondaire et si cette dernière ne leur permet pas d'assurer ces besoins, ils se tourneront vers d'autres régimes (comme les groupes religieux islamistes) qui pourront plus les satisfaire. De plus, le système américain et occidental est le produit d'une mentalité et d'une histoire précise, demander à des pays ayant une autre histoire de devenir comme nous en quelques années est aberrant. A mon sens, la pensée géopolitique française comprenait bien ces phénomènes, malheureusement ces 10 dernières années elle s'est américanisée et a perdue beaucoup de sa pertinence. Un second problème est que nous avons oublié la dimension psychologique des conflits en occident. Pour vaincre un adversaire il ne faut pas juste le vaincre par les armes, il faut le vaincre psychologiquement en le démoralisant et en lui enlevant toute volonté de se battre. Cette dimension est d'autant plus importante ces dernières décennies, compte tenu du développement des techniques de communications. Sur ce point nous avons plusieurs faiblesses: - Comme la crise du Covid l'a montrée, la mort est devenu inacceptable pour nos sociétés occidentales. On est dans une optique zero mort. Dans un conflit, ça se traduit non seulement par le souhait de ne pas avoir de pertes dans notre camp mais aussi d'éviter trop de morts dans le camp d'en face et surtout pas de dommage collatéraux. - Le discours officiel justificateur des interventions est de libérer les populations. On insiste beaucoup sur l'aspect démocratique voire humanitaire (Libye). Ces deux éléments limitent toute stratégie de guerre psychologique qui est impossible à mettre en oeuvre sous peine d'un contrecoup médiatique, qui portera un coup à la crédibilité de l'opération militaire. Ces tendances poussent aussi nos adversaires à adapter leurs stratégies pour justement démoraliser nos pays et opinions publiques: par exemple, une cache d'arme près d'un hôpital ou d'une école pour créer des dommages collatéraux. Au final, les terroristes peuvent utiliser la terreur sans que nous puissions répliquer dans ce domaine. Nous avons l'avantage technologique mais ils ont l'avantage psychologique. Il leur est facile d'utiliser une stratégie de guerre d'attrition. Un soldat occidental entre son entrainement et son équipement coute des centaines de milliers de dollars, n'importe quel missile coute des centaines de milliers voir des millions de dollars (sans compter le cout du navire, drone, ou avion qui le tirera). En face, on a des types qui ont des équipements qui valent juste quelques milliers de dollars et un entrainement assez basique. D'un point de vue financier on dépense des millions pour tuer des gars qui coutent quelques milliers pour un impact psychologique faible chez les terroristes. Eux font un attentat avec juste quelques kalachnikov et provoquent une panique générale en occident. A votre avis quel camp a le meilleur ratio cout/bénéfice au niveau stratégique?
    4 points
  27. Ce sont deux choses complètement différentes. La gestion de budget ne se délègue pas. La gestion de patrimoine in a nutshell : - 3 mois de dépenses courantes en cash (compte courant, livret A) - Achat à crédit de la résidence principale si tu comptes y rester longtemps - Epargne pour des objectifs intermédiaires (études des enfants, etc.) dans un mix equity/dette (disons 50/50 MSCI World et fonds obligataire) - Le reste (retraite, etc.) dans un ETF le plus large possible (e.g. MSCI World ou ACWI), le plus possible dans un PEA La gestion de budget in a nutshell: 1) Fais la liste des dépenses incompressibles: impôts, loyer, abonnements, courses, électroménager, etc. 2) Constitue un fonds d'urgence (3 mois de dépenses courantes) 3) Met de côté une épargne nécessaire (en général on dit 1/6 du revenu) 4) Tu as la liberté de cramer le reste en vacances, restau, etc. 5) Si "le reste" est négatif, retourne à 1) et downsize.
    4 points
  28. Perso ce qui me chagrine le plus c'est que c'est "l'opportunité" du siècle pour expliquer les méfaits de la solidarité nationale via la sécu. Pourtant personne n'insiste vraiment là-dessus. Finalement le méfait numéro 1 c'est que tout le monde à l'impression de faire sa part pour le bien commun ou la solidarité, mais que c'est toujours l'autre le fautif. La solidarité a toujours impliqué un risque fort de contrôle social et ce risque à toutes les chances de se matérialiser dès que les coûts dépassent le budget que la population à l'habitude d'y consacrer.
