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Rassemblement national, el-italiano93 l'avenir ?


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Posté

Ah non ça je sais : elle peut participer à une conversation intelligente sur le libéralisme en passant le stade des définitions et des tests de pureté.

Posté

C’était sérieux ; je suppose que la question c’est de savoir pourquoi ce n’est pas le genre de gens sur lesquels on disserte ?

 

(probablement parce que les gens intelligents ont arrêté la politique politicienne depuis 15 ans)

Posté
Il y a 3 heures, F. mas a dit :

Pourquoi on ne peut pas avoir ce genre de réflexion (pas parfaite mais pas inintéressante quand même)

https://substack.com/home/post/p-207012903

Je le trouve bien, ce texte, ma foi. J'irais simplement un peu plus loin :

Citation

contemporary liberalism suffers from a visionary lack, an inability to say what a beautiful life would be.

Oui, oui et re-oui. Mais ce n'est pas un bug, c'est une feature. Comme un certain Grand Ancien le disait, le libéralisme n'a pas vocation à être complet, c'est à la fois sa noblesse et sa faiblesse. D'où, implicitement, l'on doit conclure que soit il a vocation à rester pur, partiellement creux et humainement insatisfaisant, soit il a vocation à être complété en en faisant un libéralisme-à-trait-d'union (comme si l'autre branche de l'alternative n'avait pas de trait d'union implicite, comme si le vide n'allait pas être comblé par telle ou telle lubie du moment...). Et la crise actuelle me semble issue de la première branche de l'alternative.

  • Yea 2
Posté

Ma réponse aussi était sérieuse. Pourquoi ne commence-t-on pas par poser les problèmes sérieusement sur la table pour tenter de produire une réflexion qui dépasse la répétition d'un libéralisme décliné sous forme de credo ? 

Posté

Ce qui me choque dans cette tribune c'est surtout la mollesse. On n'aime pas les extrêmes mais il faut quand même bien un peu d'immigration mais il faut quand même bien un peu la contrôler, et finalement la solution serait peut-être un retour aux bonnes veilles valeurs républicaines et à l'état-stratège... Tu enlèves toutes les références au libéralisme, non seulement rien ne change au fond, mais ça pourrait être le discours de n'importe quel centriste dont le seul principe est de ménager la chèvre et le chou. Quel intérêt ?

 

Malgré mon désaccord avec les open-borders à la Caplan, par exemple, au moins ils ont un modèle dont la liberté est un pilier, et la colonne vertébrale idéologique pour le défendre.

  • Yea 2
Posté
il y a 26 minutes, Lancelot a dit :

Tu enlèves toutes les références au libéralisme, non seulement rien ne change au fond, mais ça pourrait être le discours de n'importe quel centriste dont le seul principe est de ménager la chèvre et le chou. Quel intérêt ?

De coller au bloc central, telle une tique à une bête cachexique.

 

Il faut croire que certains aiment tant être cocus qu'ils demandent régulièrement à renouveler l'expérience. Ou qu'ils bavent tant devant la perspective d'une place qu'ils sont prêts non pas à sacrifier un honneur qu'ils n'ont plus depuis longtemps, mais à salir un ersatz d'honneur qu'ils se sont pourtant procurés à crédit. 

  • Yea 3
Posté
18 hours ago, Lancelot said:

Ce qui me choque dans cette tribune c'est surtout la mollesse. On n'aime pas les extrêmes mais il faut quand même bien un peu d'immigration mais il faut quand même bien un peu la contrôler, et finalement la solution serait peut-être un retour aux bonnes veilles valeurs républicaines et à l'état-stratège... Tu enlèves toutes les références au libéralisme, non seulement rien ne change au fond, mais ça pourrait être le discours de n'importe quel centriste dont le seul principe est de ménager la chèvre et le chou. Quel intérêt ?

 

Malgré mon désaccord avec les open-borders à la Caplan, par exemple, au moins ils ont un modèle dont la liberté est un pilier, et la colonne vertébrale idéologique pour le défendre.

