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Vers la faillite des États (et au-delà)


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…en s'en prenant aux plus riches…

Il semblerait, en fait, que ce serait bidon comme mesure. Juste un écran de fumée pour détourner l'attention des meseures qui font vraiment faire pleurer (diminutions des salaires des finctionnaires, gel des pensions, suppression du chèque naissance de 2.500€, etc.

Paske, faut pas croire, hein… les socialauds riches en Espagne, c'est pas vraiment l'exception.

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Les dépenses en elles-mêmes actuellement ne sont pas remises en cause. La baisse d'impot est évidemment positive, mais elle sert juste dans ce cas à relancer les recettes des états, et avec des recettes, on comble un déficit (né de l'irresponsabilité des hommes politiques).

Mais, sans remise en cause durable du système telle que ça a l'air d'être le cas , et bien avec les recettes futures (ou pas d'ailleurs), les dépenses dans l'avenir redécolleront à nouveau et le Leviathan s'étendra encore plus.

Conclusion: la baisse d'impot servira les intérets des politiciens et à étendre encore plus l'emprise de l'Etat.

Je me souviens d'un article de Milton Friedman à ce sujet. Il considérait qu'une augmentation du déficit consécutive à une baisse importante des prélèvements pouvait être une bonne chose. Il existe un niveau "acceptable" du déficit pour les hommes politiques et toute augmentation d'impôt destinée à réduire le déficit ne ferait que permettre d'augmenter toujours plus les dépenses. A l'inverse, commencer par diminuer les impôts présente deux avantages :

  1. Cela force à maîtriser les dépenses en gérant mieux l'argent public;
  2. La baisse des prélèvement a un effet bénéfique sur la croissance.

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A l'inverse, commencer par diminuer les impôts présente deux avantages :

  1. Cela force à maîtriser les dépenses en gérant mieux l'argent public;
  2. La baisse des prélèvement a un effet bénéfique sur la croissance.

C'est vrai, mais Friedman négligeait la capacité des Etats à se financer par l'emprunt, et surtout la capacité des marchés financiers à absorber ces emprunts. Cette capacité s'est certes développée dans les années 1980, et au moment où il a émis cette idée, son raisonnement se tenait tout à fait.

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J'espère que tous les "riches" se barreront d'Espagne. Cette démagogie est insupportable.

Zapatero est un guignol, on attend toujours les résultats de son fantastique plan de relance par la consommation (vous vous souvenez ?) :icon_up:

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C'est vrai, mais Friedman négligeait la capacité des Etats à se financer par l'emprunt, et surtout la capacité des marchés financiers à absorber ces emprunts. Cette capacité s'est certes développée dans les années 1980, et au moment où il a émis cette idée, son raisonnement se tenait tout à fait.

Pour une fois, le raisonnement de Friedman tenait … et il tient toujours. S'endetter sans baisser les dépenses de l'état, c'est du même acabit qu'augmenter les impôts.

Le financement des états par l'emprunt est simplement un élément corrupteur de plus pour la société.

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Le déficit budgétaire américain ne vous inquiète donc pas ?

Non. Ce sont les dépenses budgétaires qui m'inquiètent. Pas le déficit. Je préférerais avoir des dépenses étatiques atteignant 1000 milliards avec un déficit de 500 millions que des dépenses de 2000 milliards sans déficit. Car c'est le total de ces dépenses qui constitue la charge que supportent les citoyens américains. Si les dépenses s'élèvent à 2000 milliards et les rentrées fiscales à 1 500 milliards, qui donc paie les 500 milliards de différence, une fée ou le père Noël ? En fait, le déficit de 500 milliards représente une forme dissimulée d'imposition qui s'exprimera ou par l'inflation ou par la réduction de l'investissement privé provoquée par l'accroissement de l'endettement public.

http://www.catallaxia.org/wiki/Milton_Frie…nomie_politique

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Del recortazo al impuestazo! (titre en couverture de plusieurs journaux)

Des réductions de dépenses de ouf aux impôts de merde..en gros.

