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Rassemblement national, el-italiano93 l'avenir ?


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Posté
il y a 2 minutes, Johnnieboy a dit :

Je vois pas vraiment le rapport. Le racisme n’est pas la seule façon d’être un connard.

[X] <-- La plaque.

 

Toi --> [O]

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il y a 11 minutes, Rincevent a dit :

[X] <-- La plaque.

 

Toi --> [O]

Tu dis que les gens sont des connards en ligne (ce qui est une affirmation qui n’explique à peu rien)

 

J’affirme plutôt que certains aspects de la personnalité de certaines personnes ressortent à cause de l’absence de conséquences à leurs actions ( un truc qui devrait être ton dada en plus et c’est mon message originel en somme). Après tout, il y a des gens prêts à tendre leur main à de parfaits inconnus en ligne, aussi.

 

Tu peux évidemment recopier ton message et répondre que « les gens sont des connards en ligne » et tourner en boucle mais je ne vois vraiment pas ce que cela apportera au débat.

 

Posté
il y a 2 minutes, Johnnieboy a dit :

Tu dis que les gens sont des connards en ligne (ce qui est une affirmation qui n’explique à peu rien)

 

J’affirme plutôt que certains aspects de leur personnalité ressortent grâce à l’absence de conséquences (mon message originale en somme).

Ce qui est bien mon point : le problème n'est pas tant la profusion de racistes fantasmés, que la déformation des relations humaines dû à ce que ça se passe en ligne. Les insultes en ligne ne posent pas plus de problèmes que les lettres d'insultes anonymes ; ce qui peut, éventuellement, poser problème serait une campagne de dénigrement et de destruction de réputation, mais on ne parle plus spécifiquement de racisme dans ce cas.

 

Moi, ce qui m'intéresse, c'est le racisme IRL et les torts réellement causés ; et de fait, l'exemple en question me semble très faible à ce sujet.

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il y a 6 minutes, Rincevent a dit :

Ce qui est bien mon point : le problème n'est pas tant la profusion de racistes fantasmés, que la déformation des relations humaines dû à ce que ça se passe en ligne. Les insultes en ligne ne posent pas plus de problèmes que les lettres d'insultes anonymes ; ce qui peut, éventuellement, poser problème serait une campagne de dénigrement et de destruction de réputation, mais on ne parle plus spécifiquement de racisme dans ce cas.

 

Moi, ce qui m'intéresse, c'est le racisme IRL et les torts réellement causés ; et de fait, l'exemple en question me semble très faible à ce sujet.


 

Ces actes racistes anonymes permettent cependant de prendre la température par rapport à d’autres actes racistes quasiment impossible à percevoir (ne pas donner suite à une candidature pour un job, ne pas vouloir louer son appartement, etc).

 

Actes racistes qui d’un point de vue libéral ne cause pas de tort, en soi. Cependant, ils permettent bien d’établir qui voteraient pour des lois liberticides envers les types d’individus qu’ils n’apprécient pas.

Les licornes libertariennes racistes étant rares.

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1 hour ago, Rincevent said:

Oui, l'éclatement, l'effritement, l'archipélisation de l'identité française (peu importe le terme) est une des sources importantes de ce qu'on appelle l'insécurité culturelle. C'est un facteur important dans le nouveau vote RN, qui est hélas sous-estimé (ou méprisé) par beaucoup.

C'est ma thèse (que j'ai développé ailleurs).

 

Maintenant l'assimilation des populations vu comme "étrangères" à nos moeurs participe quand même à cette insécurité culturelle.

 

 

Un noir même assimilé 100% ce que tu veux, cela reste un noir. La preuve que la France bouge et cela participe à cette insécurité culturelle.

Il y a beaucoup de noirs qui font office de curé actuellement, je suis quasiment certain que cela participe au vote RN alors que pour le coup, je n'ai rien trouvé sur leur non assimilation.

