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Il y a 1 heure, Nick de Cusa a dit :

Quel titre !

 

 

Toujours cette foire du néologisme et de l'euphémisme.

 

On ne détruit pas, on déconstruit. On ne sombre pas dans la pauvreté et les pénuries, on fait frugal. On ne court pas à la ruine et la disparition, on décroît. Maintenant, on désinnove ce qui reviendrait à oublier les bonnes idées et les innovations. 

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Qui plus est, le bullshitomètre est affolant:

Citation

Pourquoi n’arrivons-nous pas à bien fermer les choses ? D’abord parce qu’un des traits anthropologiques majeurs des modernes est celui de « l’ouverture ».

Les gens qui ne ferment jamais les portes doivent-ils se sentir concernés?

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il y a une heure, Vilfredo Pareto a dit :

Pourquoi n’arrivons-nous pas à bien fermer les choses ? D’abord parce qu’un des traits anthropologiques majeurs des modernes est celui de « l’ouverture ».

Et là, le petit malin qui ajoute "frontière" dans la discussion aura le même effet que celui qui lance une brique dans le tambour d'une essoreuse en marche.

  • Haha 6
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1 hour ago, Vilfredo Pareto said:

Les gens qui ne ferment jamais les portes doivent-ils se sentir concernés?

Il m'est déjà arrivé plusieurs fois de me retrouver chez des gens qui n'avaient pas de verrou à la porte de leurs toilettes. Ben ça remet vachement en question les mérites de l'ouverture.

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il y a une heure, Lancelot a dit :

Il m'est déjà arrivé plusieurs fois de me retrouver chez des gens qui n'avaient pas de verrou à la porte de leurs toilettes. Ben ça remet vachement en question les mérites de l'ouverture.

Mandatory meme :

gHgBhnD.jpg

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  • 3 weeks later...
  • 4 weeks later...

 

Quote

L’UAF (Union des aéroports français) et ACI Europe (Airports Council International Europe) ont demandé à Bruxelles de bloquer la loi française obligeant les compagnies aériennes à supprimer les lignes intérieures quand le même trajet peut être réalisé en train en moins de 2h30.

 

https://www.air-journal.fr/2021-10-20-trains-ou-vols-interieurs-uaf-et-aci-en-appellent-a-leurope-5231117.html

 

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8 hours ago, cedric.org said:

Ahem. Ça fait tache.

Bon cela date de 3ans, mais pour le coup c'est assez constrasté.

 

https://www.geo.fr/environnement/larchipel-des-tuvalu-sauve-des-eaux-195528

 

Pour Paul S. Kench, c’est la sédimentation qui explique ce paradoxe : « Ces îles sont composées de sable, de coraux et d’autres organismes sécrétant du carbonate de calcium, qui se développent sur les récifs. Les vagues les détachent puis les déposent sur les côtes. » Un processus amplifié par les cyclones. Ces îles, géologiquement dynamiques, s’adapteraient à l’évolution du niveau de la mer. Par endroits, l’érosion grignote le terrain, à d’autres, la sédimentation l’agrandit. Une partie de l’archipel des Kiribati, grandement menacé par la montée des eaux, est d’ailleurs dans la même situation, insiste l’expert. Les Tuvalu, quant à elles, ne sont pas près de disparaître, conclut-il. Même si, bien sûr, cette géographie à contours variables n’est pas facile à vivre : un Tuvaluan peut voir sa propriété peu à peu engloutie par les eaux, alors que celle de son voisin gagne quelques mètres de plage…

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Il y a qqs années était paru dans "Pour la Science", un article d'un scientifique qui retournait sur une île du pacifique.

Avec tout le bourrage de mou, il s'attendait à mesurer des preuves d'engloutissement (et même pire).

... Il a constaté qu'il n'en était juste rien.

 

Cette histoire de montée des eaux imaginaire est quand même exemplaire.

Mais je parie que ça peut durer 100 ans, aussi longtemps que le pétrole qui va manquer etc.

La manière dont certaines illusions survivent bec et ongles et même plus à la réalité est prodigieuse.

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La valeur d'un terrain en bord de mer était négligeable il y a 100 ans. En 2100 bien malin qui peut prédire la valeur du littoral. La mode sera sans doute autre chose. Mars ?

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Il y a 6 heures, Rübezahl a dit :

Il y a qqs années était paru dans "Pour la Science", un article d'un scientifique qui retournait sur une île du pacifique.

Avec tout le bourrage de mou, il s'attendait à mesurer des preuves d'engloutissement (et même pire).

... Il a constaté qu'il n'en était juste rien.

 

Cette histoire de montée des eaux imaginaire est quand même exemplaire.

Mais je parie que ça peut durer 100 ans, aussi longtemps que le pétrole qui va manquer etc.

La manière dont certaines illusions survivent bec et ongles et même plus à la réalité est prodigieuse.