Zapatero et son gouvernement ont finalement reculé devant la pression des syndicats et des partis de gauche en s'en prenant aux plus riches qui payent déjà en impôts à hauteur de 43% de leurs revenus. Après avoir baissé (d'une manière vraiment très symbolique, il faut pas se foutre de notre gueule non plus) les dépenses sociales, les salaires des fonctionnaires et les dépenses en travaux publics, la hausse d'impôt pour les riches devraient sauver la face d'un Zapatero en contradiction avec son idéologie et au discours plus flou que jamais.

On remarquera le vide complet de propositions au Parti populaire, qui s'est scandalisé de manière démagogique de la baisse des retraites et des salaires des fonctionnaires.

Tout ceci montre que Zapatero (et le PP) ne savent pas quoi faire, et n'ont pas encore reçu leurs instructions de l'administration espagnole qui, seule, décidera ce qu'il faut faire, en présentant un scénario, et en laissant le choix à l'élu du moment concernant la manière de le mettre en oeuvre.

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Tout ceci montre que Zapatero (et le PP) ne savent pas quoi faire, et n'ont pas encore reçu leurs instructions de l'administration espagnole qui, seule, décidera ce qu'il faut faire, en présentant un scénario, et en laissant le choix à l'élu du moment concernant la manière de le mettre en oeuvre.

Pourquoi l'administration ?

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Pourquoi l'administration ?

Parce que c'est l'administration, et l'administration seule, dans tous les pays développés, qui mène la danse : pour connaître le cas français, je répète ce que j'ai déjà écrit par ailleurs, en interviewant les 50 plus gros directeurs des administrations centrales françaises, tu peux savoir ce que seront les réformes dans les 5 à 10 ans à venir. Quelquesoit la couleur politique des élus, la seule différence se fera sur le rythme.

Quelques exemples :

- les gaullistes du RPR, puis de l'UMP, ont-ils trouvé quoi que ce soit à redire au retour de l'Etat français dans l'OTAN?

- les minima sociaux ont-ils été supprimés, modifiés, ou simplement améliorés (du point de vue étatiste), rafistolés, etc?

- la limite légale des 35h est-elle remise en question par quiconque? Sauf à la marge peut-être?

- les décisions structurantes comme envoyer des troupes en Afghanistan font-elles preuve du moindre débat?

- comment se fait-il que, simultanément, trois candidants en 2007 proposent la fusion de l'Unédic et de l'ANPE? Puis proposent de fusionner l'IR avec la CSG? ET avant cela, ont proposé de fusionner la DGCP et le Trésor?

- comment se fait-il que, comme un seul homme, toute la classe politique des partis de gouvernements ont voté pour le TCE comme si c'était évident?

- etc, etc, etc, etc.

Ce n'est pas par hasard que tous les débats politiques publics se concentrent sur la burqa, le voile, l'identité nationale, etc. L'administration n'en n'a rien à foutre, ce n'est que de l'écume, l'essentiel se joue en coulisse.

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Voilà. Il y a un coup d'État de l'administration, que je n'arrive pas franchement à dater, mais qui pose de gros soucis d'un point de vue démocrate. Et donc le politicien qui voudra faire de vraies réformes devra d'abord mener et gagner une guerre dure contre l'administration.

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Cette prise de pouvoir a commencé à la création de l'ENA :

Avant 1945, l'État n'assurait pas une formation unique pour les fonctionnaires responsables de sa haute administration. En effet, si le système du concours - considéré alors comme la seule garantie d'un recrutement impartial et fondé sur le mérite - était déjà généralisé depuis la fin du xixe siècle, chaque corps ou ministère organisait son propre concours, sans considération pour l'homogénéité de la haute fonction publique. Certains risques de corporatisme ou de népotisme en résultaient.

En 1848 déjà, le ministre de l'Instruction publique Lazare Carnot avait eu l'idée de créer une École d'administration, en charge de la formation des administrateurs gouvernementaux. Un décret de création sera rédigé (décret du 8 mars 1848), mais l'école, installée dans l'ancien bâtiment du Collège du Plessis, sera fermée quelques mois après son inauguration, lorsque Carnot quitta son poste de ministre.