 

 

 

 

Posté
2 hours ago, Rincevent said:

Oui, l'éclatement, l'effritement, l'archipélisation de l'identité française (peu importe le terme) est une des sources importantes de ce qu'on appelle l'insécurité culturelle. C'est un facteur important dans le nouveau vote RN, qui est hélas sous-estimé (ou méprisé) par beaucoup.

 

C'est Laurent Bouvet qui, je crois, avait expliqué avec ce (faux) concept d'"insécurité culturelle" pourquoi les électeurs des classes populaires étaient passés de la gauche radicale au RN. Pourquoi pas...

Le problème, comme je le disais il y a quelques pages, c'est que ce genre d'explication ne cadre plus avec le fait que le vote RN progresse aujourd'hui dans toutes les couches de la société, dans toutes les CSP, sur tout le territoire. Bref, ce genre d'explication me semble datée et peine à expliquer le nouveau vote RN justement, le phénomène d'ampleur actuel.

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il y a 11 minutes, Largo Winch a dit :

 

C'est Laurent Bouvet qui, je crois, avait expliqué avec ce (faux) concept d'"insécurité culturelle" pourquoi les électeurs des classes populaires étaient passés de la gauche radicale au RN. Pourquoi pas...

Le problème, comme je le disais il y a quelques pages, c'est que ce genre d'explication ne cadre plus avec le fait que le vote RN progresse aujourd'hui dans toutes les couches de la société, dans toutes les CSP, sur tout le territoire. Bref, ce genre d'explication me semble datée et peine à expliquer le nouveau vote RN justement, le phénomène d'ampleur actuel.


C'est pourtant pas compliqué : les gens sont cons (donc les électeurs RN, aussi). Ils disent voter RN pour obtenir un "changement". Il faut comprendre qu'il ne veulent donc aucun changement et votent pour le parti qui leur promet le retour au non-changement. Tu as compris ? Moi, non plus.

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43 minutes ago, Largo Winch said:

 

C'est Laurent Bouvet qui, je crois, avait expliqué avec ce (faux) concept d'"insécurité culturelle" pourquoi les électeurs des classes populaires étaient passés de la gauche radicale au RN. Pourquoi pas...

Le problème, comme je le disais il y a quelques pages, c'est que ce genre d'explication ne cadre plus avec le fait que le vote RN progresse aujourd'hui dans toutes les couches de la société, dans toutes les CSP, sur tout le territoire. Bref, ce genre d'explication me semble datée et peine à expliquer le nouveau vote RN justement, le phénomène d'ampleur actuel.

Sauf que l'insécurité culturelle, c'est plus large que juste les immigrés.

 

C'est aussi le réchauffement climatique et les contraintes qui arrivent en son nom avec notamment sur la voiture.

 

C'est aussi ceux qui veulent te faire renoncer à ton barbecue.

 

C'est ton fils qui te dit qu'il est une fille.

 

C'est ta secrétaire qui se plaint car tu lui a dit que tu aimerais la voir en jupe.

 

C'est ta voisine lesbienne qui s'est mariée et qui vient d'avoir un enfant qui a 2 mamans.

 

Etc.

 

De façon général, c'est un monde qui change et où tu ne te retrouves pas.

Et le RN est le parti qui te dit que le monde va arrêter de changer.

 

 

 

Les changements sociaux ces dernières années sont énormes mine de rien.

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15 minutes ago, Marlenus said:

Sauf que l'insécurité culturelle, c'est plus large que juste les immigrés.

 

Totalement d'accord.

D'ailleurs tous les exemples que tu donnes sont très proches de ce que j'appelais plus haut le "rejet du gauchisme" :

 

On 7/22/2024 at 12:10 PM, Largo Winch said:

Je pense que la forte progression du RN de ces dernières années ne s'explique pas nécessairement par l'adhésion à ses "idées", mais tout bonnement par un rejet du gauchisme.

[Les gens] ne supportent plus la gauche parce qu'elle est devenue trop extrème (l'écologie punitive, le progressisme moralisateur, le féminisme castrateur, le wokisme censeur, le militantisme violent et casseur, etc.), [...] et donc votent par contrecoup pour le RN.

