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École & éducation : Le temps des secrets


Messages recommandés

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Il y a 7 heures, VeloDeus a dit :

L'importance de la persévérance. Qui va encore oser s'y opposer, vu les rumeurs d'anonymisation du lycée d'origine sur ParcourSup à partir de 2024 ?

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/clement-de-seguins-pazzis-le-tescia-permet-de-s-evaluer-en-maths_3f98e834-7a2e-11ed-9907-138d14a239fc/

C'est quoi exactement l'intérêt d'anonymiser les lycées d'origine ? Masquer et biaiser la réalité une fois de plus pour perpétuer la fable égalitariste que toute les écoles de la république se valent ? On va juste perdre des informations pertinentes pour sélectionner les individus, s'aveugler volontairement par pure idéologie. Mais Parcoursup doit survivre envers et contre tout visiblement, l'échec n'étant pas une option admissible.

  • Yea 2
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On 12/16/2022 at 11:57 PM, Pelerin Dumont said:

C'est quoi exactement l'intérêt d'anonymiser les lycées d'origine ?

Casser la sélection sur le talent pour faire des "politiques d'ouverture sociale volontaristes". Et tant pis pour les étudiants qui trinquent dans des filières où ils souffrent.

 

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il y a une heure, Rübezahl a dit :

C'est comme ça que j'ai appris à ma fille à lire tôt.

Et une gentille prof m'expliquait que ça ne pouvait pas marcher ... alors que de facto ça marchait très bien.

Oui, de la même manière qu'une instit m'a doctement expliqué un jour, sur un ton midwitish que seuls peuvent avoir des gens capables d'apprécier un IUFM, qu'on ne pouvait pas apprendre à lire avant 5 ans, alors que j'ai su lire dès 3 ans. Apparemment je n'existe pas, et elle a continué à nier face à l'évidence. 

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il y a 35 minutes, Rincevent a dit :

Oui, de la même manière qu'une instit m'a doctement expliqué un jour, sur un ton midwitish que seuls peuvent avoir des gens capables d'apprécier un IUFM, qu'on ne pouvait pas apprendre à lire avant 5 ans, alors que j'ai su lire dès 3 ans. Apparemment je n'existe pas, et elle a continué à nier face à l'évidence. 

Je sais plus à quel âge j'ai appris à lire mais j'avais largement terminé le roman qu'on nous avait fait lire dans je ne sais plus quelle année de primaire que pas mal d'élèves dans ma classe en était encore au premier tier.. Je me souviens que ça m'étonnait à moitié de les voir autant en retard.

(Bon, après les fractions sont arrivées en cours de math et j'ai compris que jamais je ne serais astronaute tellement j'étais nul en math. Mais ça m'a toujours soulé d'être nul en math. Là où la plupart des mômes s'en foutent un peu de pas savoir écrire).

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Le truc qui m'avait frappé à l'époque, c'était la relative aisance/facilité d'emploi de la méthode syllabaire.

Il y a un peu de transpiration pour les 1° ou 2° séances, mais à l'instant où le gosse pige le truc, c'est intégralement plié. Toute la table est instantanément goinfrée en entier.

Comme un pourcentage significatif de n'importe quel texte contient des syllabes (dont des mots entiers), le gamin ne perd plus une seconde sur ces portions syllabiques, et a ainsi plus de temps dispo pour décoder le reste. Il a ainsi forcément de l'avance sur ses collègues et peut déchiffrer tranquillement (avec plaisir), pendant que les autres doivent tout déchiffrer, dont les syllabes.

C'est un peu comme des mots croisés où on a déjà une bonne partie des mots ("îlots de confiance"), tout le reste vient forcément plus facilement.

Et quand un gosse a de l'avance en français ... ça diffuse sur plusieurs autres matières (... hélas pas les maths pour ma gosse non plus !)

Pour ma part, j'avais employé un dictionnaire en ligne dont j'avais extrait les mots syllabiques avec quelques lignes de code (awk ou autre chose).

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Un de mes seuls souvenirs de "pré-lecture" est avec un bouquin de cette collection (ils ne semblent pas avoir d'édition récente ce qui est triste) :

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Dans un fourré, le vieil ours lui taille une jolie pipe ? Ca m'étonne pas que t'aies mal tourné.

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Le ministre dit que la situation est alarmante.

Pas qu'elle est mauvaise mais que, juste qu'elle est mauvaise.