À partir de 1936 et consécutivement à l'arrivée au pouvoir du Front populaire et de son ministre de l'éducation nationale Jean Zay, l'idée de créer une unique école de sélection et de formation des hauts fonctionnaires voit à nouveau le jour. Elle se heurtera à un vote défavorable du sénat.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux projets aux apparences similaires mais aux objectifs opposés émergent. L'École des cadres d'Uriage, créée par Vichy en 1940, a pour objectif l'instauration d'une nouvelle aristocratie basée sur le sens du service de l'État. S'éloignant de l'idéologie vichyste, elle sera finalement dissoute par Pierre Laval en décembre 1942. Le second projet, qui est quant à lui conduit peu après la libération par Michel Debré et Emmanuel Monick1, aboutira à la création de l'ENA.

L'École nationale d'administration (ÉNA) a été créée par l'ordonnance n°45-2283 du 9 octobre 1945 par le Gouvernement provisoire de la République française, alors présidé par le Général de Gaulle. Cette décision, qui devait profondément bouleverser la structure même de l'administration publique française, avait été préparée par la Mission provisoire de réforme de l'administration, placée auprès du chef du gouvernement et dirigée par Maurice Thorez, vice-président du Conseil et secrétaire général du Parti communiste français. Après la démission du Général de Gaulle de la présidence du Conseil le 20 janvier 1946, c'est Maurice Thorez qui va réussir à mener à bien la réforme administrative et l'élaboration du statut de la fonction publique, en se préoccupant d'assurer d'abord la naissance de l'École nationale d'administration créée avant son entrée au Conseil. Michel Debré, maître des requêtes au Conseil d'État et commissaire de la République à Angers, animait cette mission de création de l'école. Il a assuré provisoirement les fonctions de directeur de l'école.

Ensuite, il suffit juste de regarder la IIIème République, puis la IVème, et enfin la Vème, et de regarder l'origine des premiers ministres de chacune de ces républiques, et de leurs ministres, des principaux responsables politiques : beaucoup d'énarques quand même

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Parce que c'est l'administration, et l'administration seule, dans tous les pays développés, qui mène la danse : pour connaître le cas français, je répète ce que j'ai déjà écrit par ailleurs, en interviewant les 50 plus gros directeurs des administrations centrales françaises, tu peux savoir ce que seront les réformes dans les 5 à 10 ans à venir. Quelquesoit la couleur politique des élus, la seule différence se fera sur le rythme.

C'est vrai en France, c'est vrai dans n'importe quel pays, et c'est vrai pour les orgas internationales (ONU, Europe) : ce sont les fonctionnaires de haut rang dans ces organisations qui font, réellement, la politique des gens du dessus : ce sont eux qui distillent les informations, les sondages, les opinions qu'il faut avoir aux politiciens. Ces derniers sont, en réalité, de plus en plus de show-man, acteurs avec un texte rodé. Ce qui explique qu'on ne fera pas faire du Besancenot dans le texte à Sarko, mais que dans le fond, on peut très bien aboutir au même résultat (et je caricature à peine).

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Parce que c'est l'administration, et l'administration seule, dans tous les pays développés, qui mène la danse : pour connaître le cas français, je répète ce que j'ai déjà écrit par ailleurs, en interviewant les 50 plus gros directeurs des administrations centrales françaises, tu peux savoir ce que seront les réformes dans les 5 à 10 ans à venir. Quelquesoit la couleur politique des élus, la seule différence se fera sur le rythme.

Quelques exemples :

- les gaullistes du RPR, puis de l'UMP, ont-ils trouvé quoi que ce soit à redire au retour de l'Etat français dans l'OTAN?

- les minima sociaux ont-ils été supprimés, modifiés, ou simplement améliorés (du point de vue étatiste), rafistolés, etc?

- la limite légale des 35h est-elle remise en question par quiconque? Sauf à la marge peut-être?

- les décisions structurantes comme envoyer des troupes en Afghanistan font-elles preuve du moindre débat?

- comment se fait-il que, simultanément, trois candidants en 2007 proposent la fusion de l'Unédic et de l'ANPE? Puis proposent de fusionner l'IR avec la CSG? ET avant cela, ont proposé de fusionner la DGCP et le Trésor?

- comment se fait-il que, comme un seul homme, toute la classe politique des partis de gouvernements ont voté pour le TCE comme si c'était évident?

- etc, etc, etc, etc.

Ce n'est pas par hasard que tous les débats politiques publics se concentrent sur la burqa, le voile, l'identité nationale, etc. L'administration n'en n'a rien à foutre, ce n'est que de l'écume, l'essentiel se joue en coulisse.

