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Vers la faillite des États (et au-delà)


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Au contraire : je m'extrais afin d'y voir plus clair. L'euphorie des "prophéties auto-réalisatrices" m'est passée.

Il y avait à l'époque de la crise une phrase de Mélodius que j'ai retenue parce qu'elle était directe et franche et où il écrivait que les libéraux avaient de sérieuses réponses à donner sur ce qui s'est passé. Il me parait clair qu'on ne peut plus se contenter de dire aujourd'hui que l'avidité des dirigeants des banques et des investisseurs contribue à la bonne santé du marché, du capitalisme en général, et des populations. Si ça reste malgré-tout le projet politique des libéraux alors on va droit dans le mur.

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(…)

Et je suis pour la suppression des BC.

(…)

Mais quel est le problème exactement avec les BC, en dehors du fait qu'elles soient manipulées par les états ? En quoi un système de banques libres et de monnaies privées empêcherait-il l'apparition d'une ou plusieurs BC ? Le principe même d'une BC est-il nécessairement un principe étatique ? C'est un point qui m'échappe complètement.

(désolé pour le HS)

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Mais quel est le problème exactement avec les BC, en dehors du fait qu'elles soient manipulées par les états ? En quoi un système de banques libres et de monnaies privées empêcherait-il l'apparition d'une ou plusieurs BC ? Le principe même d'une BC est-il nécessairement un principe étatique ? C'est un point qui m'échappe complètement.

(désolé pour le HS)

L'objectif double de la banque centrale américaine est de limiter l'inflation et de promouvoir la croissance. La banque centrale est donc un acteur purement politique, tout le contraire du marché libre: de l'économie planifiée. C'est d'autant plus vrai que de nos jours on ne sait plus les réserves de la banque centrale, et que la monnaie qu'elle incite à créer est totalement séparée de quoique ce soit de réel.

La banque centrale et la monnaie sont des instruments politiques ; ils ne sont pas "manipulés", ils font partie de l'état. Tout comme par exemple la sécu, ça ne marche pas et ça coûte plus cher que si ça n'existait pas.

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Il y avait à l'époque de la crise une phrase de Mélodius que j'ai retenue parce qu'elle était directe et franche et où il écrivait que les libéraux avaient de sérieuses réponses à donner sur ce qui s'est passé. Il me parait clair qu'on ne peut plus se contenter de dire aujourd'hui que l'avidité des dirigeants des banques et des investisseurs contribue à la bonne santé du marché, du capitalisme en général, et des populations. Si ça reste malgré-tout le projet politique des libéraux alors on va droit dans le mur.

:icon_up:

En France, le débat libéral se réduit à 80% d'économie et 19% de droit et 1% pour le reste. Or, si l'économie est importante, elle reste secondaire vis à vis du droit et encore plus vis à vis de l'éthique. Ce biais a créé des distortions invraissemblables dans le discours politique libéral. Même aux USA, ce biais est important.

Par exemple, je ne compte pas le nombre de fois où j'ai entendu que l'objectif d'une entreprise était de faire du profit (ie profit financier). Jusqu'à preuve du contraire, l'argent ne fait pas vivre les gens, le profit non plus, il ne peut donc être l'objectif in fine d'une activité. Limiter l'analyse de l'entreprise à l'économie a été une énorme erreur des libéraux (une erreur éthique).

Il était un temps où les libéraux se battaient contre l'esclavage, et où les esclavagistes expliquaient que c'était très rentable pour toute la société…

De même aujourd'hui, certains disent que le système financier fondé sur monnaie d'état fiat est très profitable pour toute la société, et tant pis si la moitié des gens sont écrasés de dettes et que les entrepreneurs-propriétaires qui connaissent leur métier sont remplacés par des gestionnaires de fonds et des CEO. Sauf que ça c'est ce qu'on voit … ce qu'on voit pas c'est ce qui se serait passé sans les délires du système financier actuel.

Le fait que le système financier moderne soit plus ou moins efficace n'est d'aucun intérêt … l'important c'est "est-il juste ?".

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Au contraire : je m'extrais afin d'y voir plus clair. L'euphorie des "prophéties auto-réalisatrices" m'est passée.

