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Pelerin Dumont

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Everything posted by Pelerin Dumont

  1. J'ai lu Le sang des princes : les ambiguïtés de la légitimité monarchique : Bon à vrai dire c'est surtout les premières parties sur les rameaux de la maison de Valois (seconde maison d'Anjou, Maison d'Orléans, de Berry et seconde maison de Bourgogne) qui m’intéressaient, en partie pour leurs rôles dans la guerre de Cent ans en partie pour leurs révoltes féodales (Guerre folle, Guerre du Bien Public). Force est de constater, que cette partie médiévale de l'ouvrage 3 premiers chapitres) reste sommaire tout comme l'ensemble de l'ouvrage. En effet la période considérée (XV ème siècle - révolution française) est trop étendue pour aborder l'ensemble des éléments nécessaires (les guerres d'Italie sont expédiées en quelques lignes), et je dirais que seule la partie des guerres de religion à la régence est vraiment satisfaisante. Je m'attendais à une fresque sur le parlementarisme éclairé des princes du sang de France luttant contre l'arbitraire de la faveur royale mais dans les faits les princes capétiens furent davantage des opportunistes instrumentalisant les thèses de la monarchie mixte, du constitutionnalisme et de la collégialité du pouvoir pour avant tout servir leurs propres intérêts, et qu'ils n'ont jamais réellement inquiété la monarchie française qu'à de rares occasions (Guerre de Cent ans, Guerre du Bien Public, la Fronde). Par exemple le régent Phillipe d'Orléans finit par abandonner l'organisation judiciaire et collégiale de la polysynodie pour reproduire la méthode autoritaire de gouvernement de Louis XIV (liasse et vider les conseils de tout pouvoir de décision) . Ainsi ils ne sont quasiment jamais opposé frontalement à la personne du roi, ou du moins à sa fonction (ils n'ont jamais essayé véritablement de le déposer), Je pense que cela ait du en partie à la loi salique qui faisait d'eux de potentiels héritiers de la Couronne et qu'il ne fallait donc pas saboter une position avantageuse qui pourrait nous revenir. (une comparaison avec les autres monarchies notamment l'Angleterre et le Saint-Empire serait instructive sur ce point) et en partie à la disparition des armées féodales/le budget et impôts votés sans le contrôle des États Généraux ou du Parlement : le pouvoir étatique (force armée + revenus nécessaires aux pensions ) est dans la main du Roi : tout passe par lui, tout découle de lui ("Lorsqu'on a pas 100 000 hommes à faire marcher il ne fait pas résister aux volontés du roi" mémoires du baron de Besenval), la faveur a été progressivement érigée en principe de gouvernement aux détriments des droits et coutumes héritées. Arlette Jouana montre bien que les rois n'ont jamais voulu passé par écrit les droits et prérogatives des princes et ont appliqué la principe de diviser (Pierre de Beaujeu avec Louis XI, Henri de Condé sous Louis XIII, les bâtards royaux sous Louis XIV, le comte de la Marche sous Louis XV) pour mieux régner afin de gêner ces concurrents sérieux à leur autorité. Et pourtant les maigres luttes des princes pour faire respecter leurs droits a malgré tout donné lieu à un foisonnement juridique et philosophique (voir liste) qui ont finalement contribué au développement du constitutionnalisme et de la limitation du Pouvoir, car les libelles ou textes justificatifs de leurs révoltes reposaient, en premier lieu sur l'idée que les princes possédaient collectivement le royaume et devaient donc conseiller et limiter l'arbitraire royal, puis suite au développement de l'idéologie des deux corps du roi (entre son corps mortel et la fonction royale, distinction qui amène celle entre la volonté particulière et la volonté publique) et des monarchomaques protestants sur l'idée qu'il existait un contrat entre la nation et le Roi : puisque le Roi a été choisie par la nation en vertu d'une convention, celui-ci ne peut changer les lois organiques du royaume (en particulier les droits de succession, aliéner le domaine royal ou empiéter sur les prérogatives des nobles), le roi est donc en dessous des lois et subit une "bienheureuse impuissance" en cette matière. Lettres Pastorales, Pierrre Jurieu 1691 Le Détail de la France 1695 Traités des Droits de la Reine 1667 Lettres historiques sur les fonctions du parlement Protestation des princes 4 avril 1771