    4 points
  29. Oui. Il faut comprendre que le conformisme et l'impératif absolu de certains de vouloir ne SURTOUT PAS être assimilé, de près ou de loin, à cette sale engeance que sont - les gilets jaunes - les complotistes - les antivax - etc pousse beaucoup à se construire un argumentaire de plus en plus tordu, à renoncer simplement à des principes fondamentaux pour pouvoir se dire "je ne suis pas comme ces gens". Les médias notamment ont parfaitement réussi à amalgamer antivax et personnes opposées au pass , antivax et complotistes, complotistes et gilets jaunes, et gilets jaunes avec abrutis/cas sociaux/etc. De proche en proche, les anti-pass sont devenus des cas sociaux tout justes bons à regarder la téléréalité en rigolant bêtement. Le mécanisme est implacable.
    4 points
  30. Même en prenant pour argent comptant l'efficacité annoncée de l'ivermectine, elle reste moindre que celle du vaccin. Pour plus d'effets secondaires. Même Merck déconseille l'ivermectine Aparté : le développement et les débuts de l'ivermectine sont l'un des exemple les plus connus de responsabilité sociétale des entreprises. Dans les années 1980, Merck s'est rendu compte de son potentiel pour soigner la cécité des rivières. Le problème est que cette maladie n'existait pratiquement que dans des régions extrêmement pauvres. Merck a tout de même décidé de financer, à perte, le développement du Mectizan et le distribue gratuitement depuis.
    4 points
  31. La requête de @Bézoukhov est légitime, j'ai trouvé: https://www.mdpi.com/2077-0383/8/1/91/htm https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/add.13499 https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0301051115300107 Je retiens que il y a d'abord une limite générale des études, à peu près toutes souffrant d'un problème d'échantillonnage. l'"addiction" à la pornographie réfère à un ensemble de comportements accompagnant l'usage du médium "porno", comme la fréquentation des prostituées, la masturbation "excessive" (j'imagine plusieurs fois par jour). L'usage d'internet peut aussi dépasser le visionnage de vidéos sur pornhub (sexe en ligne, webcams, des tas de trucs glauques comme ça à ne pas confondre avec une soirée à lurker). il y a un débat sur le terme d'"addiction", qui oppose un certain Coleman à un certain Carnes, pour savoir 1) si les comportements "hypersexuels" sont une question de désir sexuel ou une forme d'anxiété déplacée 2) sur la similitude avec d'autres "addictions" comme les jeux d'argent, avec dans les deux cas des conséquences semblables (perte de contrôle et conséquences négatives) il y a un débat entre la caractérisation comme "addiction" ou comme "excessive drive", principalement pour désigner les addictions qui ne sont pas liées à la consommation d'une substance. Par exemple, l'American Psychiatric Association rejette cette terminologie pour le porno. Paye ton consensus sur la question. il ne semble pas y avoir de preuves pour l'existence d'un lien entre l'"addiction" ou la "consommation excessive de" porno et des signes pathologiques comme l'impuissance. Il pourrait en revanche y avoir l'effet psychologique déjà décrit (s'attendre à des deepthroats de la part de la 1e meuf venue). Les "comorbidités" sont un gros facteur confondant (le porno ne fait pas fumer lol). Et le dernier truc, c'est que plus t'en bouffes, moins t'en veux, ce qui me paraît (et je suis pas le seul, v. mon 3e lien) opposé au modèle addictif ("Specifically, those reporting problems regulating their VSS use who also reported higher sexual desire had lower LPP (Late Positive Potential) in response to VSS. This pattern appears different from substance addiction models.") les études neurologiques me paraissent dingues, mais je vous laisse juger par vous-mêmes: "For example, there are clear differences in brain activity between patients who have compulsive sexual behavior and controls, which mirror those of drug addicts. When exposed to sexual images, hypersexual subjects have shown differences between liking (in line with controls) and wanting (sexual desire) (paye ta différence à la noix), which was greater (en quelle unité?) [8,100]. In other words, in these subjects there is more desire only for the specific sexual cue, but not generalized sexual desire (what