Il y avait à l'époque de la crise une phrase de Mélodius que j'ai retenue parce qu'elle était directe et franche et où il écrivait que les libéraux avaient de sérieuses réponses à donner sur ce qui s'est passé. Il me parait clair qu'on ne peut plus se contenter de dire aujourd'hui que l'avidité des dirigeants des banques et des investisseurs contribue à la bonne santé du marché, du capitalisme en général, et des populations. Si ça reste malgré-tout le projet politique des libéraux alors on va droit dans le mur.

Par contre si on disait que l'avidité des dirigeants des banques et des investisseurs ainsi que celles des régulateurs contribue a la bonne santé du marché, alors on a subitement bon ? :doigt:

Cela n'a jamais été le projet politique de qui que ce soit, a moins qu'il y ait des débiles par ici, c'est un énorme strawman ce que vous nous faites ou je ne m'y connais plus.

On va droit dans le mur, le système actuel est instable, incohérent* au lieu de le remettre a plat, on essaie de le faire vivre a coup de bail out et de régulations tordues. Ce qui ne marchera pas, on va donc continuer l'inflation régulatrice et les plans de relance, jusqu'a ce qu'on ne puisse plus. Et une fois que toutes les opérations jugées nuisibles seront interdites, les banques nationalisées, on aura un joli système soviétique, très stable, peu nuisible a la bonne sante du marché, mais stable comme un cimetière.

Si la concurrence a quasiment dans tous les marchés imaginables protéger les gens plus qu’aucune régulation, a priori il n’y a aucune raison pour que la concurrence ne soit pas un bon protecteur sur le marché de la planche a billet et des modèles bancaires.

* collectivisation des pertes, garanti plus ou moins explicite de recouvrement des risques par les forces publiques, incitation du régulateur a faire de l'argent sur des investissements qui ne valent rien a moyen terme - Bons du Tresor, subprimes. Et au milieu de tout ceci, une armée de joueur de pokers qui feront tout en leur pouvoir pour risquer de gagner le pactol. Et leurs All-in sont et seront, s'ils ont les bonnes connections, remboursés par moi, vous et le premier venu. On va bien rire.

Pour conclure : L'important c'est de trouver le système ou l'avidité fait le moins de dégâts. Celui qu'on a actuellement, que je viens de décrire, me semble parfait pour cela. Suffit juste de rajouter 5 ou 6 lois et c'est bon. :icon_up:

tl;dr Corporation

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Par exemple, je ne compte pas le nombre de fois où j'ai entendu que l'objectif d'une entreprise était de faire du profit (ie profit financier). Jusqu'à preuve du contraire, l'argent ne fait pas vivre les gens, le profit non plus, il ne peut donc être l'objectif in fine d'une activité. Limiter l'analyse de l'entreprise à l'économie a été une énorme erreur des libéraux (une erreur éthique).

Quel est selon toi l'objectif d'une entreprise ?

Le fait que le système financier moderne soit plus ou moins efficace n'est d'aucun intérêt … l'important c'est "est-il juste ?".

Est il injuste ? Est ce qu'il respecte le Droit Naturel ?

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Quel est selon toi l'objectif d'une entreprise ?

Servir les intérêts des propriétaires de celle-ci, ce qui ne signifie pas nécessairement le profit maximum a tout prix.

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Servir les intérêts des propriétaires de celle-ci, ce qui ne signifie pas nécessairement le profit maximum a tout prix.

Soit, et quels sont les intérêts des propriétaires ?

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Il n'y a pas de limitation réelle au leverage.

Le leverage n'est pas le short selling. Je dépose un capital en garantie qui me permet de traiter des volumes 10 à 20 fois plus élevés, ça c'est de l'effet de levier. Au même titre qu'un ménage qui emprunte 100 avec un apport de 10 pour acheter une maison. Ou qu'une entreprise qui porte un crédit bail et une dette beaucoup plus élevés que ses fonds propres. La vie est faite d'effets de levier.

Le short selling, c'est une vente d'un produit qu'on emprunte parce qu'on ne le possède pas. Avec les CDS et les puts, on a inventé des produits qui évitent ce type de montage vente-emprunt. L'innovation financière continuera à produire des structures adaptées aux besoins des investisseurs.

Car il est une réalité qu'on entend peu en France. Les gros mouvements sur les taux grecs, sur l'euro ou sur le pétrole sont avant tout dus aux mouvements de fonds de pension, defonds mutuels, de fonds souverains. Lorsqu'ils vendent leurs stocks d'emprunts publics grecs, et que ce papier n'intéresse plus personne (à raison, la Grèce ne remboursera probablement pas l'intgralité de sa dette), cela fait bouger un marché assez étroit et les rendements explosent. Concrètement, le robiner de crédit est fermé.