Ca ok, mais tu parlais de l'Espagne ? :icon_up:

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Ca ok, mais tu parlais de l'Espagne ? :icon_up:

C'est la même chose. Tous les pays démocratiques avec une bonne dose d'étatisme reposent sur une fonction publique qui dure dans le temps et c'est cette fonction qui, réellement, oriente la politique générale d'un pays (ses réformes de fond, ses principes).

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Tout ceci montre que Zapatero (et le PP) ne savent pas quoi faire, et n'ont pas encore reçu leurs instructions de l'administration espagnole qui, seule, décidera ce qu'il faut faire, en présentant un scénario, et en laissant le choix à l'élu du moment concernant la manière de le mettre en oeuvre.

Je ne comprenais pas ce que tu disais mais après lecture de la dernière page je plussoie vivement. Les administrations publiques ont pris le pas sur les gouvernants, et ce, à tous les étages: des collectivités locales aux Etats.

Souvent le quidam moyen se demande pourquoi un gouvernement tarde à prendre les décision adéquates, c'est parce qu'en fait, dans la majorité des cas il doit d'abord les négocier avec son administration, mais celles-ci sont très très bien organisées. C'est donc quasi un combat perdu pour toute réforme, s'il y a volonté de réforme, j'ai tout de même l'impression que la majorité des politiciens n'ont soit aucune volonté de réformer et sont là pour prendre la bonne soupe et pérenniser le système dont ils profitent, soit une partie d'entre eux a reculé et abdiqué depuis longtemps devant le mammouth.

En vérité les démocraties actuellement sont des mises en scène qui masquent la vraie nature du système: ce ne sont plus nos élus qui gouvernent mais les administrations, nos élus étant leurs représentants visibles.

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C'est la même chose. Tous les pays démocratiques avec une bonne dose d'étatisme reposent sur une fonction publique qui dure dans le temps et c'est cette fonction qui, réellement, oriente la politique générale d'un pays (ses réformes de fond, ses principes).

Avec le cas extrême de l'administration monolithique dans un pays développé : le Japon

D'ailleurs si quelqu'un trouve des articles sur l'application (ou non) des réformes de l'administration promises par le PDJ, ça m'intéresse

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Il y a une autre explication plus simple à cette uniformisation : 70 % des lois sont des transpositions de règlements, directives et décisions de l'Union Européenne. Les mandarins de l'administration nationale tiennent des citadelles mais ne sont que des éxécutants. Si bien que le parlement est devenu une chambre d'enregistrement donnant l'illusion de sa légitimité en se concentrant sur les sujets sociétaux, l'hygiénisme et la grande nurserie. Et se produit en spectacle à travers un barnum médiatique où les numéros de clowns alternent avec ceux des trapézistes.

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Je ne comprenais pas ce que tu disais mais après lecture de la dernière page je plussoie vivement. Les administrations publiques ont pris le pas sur les gouvernants, et ce, à tous les étages: des collectivités locales aux Etats.

Souvent le quidam moyen se demande pourquoi un gouvernement tarde à prendre les décision adéquates, c'est parce qu'en fait, dans la majorité des cas il doit d'abord les négocier avec son administration, mais celles-ci sont très très bien organisées. C'est donc quasi un combat perdu pour toute réforme, s'il y a volonté de réforme, j'ai tout de même l'impression que la majorité des politiciens n'ont soit aucune volonté de réformer et sont là pour prendre la bonne soupe et pérenniser le système dont ils profitent, soit une partie d'entre eux a reculé et abdiqué depuis longtemps devant le mammouth.

En vérité les démocraties actuellement sont des mises en scène qui masquent la vraie nature du système: ce ne sont plus nos élus qui gouvernent mais les administrations, nos élus étant leurs représentants visibles.

Rappelons le cas emblématique de Claude Allègre ministre de l'Education Nationale, dont les syndicats de profs avaient juré d'avoir sa tête.

Il y a une autre explication plus simple à cette uniformisation : 70 % des lois sont des transpositions de règlements, directives et décisions de l'Union Européenne.