 

L'article en question : Changement climatique : les mauvaises solutions des Kiribati

Citation

Nous sommes aujourd'hui en 2015 et aucune des îles coralliennes de l'archipel de Kiribati n'est noyée. Je suis par ailleurs revenu dix fois étudier l'adaptation de la petite nation kiribatienne aux effets du réchauffement climatique, et jamais le marégraphe n'est remonté au niveau de 2005… Pour autant, la menace que la montée des océans fait peser sur les îles basses, telles Tuvalu, les îles Marshall, les Maldives ou encore les Kiribati est bien réelle… mais à long terme. À court terme, les efforts précipités et les nombreuses bonnes intentions de la communauté internationale pourraient faire plus de mal que de bien. Il n'est pas urgent de remparer les îles, ni de les évacuer, comme je vais l'expliquer ici.

 

C'était lié au travail de thèse d'Esmeralda Longépée : Les atolls, des territoires menacés par le changement climatique global ? L’exemple de Kiribati (Pacifique Sud)

Citation

Les États atolliens sont dans une situation délicate. Ils sont menacés par des perturbations associées à un phénomène, le changement climatique, sur lequel ils ne peuvent agir. Leur principale option est l’adaptation, mais la prise de décision se heurte aux nombreuses incertitudes quant aux manifestations à venir du changement climatique. La principale voie d’action est une meilleure gestion des installations et des activités anthropiques qui contribuent fortement à aggraver l’exposition et la sensibilité aux perturbations. L’urbanisation non contrôlée de l’atoll de Tarawa a dangereusement contribué à augmenter les enjeux face à l’aléa des perturbations marines. Le gouvernement de Kiribati envisage le futur en deux temps : dans les décennies à venir, le développement de mesures adaptatives, puis d’ici la fin du siècle la migration des habitants.

 

 

 

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Il y a 3 heures, GilliB a dit :

La valeur d'un terrain en bord de mer était négligeable il y a 100 ans. En 2100 bien malin qui peut prédire la valeur du littoral. La mode sera sans doute autre chose. Mars ?

Non mais c'était une blague, les falaises de Normandie s'écroulent, raclées par la mer, et des villages entiers ont disparus.

 

Bon ptêtre pas toute la Normandie je suis pas aller vérifier. Mais je connais des gens qui y ont perdu leur maison.

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    • By Vilfredo
      Je crée un sujet pour arrêter de polluer le fil des images pas fun mais cool. Un excellent article de Shellenberger dans Forbes résume un peu le gouffre entre les faits et l'hystérie médiatique : https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2019/08/26/why-everything-they-say-about-the-amazon-including-that-its-the-lungs-of-the-world-is-wrong.
      Ce passage est noteworthy :
      Outre ce qu'on sait déjà (ces feux sont pour l'instant dans la moyenne des 15 dernières années, ne sont pas tous criminels (en fait "people forget that there are legitimate reasons for small farmers to use controlled burns to knock back insects and pests." selon Nepstad, cité par Shellenberger), n'ont pas seulement lieu en Amazonie et ne sont pas nécessairement liés à la déforestation, par ailleurs en net recul depuis le début des années 2000), je propose également que nous discutions sur ce fil des causes plausibles de ces feux (la sous-productivité de l'agriculture brésilienne par exemple*) et de leur lien avec la climate variability de l'Amazonie (v. lien frontiersin.org ci-dessous) @Philiber Té je crois que c'est ce dont tu voulais discuter. C'est l'occasion pour chacun de participer à la collecte d'articles au fur et à mesure que la situation évolue (Bolsonaro a envoyé l'armée) et à ceux qui parmi nous sont le plus au fait des débats scientifiques sur le réchauffement de discuter/partager leurs analyses de cet événement précis.
       
      * food for thought : https://www.icv.org.br/novo-campo-program-2/
      https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/feart.2018.00228/full
      https://globalforestatlas.yale.edu/amazon/land-use/cattle-ranching
      et surtout https://www.mdpi.com/2071-1050/10/4/1301/htm
    • By FabriceM
      L'Australie fait face à une énorme vague de chaleur.
      La demande en électricité explose, notamment pour faire tourner les climatiseurs.
      Problème, la production ne suit pas et des coupures tournantes sont en place et ont déjà touché 90 000 habitants*.
       
      *1 http://www.adelaidenow.com.au/news/south-australia/sa-power-crisis-will-there-be-more-blackouts/news-story/82f848efbc42455b9d7c4e1487b04fa5?nk=ea7883841d0b2ba93781d572d98b9fae-1486676862
      *2  http://www.9news.com.au/national/2017/02/08/20/12/blackout-leaves-at-least-40000-people-without-power-in-south-australia
       
      A l'origine de tout ça, la dépendance à l'énergie éolienne que s'est infligée le sud de l’Australie. Avec une production réelle égale à 7% de la production nominale, ce "trou" dans la production est, je cite, "au cœur du problème".
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