Lorsque les politiques font n'importe quoi, c'est le marché qui fait le sale boulot de nettoyage. Critiquer ces derniers qui ne font qu'assimiler et traiter ce que les premiers font me semble au pire injuste, au mieux idiot.

Cet écosystème semble assez naturel au reste du monde (même à la Suède qui refuse de le réglementer) car il est plutôt sain. Les produits dérivés (CDS, swaps etc.) servent pour l'essentiel à couvrir les portefeuilles des assurances, fonds de pension, fonds souverains, etc. Les short sellers jouent sur des montants dérisoires à côté de ces flux, mais ils contribuent à leur fluidité. Si on assèche les volumes de produits dérivés sur un segment, les fonds iront ailleurs parce que ces paquebots de l'épargne mondiale ont besoin de cette flexibilité pour engager leurs encours sur une dette ou des entreprises spécifiques, surtout lorsqu'elles ont une signature…fragile. C'est technique, obscur pour certains Français. Une serveuse anglaise vous l'expliquerait pourtant aussi bien que moi, si ce n'est mieux, dans un pub anglais.

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:icon_up:

En France, le débat libéral se réduit à 80% d'économie et 19% de droit et 1% pour le reste. Or, si l'économie est importante, elle reste secondaire vis à vis du droit et encore plus vis à vis de l'éthique.

Par exemple, je ne compte pas le nombre de fois où j'ai entendu que l'objectif d'une entreprise était de faire du profit (ie profit financier). Jusqu'à preuve du contraire, l'argent ne fait pas vivre les gens, le profit non plus, il ne peut donc être l'objectif in fine d'une activité.

Ça n'a rien de contradictoire de dire que le discours libéral devrait être à 80% orienté sur le Droit et en même temps d'affirmer qu'une entreprise a pour objectif le profit.

Qu'y a-t-il de mal à affirmer cela? C'est juste le principe de réalité; à ton avis pourquoi un propriétaire va engager ses ressources dans une affaire? On pourrait dire qu'il le fait parce qu'en travaillant et en dirigeant une entreprise il se réalise, tout ça c'est très bien, mais bon le motif principal c'est quand même de pouvoir faire des profits et avec cela pouvoir se loger, bouffer, épargner pour les imprévus du futur etc…C'est quand même pour ça que l'être humain travaille à l'origine.

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Il me parait clair qu'on ne peut plus se contenter de dire aujourd'hui que l'avidité des dirigeants des banques et des investisseurs contribue à la bonne santé du marché, du capitalisme en général, et des populations.

L'avidité des régulateurs encore moins.

Il est évident que l'intérêt d'un dirigeant ne passe pas forcément toujours par la pérennisation de l'entreprise où il se trouve on s'en rend compte tous les jours sans que cela aille à la faillite, cela peut diverger, simplement ses intérêts convergent avec ceux de l'entreprise beaucoup plus que le régulateur, les applications réelles du socialisme et du capitalisme sont là pour en attester.

Et ses intérêts convergent davantage et pour cause il peut être lourder ou ne pas toucher ses objectifs, et cela ne sert à rien de se focaliser sur quelques entreprises du CAC40 où les indemnités de licenciement sont super élevées, ce n'est pas cela qui est la cause de la crise, c'et un vulgaire strawman agité par Brown et Sarkozy.

On ne peut faire confiance 100% aux dirigeants d'entreprise, mais les actionnaires sont là pour ça, s'ils sont incapables de mettre en place les mesures de surveillance nécessaires c'est leur problème, ils en paieront les conséquences.

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Ça n'a rien de contradictoire de dire que le discours libéral devrait être à 80% orienté sur le Droit et en même temps d'affirmer qu'une entreprise a pour objectif le profit.

Qu'y a-t-il de mal à affirmer cela? C'est juste le principe de réalité; à ton avis pourquoi un propriétaire va engager ses ressources dans une affaire? On pourrait dire qu'il le fait parce qu'en travaillant et en dirigeant une entreprise il se réalise, tout ça c'est très bien, mais bon le motif principal c'est quand même de pouvoir faire des profits et avec cela pouvoir se loger, bouffer, épargner pour les imprévus du futur etc…C'est quand même pour ça que l'être humain travaille à l'origine.