 

Posté

Quelques mots sur le concept d'"insécurité culturelle". Dans ma discipline (gestion/management), bêtement pragmatique, on appelle ça tout simplement de l'aversion au changement.

 

Pour moi "l'insécurité culturelle" est un faux-concept, comme la "justice sociale".

La sécurité ou l'insécurité, je sais ce que c'est. L'"insécurité culturelle", en revanche... :jesaispo:

De même, l'injustice, je sais ce que c'est. Et ça n'a rien à voir avec "l'injustice sociale" des socialistes.

 

De même que la notion de "justice sociale" n'est qu'un cache-sexe du racisme social (la haine des riches) pour mieux promouvoir le socialisme (la prédation de la richesse des riches), le concept d'insécurité culturelle est le cache-sexe du racisme tout court (la xénophobie, la haine des noirs et des arabes) pour mieux promouvoir le nationalisme (l'exclusion des étrangers).

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1 hour ago, Johnnieboy said:

Ils disent voter RN pour obtenir un "changement". Il faut comprendre qu'il ne veulent donc aucun changement et votent pour le parti qui leur promet le retour au non-changement. 

 

C'est exactement ça. La fameuse phrase qu'on attribue à Bossuet (« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ») correspond très bien à l'esprit franchouillard.

Les Français détestent les effets des politiques françaises, donc ils veulent du changement... mais sans changement, hein...

Posté
il y a 28 minutes, Largo Winch a dit :

Quelques mots sur le concept d'"insécurité culturelle". Dans ma discipline (gestion/management), bêtement pragmatique, on appelle ça tout simplement de l'aversion au changement.

 

Pour moi "l'insécurité culturelle" est un faux-concept, comme la "justice sociale".

Ça me semble un peu différent. Ce n'est pas n'importe quel changement dont on parle, c'est :

  • un déplacement de la fenêtre d'Overton, à la fois très rapide et dans des directions relativement imprévisibles,
  • sur des sujets qui n'ont pas changé ou très peu évolué depuis des décennies, des siècles ou même des millénaires (reprends la liste indicative qu'en donne @Marlenus, je pourrais même parler de millions d'années)
  • lors duquel les élites et les classes supérieures qui les suivent ne donnent pas l'impression de rassurer la population en incarnant une forme de stabilité ou en gardant une part de choses intouchables, mais au contraire donnent l'impression de s'attaquer délibérément à tout ce que les gens prenaient comme relativement stable tout en refusant de se rendre compte à quel point leur propre opinion sur tels ou tels sujets semble changer de direction comme un poulet sans tête,
  • classes supérieures (niveau graduate ou master) qui se reconnaissent ouvertement davantage d'affinités entre homologues à l'autre bout de la planète qu'avec, je ne sais pas, leur oncle qui n'a que son BEPC ou son bac (mais ne sait pas forcément beaucoup moins de choses).

Il faut au minimum reconnaître que c'est un problème original ; et si l'expression ne te plait pas, libre à toi d'en proposer une qui soit aussi catchy tout en collant mieux à la réalité.

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Il y a 2 heures, Largo Winch a dit :

le concept d'insécurité culturelle est le cache-sexe du racisme tout court (la xénophobie, la haine des noirs et des arabes) pour mieux promouvoir le nationalisme (l'exclusion des étrangers).

Tiens, un exemple de ce qui me semble relever de l'insécurité culturelle vécue par Mme Ultimex récemment (personne que je vais avoir du mal à qualifier de xénophobe).

Fête de l'école d'Ultimex Jr. pour la fin d'année. Thème : les JO.

Parade des drapeaux. Celui mis à l'honneur, un étranger, le français étant perdu dans la masse.