  2. Etape 0 : Contrairement aux dénigrements de l'empereur Claude par Suétone dans la vie des 12 Césars, celui-ci était un empereur compétent (mais qui s'est aliéné la classe sénatoriale dont faisait partie l'historien par des purges politiques) La légende de la salinisation du sol de Carthage après la prise de la ville par Scipion Emilien lors de la troisième guerre punique est une fable historique (puisqu'une métropole romaine s'est développée peu après à un endroit voisin) The Romans stole Greek culture -> philhellénisme des élites romaines, notamment des cercles autour des Scipions, et influence culturelle majeure (religion, philosophie, etc) The reason the empire collapsed -> Le long débat historiographique depuis Edward Gibbon voire Saint Augustin Etape 1 : Leo VI était le fils de Michel III : l'empereur Michel III l'Amorien avait fait épouser sa maitresse à son favori Basile le Macédonien (qui le renversera plus tard), donc il y avait des rumeurs comme quoi son premier fils, Leon VI le Sage serait en fait le fils de Michel III et non de Basile 1er (d'une part parce que sa mère a techniquement partagé la couche des 2 hommes et d'autre part parce que Basile 1er entretenait des rapports compliqués avec Léon VI, et qu'apparemment il aimait ses autres fils, ceux nés après la mort de Michel III davantage). Auguste était evil parce que c'était plus ou moins un tyran qui a mis fin à la république (et qu'il a fait divorcer sa femme qui était enceinte, Livie, pour pouvoir l'épouser) Pompée est accusée d'avoir usurpé la victoire à ses supérieurs lors de ses diverses campagnes, cette critique s'appuie sur un passage de Plutarque : Pour Hadrien, ses liens avec Plotine la femme de Trajan auraient facilité son ascension à l'imperium (c'est notamment relayé par les Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar😞 Scipion et son frère se sont fait corrompre lors de leurs campagnes asiatiques (dans une logique de clientélisme et de traffics d'influence) et se sont donc logiquement pris un procès pour corruption à leur retour à Rome, mené par ses adversaires politiques dont Caton l'ancien. Il échappe à la condamnation grace au veto du tribun Tibérius Sempronius Gracchus, le frère ainé des Gracques, qui est son petit fils par sa mère. Pour Commode, héritier indigne de Marc Aurèle, cf le film Gladiator Auguste a durant sa vie tué pas mal de ses héritiers potentiels (cf la vie des 12 césars) accusés de comploter, et ce serait dû à l'influence de sa femme Livie qui voulait favoriser la sucession de son fils Tibère en éliminant les concurrents potentiels Camille m'évoque de vagues souvenirs (il est mentionné dans le traité de la première décade de tite live de Machiavel) , c'était un consul très doué dans les affaires militaires, et toute une tradition historiographique (dont Machiavel) a voulu le dédouaner du sac de Rome par Brennus en disant qu'il était parti ailleurs et lui inventer une pseudo-victoire/sauvetage miracle contre celui-ci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcus_Furius_Camillus#Deuxième_dictature_(390) Etage 2 : Les rumeurs sur César la "reine de Bithynie" (i.e il vendait son corps contre des avantages divers comme un soutien politique, mais il coucherait également avec les femmes de ses rivaux politiques pour les destabiliser ou je ne sais quoi) seraient