Toutes les entreprises ne ressemblent pas forcément à votre modèle

Par exemle voilà les statuts de la coopérative Migros, le plus gros employeur de Suisse:

Art. 3 Les valeurs Migros

1 Dans l’optique du capital à but social et conformément aux idéaux des fondateurs, Migros place l’homme au centre de son action. Se considérant comme

au service de ce dernier, elle est consciente de ses responsabilités vis-à-vis de ses coopérateurs, clients, collaborateurs, fournisseurs et partenaires sociaux, ainsi qu’à l’égard des autorités et de la collectivité. C’est dans cette perspective:

a) que Migros fournit à la population des marchandises et des services de qualité à des conditions avantageuses;

b ) que Migros milite en faveur d’une économie de marché prônant la libre concurrence, l’éthique et le respect de l’environnement;

c) que Migros favorise l’accès à la culture et encourage activement la formation de base et la formation continue au sein de la population;

d) que Migros se considère comme un pont jeté entre producteurs et consommateurs;

e) que Migros contribue à la santé de la population.

2 Migros est organisée démocratiquement et professe des principes de gouvernance d’entreprise adaptés à sa structure organisationnelle.

Art. 4 Caractère impératif des valeurs Migros

Pour Migros, ses valeurs ont force obligatoire.

http://m09.migros.ch/sites/default/files/d…0071119_def.pdf

Les buts de l'entreprise ne sont donc pas uniquement le profit… Et ce n'est pas une petite entreprise. Migros Suisse pèse plus lourd que McDonald.

Autre aricle intéressant des statuts pour montrer qu'une entreprise peut de facto n'appartenir à personne et rendre caduque la notion même de propriétaire:

Art. 50 Dissolution et liquidation

1 La dissolution et la liquidation sont effectuées selon les dispositions légales et

statutaires.

2 le remboursement du capital social intervient immédiatement après le paiement des dettes. […]

3 L’excédent sera affecté à des buts coopératifs ou au soutien d’initiatives d’intérêt

général. La décision en appartient à l’assemblée des délégués qui se prononce

sur proposition de l’administration.

Personne ne peut jouir du capital de l'entreprise, l'entreprise ne peut pas être vendue, et si elle est liquidée, les exédents n'iront pas dans la poche des dirigeants/employés/sociétaires.

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Certes, sur le papier des entreprises qui font du CSR (Corporate Social Responsability), il y en a légion. Ce qui change concretement dans les faits par contre… Et d'ailleurs certains pensent que le CSR est une stratégie de plus d'advertising et de politiques RH attractives pour augmenter ses profits. Je ne sais pas s'ils sont raison.

Je pense, comme Friedman ici, que la seule responsabilité sociale d'une entreprise qui ait un intérêt, c'est d'augmenter ses profits. Mais dans le système juridique qui convient, le DN.

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Toutes les entreprises ne ressemblent pas forcément à votre modèle

Par exemle voilà les statuts de la coopérative Migros, le plus gros employeur de Suisse:

http://m09.migros.ch/sites/default/files/d…0071119_def.pdf

Les buts de l'entreprise ne sont donc pas uniquement le profit… Et ce n'est pas une petite entreprise. Migros Suisse pèse plus lourd que McDonald.

Autre aricle intéressant des statuts pour montrer qu'une entreprise peut de facto n'appartenir à personne et rendre caduque la notion même de propriétaire:

Personne ne peut jouir du capital de l'entreprise, l'entreprise ne peut pas être vendue, et si elle est liquidée, les exédents n'iront pas dans la poche des dirigeants/employés/sociétaires.

Oui, tu me prends le cas d'une coopérative effectivement, ce n'est pas une entreprise de type capitaliste mais mutualiste.

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Par contre si on disait que l'avidité des dirigeants des banques et des investisseurs ainsi que celles des régulateurs contribue a la bonne santé du marché, alors on a subitement bon ? :icon_up:

Cela n'a jamais été le projet politique de qui que ce soit, a moins qu'il y ait des débiles par ici, c'est un énorme strawman ce que vous nous faites ou je ne m'y connais plus.

Les vices privées qui font la vertu publique, l'égoïsme de Rand ou encore le self-love de Smith qu'est-ce ? L'axiome économique libéral est que notre égo et notre recherche du profit permettent le bon fonctionnement d'un marché qui croit sans cesse et d'où les richesses découleront sur l'ensemble des strates de la société. Ce (néo)libéralisme là montre assez clairement qu'il est dévastateur et que c'est une fuite en avant. Et il s'accommode aussi très bien de s'en remettre à l'état quand ça l'arrange.