Intention de l'équipe enseignante ? No sé. Est-il possible pour certains d'y voir un dénigrement de la fierté d'être Français dans un contexte (plutôt inoffensif) de compétition sportive ? Je suppose (même si je ne pense pas qu'il s'agisse du but visé par la susmentionnée équipe enseignante). Dans tous les cas, sentiment de malaise et d'incompréhension sans, pour autant, taxer ça de nationalisme ou de xénophobie.

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C'est une crise d'idéologite ? Il y a quelques étages au-dessus de la physiologie et de la sécurité dans la pyramide de Maslow. Les phénomènes culturels et sociaux, ça existe, et tous les concepts issus des sciences sociales ne sont pas forcément conçus pour amener un crimepensée illibéral.

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15 hours ago, Johnnieboy said:


 

Ces actes racistes anonymes permettent cependant de prendre la température par rapport à d’autres actes racistes quasiment impossible à percevoir (ne pas donner suite à une candidature pour un job, ne pas vouloir louer son appartement, etc).

 

Les insultes racistes sur internets sont de deux ordres (pardon pour la palissade qui vient):

- principalement des insultes, pour attaquer peu importe l'angle. Si tu étais blonde, on t'aurait traité de blonde.

- principalement racistes.

Faire la part des deux n'est pas aisé, et c'est ceci qui serait intéressant, pour déterminer les cons racistes parmis les cons. Mais faute d'indices, on ne peut rien en conclure.

 

12 hours ago, Largo Winch said:

Quelques mots sur le concept d'"insécurité culturelle". Dans ma discipline (gestion/management), bêtement pragmatique, on appelle ça tout simplement de l'aversion au changement.

 

Tu connais donc parfaitement les mécanismes à l'oeuvre, puissants et dangereux, a fortiori en cas de mauvais accompagnement de la part du management. Toute ressemblance avec notre pays serait fortuite. Tu ne peux donc balayer d'un revers de la main le problème en considérant tous ces gens d'incapables. Il se trouve que le RN, tout comme LFI à sa manière, attise ces peurs au lieu de les traiter, et que le reste des propositions politiques est au mieux à côté de la plaque quant à la réponse à ce problème d'accompagnement (justement... En balayant d'un revers de la main...).

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16 hours ago, Franklinson said:

Un libéral qui aime les régimes autoritaires.

Il y a bien des athées qui croient en Dieu.

 

Soyons sérieux : tu n'es pas libéral.

Fais preuve d'un peu de mesure : on compare la France à Dubaï. Ni l'un ni l'autre ne sont des parangons du liberalisme. Heureusement que la France est mieux lotie sur de nombreux points que Dubaï. Et pourtant, la situation française fait que Dubaï est desormais plus libérale sur certains points (majoritairement du côté pro-business). Et c'est ça qui fait mal à admettre, n'est-ce pas ?

 

Si on met un peu de côté l'aspect libéral, je connais désormais plusieurs femmes ayant émigré de France vers Dubaï, et qui ne sont pas près de revenir... Pour leur traitement au quotidien en tant que femme en France. Paradoxal, n'est-ce pas ?

 

Edit : la discussion a commencé car tu apportais en effet des points marqués par l'etatisme, si je me tente à résumer : les gens qui ne travaillent pas ou sans hautes études sont un poids économique pour le pays. C'est une réalité uniquement si on se place dans une logique interventionniste. C'est par contre déjà plus vrai si on rapproche l'oisiveté à l'insécurité, mais ça commence à me sembler orthogonal.

Posté

@Rincevent On est globalement d'accord sur le fond.

Ce que tu évoques, j'appellerais ça du conservatisme de bon aloi, ou le rejet du gauchisme (car je doute que la plupart des gens intellectualisent les vertus des traditions ; ils vont plutôt se positionner en réaction à ce qui leur déplait).

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13 hours ago, Ultimex said:

Tiens, un exemple de ce qui me semble relever de l'insécurité culturelle vécue par Mme Ultimex récemment (personne que je vais avoir du mal à qualifier de xénophobe).