vraies Le mtyhe actuel de la conversion de Constantin au christianisme sur son lit de mort seraient fausses Le grand Incendie de Rome sous Néron serait un complot pour discréditer celui-ci l'abandon militaire de la province romaine de Bretagne sous le règne de l'empereur Honorius, considérée comme un blunder tactique serait en fait un move intelligent Cicéron aurait inventé le fameux coup d'état de Catilina en trompant celui-ci (pour pouvoir se mettre en avant et passer pour le sauveur de la République) le fameux texte latin qui n'a aucun sens et répété à l'envie dans les manuels, le loreum ipsum, aurait en fait un sens caché Le discours d'Auguste sur la necessité d'arrêter les guerres de conquêtes pour stabiliser l'empire et épargner la trésorerie impériale ne serait pas du bon sens politique pragmatique mais une errreur stratégique Neron aurait été injustement vilipendé par la propagande de ses sucesseurs et les chrétiens qu'il a persécuté durant son règne, il aurait également été très populaire auprès du peuple de Rome Silla avait raison de se revêtir de la dictature et d'éradiquer ses ennemis marianistes/populares, il a sauvé la Rébulique ! Une part (très) importante des empereurs furent assasinés par leur garde prétorienne, véritable faiseuse de rois. Ceci en vertu, non du hasard (comme Probus assassiné de façon hasardeuse au cours d'une mission de routine) ou aux sombres intrigues politiques mais d'une justice divine immanente, car ils auraient mérite cette fin abrupte. Basil est effectivement soupconné d'être gay, du fait de sa grande beauté , de sa proximité avec certains hommes de pouvoirs (c'était un favori) et de son ascension sociale rapide (il a notamment été "hebergé" par un homme d'église lors de son arrivée à la capitale). Etage 3 : César fut accusé par ses adversaires républicains de vouloir se faire roi à la manière des orientaux, notamment du fait qu'il concentrait plus ou moins tous les pouvoirs. C'est en tout cas le motif allégué par ses assassins pour légitimer leur geste (necessaire pour le Salut de la République), mais cela n'aurait été que fabulations sénatoriales. Rome tombée à cause de la décadence de ses moeurs => cf la longue tradition historiographique de la décadence des ancienns vertus antiques au "despotisme oriental déréglé et concupiscent" : Gibbon, Montesqueu, Rousseau etc Constantin a executé son fils Crispus, selon des rumeurs car celui-ci l'aurait cuck avec sa nouvelle épouse Fausta (qui fût également executée peu après) : L'histoire Secrète de Procope : un grand classique. Dans ce dernier ouvrage de sa série sur le règne de Constantin, le chroniqueur Procope prend le contrepied des ouvrages précédents tout à la gloire du régime et vitupère très violemment contre les gouvernants : Justinien est possédé par le démon, Theodora est une nymphomane perverse et manipulatrice, la femme de Bélisaire une harpie médisante etc. Ce contraste saississant entre cette histoire secrète et l'histoire officielle (de nombreux éléments contradictoires sont présents : Justinien est décrit comme l'envoyé de Dieu puis comme le jouet des démons etc) ainsi que le ton polémique/dithyrambique de celui-ci (qui sombre souvent dans l'insulte scatologique pure) a donné lieu à de nombreuses interrogations et interprétations pour les historiens. l'empereur Domitien est connu pour son pouvoir autocratique et ses purges de la classe sénatoriale, une légende noire s'est construite autour de lui Irène l'Athénienne est accusée par de nombreux historiens (et tout le monde en fait) d'avoir fait assassiné son fils incapable Constantin VI après s'être révoltée contre lui pour accéder à l'empire. Elle devient le premier basileus femme de l'histoire (c'est important pour la suite) : Suite à cette transition/usurpation, le Pape a opéré un switch diplomatique : le translatio imperii (c'est compliqué) 1) il