is this). This points us to the sexual cue itself being then perceived as a reward [46]." On pourrait aussi diagnostiquer une addiction au chocolat avec cette technique. Cela dit, il y a un bouquin entier sur le sujet de l'effet sur le cerveau, donc pour ceux que ça intéresse vraiment vraiment https://images-insite.sgp1.digitaloceanspaces.com/dunia_buku/koleksi-buku-neuro-science/your-brain-on-porn-internet-pornography-and-the-emerging-science-of-addiction-pdfdrivecom-60921577422537.pdf Mais le feuilletage des 50 premières pages me dit que ça a l'air nul (self-reports de mecs qui disent my boners are back! depuis qu'ils ne vont plus sur pornhub ). Cet autre article de google scholar est aussi assez étrange: "The rise of Internet access, social media and availability of smart phones intensify the epidemic of pornography addiction especially among younger teenagers. Such scenario may offer many side effects to the individual such as alteration of the behavior, changes in moral value and rejection to normal community convention. " Et la suite est encore plus Stasi: "Hence, it is imperative to detect pornography addiction as early as possible." Dès le berceau je dirais. En retournant à l'article de Bézou, "A scientific consensus is emerging that today’s porn is truly a public health menace" j'ai pas l'impression (mention spéciale à "Nudge, Don't Thrust: The Application of Behavioral Law and Economics to America's Porn Addiction", c'est @Lancelot qui va être content) "The damage is real, and it’s profound. The scientific evidence has mounted: certain evolutionarily-designed features of our neurobiology not only mean that today’s porn is profoundly addictive, but that this addiction—which, at this point, must include the majority of all males—has been rewiring our brains in ways that have had a profoundly damaging impact on our sexuality, our relationships, and our mental health. " Ou l'inverse: d'autres chercheurs montrent que c'est plutôt le fait qu'on te répète que t'es addict au porn et que tu croies ces conneries qui a des effets psychos délétères. #Iatrogénie Donc quand le mec de ton article écrit "Most of us are now addicts—and like good addicts, we are in denial. ", bah non en fait. "unlike Playboy, online porn provides literally infinite novelty with no effort." comme il y va. Comme si tout le monde regardait pornhub pendant des heures tous les jours. Et l'"effort" pour acheter 30 numéros de Playboy, je vois pas trop ce qu'il vient faire là. Ses remarques sur le "bingeing effect" sont du même tonneau: il faut déjà binger, donc être "addict", pour être addict. Rien ne te pousse à binger, donc c'est de l'addiction au papier crépon. Contrairement à la cigarette par exemple, ou au LSD, où y a pas besoin d'en prendre des tonnes pour devenir addict. C'est un peu le principe. Après il peut répéter toute la vie que le porn fait la même chose à nos cerveaux que le LSD, ça ne prouve aucune causalité. Par exemple: "Let’s start with what we all know about addiction: you need more and more of your drug to get less and less of a kick; this is the cycle which makes addiction so destructive. The reason for this is that addiction simply rewires the circuitry of our brain. " mais c'est absolument pas comme ça que les gens consomment du porn, et des dizaines de millions de gens en matent tous les jours ou toutes les semaines. "Actually, that’s nonsense. Only 4 percent of today’s Internet is porn, and while a tiny fraction of men watches for more than two hours at a sitting, the vast majority of men—and the women who account for 25 percent of the porn audience—treat it like a coffee break, a brief time-out from daily hassles." Indeed, 70% des visiteurs de pornhub y passent moins de 20 min. En voilà une substance vachement qu'elle est addictive qu'on en a tellement de plus en plus besoin qu'elle a niqué notre cerveau! Pour en finir avec ce topos: "Like all addictions, online porn has diminishing returns. We need more. We need new." Mais il regarde du porn lui? Parce que bien au contraire, on revoit souvent la même vidéo. "Evolution could not prepare our brains for the neurochemical rush of an always-on kaleidoscope of sexual novelty. This makes online porn uniquely addictive—just like a drug. " L'évolution ne prépare