 

Cela prépare sans doute une réforme:

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/12/22/pap-ndiaye-pourquoi-nous-devons-reformer-l-ecole_6155360_3232.html

 

(Paywall)

 

https://www.20minutes.fr/societe/4015954-20221222-pap-ndiaye-niveau-eleves-revele-lacunes-preoccupantes-inquiete-ministre-tribune

 

Quote

Une école qui, tout en la promettant n’accorde pas l’égalité, produit non seulement des injustices, mais aussi une défiance et un sentiment de colère dans les classes populaires. 

 

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C'est quand même là qu'on voit l'extrême bassesse de la classe journalistique française. Ndiaye ne devrait pas pouvoir ouvrir la bouche sans qu'on lui demande pourquoi ses enfants sont à l'Alsacienne.

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Il me semble qu'on remarquait récemment que la France était parmi les champions en matière de reproduction d'inégalité sociale à l'école... Et pourtant :

Révélation

1280px-Share_enrolled_in_private_institutions_at_the_pre-primary_education_level%2C_OWID.svg.png

 

Je suis toujours émerveillé par le subtilité de ce très fin syllogisme des sociologues amateurs français : l'école uniforme et universelle reproduit les inégalités puisque ses codes sont mieux acquis par l'élite, et que les classes populaires sont laissées de coté... Alors il faut rendre l'école encore plus uniforme et universelle. 

Posté
il y a une heure, Mégille a dit :

Il me semble qu'on remarquait récemment que la France était parmi les champions en matière de reproduction d'inégalité sociale à l'école... Et pourtant :

Je suis toujours émerveillé par le subtilité de ce très fin syllogisme des sociologues amateurs français : l'école uniforme et universelle reproduit les inégalités puisque ses codes sont mieux acquis par l'élite, et que les classes populaires sont laissées de coté... Alors il faut rendre l'école encore plus uniforme et universelle. 

 

Les sociologues pensent encore à l'après guerre, où l'école uniforme et universelle fonctionnait bien, a priori.

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LA CRISE DU FRANÇAIS (1910)

 

Amusant texte de 1910 car les arguments sont presque les mêmes qu'aujourd'hui :

 

  •  Programme trop chargé
Citation

Les lycéens, quel que soit le cycle qu’ils aient adopté, ayant un programme énorme de notions à absorber, n’ont presque aucun temps à donner à l’étude du français, qui est une étude qui demande beaucoup de loisirs, de lectures lentes, de lectures méditées ; qui exclut toute hâte, toute précipitation et toute préoccupation dispersée. La question de la crise du français est toute dans ce mot de Flaubert à George Sand : « Ah ! ces bonshommes du XVIIe siècle ! Comme ils savaient le latin ! Comme ils lisaient lentement ! » Savoir le latin et lire lentement, voilà les deux conditions nécessaires pour apprendre le français. L’une des deux, je crois, suffirait à la rigueur. Mais il faut au moins l’une ; et l’une et l’autre n’est point tout à fait surabondance. Nos lycéens ont trop à faire, soit pour apprendre le latin, soit même pour lire lentement des auteurs français.

 

  • « Les jeunes ne lisent plus ou mal »
Citation

Notez enfin que ces jeunes gens sont détournés de la lecture des auteurs français par les influences extérieures autant que par les influences intérieures. A l’intérieur, les créateurs de la langue française, à savoir les auteurs du XVIIe siècle, leur sont interdits, ou tout au moins peu recommandés, ne figurent pas, ou figurent très peu, sur leurs programmes à cause de leurs opinions religieuses, philosophiques et politiques jugées dangereuses dans une démocratie, point sur lequel il y aurait beaucoup à discuter, mais sur lequel je n’ai pas le loisir de m’étendre. — Extérieurement, l’attrait des journaux, que je reconnais qui est grand, les détourne encore plus des livres. Or les journaux sont mal écrits, parce qu’ils sont écrits très vite, pour d’autres causes peut-être encore. La première page en est encore rédigée approximativement en français ; dès la seconde, on tombe dans une collection de barbarismes dans laquelle, pour se divertir, on n’a qu’à choisir. Or c’est là qu’est la littérature de la plupart de nos lycéens. C’est précisément ce style que les professeurs des facultés retrouvent et reconnaissent dans les dissertations de baccalauréat et de licence.

 

Avant le mal c'était les journaux ; maintenant ce sont les mangas ou l'audiovisuel.