 

On comprend que le convenable recoupe à peu près le bloc central et qu'on en tolérera une version un peu droitisée pour répondre aux demandes de la plèbe. Sinon le substack de Bryan Caplan est effectivement toujours intéressant à lire. Il met beaucoup d'intelligence et de pugnacité à défendre le libertarianisme y compris face à ceux qui se sont ravisés sur la question de l'immigration. 

  • 4 weeks later...
Posté

Le Monsieur économie du RN écarté car trop libéral:

 

Quote

François Durvye, conseiller spécial et économique recruté par Jordan Bardella, a décidé, à moins de huit mois du scrutin, de quitter la campagne pour ne pas avoir à défendre des positions auxquelles il ne croit pas, [...]Mais sa façon de faire, considérée comme « libérale » dans laquelle il « croyait à la liberté de l’entreprise, lieu de création de valeur », a cessé de plaire en interne. Surtout, lorsqu’il a commencé à travailler sur une nouvelle réforme des retraites, où toute mention d’âge aurait disparu, 

https://www.20minutes.fr/politique/4241407-20260828-presidentielle-2027-conseiller-special-economique-rn-quitte-campagne-marine-pen

 

J'ai aussi entendu dire qu'il avait essayé de pousser Bardella à challenger Le Pen pour la présidence ce qui n'a pas plu.

 

Pas une bonne nouvelle si le RN gagne.

 

 

On parle souvent de l'alliance de la carpe et du lapin à propos de LFI avec l'alliance musulman/LGBT

Mais on a une alliance de la même nature au RN avec la droite "sociale" et la droite libérale.

 

Cette dernière avait peut-être eu une opportunité si c'était Bardella qui avait gagné, mais là c'est l'aile "sociale" qui gagne.

Cela sera "marrant" de voir Ciotti voter la réforme des retraites du RN (il appelle déjà à voter Le Pen).

Posté
6 hours ago, Marlenus said:

On parle souvent de l'alliance de la carpe et du lapin à propos de LFI avec l'alliance musulman/LGBT

Mais on a une alliance de la même nature au RN avec la droite "sociale" et la droite libérale.

 

??

Il n'y a jamais eu d'aile libérale au RN. Je n'ai pas un seul nom qui me viendrait à l'esprit parmi les nombreuses personnalités du RN qu'on connait désormais... Même pas une tentative de séduire les entrepreneurs. Il y avait Marion Maréchal sur ce créneau mais ça fait un moment qu'elle n'est plus au RN. À la rigueur, du côté de Reconquête, il y a chez Knafo, contrairement au vieux, une volonté de capter l'électorat pro-business, mais alors au RN, je ne vois pas.

  • Yea 2
Posté
19 minutes ago, Largo Winch said:

 

??

Il n'y a jamais eu d'aile libérale au RN. Je n'ai pas un seul nom qui me viendrait à l'esprit parmi les nombreuses personnalités du RN qu'on connait désormais... Même pas une tentative de séduire les entrepreneurs. Il y avait Marion Maréchal sur ce créneau mais ça fait un moment qu'elle n'est plus au RN. À la rigueur, du côté de Reconquête, il y a chez Knafo, contrairement au vieux, une volonté de capter l'électorat pro-business, mais alors au RN, je ne vois pas.

Alors libérale, entendons nous bien, libérale pour le RN, pas au sens liborg.

 

Ben cette aile existe IMO. C'est une aile qui est poussée par les alliés du RN que sont les partis de Ciotti et Maréchal (tous les 2 appellent à voter Le Pen en 2027), certains hommes d'affaires proche de leurs idées (Stérin, Bolloré) et qui a des relais en interne.

 

Maintenant si cela a du poids dans ses alliés, je ne sais pas quel est le rapport de force en interne. Je pense qu'elle aurait put gagner avec Bardella président, mais que là, certains commencent à purger.