 

13 hours ago, Bézoukhov said:

Les phénomènes culturels et sociaux, ça existe

 

3 hours ago, cedric.org said:

Tu ne peux donc balayer d'un revers de la main le problème en considérant tous ces gens d'incapables. 

 

Entendons nous bien : critiquer un faux-concept ce n'est pas nier une réalité sociale. Mon propos c'est de dire que mal nommer un objet c'est ajouter au malheur de ce monde.

 

Des gens vivent une précarité économique et sociale : fin de mois difficile, exclusion, etc. C'est une réalité sociale, ça existe. Renommer ce phénomène bien réel "injustice sociale", c'est le dénaturer pour mieux l'instrumentaliser à des fins politiques : le socialisme. Et en disant cela, je ne dis pas que ces gens en situation précaire sont nécessairement de dangereux communistes avec un couteau entre les dents.

J'aurais pu donner d'autres exemples de faux concepts : par exemple, "féminicide", "dérèglement climatique" (ou "urgence climatique", celui-ci est l'un de mes préférés : nommer "urgence" un phénomène dont on mesure les évolutions sur des dizaines voire des centaines d'années...) : ces phénomènes sont bien réels, mais mal les nommer participe d'un agenda politique.

 

Idem : renommer "insécurité culturelle" une situation de malaise, comme celle que nous conte Ultimex, est une très mauvaise idée àmha (indépendamment du fait que Mme Ultimex ne soit ni xénophobe ni adepte de ratonnade, ça va de soi).

Grace à leurs faux-concepts qu'ils ont réussi à imposer dans le débat public, les sociaux-démocrates ramènent tous les sujets à un problème d'inégalité à corriger par de la redistribution ; de même, les nationalistes ramènent tous les sujets à un problème identitaire... à corriger in fine par une restriction de l'immigration.

 

C'était le sens de mon propos quand j'ai répondu plus haut à Franklinson ceci :

 

Quote

Bullshit illibéral.

Il n'y a pas de "problème" d'immigration en France. Le problème, c'est l'Etat régalien qui est ineffectif.

 

 

----

 

Alors, on pourra me dire que je suis en train de :soddip:

Je pense au contraire que ça devrait être le coeur du combat des libéraux de veiller à ne pas se laisser embarquer dans la rhétorique des adversaires illibéraux.

 

Et donc pour répondre à @cedric.org:

Quote

Tu ne peux donc balayer d'un revers de la main le problème en considérant tous ces gens d'incapables. Il se trouve que le RN, tout comme LFI à sa manière, attise ces peurs au lieu de les traiter, et que le reste des propositions politiques est au mieux à côté de la plaque quant à la réponse à ce problème d'accompagnement (justement... En balayant d'un revers de la main...).

 

Il ne s'agit pas de balayer d'un revers de main le problème et de faire comme s'il n'existait pas, il s'agit bien au contraire de refuser la fausse grille de lecture du problème qui nous est imposée dans le débat public pour justement démasquer l'agenda politique qui joue sur les peurs et ne pas se laisser embarquer par "les propositions politiques à côté de la plaque" du RN.

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13 hours ago, Ultimex said:

Tiens, un exemple de ce qui me semble relever de l'insécurité culturelle vécue par Mme Ultimex récemment (personne que je vais avoir du mal à qualifier de xénophobe).

Fête de l'école d'Ultimex Jr. pour la fin d'année. Thème : les JO.

Parade des drapeaux. Celui mis à l'honneur, un étranger, le français étant perdu dans la masse.

Intention de l'équipe enseignante ? No sé. Est-il possible pour certains d'y voir un dénigrement de la fierté d'être Français dans un contexte (plutôt inoffensif) de compétition sportive ? Je suppose (même si je ne pense pas qu'il s'agisse du but visé par la susmentionnée équipe enseignante). Dans tous les cas, sentiment de malaise et d'incompréhension sans, pour autant, taxer ça de nationalisme ou de xénophobie.

 

J'y vois une déclinaison ordinaire du mépris de "l'idéologie française" : il y a une prétention au sein des élites nationales (et de leurs imitateurs serviles) à vouloir et pouvoir s'extraire de la culture locale pour tutoyer directement l'universel.

