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Gaspard Koenig


Messages recommandés

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Il y a 2 heures, Largo Winch a dit :

 

 

Que dirait un GK de la musique ? Ouh la la, n'allez surtout pas dégoûter les jeunes de la musique avec du solfège ou des cours d'histoire de la musique ! Donnez leur plutôt un tambour. C'est rigolo et plaisant de tambouriner. Ou alors faites leur écouter quelque chose d'immédiatement agréable à l'oreille, sans effort : du Jean-Jacques Goldman, ça c'est cool !


C’est pire. GK c’est un produit de HIV, normalien, agrégé. Ce qu’il te dit plutôt c’est : mais amenez les au concert et filez leur un violon. Ils apprendront bien tous seuls. Regardez moi, je savais faire des improvisations au violon sans trop de difficulté.

 

Il ne se rend pas compte à la fois de ses facilités, et d’avoir été élevé dans un milieu qui valorise l’effort sans en avoir l’air.

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il y a 2 minutes, Bézoukhov a dit :

Il ne se rend pas compte à la fois de ses facilités, et d’avoir été élevé dans un milieu qui valorise l’effort sans en avoir l’air.

C'est au fond un soihante-huitard, né trente ans trop tard.

  • Yea 2
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Il y a 16 heures, Vilfredo a dit :

Maupassant est tres bon en sprint, pas tres bon en endurance. Il brille dans la nouvelle (La petite roque, Mademoiselle Fifi), il s’essouffle dans les romans 

C'est ce que j'ai longtemps pensé mais c'est un peu plus compliqué que ça.

Il y a quelque temps, j'ai lu Mont Oriol (son troisième roman, après Une Vie et Bel Ami). C'est une satire sur les cures thermales, eh bien on ne s'ennuie jamais, c'est bien mené, il y a une intrigue amoureuse qui fonctionne bien en contrepoint des manigances économiques.

Ceci étant dit, il n'en reste pas grand chose à la fin. Maupassant est caricatural, il ne sait pas créer des personnages complexes. Et je pense que c'est pour ça qu'il brille dans la nouvelle plus que dans les romans. Ces derniers font ressortir son côté mécanique, alors que sur un texte court, il est frappant.

Je pense, par ailleurs, comme @Lancelot, qu'il est avant tout un grand auteur fantastique. Mais le malaise et l'angoisse irriguent aussi souvent ses récits réalistes, donc la frontière n'est pas si nette.

Et bref pour revenir au sujet, moi j'ai été très content de faire le Père Goriot en fiche de lecture au collège, alors que mon cauchemar, c'était Le Clézio. Quelle horreur.

 

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il y a une heure, Carl Barks a dit :

le Père Goriot en fiche de lecture au collège,

 

En même temps, l'histoire d'un jeune qui arrive à Paris, a une carrière météoritique et se tape une MILF, c'est sûr que ça plaît aux jeunes ados.

Va leur faire lire le Curé de Tours maintenant :D .

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il y a 15 minutes, Bézoukhov a dit :

 

En même temps, l'histoire d'un jeune qui arrive à Paris, a une carrière météoritique et se tape une MILF, c'est sûr que ça plaît aux jeunes ados.

 

Oserai-je le relire, maintenant que j'ai une fille ?

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Il y a 21 heures, Johnnieboy a dit :

 


Je pense que l’école devrait aussi donner le goût de la lecture à ceux qui n’ont pas forcément de livres chez eux. Et c’est possible : j’en ai fait l’expérience durant ma scolarité grâce à un professeur extraordinaire. Près de trente ans plus tard, nous parlons encore de lui entre anciens camarades de classe lorsque nous nous revoyons.
 


Ceci mais en fait ça marche pour tout les autres domaines et pour toute personne/organisme voulant transmettre.

 

Apprendre à apprendre, faire apprécier et comprendre l’intérêt de toute chose. Pousser vers l’excellence plutôt que l’élitisme qui n’est qu’un syndrome d’adolescent mal embouché.