rien du tout, et en voilà un "Along with dolphins and some higher primates, rats are the only mammals who mate for pleasure" qu'est-ce que ça veut dire L'article est de mauvaise foi et mélange souvent les addicts à la drogue avec les addicts au sexe en disant "ah bah oui et pour le porno ça fonctionne pareil". Exemple: "Porn is a sexual stimulus, but it is not sex. Notoriously, heroin addicts eventually lose interest in sex (amusant comment ça n'a rien à voir avec le sujet): this is because their brains are rewired so that their sex reward system is reprogrammed to seek out heroin rather than sex." La référence aux Kinsey reports, critiqués laaargement pour le fait qu'ils se basent exclusivement sur des témoignages, ça n'arrange rien. "Virtually all pornography, very much including the “vanilla stuff,” has grown more extreme, more violent, and specifically more misogynistic and degrading towards women." ah? Source? Unité de mesure? Il y a toute une section absurde de l'article où le mec ajoute que le porno interracial est/rend les gens raciste(s). Ce que ça a à voir avec la choucroute, on se le demande. J'ai arrêté de lire quand il a écrit que le porno influençait aussi ton orientation sexuelle (c'est la meilleure) parce que je me rends compte que cet aricle ne montre pas que le porno est une addiction, mais est juste une liste de tous les trucs que Monsieur n'aime pas à propos du porno. Et je vais citer ceci: Il fallait tout citer parce que sinon on n'a pas la substance de cet argumentation magistrale. Donc 1) Le porno affecte ton orientation sexuelle. Voyons comment. 2) On découvre que beaucoup d'hétéros matent du porno gay et que ça ne les rend pas gays (Gaddam et Ogas ajoutent que les mecs regardent pas mal la bite des acteurs (d'ailleurs souvent gays) dans les pornos (même hétéros)). Ce qui va donc pas dans le sens de (1). Mais c'est pas grave. 3) Car en fait maintenant, ce qui nous intéresse, c'est que le porno ne rend pas les gens gays. Tiens donc. Et comme exemple pour illustrer cette tendance sociale majeure et globale, on va prendre une étude bien échantillonnée, large et transculturelle? 4) Non pas du tout: on va plutôt étudier le cas d'un écrivain trans "admirablement honnête" (bah tiens, manquerait plus qu'il la présente comme une grosse tepu qui raconte que des conneries) qu'un type très marginal et space de porno a, selon elle, rendu femme. Waw. 5) Le mec a quand même pas le cran de pas avouer que son exemple est merdique ("unclear, perhaps, unknowable" hmmmm) BUT cet exemple totalement anecdotique qui ne prouve strictement rien, oui, ça, ça montre que "porn rewires our brain at a fundamental level, so be afraid". Rien. Que. Ça. En bonus, le ton moralisateur du mec me fait un peu gerber.
    4 points
  32. Bonjour. Je signale une initiative intéressante dans le domaine de l'éducation, qui pourrait donner l'occasion d'un bon article. Me contacter si vous êtes intéressés. Une société à but non lucratif devrait annoncer mardi matin le lancement d'un test indépendant de Maths dans la foulée des épreuves terminales de spécialité du bac, à partir de 2022 : une sorte de super-épreuve plus sélective dont les résultats seraient utilisables à l'intérieur du système parcoursup en exploitant la liberté offerte aux candidats de communiquer directement quelques éléments aux formations où ils postulent. Cela risque de tanguer un peu vu la culture soviétique de l'Education Nationale, donc c'est à relayer sans trop appuyer le côté libéral (les membres de l'asso sont en fait de bords politiques très variés mais tous partagent le constat qu'on ne peut pas faire grand' chose d'innovant à l'intérieur du système). La réaction du Mammouth devrait être assez savoureuse.
    4 points
  33. Ah et tiens, j'apprends que Claude Bernard est devenu médecin parce que, stagiaire en pharmacie au détour d'un hasard de la vie, il en a conçu le plus grand mépris pour la médecine et les médecins de son temps. Mépris qui l'empêcha, une fois son diplôme décroché, de trouver un poste (il n'a pu se livrer à ses recherches que sur l'argent apporté par la famille de sa femme). La plupart des grands progrès médicaux sont arrivés en dépit des médecins eux-mêmes, quand ce n'est pas purement et simplement contre les médecins eux-mêmes.