a argué qu'une femme ne pouvant détenir l'empire, celui-ci est déclaré vacant 2) En vertu d'une interprétation spécieuse de la Donation de Constantin (un faux historique qui permet au pape de se déclarer maître de la partie occidentale de l'empire), le pape s'estime autorisé à nommer un nouvel empereur (les papes utiliseront le même type d'argument pour nommer des vicaires impériaux guelfes lors des vacances du Saint Empire romain Germanique durant la querelle des Investitures ou la lutte du sacerdoce et de l'empire, voire même pour déposer l'empereur) 3) Il invite donc Charlemagne à venir se faire couronner empereur des Romains (et donc à prendre la sucession des byzantins comme protecteur de la Chrétienté). Et donc ce coup de force de la Papauté aurait été fondé en droit; L'iconoclasme est un courant religieux apprécié notamment par les officiers et les troupes anatoliennes qui constituent le fer de lance de l'armée byzantine, il aurait subi des influences de l'islam notamment sa prohibition des representations artistiques/picturales de Jesus ou de Dieu, ce qui va donner lieu à la querelle des Images. Au début tout va bien, mais cela va poser vraiment problème quand des généraux issus d'Anatolie (et donc iconoclastes convaincus) vont devenir empereur et fonder la dynastie isaurienne, puis vont en profiter pour tenter d'imposer l'iconoclasme comme seul vrai foi via des conciles foireux et détruire les images du Christ. Problème : le pape n'est pas vraiment chaud (et va commencer à s'opposer à l'empereur, ce qui met fin à la période de la papauté byzantine où les papes étaient de dociles sujets de l'empereur), ni le peuple de la partie occidentale (très attaché au culte des images), sauf que l'armée est super hype et que les empereurs sont des généraux très habiles (donc on ne peut pas se passer d'eux => c'est le bordel) The pope was a rebellious patriarch seeking clouth => cf point précédent (dans la religion orthodoxe le pape n'est qu'un des 5 grands patriarches avec Antioche, Alexandrie, Jerusalem et Constantinople, il n'a pas l'autorité neccéssaire pour changer le dogme unilatéralement et a bien moins d'influence sur la hiérarchie ecclesiastique, vu qu'il est à égalité avec les 4 autres) Illyrian Clique => Durant le Décimat, période de la monarchie militaire, de nombreux empereurs soldats furent issues d'une région géographique très restreinte dans la Serbie actuelle. Cet ère qui commenca par Claude le Gothique portent leur nom :https://fr.wikipedia.org/wiki/Empereurs_illyriens vu un nombre disproportionné d'empereurs provenir de cette région (dont Aurélien, Justinien etc) , comparés aux autres provinces de l'empire (2 ou 3 hispaniques, quelques gaulois...). De fait, l'Illyrie était un bassin de recrutement majeur pour l'armée romaine en général (ce qui a posé problème quand les Goths occupèrent la région ...) jusqu'à l'invasion slave couplée à un changement climatique entre le VI ème et le VII ème siècle (et d'autres facteurs complexes qui ont fait déplacer la zone de recrutement primordiale de l'Ilyrie vers l'Anatolie => cf point iconoclaste) Voilà pour l'instant, je ferais peut être la suite quand j'aurais moins la flemme et si cela vous interesse (car c'est un poil plus long à expliquer)
  3. Je viens de commencer un marathon de lecture antique (Histoire du Pelopon nèse, la mélancolie d'Athena, la Cyropédie, les Helleniques, Procope) et je me demandais pourquoi la postérité avait retenu certaines figures comme Léonidas, Themistocle, Alcibiade ou Periclès au détriment de personnages tout aussi intéressants et influents que Cimon, Brasidas, Pausanias ou Demosthenes (pas celui des Phillipiques, un autre stratége athenien durant la première phase de la guerre du peloponnèse avant la paix de nicias). Quelqu'un aurait une idée hormis le hasard et le biais des historiens/chroniqueurs? @Mégille?