Soit, et quels sont les intérêts des propriétaires ?

Qu'on n'ont leur ment pas.

Le leverage n'est pas le short selling. Je dépose un capital en garantie qui me permet de traiter des volumes 10 à 20 fois plus élevés, ça c'est de l'effet de levier. Au même titre qu'un ménage qui emprunte 100 avec un apport de 10 pour acheter une maison. Ou qu'une entreprise qui porte un crédit bail et une dette beaucoup plus élevés que ses fonds propres. La vie est faite d'effets de levier.

Alors rien dans la vie ne peut expliquer les pertes des banques en 2007/08. Le leverage est devenu démesuré et cela a entraîné des pertes abyssales en même temps qu'il incitait les acteurs à faire toujours plus. La folie des grandeurs, en somme.

Les libéraux ne peuvent plus se contenter d'expliquer que ce sont des activités banales, c'était devenu hors-propos dans un système très largement pervers. On en est plus à défendre le libéralisme et le capitalisme car le communisme sonnait à nos portes. C'est fini depuis 89 au moins et ça n'impressionnera plus grand monde.

Car il est une réalité qu'on entend peu en France. Les gros mouvements sur les taux grecs, sur l'euro ou sur le pétrole sont avant tout dus aux mouvements de fonds de pension, defonds mutuels, de fonds souverains. Lorsqu'ils vendent leurs stocks d'emprunts publics grecs, et que ce papier n'intéresse plus personne (à raison, la Grèce ne remboursera probablement pas l'intgralité de sa dette), cela fait bouger un marché assez étroit et les rendements explosent. Concrètement, le robiner de crédit est fermé.

C'est expliqué en long et en large dans la presse… arrêtons de nous reporter sur l'ignorance - supposément ultime - des Français.

Et pourquoi le marché est-il devenu subitement étroit ? Eh bien car les banques et les hedge funds ont tout perdu avec la crise de 2007. La dette grecque on s'en moquait bien avant, on en vivait. Cette histoire de correction voulue par les marchés relève de la fable. Et j'ai déjà très bien expliqué comment on se faisait de l'argent sur ça, notamment grâce aux positions à nu sur les CDS que vient d'interdire l'Allemagne, et ce sans compter qu'un pays en défaut c'est un concurrent en moins sur le marché des obligations. C'est une guerre économique et politique et certainement pas un soudain appel à la bonne gestion de la part des marchés si responsables, rationnels et honnêtes.

L'avidité des régulateurs encore moins.

Il est évident que l'intérêt d'un dirigeant ne passe pas forcément toujours par la pérennisation de l'entreprise où il se trouve on s'en rend compte tous les jours sans que cela aille à la faillite, cela peut diverger, simplement ses intérêts convergent avec ceux de l'entreprise beaucoup plus que le régulateur, les applications réelles du socialisme et du capitalisme sont là pour en attester.

Et ses intérêts convergent davantage et pour cause il peut être lourder ou ne pas toucher ses objectifs, et cela ne sert à rien de se focaliser sur quelques entreprises du CAC40 où les indemnités de licenciement sont super élevées, ce n'est pas cela qui est la cause de la crise, c'et un vulgaire strawman agité par Brown et Sarkozy.

On ne peut faire confiance 100% aux dirigeants d'entreprise, mais les actionnaires sont là pour ça, s'ils sont incapables de mettre en place les mesures de surveillance nécessaires c'est leur problème, ils en paieront les conséquences.

Les indemnités ou les bonus sont effectivement des gouttes d'eau par rapport à la somme d'argent qui transite.

Les actionnaires en paient les conséquences ? Ca se passe vraiment comme cela ? L'économie est devenue casino obligatoire et on voit bien qui perd toujours au final.

Je pense, comme Friedman ici, que la seule responsabilité sociale d'une entreprise qui ait un intérêt, c'est d'augmenter ses profits. Mais dans le système juridique qui convient, le DN.

Et ça pose quoi comme différence fondamentale ? Qu'est-ce que ton entreprise n'aurait pas fait dans le cas des subprime ?

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Smith est un marxiste et Rand démontre surtout que les régulateurs et les socialistes sont les pires égoistes sous couvert d'avoir de bonnes intentions.

Et le strawman de la main invisible, c'est une blague marxiste aussi.