    4 points
  34. Je ne sais pas si ça a déjà été posté. Toute ressemblance avec la réalité est purement fortuite :
    4 points
  35. Et le fusionisme et en train de mourir comme je le disais d'ailleurs récemment sur cp https://reason.com/2021/02/10/is-there-a-future-for-fusionism/ https://www.contrepoints.org/2021/02/06/390463-apres-donald-trump-le-conservatisme-americain-en-miettes
    4 points
  36. Avec tout le temps que tu as passé à creuser intelligemment le sujet des prétendues fraudes électorales, ce serait un acte de salut public que de compiler ça dans un article pour Contrepoints, surtout au vu du nombre de trumpistes qui foncent tête baissée dans n'importe quelle allégation de fraude parmi notre lectorat. Un article avec des faits, pas condescendant, aurait un vrai impact sur les lecteurs qui nous font confiance mais sont abreuvés depuis bientôt deux semaines par la propagande trumpiste. Ce qui n'empêcherait d'ailleurs pas d'admettre que l'élection n'est jamais totalement jouée tant que les grands électeurs n'ont pas voté hein, mais qu'il y a toutefois moins de suspense que certains ne voudraient le croire.
    4 points
  37. Une politique libérale aborde une pandémie avec calme et humilité. Avec calme, car la panique est elle aussi contagieuse et elle altère le jugement. Avec humilité, car même lorsque les sociaux-démocrates n'agissent pas par panique, leurs plans les mieux conçus tournent souvent mal. Système de santé, réglementation des médicaments/tests Dans cet esprit, un décideur politique libéral doit d'abord se débarrasser des lois qui empêchent les professionnels de la santé de réagir à la pandémie. La réponse de base et toute pourrite des soc-dems à la pandémie est en grande partie due à des réglementations lourdes, rigides et dépassées contrôlant le développement et la distribution des médicaments et des tests. Un leader libéral réformerait les obstacles réglementaires qui se sont accumulés au fil des ans et qui rendent notre système moins agile pour répondre à des événements inattendus. Décentralisation des décisions Ensuite, un libéral ne sera pas tenter de supposer qu'il peut mieux évaluer les avantages et les coûts des couvre-feux ou des confinements que les simples citoyens, ni que les décideurs parisiens peuvent prendre des décisions plus justes que les décideurs des echelons locaux. Proportionnalité et prévisibilité Pour garantir que les efforts d'endiguement soient proportionnés et ne causent que des dommages minimes à la Société, les décideurs politiques doivent les fonder sur des informations épidémiologiques solides et s'engager à les stopper dès qu'ils atteignent des objectifs prédéfinis. Instruction La pandémie modifie considérablement la façon dont l'instruction des enfants et des étudiants a lieu. Des millions de familles sont déjà familiarisées avec l'instruction hors les murs. Une politique libérale consisterait à enlever les freins au homeschooling et aux solutions d'instruction privée/sociale/associative/ad hoc/coopérative/libre. Ici aussi, c'est aux parents et à la société civile de prendre le relai pour s'assurer que l'apprentissage se poursuit, et l'autonomie locale du système éducatif doit être la règle. PMEs, économie et relance Un politique libéral apprécierait les vulnérabilités financières des PMEs. Des fermetures administratives sont-elles vraiment nécessaires ? Avec des déficits budgétaires déjà en roue libre, quel degré de relance pouvons-nous réellement nous permettre de fournir, et cette relance serait-elle efficace ? L'économie subit des chocs tant au niveau de l'offre que de la demande. Des réglementations inefficaces exacerbent ces chocs, limitant la production et augmentant les prix. Le gouvernement devrait saisir cette occasion pour assouplir les exigences réglementaires imposées aux employeurs, tout en suspendant les réglementations qui entravent la production des biens nécessaires (hint : tous) pendant cette période. Voilà. Là tu as une petite base d'un cap libéral-démocrate qui pourrait tout à fait faire consensus.