Ce que tu dis est absolument faux. C'est l'exemple typique du chiffre répété, répété, répété, tellement de fois que plus personne ne se pose de questions sur sa véracité. Exemple : 40 millions d'américains n'ont pas de couverture maladie. C'est le même genre.

Parmi les lois votées chaque année, citons : la Loi Organique de Loi de Finance, la Loi sur la Sécurité Sociale, la Loi sur la Programmation Militaire, ou on peut citer la loi sur le temps travail, les 35h, le bouclier fiscal (dite loi TEPA) par exemple. Laquelle de ces méga-lois provient d'un règlement européen? Ou la prochaine loi sur la burqa? Ou la fusion entre l'ANPE et l'Unédic?

Cher free jazz : je te mets au défi de le prouver, avec un comptage sur une année donnée par exemple, d'où qu'il vienne. En revanche, j'en ai vu passer un une fois qui montre exactement que ce chiffre de 70% est exagéré si ce n'est faux, le temps de la retrouver et je la poste ici.

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Une première étude par exemple, quoique n'abordant qu'une partie du sujet, c'est déjà pas si mal. Pour ce qui est du domaine legislatif, c'est bon, sous réserve que l'étude soit honnête et fidèle à la réalité, le mythe des 80% en prend un coup.

Ce chiffre de 80% me paraît être une bonne excuse qui marche à tous les coups, quand le peuple n'est pas content c'est "ah mais c'est Bruxelles, c'est pas ma faute", et quand le peuple est content c'est "mon idée géniale a été copiée par tous les pays européens, c'est dire si je suis super-bon".

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Guest rogermila

Le gouvernement espagnol a la pression du FMI car les premières mesures de rigueur annoncées ne sont pas crédibles.

Alors que la menace d'une grève générale se précise contre le plan d'austérité du gouvernement espagnol, le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé lundi à Madrid des réformes "urgentes".

Le FMI donne trois priorités. La première est de "rendre le marché du travail plus flexible pour favoriser l'emploi et sa redistribution entre les secteurs", dans un pays où le taux de chômage a dépassé les 20 % au premier trimestre.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/…62416_3214.html

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Ce que tu dis est absolument faux.

Je confirme.

En gros, il doit y avoir une centaine de directives ou de règlements (en tout) par an dans les années fastes pondues par la Commission. Le rythme de transpo étant lent, il ne représente qu'un pourcent modeste des lois vomies par le Parlement Français…

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Voilà. Il y a un coup d'État de l'administration, que je n'arrive pas franchement à dater, mais qui pose de gros soucis d'un point de vue démocrate. Et donc le politicien qui voudra faire de vraies réformes devra d'abord mener et gagner une guerre dure contre l'administration.

C'est intéressant, et à vrai dire ce n'est pas la première fois que j'entends cette idée ; je n'en ai juste pas une bonne compréhension.

Je vois un parallèle avec ce qui s'est fait vers la fin de l'URSS: un régime sclérosé où le pouvoir du politicien est finalement diffusé dans la caste administrative… ce qui l'empêche de prendre des décisions importantes ?

Cette prise de pouvoir a commencé à la création de l'ENA :

Ensuite, il suffit juste de regarder la IIIème République, puis la IVème, et enfin la Vème, et de regarder l'origine des premiers ministres de chacune de ces républiques, et de leurs ministres, des principaux responsables politiques : beaucoup d'énarques quand même

Oui, ça c'est un lieu commun chez les libéraux… intéressant d'apprendre que l'ENA était voulue par les communistes … j'avais toujours entendu que c'était une "grande" idée de De Gaulle, sa création est bien plus naturelle s'il s'agit d'une idée aussi portée par Thorez.

Mais on pourrait imaginer que le régime politique mette tout de même à disposition assez de pouvoir aux élus ; où est-ce qeu ça pêche spécifiquement ?

Souvent le quidam moyen se demande pourquoi un gouvernement tarde à prendre les décision adéquates, c'est parce qu'en fait, dans la majorité des cas il doit d'abord les négocier avec son administration, mais celles-ci sont très très bien organisées. C'est donc quasi un combat perdu pour toute réforme, s'il y a volonté de réforme, j'ai tout de même l'impression que la majorité des politiciens n'ont soit aucune volonté de réformer et sont là pour prendre la bonne soupe et pérenniser le système dont ils profitent, soit une partie d'entre eux a reculé et abdiqué depuis longtemps devant le mammouth.