 

  • Yea 1
Posté

Le courant qui gagne est celui qui veut préserver l'état-providence mais le soulager via des restrictions pour les étrangers, les criminels etc. Un courant plus libéral combattrait l'état-providence tout court. Bref le RN est libéral classique.

Posté
15 hours ago, Lancelot said:

Bref le RN est libéral classique.

 

Soupir

 

Si on pouvait une bonne foi pour toute sur ce forum cesser cette ânerie libertarienne selon laquelle les libéraux classiques seraient des libéraux tièdes tandis que les libertariens seraient des libéraux hardcore. La preuve ? L'anarcap Marlenus voit du libéralisme dans le RN alors que je n'en vois aucune trace.

 

Surtout que, depuis l'ère trumpiste, les libertariens feraient bien de faire profil bas avec les nombreux membres de leur rang tombés en pamoison devant le POTUS anti-liberal actuel.

Ils feraient bien aussi de faire profil bas avec les nombreux charlots dans leur rang qui luttent contre les libertés de circulation avec des ratiocinations grotesques qui cachent mal leur racisme, voire prônent des mesures protectionnistes avec des arguties paléo-libertariennes.

 

La différence entre libéral classique et libertarien réside dans la façon de promouvoir les libertés individuelles, pas sur l'étendue des libertés.

  • Yea 6
Posté
11 minutes ago, Bézoukhov said:

T’es quand même facile à troller :D.

 

Je fais aussi semblant d'être fâché.

Il n'empêche qu'il y a des libertariens qui fréquentent depuis de nombreuses années ce forum et qui ne font aucun effort pour comprendre la différence entre ces deux familles de libéraux.

 

Et puis, il y a quelques années de ça, Lancelot disait détester mon ton trop agressif dans les discussions sur le forum. Je ne voudais pas qu'il croit que je me suis ramolli avec l'âge.

  • Haha 2
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Je vois beaucoup de whataboutism et peu d'arguments pour dire que j'ai tort cependant 😇

Posté

Beaucoup (façon de parler) de gens qui sont socio-libéraux se nomment eux même libéraux classiques en opposition soit à la gauche socialiste soit aux libertariens. 
 

Les intellectuels du libéralisme classique (Constant par exemple) ne sont pas des tièdes ou même vaguement socio-libéraux. 

Posté
On 8/30/2026 at 12:56 PM, Lancelot said:

Je vois beaucoup de whataboutism et peu d'arguments pour dire que j'ai tort cependant 😇

 

On attend d'abord tes super arguments démontrant que le RN prône du libéralisme classique. :popcorn:

  • Yea 3
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3 hours ago, Largo Winch said:

On attend d'abord tes super arguments démontrant que le RN prône du libéralisme classique. :popcorn:

Les libéraux classiques prônant un filet de sécurité (le revenu universel etc., tout ceci se retrouve chez les classiques) souhaitent-ils l'appliquer à l'ensemble du monde ? Une grosse partie des mesures de la branche "sociale" du RN se comprend par une logique visant à sauver le filet de sécurité en focalisant l'utilisation des ressources publiques.

Bryan Caplan, dans son livre "Open Borders" illustré par Zack Weinersmith, face à l'objection How is this our problem? Let their own countries take care of them., écrit en page 16: A fair point , if I were asking "why not use taxpayer money to save the global poor?", but I'm asking a different question. If a foreigner wants to accept a job offer from a willing employer, or rent an apartment from a willing landlord, what moral right does anyone have to stop them? These are contracts between consenting adults, not welfare programs. Il me semble donc que même le champion du libéralisme pro-immigration rechigne à prôner la dépense publique au profit des immigrés. En cela il est d'accord avec le RN et opposé à tout le reste du spectre politique français à peu près.