  4. Une vidéo sur le sens véritable du tableau Washington Crossing the Delaware :
  5. Je dois être entre le niveau 4 et 5.
  6. Le parcours de l'Argentine : une poule ultra faible, l'Australie, Pays Bas, Croatie... lol quoi.
  7. C'est quoi exactement l'intérêt d'anonymiser les lycées d'origine ? Masquer et biaiser la réalité une fois de plus pour perpétuer la fable égalitariste que toute les écoles de la république se valent ? On va juste perdre des informations pertinentes pour sélectionner les individus, s'aveugler volontairement par pure idéologie. Mais Parcoursup doit survivre envers et contre tout visiblement, l'échec n'étant pas une option admissible.
  8. Si on inversait cette liste, on obtiendrait un semblant de début de piste de vérité (sauf pour le Petit Prince, Monte-Cristo et LOTR)
  9. IL EST DE RETOUR, IL EST DE RETOUR https://youtu.be/4oajxnU2fFM
  10. Les français manquent de folie pour fêter cette victoire. En plus il doit y avoir à peu près un membre des forces de l'ordre pour paquet de trois ou quatre fêtards...laissez nous célébrer enfin.
  11. Ben pas vraiment, en tout cas ils n'ont pas eu plus d'occasions franches que la France dans le jeu (d'ailleurs leurs 2 plus grosses ocassions sont des penaltys) tandis que la France a été dangereuse en dehors de ses 2 buts (Giroud 1 minute avant son but, Dembelé qui foire son contrôle après le rush de Mbappé et Rabiot qui perce dans l'axe après une remise de Giroud). Enfin on vu la différence de tempéraments des deux équipes : la France a su réagir au but anglais et affronter l'adversité avec constance sans trop paniquer (même si c'etait chaud par instants) tandis que les Anglais ont perdu leur énergie en discutant avec l'arbitre, ont perdu progressivement leur entrain pour finalement se faire dominer par leurs émotions (J'ai toujours pas compris que Southgate n'utilise pas l'avantage comparatif de son banc plus étoffé et se contente de changements tardifs sans impact réel).
  12. C'est à dire que jusqu'à ses 24 ans il jouait pour Tours et Istres donc bon...
  13. Rien n'est plus beau que la victoire contre un rival historique.
  14. Une preuve supplémentaire de l'inutilité de ces prix et de ce ministère bon qu'à dilapider les subvention publiques.
  15. @Mégillea visiblement fait un échange académique au Japon : https://iheartintelligence.com/kyoto-university-hosts-live-public-shibari-rope-bondage-demonstration/
  16. Un article ayant un lien direct avec le féminisme, pour faire plaisir à @Marlenus : https://www.lemonde.fr/international/article/2022/12/02/en-espagne-les-effets-pervers-d-une-loi-sur-les-violences-sexuelles_6152708_3210.html
  17. Tu nous refais le coups de "tous les violeurs sont des hommes" ergo la masculinité toxique? Tu sais que ça peut très vite déraper ce type de logique Qui te diront que cela concerne une infime minorité des hommes et qu'extrapoler des propriétés psychologisantes (les hommes obsédés par leur masculinité fragile !) sur l'ensemble des hommes et même de la société humaine comme tu le fais est à côté de la plaque... Mais si tu n'as aucun doutes sur tes présupposés...
  18. Indice : le mot féminisme n'apparaît pas dans l'article. Autre indice : C'est orthogonal à l'egalité hommes femme (si l'on s'en tient aux informations de l'article)
  19. Si c'était le cas, les Allemands auraient pu s'en se saborder de 3 buts sur la fin pour emmener l'Espagne dans leur chute. Schadenfreude. Et perdre contre le Costa Rica...
  20. L'espagne et l'Allemagne éliminés pour le moment !
  21. On relaie des sophismes à présent? Donc résumons : un argument d'autorité ambulant, un "chercheur" (en théologie ) se base sur un corpus gigantesque de 3 tableaux (échantillon pertinent totalement représentatif de la culture chrétienne depuis 2000 ans) et déballe son fin argument : Toute blessure est une fente et donc un vagin, Ergo, puisque cette représentation de Jesus est unique et exacte, celui-ci est à la fois homme et femme... Et l'on a toujours pas brûlé ce déviant
  22. Maintenant il y a le Brésil. Et non l'Espagne manque toujours d'un vrai numéro 9 (Olmo et Ferran Torres sont créateurs mais niveau statistiques ça pêche).