    4 points
  38. Hello @Waren Je suis vraiment désolé pour ta fille et accablé de lire ça, c'est clair que c'est abominable. Je te donne ma "stratégie", je me suis posé les mêmes questions, l'hôpital est aussi un sujet pour nous, mais on va l'appliquer pour tout. Pour l'hôpital, le travail de ma femme, l'école, les commerces et les éventuels flics qui viendront nous embêter, nous allons gérer comme ça : Absolument tout acter par écrit Dater chaque évènement Forcer à donner les noms précis, d'absolument toute partie prenante, absolument tout interlocuteur. Le vigile, la caissière, le serveur, le directeur de l'établissement, le chef de service, le DG du business, le responsable RH, le flic, la directrice de l'école, la maîtresse... La clé à mon avis c'est de briser leur sentiment d'irresponsabilité (c'est pas moi c'est les ordres) et de les faire se sentir directement responsable de la suite des évènements. Je n'hésiterai pas à faire pression en premier sur les sous-fifres, ce sont eux qui cèderont le plus facilement et qui feront venir "monsieur le directeur" le plus rapidement En particulier pour l'hôpital, si un vigile me refuse l'entrée, je filme l'interaction avec mon téléphone, je cite les noms, le lieu et le timestamp, et j'explique que je prends de la matière pour mon avocat. Puis j'implique directement le mec: Monsieur Machin, pouvez-vous donc confirmer pour mon avocat que vous refusez bel et bien l'accès aux soins à mon fils de 9 ans en ce jour du... Forcer toute partie prenante me forçant à dévoiler mon pass sanitaire à dévoiler le leur d'abord + ID pour vérification. Premièrement pour qu'ils se sentent con, deuxièmement parce qu'il n'y a pas de raison, et troisièmement pour pouvoir acter qu'ils l'ont ou pas, ce qui donnera des billes quand la personne en question en plus ne l'aura pas ou aura refusé de se soumettre à ce qu'elle exige de moi. Evidemment moi je n'en ai pas mais mes interlocuteurs vont comprendre que ce n'est pas eux qui ont un regard sur moi, c'est moi qui ait un regard sur eux. S'ils sont assez crétins pour me donner leur ID d'eux-mêmes, je vais bien entendu l'utiliser. Toute cette collecte => envoyée à un avocat (pas pour les commerces trop de micro management qui aura peu de chance pour aboutir, mais clairement pour l'hôpital, l'école et le travail) Pour le travail de ma femme, suivre scrupuleusement ces consignes ici et là Tout faire acter, tout faire processer. Répondre simplement: "je ne peux pas te faire de réponse à chaud, je vais consulter mon avocat pour qu'il me conseille sur la procédure à suivre" La fonction première d'un avocat est l'intimidation, il faut utiliser cette pression à notre avantage. Une procédure de justice terrorise tout le monde, et c'est une arme que je compte allègrement utiliser.
    3 points
  39. Il n'y avait pas qu'Ingrid à Nice, il y avait aussi Francis Lalanne. Moins photogénique et moins chantant. Il a ses fans qui se prenaient en selfie avec lui... En dehors du côté people, c'était une manif très joyeuse et bon enfant. Il y avait des familles avec enfants, des papis et des mamies. Les forces de l'ordre étaient présentes mais pas pesantes. Un cordon de CRS qui barrait l'entrée d'une rue a même ôté le casque et posé le bouclier, sous les ovations des manifestants. En dehors de quelques sonos et d'un stand (peu fréquenté) des "patriotes", il n'y avait pas vraiment d'organisation. Les pancartes étaient bricolées avec des bouts de carton ou de tissu. Une véritable mobilisation populaire. Les slogans scandés: surtout "liberté!" (et ça fait toujours autant plaisir), "macron démission" (avec une variante "macron en prison"), "touchez pas aux enfants", "macron, ton passe on n'en veut pas" et (particularité locale) "Estrosi collabo". Sur les pancartes et banderoles il y avait de la créativité et quelques trouvailles. Par exemple: Au secours la police, Macron qui me provoque Le cul posé sur leur siège c'est sur nos libertés qu'ils assoient leur pouvoir Je suis restaurateur, ni policier, ni gendarme, ni médecin, stop à cette discrimination Le pouvoir appartient au peuple, non à la dictature Notre devoir désobéir Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'Homme, aux droits de l'humanité, même à se devoirs -- J.J. Rousseau Etat profond, fais ce que tu veux de ton âme tyrannique mais je t'interdis de faire ce que tu veux de moi et de la liberté Dès que quelqu'un comprend qu'il est contraire à sa dignité d'Homme d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir -- Gandhi La peur n'empêche pas de mourir mais elle empêche de vivre Plus la fin d'un empire est proche plus ses lois sont folles -- Cicéron J'ai 9 ans, je veux plus avoir mal à la tête à l'école, je ne veux plus me faire punir, je veux respirer! Soit tu bêles, soit tu te rebelles EDIT: j'ai pas mal de photos. Si ça intéresse CP y'a qu'à demander.