 

 

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il y a 24 minutes, Carl Barks a dit :

Oserai-je le relire, maintenant que j'ai une fille femme ?

 

Fixed it ;) . Enfin, c'est le cas pour tous les Balzac sur le thème général de la femme de 30 ans.

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il y a 9 minutes, Bézoukhov a dit :

 

Fixed it ;) . Enfin, c'est le cas pour tous les Balzac sur le thème général de la femme de 30 ans.

Did you just assume the gender of the person who gave birth to his daughter? Woah.

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2 hours ago, Carl Barks said:

C'est ce que j'ai longtemps pensé mais c'est un peu plus compliqué que ça.

Il y a quelque temps, j'ai lu Mont Oriol (son troisième roman, après Une Vie et Bel Ami). C'est une satire sur les cures thermales, eh bien on ne s'ennuie jamais, c'est bien mené, il y a une intrigue amoureuse qui fonctionne bien en contrepoint des manigances économiques.

Ceci étant dit, il n'en reste pas grand chose à la fin. Maupassant est caricatural, il ne sait pas créer des personnages complexes. Et je pense que c'est pour ça qu'il brille dans la nouvelle plus que dans les romans. Ces derniers font ressortir son côté mécanique, alors que sur un texte court, il est frappant.

Je pense, par ailleurs, comme @Lancelot, qu'il est avant tout un grand auteur fantastique. Mais le malaise et l'angoisse irriguent aussi souvent ses récits réalistes, donc la frontière n'est pas si nette.

Et bref pour revenir au sujet, moi j'ai été très content de faire le Père Goriot en fiche de lecture au collège, alors que mon cauchemar, c'était Le Clézio. Quelle horreur.

 

Je pensais aussi à Mont Oriol dans la discussion. Soyons francs, le pitch est nul, il ne se passe pas grand chose. Mais c'est tellement bien écrit que ça se lit avec délice en étant happé par l'histoire. Et pourtant, il ne se passe rien ! Ce livre a quelque chose de magique.

 

Pour les jeunes 1992 d'ici Mont Oriol c'est un peu comme Encanto de Disney. Le resumé ne donne pas envie, c'est impossible à pitcher, il n'y a pas de vraie histoire, et pourtant c'est génial.

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Il y a 18 heures, Largo Winch a dit :

 

Si ça avait été le propos de GK, j'aurais applaudi. Mais ce n'est pas ce qu'il dit.

Ici, il oppose analyse de texte écrit et plaisir de la lecture. Et c'est très bête.

 

Oui, produire une analyse demande des efforts, et faire des efforts est souvent vécu -- au départ -- comme quelque chose de chiant. Effectivement, comprendre la différence entre une litote ou un euphémisme, entre une comparaison et une métaphore, c'est pas très rigolo. En effet, apprendre à contextualiser un texte, c'est pas fun. Il est vrai qu'apprendre à analyser des textes ne donne pas une dose de dopamine immédiate. Bah, ce n'est pas le but. Le but est 1) d'enrichir le champ lexical des gamins, 2) de leur fournir des concepts leur permettant de réfléchir, 3) de leur apprendre à raisonner (avec les concepts appris) et 4) de leur enseigner comment bâtir des discours argumentés. Bref, apprendre à écrire des choses sensées n'a pas pour finalité de donner le goût à la lecture. En revanche, ça peut y contribuer. Soyons fous : on pourrait même penser que le développement des capacités cognitives aident à la lecture voire, encore plus dingue, on pourrait imaginer que des ados finissent pas prendre du plaisir à lire des documents analytiques.

 

Je suis de la génération qui a été initié à la littérature via les Lagarde et Michard, une anthologie en plusieurs volumes, organisée de façon chronologique, thématisée, où chaque texte était accompagné de notes explicatives, d'éléments de contexte et d'une biographie de l'auteur. Rien de fun. Pour les plus jeunes du forum, je vous mets une couverture, bien représentative de l'ambiance du bouquin :

 

Premi%C3%A8re_de_couverture_du_Lagarde_e

 

Eh oui, le premier volume était consacré au Moyen Âge : c'est ainsi que l'on débutait au collège, au plus jeune âge. Vachement rigolo, n'est-ce pas ? Et pourtant, toutes les études le montrent, la génération X avait beaucoup plus de goût pour la lecture que les générations Z/alpha.