 

 

Citation

Donc, la crise du français n’est pas une crise, c’est une décadence ; c’est une décadence définitive et sans retour, compensée par des progrès qui ont lieu dans un autre ordre de choses. On n’écrira plus le français, voilà tout. Il ne sera plus écrit que par un certain nombre d’hommes très restreint, qui en auront le goût par un phénomène d’atavisme et qui seront tympanisés par les petits journaux, comme grotesques. Il y aura deux langues : l’une, le français, écrit par quelques personnes et compris par ces personnes-ci et quelques autres, peu nombreuses ; l’autre, une langue pour laquelle on trouvera un nom, très imprécise, très vague, amorphe, confuse, que personne, à cause de cela, ne comprendra très bien, mais qui servira pourtant de moyen de communication un peu rudimentaire, un peu barbare, entre les hommes et qui aura avec le français quelques rapports éloignés, à peu près reconnaissables encore.

 

Citation

Pour enrayer cette décadence, les lycées pourraient peut-être quelque chose ; les facultés ne peuvent rien du tout, à moins qu’on ne veuille qu’elles recommencent le travail du lycée, ou plutôt qu’elles fassent ce que les lycées faisaient autrefois dans les classes de troisième, seconde et rhétorique. Je le veux très bien et je dirai même que je le souhaite ; mais le cursus studiorum des facultés étant déjà de trois ans, qu’on sache bien que c’est six ans d’études dans les facultés qu’il nous faudrait pour que les étudians devinssent des professeurs à la fois humanistes comme ceux d’autrefois et spécialisés comme ceux d’aujourd’hui.

 

Exactement ce que font les facultés : des cours de remise à niveau en français.

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On 12/21/2022 at 10:08 AM, Rincevent said:

 des gens capables d'apprécier un IUFM

Les gens qui apprécient les IUFM et leurs descendants ont très rares. On n'en trouve pas parmi les jeunes prof en tout cas.

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Lire des histoires aux enfants, pourquoi c’est important

 

Citation

Selon la professeure, le cerveau de l’enfant à qui on lit des histoires se prépare à lire bien plus tôt que ce que l’on pourrait penser. Par exemple, le traitement de mots comme « elfe » ou d’expressions comme « il était une fois », que l’on rencontre rarement dans les conversations ordinaires, familiarisera l’enfant de façon précoce à la « langue des livres ».

Ainsi, les deux activités qui se produisent en parallèle pendant la lecture partagée, « entendre la langue écrite et ressentir un sentiment d’amour », seraient « les meilleures fondations de ce long apprentissage qu’aucun spécialiste des sciences cognitives ou de l’éducation ne peut mettre en œuvre », poursuit Maryanne Wolf.

 

[...]

 

La mise en place avant l’âge de deux ans d’une habitude de lecture partagée exposerait l’enfant à une variété de stimuli linguistiques qui stimulent le développement de son langage et posent les jalons d’une pratique régulière de la lecture.

Ainsi, les enfants à qui on a fréquemment lu des histoires entrent à l’école avec un vocabulaire plus important et de meilleures capacités de compréhension. Cet effet significatif pourrait s’expliquer, au moins en partie, par le fait que les livres pour enfants contiennent trois fois plus de mots peu fréquents que les contenus télévisés ou que les conversations entre adultes et enfants selon Donald Hayes et Margaret Ahrens dans un article publié dans Journal of Child Language en 1988.

 

[...]

Ainsi, la lecture partagée aurait un impact significatif sur le développement des enfants en favorisant les habiletés nécessaires pour apprendre à lire et en suscitant une attitude positive vis-à-vis de la lecture.

 

Les résultats de la méta-analyse de 2011 vont dans le même sens en pointant les corrélations positives entre les activités de lecture partagée avec des enfants entre 2 et 6 ans et leur niveau de langage oral, tout comme l’étendue de leur vocabulaire et la capacité à l’utiliser et, enfin, le niveau atteint par la suite en lecture.

 

[...]

Après avoir mis en évidence dans un premier temps la corrélation positive (0,41) significative entre les capacités de lecture et le goût pour la lecture chez ces enfants, les auteurs de l’étude ont fait une analyse statistique supplémentaire qui leur a permis d’en conclure que ce sont les capacités de lecture, variables d’un enfant à l’autre, qui déterminent le goût pour la lecture plutôt que l’inverse.