    3 points
  40. Le pataquès commence. Matériellement, il n'y a aucune possibilité d'avoir tout le monde correctement vacciné d'ici août. Ce sera donc le bordel. Il faut comprendre que tout ceci n'a RIEN A VOIR avec la santé mais tout avec de la politique politicienne. Macron a un souci de réélection (avril 2022), de budget (à 40 milliards d'euros, il faut trouver un truc pour contenter ou apaiser l'Europe), et de société française sous pression, mais n'a pas de problème de variant delta ou je ne sais quoi.
    3 points
  41. Tout se passe très bien. Il n'y a pas de censure. Jusqu'au 14 juin, dans l'article sur les vaccins ARN de Wikipedia, on pouvait lire ceci au chapitre "histoire" : https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=RNA_vaccine&oldid=1028438763 Manque de bol, le Malone en question a émis des doutes sur la pertinence des vaccins actuels. Ses doutes, mentionnés sur différents supports dont Youtube, ont été consciencieusement effacés de FB, Twitter et Youtube (et ailleurs). Wikipedia a vite fait de nettoyer l'infâme : le 16 juin, c'était fini, l'inventeur du vaccin RNA n'existait plus et était remplacé par une autre. https://en.wikipedia.org/wiki/RNA_vaccine Vous pourrez aller voir la courte bataille d'édit qui a eu lieu entre le 14 et le 15 juin. L'URSS en rêvait.
    3 points
  42. Je poursuis sur ma marotte du moment : Gérarld Kierzek : "On n'est pas dans une épidémie qui flambe. On est sur un problème de gestion de lit de réanimation." Les données qu'il livre sont éloquentes (cf. vidéo ci-dessous) : "Il y a chaque jour une différence entre entrées et sorties de 25 à 45 malades en Île-de-France sur un nombre de lits de réanimation de plus de 1000 lits et pour une population de 1,5 millions d'habitants : ça se joue donc à pas grand-chose." La dramatisation nationale qui est faite actuellement autour de la tension hospitalière se limite en fait à un souci de... 25 à 45 lits. En gros, les politiques et la bureaucratie hospitalière inquiètent une population de 68 millions d'habitant parce qu'ils ne sont pas fichus de gérer un souci sur une 40aines de lits. Souci qui devrait être résolu très simplement, explique par ailleurs G. Kierzek dans une autre émission ce matin : en transférant les malades non pas à l'autre bout de la France mais dans les lits du secteur privé de l'IDF, en mobilisant les cliniques en ouvrant rapidement de nouveaux lits Sur le point 1, il précise que l'ARS est incapable d'organiser la coordination public-privé. Pire, il explique que les transferts sont organisés en fonction des modélisations mathématiques : l'ARS préfère envoyer à Bordeaux plutôt que dans les cliniques de l'IDF pour se garder des stocks de lits compte tenu des modèles mathématiques d'explosion de l'épidémie avec les variants (modèles qui se sont pourtant avérés faux, on le sait depuis plus d'un mois désormais...). J'ajoute que toute personne qui a quelques connaissances en management et organisation sait que faire de la "gestion sur stock" est adaptée en mode routine mais pas face aux situations d'urgence et de crise. On a ici la gestion bureaucratique dans toute sa splendeur, qui continue de faire de la planification (le seul mode de management qu'elle connaît) là où il faudrait être capable de déployer des task forces. Sur le point 2, il soutient qu'il serait assez aisé d'augmenter le nombre de lits. Il dit par exemple que son hôpital (Hôtel-Dieu) pourrait très vite mettre en place une centaine de lits si l'ARS laissait les hôpitaux s'organiser directement : les locaux et le matériel sont déjà en place (et inutilisés), il suffirait de procéder à un transfert de personnels soignants des régions vers l'IDF. Nombre de patients restent longtemps dans les services de réa alors qu'ils pourraient être pris en charge une bonne partie du temps autrement. Les lits ainsi créés permettraient d'assurer les opérations pré-réa et post réa, ce qui allègerait fortement les services de réa... Bref, quand on écoute les gens de terrain et non plus les bureaucrates médicaux, on comprend qu'il y a plein de marges de manœuvre organisationnelles non utilisées par incompétence ou mauvaise volonté des politiques et des bureaucrates...