  • Haha 2
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il y a 45 minutes, Lancelot a dit :

Les libéraux classiques prônant un filet de sécurité (le revenu universel etc., tout ceci se retrouve chez les classiques) souhaitent-ils l'appliquer à l'ensemble du monde ? Une grosse partie des mesures de la branche "sociale" du RN se comprend par une logique visant à sauver le filet de sécurité en focalisant l'utilisation des ressources publiques.

Bryan Caplan, dans son livre "Open Borders" illustré par Zack Weinersmith, face à l'objection How is this our problem? Let their own countries take care of them., écrit en page 16: A fair point , if I were asking "why not use taxpayer money to save the global poor?", but I'm asking a different question. If a foreigner wants to accept a job offer from a willing employer, or rent an apartment from a willing landlord, what moral right does anyone have to stop them? These are contracts between consenting adults, not welfare programs. Il me semble donc que même le champion du libéralisme pro-immigration rechigne à prôner la dépense publique au profit des immigrés. En cela il est d'accord avec le RN et opposé à tout le reste du spectre politique français à peu près.

Que les libéraux classiques aient eu par moment certains des vices actuels du RN n'implique pas que le RN ait la moindre des vertus du libéralisme (classique ou non) !

Posté
il y a 12 minutes, Mégille a dit :

Que les libéraux classiques aient eu par moment certains des vices actuels du RN n'implique pas que le RN ait la moindre des vertus du libéralisme (classique ou non) !

Merci de montrer que tu n'as pas lu le post de @Lancelot.

Posté
20 hours ago, Lancelot said:

Les libéraux classiques prônant un filet de sécurité (le revenu universel etc., tout ceci se retrouve chez les classiques) souhaitent-ils l'appliquer à l'ensemble du monde ? Une grosse partie des mesures de la branche "sociale" du RN se comprend par une logique visant à sauver le filet de sécurité en focalisant l'utilisation des ressources publiques.

Bryan Caplan, dans son livre "Open Borders" illustré par Zack Weinersmith, face à l'objection How is this our problem? Let their own countries take care of them., écrit en page 16: A fair point , if I were asking "why not use taxpayer money to save the global poor?", but I'm asking a different question. If a foreigner wants to accept a job offer from a willing employer, or rent an apartment from a willing landlord, what moral right does anyone have to stop them? These are contracts between consenting adults, not welfare programs. Il me semble donc que même le champion du libéralisme pro-immigration rechigne à prôner la dépense publique au profit des immigrés. En cela il est d'accord avec le RN et opposé à tout le reste du spectre politique français à peu près.

 

Quand on part d'une prémisse fausse, on parvient aisément à une conclusion qu'on souhaite.

Beau trolling ceci dit.

 

Mais je vais tout de même répondre. Milton Friedman, économiste libéral classique, prône un impôt négatif, que les libertariens confondent généralement avec un revenu universel (passons sur cette confusion, on ne compte plus les lectures farfelues et les mauvaises compréhensions des auteurs classiques par les libertariens), ce qui lui permet de prôner également malicieusement une immigration totalement libre qui, comme un cheval de Troie, a un potentiel de destruction de l'Etat-providence social-démocrate. Bref, l'exact opposé des idées nationalistes du RN.

 

Ce qui est amusant c'est qu'on ne compte plus les libertariens qui font dire à Friedman l'inverse de ce qu'il a dit, soit par mauvaise foi, soit parce que, n'étant pas de vrais libéraux, ils ne comprennent rien aux principes de liberté individuelle : "Ils faut fermer les frontières pour protéger notre bel Etat social de l'invasion migratoire, comme l'a dit Friedman", prétendent-ils. Ce qu'il a réellement dit : ces couillons de sociaux-démocrates ont bâti un Etat-providence qui conduit à fermer les frontières et donc à nuire à une liberté fondamentale : la liberté de migrer. 

J'ajouterais : l'obsession de fermer les frontières n'est pas libérale, elle est nationaliste, populiste et libertarienne.