  23. Bon puisque tu sembles ne pas comprendre je suis d'avis de te (ou l'auteur puisque tu dis ne pas partager ses vues) réfuter plus longuement. La thèse que tu relaies explicite bien que les explorations du XV-XVI ème siècle ne furent pas dus à des motifs matériels (i.e recherche d'opportunités commerciales), l'extrait que tu cites toi-même oppose ces motifs économiques aux motifs religieux de façon explicite, je ne vois donc pas pourquoi tu t'étonnes benoitement de ne pas trouver trace de cette décorrélation/opposition dans l'article : On oppose donc bien raisons matérielles et raisons religieuses et mentales. Les deux ne sont pas liés entre eux, aucune analyse n'est faite pour mettre en relations ces deux termes comme peuvent le faire Jacques le Goff, Jean Favier ou Jean Richard. Ensuite l'introduction mentionne une vision romantique et idéalisée de la Renaissance qui serait ouverte sur le monde contrairement au moyen-Âge reclus sur lui même : Tu as beau répondre que "L'article reprend surtout la théorie de Victor Turner :" c'est bien là, la thèse principale de l'article qui prétend également que : Je me propose donc de réfuter cette thèse, aussi inepte que le concept d'exotisme que tu défends pourtant bête et ongles sans développer les liens que tu contentes de poster. Premièrement, on peut lire dans "Une autre histoire de la renaissance" de Didier le Fur (qui a le mérite d'être spécialiste du XVIe siècle, lui ) , une critique en règle de cette vision de la Renaissance topophile : Ainsi, on voit bien que l'argument principal de ton lien, à savoir que l'exotisme doit ses racines à la fameuse révolution des mentalités permise par la Renaissance est d’ores et déjà nul et non avenu. Plus loin, on peut lire un passage sur les réelles motivations des voyages vers l'Amérique au XVI ème siècle, en somme toute très prosaiques: On ne voit nulle part que "les voyages qui ne sont pas motivés par des motifs matériels ou religieux se multiplient à la Renaissance", cette affirmation n'est fondée sur rien, aucun exemple, aucune justification. N'est-il pas évident que la primauté des motifs mentaux ou religieux au détriment des motifs économiques dans les grandes découvertes s'avère chimérique ? Où se trouve donc cette révolution de la perspective des horizons mentaux que l'on nous vante tant ? Où voit-on que "la raison principale de l'essor des voyages et des Découvertes, se situe dans un changement de conception du monde chez les Européens de l'époque, un renversement cosmologique comme il ne s'en produit que quelques fois par millénaire" ? Où est ce fameux "changement radical de Y axis mundi, c'est ce que Victor Turner appelle « The Center Out There " @Philiber Té? Mais poursuivons un peu notre chemin, nous pouvons trouver dans "Croisades en Afrique, Les expéditions occidentales à destination du continent africain, XIIIe-XVIe siècle" des exemples de voyages d'inspiration tant religieuses qu'économiques (car rappelons le les deux sont intrinsèquement mêlés cf Jean Flori, Alain Démurger etc) . La thème principal de cette série est d'ailleurs "l'extension géographique des croisades" qui originellement tournée exclusivement vers la Terre Sainte, prennent au cours des siècles suivant des directions alternatives comme l'Espagne, la Livonie, la Romanie (Grèce), les Balkans, l'Atlantique ou l'Afrique". Ainsi les souverains chrétiens, pour des raisons tant religieuses (repousser l'Islam et propager la foi chrétienne) que matérielles : Tiens ça alors, les européens multiplient les voyages dans toutes les directions (et non uniquement vers le centre religieux comme le prétend ton article), s'enquièrent d’informations sur l'altérité et l'inconnu avec un regard positif (on cherche à trouver des allés soit en Asie avec les Mongols, soit