 

Une fois dégagé de la contingence des folkores et des tribalismes nationaux, l'esprit universel renvoie l'identité française à ce qu'elle est : un accessoire identitaire comparable à des centaines d'autres, accessoire qui ne mérite ni plus ni moins de considération que les autres prétentions identitaires et nationales.

 

De temps en temps, l'esprit universel se joue et se moque des travers nationaux qu'il ramène essentiellement à des considérations de ploucs à l'esprit plus ou moins embrumé par leur condition de local.

 

C'est pourtant assez ironique : il n'y a rien de plus français que de vouloir incarné à soi seul l'Humanité toute entière. Il n'y a qu'en France où, par exemple, on choisit d'organiser l'ouverture des JO en forme de célébration du "métissage planétaire" et comme le "contraire d'une histoire héroisée" plutôt que comme occasion de rappeler à nos visiteurs que leur pays hôte en garde encore un peu sous la pédale.

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13 hours ago, Bézoukhov said:

Les phénomènes culturels et sociaux, ça existe, et tous les concepts issus des sciences sociales ne sont pas forcément conçus pour amener un crimepensée illibéral.

 

Alors, justement : là on est un peu dans mon domaine. Il y a toute une batterie de concepts, issus de la psychologie sociale, que je mobilise depuis une vingtaine d'années dans mon boulot, qui font autorité pour traiter ces questions. Je pense notamment à ceux de la théorie de l'identité sociale (Tajfel, Turner) : catégorisation sociale, in-group et out-group (ou endogroupe/exogroupe), comparaison sociale intergroupe, auto-évaluation, etc. pour comprendre et interpréter les phénomènes de relations ou de conflits intergroupes.

 

Alors je veux bien que des essayistes cherchent à vulgariser ces idées auprès du grand public en proposant de nouvelles notions plus abordables et qui évitent de se taper la littérature académique spécialisée. Mais là, on est àmah dans un faux-concept : je ne reviens pas dessus, j'ai déjà été trop long...

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Prosaïquement, l'« insécurité culturelle » ce n'est pas juste le passage des générations ? Qui se résoudra puis se renouvellera tout seul.

 

D'ailleurs vu qu'on est sur le sujet du RN, le mariage gay, les lesbiennes etc sont un non-sujet chez ces électeurs.

Posté
27 minutes ago, Adrian said:

D'ailleurs vu qu'on est sur le sujet du RN, le mariage gay, les lesbiennes etc sont un non-sujet chez ces électeurs.

C'est rarement la priorité (quoique, ceux pour qui c'est la priorité vont clairement plus voter RN que NFP ou Ensemble), cela ne veut pas dire que c'est un non sujet (pour prendre le mariage des homos et la PMA pour les lesbiennes).

 

 

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Il y a 3 heures, Largo Winch a dit :

@Rincevent On est globalement d'accord sur le fond.

Ce que tu évoques, j'appellerais ça du conservatisme de bon aloi, ou le rejet du gauchisme [...]

J'entends pourquoi tu choisis ces formulations-ci (et l'on sait que j'ai un profond amour envers l'idée d'un "conservatisme de bon aloi"), mais les deux propositions me semblent insatisfaisantes. Le problème d'appeler ça conservatisme de bon aloi, c'est que d'une part le conservatisme n'a pas de contenu consacré par l'Histoire en France (le pays a depuis plusieurs siècles de respectables traditions progressistes, révolutionnaires, contre-révolutionnaires bien établies, mais pas de tradition conservatrice). Ce n'est pas non plus un rejet du gauchisme, parce que cet appel à tout bouleverser, y compris les évidences plurimillénaires voire biologiques, n'est pas nécessairement de gauche. Il est aussi tout à fait au cœur du projet de l'extrême-centre anywhere/élitaire, et on peut par certains aspects aussi en trouver du côté de la "Tech Right".