 

PS : on ne dit pas "champion du libéralisme pro-immigration", on dit plus simplement "libéral". Un libéral contre une liberté individuelle de circuler et de s'installer, c'est-à-dire contre une liberté fondamentale, ça n'existe pas. Des gens qui élaborent des constructions théoriques fondées sur des ratiocinations farfelues pour lutter contre une liberté individuelle, on ne trouve ça essentiellement chez les libertariens.

Posté
Il y a 3 heures, Largo Winch a dit :

 

Quand on part d'une prémisse fausse, on parvient aisément à une conclusion qu'on souhaite.

Beau trolling ceci dit.

 

Mais je vais tout de même répondre. Milton Friedman, économiste libéral classique, prône un impôt négatif, que les libertariens confondent généralement avec un revenu universel (passons sur cette confusion, on ne compte plus les lectures farfelues et les mauvaises compréhensions des auteurs classiques par les libertariens), ce qui lui permet de prôner également malicieusement une immigration totalement libre qui, comme un cheval de Troie, a un potentiel de destruction de l'Etat-providence social-démocrate. Bref, l'exact opposé des idées nationalistes du RN.

 

Ce qui est amusant c'est qu'on ne compte plus les libertariens qui font dire à Friedman l'inverse de ce qu'il a dit, soit par mauvaise foi, soit parce que, n'étant pas de vrais libéraux, ils ne comprennent rien aux principes de liberté individuelle : "Ils faut fermer les frontières pour protéger notre bel Etat social de l'invasion migratoire, comme l'a dit Friedman", prétendent-ils. Ce qu'il a réellement dit : ces couillons de sociaux-démocrates ont bâti un Etat-providence qui conduit à fermer les frontières et donc à nuire à une liberté fondamentale : la liberté de migrer. 

J'ajouterais : l'obsession de fermer les frontières n'est pas libérale, elle est nationaliste, populiste et libertarienne.

 

PS : on ne dit pas "champion du libéralisme pro-immigration", on dit plus simplement "libéral". Un libéral contre une liberté individuelle de circuler et de s'installer, c'est-à-dire contre une liberté fondamentale, ça n'existe pas. Des gens qui élaborent des constructions théoriques fondées sur des ratiocinations farfelues pour lutter contre une liberté individuelle, on ne trouve ça essentiellement chez les libertariens.

Encore une fois, non. Les libertés historiquement défendues par les libéraux sont celles de circuler et de s'en aller de son pays, pas nécessairement celle de s'installer où l'on veut dans le monde à ses propres conditions. Je l'ai déjà démontré en ces lieux, source à l'appui (ne serait-ce qu'en regardant la composition historique des divers "indices de liberté" édités par des libéraux).

 

C'est rigolo deux minutes d'aller critiquer l'inculture des libertariens (et c'est un plaisir auquel je me livre fréquemment), mais il est aussi bon de comprendre ce que voulaient dire les auteurs classiques du libéralisme et dans quel contexte ils l'écrivaient pour éviter la poutre après avoir chassé la paille. ;) 

  • Yea 2
Posté

Bien sûr que si, la liberté de migrer qui n'est pas la même chose que la libre circulation est un principe de liberté individuelle défendu par nombre de libéraux classiques. 

Et attention aux anachronismes, le passeport tel qu'on le connait aujourd'hui est d'histoire très récente. Donc faire dire des choses à des auteurs libéraux "classiques" pour qui la question n'existait pas n'a pas de sens. Raison pour laquelle j'ai évoqué plus haut la position de Friedman, contemporain de ces questions.

Posté
Il y a 2 heures, Rincevent a dit :

Encore une fois, non. Les libertés historiquement défendues par les libéraux sont celles de circuler et de s'en aller de son pays, pas nécessairement celle de s'installer où l'on veut dans le monde à ses propres conditions. Je l'ai déjà démontré en ces lieux, source à l'appui (ne serait-ce qu'en regardant la composition historique des divers "indices de liberté" édités par des libéraux).