En vérité les démocraties actuellement sont des mises en scène qui masquent la vraie nature du système: ce ne sont plus nos élus qui gouvernent mais les administrations, nos élus étant leurs représentants visibles.

Il me semble que si cette analyse est juste, il n'y a pas de réforme possible -au moins en France- avant la faillite générale, qu'en pensez vous ?

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C'est intéressant, et à vrai dire ce n'est pas la première fois que j'entends cette idée ; je n'en ai juste pas une bonne compréhension.

Je vois un parallèle avec ce qui s'est fait vers la fin de l'URSS: un régime sclérosé où le pouvoir du politicien est finalement diffusé dans la caste administrative… ce qui l'empêche de prendre des décisions importantes ?

Oui, ça c'est un lieu commun chez les libéraux… intéressant d'apprendre que l'ENA était voulue par les communistes … j'avais toujours entendu que c'était une "grande" idée de De Gaulle, sa création est bien plus naturelle s'il s'agit d'une idée aussi portée par Thorez.

Mais on pourrait imaginer que le régime politique mette tout de même à disposition assez de pouvoir aux élus ; où est-ce qeu ça pêche spécifiquement ?

Il me semble que si cette analyse est juste, il n'y a pas de réforme possible -au moins en France- avant la faillite générale, qu'en pensez vous ?

hélas, c'est mon sentiment intuitif: il n'y a pas de réforme possible -au moins en France- avant la faillite générale….

je ne suis pas en mesure d'étayer rationnellement…

mais l'énergie mobilisée pour nier la possibilité même de cette faillite,

ainsi que l'absence de plan "b"pour gérer cette crise à venir

qui me semble pourtant inéluctable

me conforte dans l'idée qu'explorer ce scénario-bien que de politiquement incorrect

n'est pas inutile…et fort formateur….

un peu un raisonnement par l'absurde…

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Oui, ça c'est un lieu commun chez les libéraux… intéressant d'apprendre que l'ENA était voulue par les communistes … j'avais toujours entendu que c'était une "grande" idée de De Gaulle, sa création est bien plus naturelle s'il s'agit d'une idée aussi portée par Thorez.

Un lieu commun? J'ai rapidement regardé les présidents du conseil de la IIème république, en prenant 10 gars au pif : un seul était diplomate (formation désormais majoritairement faite à l'ENA pour les hauts postes), les autres avaient des boulots civils comme médecin, avocat, etc.

Ce n'était pas une "grande idée" de de Gaulle, puisque l'extrait montre que c'était dans l'air depuis au moins un demi-siècle, et je doute que de Gaulle, aussi précoce soit-il, pense à cela depuis son enfance.

Tu n'as jamais entendu un nombre incalculable de politiciens dire "si j'ai fait l'ENA, c'était pour faire de la politique"?

Il me semble que si cette analyse est juste, il n'y a pas de réforme possible -au moins en France- avant la faillite générale, qu'en pensez vous ?

Cela montre à mon sens où est le vrai pouvoir : c'est la haute administration qu'il faut influencer, pas les politiciens : par des publications, etc.

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Un lieu commun? J'ai rapidement regardé les présidents du conseil de la IIème république, en prenant 10 gars au pif : un seul était diplomate (formation désormais majoritairement faite à l'ENA pour les hauts postes), les autres avaient des boulots civils comme médecin, avocat, etc.

C'est d'ailleurs la différence entre la 3ème et la 5ème république, durant la 3ème, les politiciens avaient une autre formation et une autre activité à part, ils n'étaient pas à proprement parler des professionnels de la politique. Ils le devinrent progressivement à partir de la 4ème république. Aujourd'hui la plupart sortent de l'ENA, ils ont parfois d'autres formations quand même, mais nous avons désormais des professionnels de la politique, des types qui cumulent des mandats et qui ne vivent que de ça.

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Il me semble que si cette analyse est juste, il n'y a pas de réforme possible -au moins en France- avant la faillite générale, qu'en pensez vous ?

C'est malheureusement ce que je crains, mais je ne vois pas comment il serait possible de réformer vue la taille et l'influence de l'administration et toutes ses strates.

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