 

Il y a 2 heures, F. mas a dit :

J'y vois une déclinaison ordinaire du mépris de "l'idéologie française" : il y a une prétention au sein des élites nationales (et de leurs imitateurs serviles) à vouloir et pouvoir s'extraire de la culture locale pour tutoyer directement l'universel.

 

Une fois dégagé de la contingence des folkores et des tribalismes nationaux, l'esprit universel renvoie l'identité française à ce qu'elle est : un accessoire identitaire comparable à des centaines d'autres, accessoire qui ne mérite ni plus ni moins de considération que les autres prétentions identitaires et nationales.

 

De temps en temps, l'esprit universel se joue et se moque des travers nationaux qu'il ramène essentiellement à des considérations de ploucs à l'esprit plus ou moins embrumé par leur condition de local.

 

C'est pourtant assez ironique : il n'y a rien de plus français que de vouloir incarné à soi seul l'Humanité toute entière. Il n'y a qu'en France où, par exemple, on choisit d'organiser l'ouverture des JO en forme de célébration du "métissage planétaire" et comme le "contraire d'une histoire héroisée" plutôt que comme occasion de rappeler à nos visiteurs que leur pays hôte en garde encore un peu sous la pédale.

Phénomène que Todd rattache à la nature (nucléaire et) égalitaire du type familial dominant en France (peut-être plus politiquement dominant que démographiquement dominant, d'ailleurs) : dans ce genre de mentalité, tout le monde est égal de partout, au point d'être potentiellement indifférencié (les types communautaires, i.e. autoritaires-égalitaires, tendent quant à eux à garder une forme de hiérarchie qui pousse plutôt à une mentalité d'empire, tous égaux sous le patron).

 

D'ailleurs, minute troll : ça a peut-être pesé dans la pensée de Thomas d'Aquin, qui a fleuri à Naples et à Paris, deux centres de tradition nucléaire-égalitaire.

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Il y a 9 heures, Largo Winch a dit :

 

Alors, justement : là on est un peu dans mon domaine. Il y a toute une batterie de concepts, issus de la psychologie sociale, que je mobilise depuis une vingtaine d'années dans mon boulot, qui font autorité pour traiter ces questions. Je pense notamment à ceux de la théorie de l'identité sociale (Tajfel, Turner) : catégorisation sociale, in-group et out-group (ou endogroupe/exogroupe), comparaison sociale intergroupe, auto-évaluation, etc. pour comprendre et interpréter les phénomènes de relations ou de conflits intergroupes.

 

Alors je veux bien que des essayistes cherchent à vulgariser ces idées auprès du grand public en proposant de nouvelles notions plus abordables et qui évitent de se taper la littérature académique spécialisée. Mais là, on est àmah dans un faux-concept : je ne reviens pas dessus, j'ai déjà été trop long...

 

Après, si on en revient à ta proposition originale [parce que ça part loin], le "gauchisme" est aussi un mot chargé politiquement et à définir.

Et pour être tout à fait honnête, si je vais dans la rue demander aux gens ce qu'est le "gauchisme", je pense que la préférence pour l'étranger (quelque soit la manière dont elle est exprimée) sera en bonne place.

Posté
17 hours ago, Adrian said:
L'insécurité culturèle de ne plus pouvoir harceler sexuèlement au travail (c'était dans la liste de Marlenus)

Où est le problème ?

 

VA TE FAIRE FOUTRE   n'est pas une invitation à s'adonner aux plaisirs charnels, c'est une réponse injurieuse à une requête refusée.

Je doute que la réponse du député soit d'un autre ordre.

Posté
il y a une heure, Lameador a dit :

Où est le problème ?

 

VA TE FAIRE FOUTRE   n'est pas une invitation à s'adonner aux plaisirs charnels, c'est une réponse injurieuse à une requête refusée.

Je doute que la réponse du député soit d'un autre ordre.


« Va te faire foutre » est dans le langage courant.
 

«Masse-moi la bite », non. 

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