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En fait c'est plutôt Marx qui reprend Smith, je crois… Quant à Rand c'est surtout une pamphlétaire et aux théories bien en vue chez les entrepreneurs US.

De toute manière tu viens d'écrire la même chose à propos de Friedman, ce qui nous rapproche encore plus de notre époque.

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Une fois de plus sous couvert de vouloir le bien, une entreprise n'est pas meilleure qu'une autre qui se fait de l'argent pour se faire de l'argent.

Et Friedman raisonne dans un systeme juridique issu du DN, pas une merde regulée n'importe comment par d'avides acteurs qui se drapent sous l'intéret général. Mais fallait lire le texte pour le comprendre, pas seulement le titre provocateur, dur.

Sans régulation : tu perds tes thunes, c'est pour ta gueule, tu gagnes des thunes, c'est pour ta gueule.

Avec régulation : tu gagnes des thunes, la moitié pour toi, l'autre moitie pour le regulateur et les avides du coin qui ne sont pas capables de creer un dollar de profit. Tu perds tes thunes, le régulateur allonge la monnaie des contribuables.

Et l'avidité dans un marché libre, fait moins de degats. CQFD

Bravo, une belle preuve que l'avidité c'est le mal dans un systeme néolibéral comme vous dites, ou néosocial, comme on veut. De toute facon ces mots puent. La realité me donne raison, mais on ne me croit pas, car mes intentions ne sont pas l'intéret général, il y a marqué Randroide sur mon front. Alors regardez bien la réalité autour de vous, et votre systeme bancaire et votre économie tomber un peu plus en ruine chaque jour qui passe. Et ne cherchez plus a comprendre, c'est le faute aux gens qui se font de l'argent. Je vous cite : "Et j'ai déjà très bien expliqué comment on se faisait de l'argent sur ça."

Et Rand casse habilement votre code morale et votre absence de logique en 1 000 pages tl;dr chrono.

Un jour quelqu'un IRL au milieu des décombres de votre systeme, va me sortir : "c'est le faute aux égoistes" et je vais lui mettre une néomandale.

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Correction : Smith est un marxisme avant l'heure.

Un marxisme à lui tout seul.

Il faudra demander à Philippe Nemo et aux autres auteurs d'histoire des idées de corriger incessamment leurs ouvrages : ces naïfs classaient Smith parmi les libéraux. Désormais la sanction est tombée : Smith est un affreux marxiste.

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Quel est selon toi l'objectif d'une entreprise ?

Il faut demander à celui qui choisit d'y investir (lui seul connaît la nature du "profit psychologique" qu'il attend).

Est il injuste ? Est ce qu'il respecte le Droit Naturel ?

Pour moi la banque centrale ne respecte pas le droit naturel.

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Un marxisme à lui tout seul.

Il faudra demander à Philippe Nemo et aux autres auteurs d'histoire des idées de corriger incessamment leurs ouvrages : ces naïfs classaient Smith parmi les libéraux. Désormais la sanction est tombée : Smith est un affreux marxiste.

Tout un fait. Fallait me demander tout de suite, il y aurait eu moins d'errances.

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Ça n'a rien de contradictoire de dire que le discours libéral devrait être à 80% orienté sur le Droit et en même temps d'affirmer qu'une entreprise a pour objectif le profit.

Qu'y a-t-il de mal à affirmer cela? C'est juste le principe de réalité; à ton avis pourquoi un propriétaire va engager ses ressources dans une affaire? On pourrait dire qu'il le fait parce qu'en travaillant et en dirigeant une entreprise il se réalise, tout ça c'est très bien, mais bon le motif principal c'est quand même de pouvoir faire des profits et avec cela pouvoir se loger, bouffer, épargner pour les imprévus du futur etc…C'est quand même pour ça que l'être humain travaille à l'origine.

Ce n'est pas mal, c'est faux. Le profit financier (qui d'ailleurs n'est mesurable qu'avec une monnaie valable), n'est qu'un paramètre parmis d'autres pour celui qui entreprend. Toute les activités à but non lucratif en sont une preuve évidente.

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Hélas, je crains que la langue française n'y aurait guère survécu.

Preuve que la sélection naturelle ne marche pas, Darwin aussi s’est planté sur toute la ligne : trop de con(nerie)s se reproduisent tous les jours.

Je vais écrire ma propre Encyclopédie, il y a pas mal de choses a revoir.

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