 

En fait, je ne supporte plus ce discours débile "anti-méritocratique", typique des 20 dernières années, porté ici par GK, selon lequel l'école ne doit surtout plus hisser vers le haut les gamins, mais se contenter de leur apporter du "plaisir". GK se croit subversif alors qu'il colporte le discours pédagogiste et bureaucratique actuellement en vogue. Il faut vraiment être ignorant du sujet et totalement à côté de la plaque pour croire que l'école et l'université continuent de développer "l'intelligence analytique", alors que c'est exactement l'inverse qui est à l'œuvre, en application de l'idéologie anti-méritocratique qu'il promeut, et avec des conséquences dramatiques sur le niveau des jeunes, attestées par toutes les études internationales (PISA, PIRLS, etc.).

 

Ton post m'a fair revenir en mémoire des souvenirs émus du collège sur "Jacques le fataliste", "Gargantua" et "Pantagruel".

Et franchement j'avais adoré. De là me vient peut-être mon gout prononcé pour l'histoire, la littérature et d'autres choses encore. 

Merci d'avoir ramené ces souvenirs à la surface.

Posté
15 minutes ago, Groucho Marx said:

Ton post m'a fair revenir en mémoire des souvenirs émus du collège sur "Jacques le fataliste", "Gargantua" et "Pantagruel".

 

J'avais adoré Rabelais.

Et je me souviens même encore que ma prof nous avait fait disserter sur sa fameuse phrase "Mieux est de ris que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme." J'avais brillé sur cette dissert. :soleil:

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Posté
il y a 9 minutes, Largo Winch a dit :

 

J'avais adoré Rabelais.

Et je me souviens même encore que ma prof nous avait fait disserter sur sa fameuse phrase "Mieux est de ris que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme." J'avais brillé sur cette dissert. :soleil:

</je me surprends à sourire niaisement à l'évocation de ces souvenirs/>

Posté
Il y a 1 heure, Johnnieboy a dit :

Did you just assume the gender of the person who gave birth to his daughter? Woah.


En même temps on est sur un forum d’extrême droite non ? Déjà les gens lisent des livres, si c’est pas une preuve.

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6 minutes ago, Bézoukhov said:


En même temps on est sur un forum d’extrême droite non ? Déjà les gens lisent des livres, si c’est pas une preuve.

Je verrais plutôt ça de gauche que de refuser la modernité et la technologie que nous apporte le capitalisme tout en se calant dans une posture d'intello, de gauche caviar d'ailleurs. La princesse de Clèves en sait quelque chose.

Sans compter que toutes les études montrent que la majorité des lecteurs sont des lectrices.

 

(Ce post a été écrit ironiquement mais pas trop :D ).

 

 

 

 

  • 1 month later...
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Un "libéralisme populaire" qui défend un état de droit sans assentiment populaire, qui se réclame de Hayek tout en condamnant Scruton (qui est lui-même un disciple de Hayek) et de Burke (qui je le rappelle ici était du whiggisme dont se réclamait Hayek) qui prétend "défendre les indéfendables" comme Block tout en condamnant les libertariens. C'est de la bouillie pour chat.

Pour ceux que ça intéresse :

https://www.catallaxia.org/index.php?title=Friedrich_A._Hayek:Hayek_et_Burke

 

 

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Il y a des paragraphes qui ne sont pas une succession de non sequitur ?

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  • 1 month later...
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Ils ont changé de direction il me semble. 
 

L’existence du CESE étant constitutionnelle, à mon avis, c’est assez une perte de temps d’en parler beaucoup. Le gouvernement n’a pas la main dessus. 