    3 points
  43. Merci de penser à moi, j’y suis depuis un peu moins de 6 mois et j’aime beaucoup. Je recommande. Il me reste aussi des invitations. Pour l’instant le highest profile avec qui j’ai eut une conversation c’est Steve Sinovsky. En general les Rooms sont des vrais conversations en table ronde, mais quand il y’a un gars un peu connu, il y’a beaucoup de monde qui veut lui poser une question et ça tourne vite en interview de groupe. Je lui ai posé une question sur le mentorship parce que je sais qu’il a mentoré Bill Gates (6 mois après avoir été embauché chez Microsoft comme junior, il y a 40 ans, on lui avait assigner la tache de mentorer Bill Gates sur la partie product design de son job. Bien que Bill n’était pas encore aussi célèbre, c’était déjà un nom et c’etait son Boss. Il n’avait pas ete emballé instantanément par la mission, il aurait plutôt espéré la position inverse, mais il a vite compris ce qu’on attendait de lui, et il ne sait pas s’il a été un bon mentor pour Bill, ca a plus ete du conseil technique qu’autre chose, par contre il a été mentore par différentes personnes toutes sa vie et en metoré lui même. Un critère important d’un bon mentor, selon lui, et qu’il comprenne quasi instantanément ce que tu fais. Si tu dois lui expliquer, il va voir ton problème à travers tes yeux et ce ne sera plus vraiment un regard extérieur. La plus part des gens seraient enthousiastes à l’idée de se faire mentorer par une star de leur profession, mais c’est rarement un bon plan. Il a parlé pendant 20 minutes sur le sujet, l’host de la room n’arrêtait pas de le relancer. Après une autre participante lui a posé une question sur le product/market fit et il a un peu parler des bases du sujet. Il bossé du côté product quasiment toute sa carrière et il a, classiquement, eut souvent envie d’étrangler des commerciaux. Le cliché est que les business people ne comprennent rien au produit et que les product people ne comprennent rien au marché. Mais la réalité est souvent que ni l’un ni l’autre ne comprennent le product/market fit. Tout le monde c’est ce que c’est, presque personne ne comprend comme y parvenir. Quand il compare ce qui l’empêchait de dormir la nuit avec ce qui s’est avéré avoir vraiment de l’importance, il réalise qu’il a presque tout le temps été à côté de la plaque. Quand le marché a besoin d’un produit, celui-ci peut avoir des gros défaut de conception et un modèle de prix incompréhensible, le produit se vendra et les gens l’adorerons (il a illustré ça avec le marché de l’automobile, ou il y’a eut beaucoup de voitures tes mal conçues, frustrantes à manipuler, dangereuses, et extrêmement peu efficaces, qui ont cartonné. Non seulement les gens ne tiennent pas rigueur de ces designs approximatifs aux marques qui les ont produites, mais ils leur en sont carrément reconnaissant. j’ai eut pas mal de conversations sur les cryptos, le marketing, ADHD, la gestion des priorité, le leadership, le syndrome de l’imposteur... et aussi dès trucs plus goofy (unpopular opinons, etc...) J’ai aussi eut droit a une conversation mémorable dans une room pas sérieuse, où, sur le ton de la blague, deux nigérianes émigrées à Londres mettaient en parallèle les stigma de la masculinité selon la culture, et d’un seul coup j’ai pu entendre un black d’Atlanta, un blanc du Midwest, un suédois vivant à Rome, un antillais de Paris et un japonais expat à Singapore discuter du massage de la prostate et s’il serait pour eux, non pas d’essayer, mais plutôt de parler de ça avec leur potes). En gros, y a de tout sur clubhouse.
    3 points
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