Peux tu me rappeler ces sources ? (outre les think tanks conservateurs américains)

Il y a bien une tradition ancienne de défense du droit d'immigrer, même si elle appartient surtout à la tradition jusnaturaliste moderne en générale plutôt qu'aux grands libéraux classiques - encore qu'elle s'inscrit dans ce qu'on appelle "libéralisme" en relations internationales. Les plus grands représentants de ceci étant Grotius et surtout Kant. Il faudrait aussi vérifier du coté de Diderot et de Voltaire. 

Outre ça, deux choses : revendiquer un droit d'émigrer implique d'exiger un droit d'immigrer dans les pays voisins (même si, étonnement, cette déduction est rarement faite), et le droit de commercer à l'étranger, et avec les étrangers, revendiqué par tous les libéraux, implique bien un droit à la migration au moins provisoire, le temps de faire affaire. 

Posté
11 minutes ago, Mégille said:

elle appartient surtout à la tradition jusnaturaliste moderne en générale plutôt qu'aux grands libéraux classiques

 

Pas seulement jusnaturaliste. Friedman était utilitariste.

Mais tu dis aussi ici quelque chose que je viens de rajouter au même moment dans mon message précédent : attention aux anachronismes. Cette question étant contemporaine, elle n'a pas pu être traitée dans les mêmes termes par les auteurs classiques.

  • Yea 1
Posté
10 minutes ago, Mégille said:

revendiquer un droit d'émigrer implique d'exiger un droit d'immigrer dans les pays voisins

Pas du tout, non. Ça serait comme dire que le droit de ne pas être séquestré implique le droit de pénétrer sur la propriété du voisin.

 

11 minutes ago, Mégille said:

le droit de commercer à l'étranger, et avec les étrangers, revendiqué par tous les libéraux, implique bien un droit à la migration au moins provisoire, le temps de faire affaire. 

Un voyage d'affaire n'est pas une migration

Posté
Bien sûr que si, la liberté de migrer qui n'est pas la même chose que la libre circulation est un principe de liberté individuelle défendu par nombre de libéraux classiques. 
Et attention aux anachronismes, le passeport tel qu'on le connait aujourd'hui est d'histoire très récente. Donc faire dire des choses à des auteurs libéraux "classiques" pour qui la question n'existait pas n'a pas de sens. Raison pour laquelle j'ai évoqué plus haut la position de Friedman, contemporain de ces questions.
J'ajoute que les défenseurs du "vote avec ses pieds" devraient logiquement défendre cette liberté de migrer
Posté
9 minutes ago, Liber Pater said:
1 hour ago, Largo Winch said:
Bien sûr que si, la liberté de migrer qui n'est pas la même chose que la libre circulation est un principe de liberté individuelle défendu par nombre de libéraux classiques. 
Et attention aux anachronismes, le passeport tel qu'on le connait aujourd'hui est d'histoire très récente. Donc faire dire des choses à des auteurs libéraux "classiques" pour qui la question n'existait pas n'a pas de sens. Raison pour laquelle j'ai évoqué plus haut la position de Friedman, contemporain de ces questions.

J'ajoute que les défenseurs du "vote avec ses pieds" devraient logiquement défendre cette liberté de migrer

Les US sont un cas d'école intéressant, parce qu'il n'y a pas de restriction aux migrations internes. Et qu'est-ce qu'on observe? Les californiens "votent avec leurs pieds" après avoir tout saccagé chez eux, et sont en train de reproduire leurs erreurs au Colorado. Dans une moindre mesure, l'afflux de français en Suisse socialise aussi cette dernière.

Il y a des solutions qui ne passent pas par une restriction des migrations au sens habituel du terme (heureusement), mais à moins que l'ambition soit d'avoir l'idéologie la plus pure possible, et également la moins appliquée dans le monde réelle possible, se poser la question n'est pas optionnel. Et évidement, les différences que ça soit en terme idéologique ou en terme de qualité de vie sont supérieurs de plusieurs ordres de grandeur entre le tiers monde et l'occident qu'entre la Californie et le Colorado, rendant les problèmes plus aigus et les solutions plus difficiles.