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Il y a 22 heures, Tramp a dit :

Ils ont changé de direction il me semble. 
 

L’existence du CESE étant constitutionnelle, à mon avis, c’est assez une perte de temps d’en parler beaucoup. Le gouvernement n’a pas la main dessus. 

Bah, si on a pu inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution...

Enfin, aux dernières nouvelles, Macron a lancé une nouvelle convention citoyenne, encore plus inutile que les précédentes. Donc c'est mal parti.

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C'est sans intérêt de boucler sur une structure qui ne coûte rien plutôt que d'essayer de préparer les français au fait que le tout social est intenable, c'est Génération Libre quoi.

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Je peux comprendre une partie de sa critique sur les libertariens mais delà à tirer sur son propre camp (et, semble-il, la méthode de Milei fonctionne). 

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C’était mieux quand il y avait 50% d’inflation par mois. 

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Il y a 2 heures, PABerryer a dit :

tirer sur son propre camp

La marque de la traitrise. Et un traitre, c'est pire qu'un ennemi.

 

Au fond, Koenig est au libéralisme ce que Ménard est aux strèmedrouates : un type très médiatique qui utilise l'essentiel de son temps d'exposition à saboter son camp supposé.

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Le 6/24/2025 à 12:06 PM, Largo Winch a dit :

Tiens, GL fait dans l'afuerisme maintenant ? C'est à la mode.

 

 


De la seconde 6 à la 20ème, il ne se passe rien. 14 secondes, c'est déjà plus que le temps d'attention dont la plupart sont capables de nos jours.

Posté
Le 6/27/2025 à 9:33 PM, Lugaxker a dit :

À quoi sert cet homme ?

 

 

Le 6/27/2025 à 9:41 PM, PABerryer a dit :

Je peux comprendre une partie de sa critique sur les libertariens mais delà à tirer sur son propre camp (et, semble-il, la méthode de Milei fonctionne). 


Disons que lorsqu'il s'agit de l'écologisme, je garde mon jugement en suspens quant aux bienfaits du libertarianisme. Il y a différents scénarios possibles et l'humilité qui doit nous caractériser à ce propos ne nous permet pas trop de trancher.

  • 9 months later...
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Assumer et réformer le libéralisme

 

Citation

Il est temps de mettre les points sur les i du libéralisme, probablement le terme le plus malmené de la langue française, utilisé sans rime ni raison par ses détracteurs comme par ses thuriféraires. C'est ce que fait le jeune économiste Amine Messal dans un essai brillant et incisif, « Erreur sur la marchandise », au sous-titre explicite : « critique libérale du libéralisme ». Enfin, un esprit sans préjugés prend le temps de relire les pères fondateurs de cette puissante philosophie politique, au fondement de notre organisation sociale actuelle, pour mieux dénoncer les dérives idéologiques de ces cinquante dernières années. Si les idées mènent le monde et que les mots ont un sens, il faut être particulièrement attentif au braquage sémantique en cours.
 

La thèse est simple et juste : la réduction du libéralisme à la sphère économique, et pire encore à un mécanisme capitalistique dépourvu de tout critère éthique, constitue une « haute trahison ». Cette trahison a une histoire intellectuelle. Friedrich Hayek et Milton Friedman, très minoritaires parmi les libéraux de l'après-guerre issus du colloque Lippmann, ont pris l'ascendant dans les années 1970. Ils ont tous deux reçu le prix Nobel d'économie et influencé la gouvernance mondiale qui devait triompher à la chute du communisme, dans une fin de l'histoire heureuse et affranchie de la politique. Hayek a théorisé la « catallaxie », l'idée d'un ordre spontané du marché totalement dépourvu de critères extérieurs (et indifférent à la « justice sociale », concept vilipendé par Hayek). De cette vision découlera ce qu'on appellera, pour simplifier, le « néolibéralisme », dont Amine Messal précise, à la suite de Foucault, qu'il ne s'oppose nullement à l'Etat, mais au contraire s'appuie sur un gouvernement fort pour protéger la sphère marchande. C'est le triomphe de l'homo oeconomicus, utilitariste et borné.