avec les souverains de Nubie ou d'Ethiopie) si bien qu'un décentrage progressif vers les périphéries extracontinentales s’opère... en plein Moyen Âge ! On pourrait même dire que "les voyages qui sont motivés par des motifs matériels ou religieux se multiplient avant la Renaissance". En outre, la stratégie des croisades s'est très vite tournée vers la recherche d'alliances de revers contre les musulmans, et la croissance du commerce méditerranéens notamment les républiques maritimes cherchent à détourner le monopole des épices détenus par les marchands musulmans en accédant à l'Inde. Ces deux ambitions se traduisent par de nombreuses ambassades pontificales vers l'Asie (cf Jean Richard la Papauté et les missions d'orient au Moyen Âge), et une quête de connaissances sur les potentiels alliés (Mongols avec les expéditions de Guillaume de Rubrouck, Jean de Plan Carpin, Ante de Monte Corvino etc) ou ressources naturelles/économiques ( marchands/voyageurs comme Marco Polo, cf les Coureurs d’Épices). On peut étayer cette remarque par un passage du même livre : Donc résumons : cette révolution des horizons mentaux et cette recherche de connaissances sur l'autre n'est pas apparue comme par magie à la renaissance, il n'y a pas de « The Center Out There » qui pop ex nihilo une fois par millénaire. les Grandes découvertes sont le fruit de plusieurs siècles d'essais et d'erreurs, de grandes stratégies géopolitiques dont les raisons sont tout autant religieuses, économiques que politiques : affronter les puissances musulmanes (en fait infidèles de tout bord) et faire triompher la chrétienté, d'abord en terre Sainte puis sur la Méditerranée puis en Asie, en Afrique et en Amérique, et pour ce faire rechercher des alliances de revers et briser leur monopole séculaire des denrées exotiques (spécialement les épices) en s'approvisionnant directement sur le marché d'origine, l'Inde. De fait, les expéditions ibériques vers l'Amérique visaient en fait l'Inde (Colomb se voyait comme un croisé dont l'expédition permettrait de l’enrichir et de reprendre Jérusalem), et les expéditions vers l'Inde passèrent d'abord par des expéditions le long du golfe de Guinée (toujours dans le même objectif de contourner le monopole du sultanat du mali sur l'or et de trouver des alliances de revers) ou vers la voie terrestre des routes de la Soie (mais c'est un autre sujet). Il n'y a pas eu de "changement de direction (géographique et utilitaire) de ces explorations", car l'utilité de ces voyages obéissaient aux mêmes raisons pratiques qu'aux siècles précédents : la direction stratégique était sensiblement la même (ce qu'on peut voir en la personne de Charles Quint d'ailleurs) . Quant au changement de direction géographiques il répond à des impératifs géopolitiques : l'empire mamelouk puis ottoman bloque la route asiatique(mais aussi les vénitiens du point de vue des portugais et espagnols) , il faut donc adapter la stratégie et trouver des issues alternatives : l'Afrique, puis l'Inde et l'Amérique (on voit bien ce raisonnement dans les deux ouvrages des époux Huygue). Je ne vois donc pas tellement en quoi l'article démontre quelque de chose de pertinent sur la notion d'exotisme ou , pour reprendre tes mots, "nous donne des éléments qui pourraient potentiellement t'aider à comprendre ces points de vue." Je n'y vois pour ma part qu'une série de clichés éculés, d'approximation et de pseudo théorie alignant des mots savants pour paraître subtile et profonde mais qui en réalité repose sur du vent les sentiments vécus de son auteur.
  24. Il y a ça aussi dans l'enseignement supérieur, c'est censé être festif et pédagogique mais ça fait plus test sectaire pour repérer les déviants à "eduquer" (i.e reprogrammer).
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