 

Ainsi, selon les résultats de cette étude, c’est l’aisance par rapport à la lecture qui amènerait les enfants âgés de 7-8 ans à lire davantage pour le plaisir et non pas le goût pour la lecture qui déterminerait les capacités de lecture.

 

[...]

selon lequel la lecture partagée déclenchera la mise en marche d’une causalité spirale : la lecture partagée stimulera le développement des capacités de langage et de lecture, ce qui en retour stimulera le goût pour la lecture.

 

Aussi un argument pour l'apprentissage tôt de la lecture.

  • Yea 1
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La mixité sociale forcée comme horizon indépassable. Je recommande d'ailleurs la lecture de l'intégralité des tweets du zozo en question, son patronyme méritant d'être prononcé à la sudiste.

 

Etape 1 : mixité sociale (en fait scolaire) forcée dans les collèges et lycées

Etape 2 : fuite massive vers le privé de tous ceux qui le peuvent, à nombre total d'élèves constant

Etape 3 : ?

 

L'étape 3 dépend de l'ectoplasme qui tient lieu de direction à l'Enseignement Catholique sous contrat.

Screenshot 2023-01-03 at 14-13-59 Torchet CFDT - Twitter Search _ Twitter.png

  • Yea 2
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Quand on parle de calculatrice:

 

Quote

En revanche, l’absence de calculatrice ne saurait justifier qu’on ne mène pas le calcul de la division euclidienne de 4567 par 2048, ni de celle de 573448 par 2048. De trop nombreux candidats trouvent dans ce dernier cas un résultat non seulement faux, mais d’un ordre de grandeur manifestement incorrect. Certains écrivent explicitement que, faute de calculatrice, il ne leur est pas possible de mener ce calcul ; une telle déclaration, dont on ne sait pas bien si elle constitue un aveu ou une critique, ne peut que susciter la consternation du jury. Les divisions posées sont en effet au programme de primaire.

https://media.devenirenseignant.gouv.fr/file/agreg_externe/84/0/rj-2022-agregation-externe-informatique_1428840.pdf

 

On parle de l'agrégation externe d'informatique, pas du bac L.

 

 

JRML: Cela m'arrange, car c'est ce qui a fait que j'ai réussit mon dernier concours (savoir faire une division à la main).

Mais mon dernier concours était d'un niveau réclamé Brevet...

  • Huh ? 1
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16 hours ago, Adrian said:

Le calcul de 4567 par 2048 se fait de tête... 2048*2 = 4096 et 4567-4096 = 471.

Cela ne donne pas le résultat final, cela sera 2.23 (si on s'arrête à deux chiffres après la virgule), mais oui c'est clairement pas le plus dur.

Posté
il y a 16 minutes, Marlenus a dit :

Cela ne donne pas le résultat final, cela sera 1.11 (si on s'arrête à deux chiffres après la virgule), mais oui c'est clairement pas le plus dur.

 

Division euclidienne 😉

  • Yea 1
Posté

Les sanctions sont sévères en France pour s'être approprié le travail de tes étudiants quand tu es enseignant:

Pendant 2 ans tu ne seras pas promu. Heureusement il continuera d'avancer dans ses échelons.

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/un-enseignant-de-paris-viii-sanctionne-pour-avoir-plagie-la-these-de-sa-doctorante_cc9090fc-8a7d-11ed-8918-d6f0a9adf883/

 

Quote

Le signalement de ce plagiat remonte à 2019. Cette année-là, un maître de conférences de la même université prend connaissance de l’ouvrage Gestion énergétique dans les réseaux de capteurs sans fils, publié en 2017. Il fait alors le lien avec la thèse d’une doctorante, soutenue en 2015 sur un sujet similaire. L’enseignant prévient rapidement l’ancienne étudiante, qui constate une «photocopie» de sa thèse, «mot pour mot», explique-t-elle à l’AEF. En juin 2019, la faculté informe l’intéressée qu’une expertise est lancée par les deux vice-présidents de l’université. Corroborées par un juriste et un spécialiste de la gestion énergétique, ces analyses concluent dans le même sens: le plagiat.[...]Une fois l’université prévenue, il faut attendre 2022 pour que la section disciplinaire de Paris-VIII se réunisse et condamne le plagieur. Ce dernier écope donc d’une interdiction d’accéder à une classe, grade ou corps supérieurs pendant une durée de deux ans.

 

  • Sad 1

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