Contre cette autonomisation de la logique économique, Amine Messal rappelle l'ampleur des conceptions philosophiques et morales des libéraux historiques, pour qui la liberté individuelle ne se limitait pas à la faculté de signer un contrat. Hobbes cherchait à protéger l'individu de la loi du plus fort. Locke défendait une liberté de conscience intégrale (corollaire indispensable du droit de propriété), notamment en matière de religion, et donc à rebours de la « laïcité de combat » désormais à la mode. Montesquieu théorisait la séparation des pouvoirs et l'Etat de droit, qui dérange tant de responsables politiques aujourd'hui. John Stuart Mill luttait pour l'émancipation politique des femmes comme des esclaves, et plaidait pour la libéralisation des drogues ainsi que de toute activité ne nuisant pas à autrui (on peut facilement imaginer son opinion sur la fin de vie). Tocqueville, inquiet de la montée de l'individualisme, encourageait ce que nos contemporains nommeraient le vivre-ensemble, sous forme d'associations ou d'instances politiques locales. Même Adam Smith, déplorant l'aliénation de l'ouvrier à l'ère de la division du travail, exaltait les sentiments moraux. Pour mettre un terme aux banalités aussi récurrentes qu'erronées sur la « main invisible », Amine Messal cite dans le détail l'auteur de la « Richesse des Nations » : « La réglementation du secteur bancaire est certes une restriction de liberté, tout comme l'obligation de construire des murs afin d'empêcher la propagation des incendies. » Les libéraux, de vrais gauchistes !

Evidemment, Amine Messal n'est pas le premier à tenter de rétablir un tel socle conceptuel. Du côté de l'histoire des idées, les philosophes Catherine Audard, Pierre Manent ou Monique Canto-Sperber ont consacré leur oeuvre à l'extraordinaire diversité de la pensée libérale. Pour ma part, j'avais fondé et dirigé dans les années 2010 un think tank, GenerationLibre, qui avait précisément pour vocation de réhabiliter le libéralisme classique, et qui proposait des politiques assez proches de celles que suggère Amine Messal : revenu universel, modèle coopératif, réappropriation des données personnelles, etc. Force est de constater que ce libéralisme authentique, farouchement critique des néolibéraux comme des libertariens, est inaudible.

Car le terme « libéral » est devenu synonyme, dans l'opinion publique, d'une orthodoxie économique à la petite semaine : moins d'impôts, moins de dépenses publiques, moins de règles, moins de redistribution. De manière révélatrice, mon propre think tank, repris par d'autres, a dérivé vers cette approche comptable. Pire encore, le libéralisme est en passe d'être intégré au logiciel de la droite radicale, qui exploite sans scrupule le rejet (par ailleurs légitime) de l'Etat bureaucratique. En vérité, ce projet « libéral-conservateur », mis en oeuvre avec brutalité aux Etats-Unis ou en Argentine, n'est que la continuation du néolibéralisme par d'autres moyens : un pacte de non-agression signé avec les lobbies et les oligopoles, en échange d'une chape de plomb identitaire.

Amine Messal conclut qu'il faut « libérer le libéralisme », doctrine cruciale dans un monde qui sombre dans l'autoritarisme, la manipulation de masse et le délire tribal. Mais il ne faut pas seulement libérer le libéralisme, il faut aussi le refonder en le confrontant aux limites planétaires et à la crise écologique. Tâche doublement exigeante, propice à tous les malentendus et les sarcasmes dans un débat public manichéen. Tâche cependant indispensable. Le libéralisme doit s'assumer et se réformer pour concevoir le contrat social de demain, réunissant des individus à la fois émancipés des tutelles et soucieux de leur environnement. Sinon, il ouvrira la voie à son ennemi bien connu : l'illibéralisme, et avec lui la fuite en avant extractiviste. Viva la libertad, la vraie !

 

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