Posté
Il y a 2 heures, Largo Winch a dit :

Bien sûr que si, la liberté de migrer qui n'est pas la même chose que la libre circulation est un principe de liberté individuelle défendu par nombre de libéraux classiques.

Nombre de libéraux classique ont aussi défendu un État-providence élémentaire ; ça ne veut pas dire pour autant ni qu'ils aient raison, ni que ça soit libéral (à moins de sombrer dans une acception postmoderne de "libéralisme" au sens de "ce que des libéraux disent", mais ce n'est pas mon cas).

 

Il y a 2 heures, Largo Winch a dit :

Et attention aux anachronismes, le passeport tel qu'on le connait aujourd'hui est d'histoire très récente.

Ça tombe bien, je ne parle pas de passeport (c'est bien toi qui invoque cet anachronisme dans la discussion).

 

Il y a 2 heures, Mégille a dit :

Peux tu me rappeler ces sources ?

Je vais avoir du mal à trouver qui citer, puisque j'avance que cette "liberté" n'était pas défendue par la plupart des libéraux classiques avant une période très récente : autant la liberté de passer et de s'en aller était activement défendues, autant celle de s'installer n'importe où selon ses propres termes ne l'était pas (sauf, peut-être, par de rares libéraux qui se sont égarés dans le colonialisme). Le sujet était probablement tu par la plupart parce qu'ils ne pensaient pas que ça soit un combat relevant du libéralisme (ce qui amène à se demander pour quelles raisons ils ne le pensaient pas).

 

Il y a 2 heures, Mégille a dit :

encore qu'elle s'inscrit dans ce qu'on appelle "libéralisme" en relations internationales.

... dont tu sais comme moi qu'il émane bien plus du liberalism que du libéralisme. 

 

Quant à la tradition jusnaturaliste moderne, je suis très curieux (sincèrement) de savoir en quels termes elle défend cette idée. Je suis quasiment certain qu'en se penchant sur les détails on va avoir des surprises rigolotes.

 

Il y a 2 heures, Mégille a dit :

Outre ça, deux choses : revendiquer un droit d'émigrer implique d'exiger un droit d'immigrer dans les pays voisins (même si, étonnement, cette déduction est rarement faite), et le droit de commercer à l'étranger, et avec les étrangers, revendiqué par tous les libéraux, implique bien un droit à la migration au moins provisoire, le temps de faire affaire. 

Erreur sur erreur. Le droit de partir n'implique pas le droit de rentrer dans le pays de ton choix (et encore moins à tes conditions), de même que le droit de partir de chez ses parents n'implique pas le droit d'emménager avec la voisine de ton choix si ce n'est pas son choix à elle aussi. La déduction est rarement faite, simplement parce qu'elle ne tient pas debout. 

 

Quant au droit de commercer à l'étranger, il implique le droit de circuler mais pas nécessairement de s'installer durablement ni selon ses propres termes. C'est là une immense confusion quant à ce que l'on entend par immigration, qui explique que depuis des années le sujet mène toujours à un dialogue de sourds avec certains libéraux.

  • Yea 1
Posté

Sur les migrations interne, on voit de plus en plus en France des tensions apparaitre.

C'est très clair en Nouvelle-Calédonie, tout aussi clair en Corse.

Mais ce n'est pas limité aux régions à forte identité culturelle.

Dans nombre de régions les "parisiens" sont par exemple accusés d'être la cause de la montée des prix des habitations.

 

J'ai l'impression que ce n'est pas nouveau dans l'histoire, mais à mon échelle de temps, j'ai l'impression que cela se renforce.

 

Il est d'ailleurs intéressant qu'en Corse, le RN soit le vote des migrants interne (pour en revenir au sujet).

 

 

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