Aller au contenu

Commandante Donald Trump : troll, puis candidat puis président puis putschiste puis re président


Messages recommandés

Posté
Il y a 5 heures, Marlenus a dit :

Pour le coup c'est en centre de rétention qu'elle s'est trouvée.

En France, il suffit d'une décision du préfet pour s'y retrouver pour une durée max de 4 jours (après faut qu'un juge étende la décision).

Donc en France aussi on peut se retrouver en centre de rétention sans décision de justice.

Elle y a passé 6 semaines dont 8 jours à l'isolement, c'est pas 4 jours.

6 semaines.

Posté
1 minute ago, Jean_Karim said:

Elle y a passé 6 semaines dont 8 jours à l'isolement, c'est pas 4 jours.

6 semaines.

Oui, on est d'accord.

 

Perso j'ai plus peur actuellement d'aller aux USA que j'en ai eu quand je suis allé à St Petersbourg dans les années 2010 (bon par contre j'irais plus facilement aux USA qu'en Russie maintenant 😛 ).

Franchement, alors que j'allais assez régulièrement aux USA avant pour des tournois et autres, je vais attendre que la poussière retombe car là, on nous explique bien qu'être blanc/français ne te protègera pas si le douanier t'as dans l'oeil.

Et je ne parle pas d'un gars qui ironise, même si déjà à l'époque j'avais trouvé qu'il avait pris cher:

https://www.lemonde.fr/vous/article/2004/01/31/les-vingt-jours-en-enfer-de-franck-moulet-ecroue-aux-etats-unis-pour-avoir-blague-dans-un-avion_351256_3238.html

 

Sauf que là, j'avais compris pourquoi. Pas d'accord avec ce qui lui était arrivé, mais quand je ne suis pas chez moi, je m'adapte aux règles locales.

Là, je n'arrive pas à comprendre les règles.

Quand je ne comprends pas les règles, je ne joue pas.

 

 

  • Yea 4
Posté

Je partage un texte de Joan Larroumec publié sur Facebook qui englobe beaucoup de sujets mais qui propose d'expliquer la vision qui est derrière les droits de douane comme moen de "rééquilibrer" les rapports entre les USA et le reste du monde.

 

Quote
Pour rappel en janvier 2011, l’économiste organique de la Silicon Valley Tyler Cowen publie The great stagnation où il montre que les progrés en termes de technologie matérielle ont très fortement ralenti à partir des années 70, sous le coup d’arbitrages politiques favorisant systématiquement les normes sociales / sécuritaires / environnementales au détriment de la performance.
Résultat : une ville de 2011 ressemble à une ville de 1980 avec des smartphones, alors que la ville de 1980 n’a rien à voir avec la ville de 1950.
En juillet de la même année Peter Thiel publie un manifeste qui fera date pour son fond d’investissement The founders fund intitulé « what happened to the future » dans lequel se trouve la phrase devenue légendaire « nous voulions des voitures volantes et à la place nous avons eu 140 caractères (de Twitter) ».
En 2015 lors d’un podcast, Thiel et Cowen résument la situation en expliquant que puisque l’on n’a pas régulé les bits, mais que l’on a régulé les atomes, tout le progrès des 30 années précédentes a eu lieu dans le domaine des bits et presqu’aucun dans le domaine des atomes.
Créer un logiciel coûte 100k$, mettre sur le marché un nouveau médicament un milliard de dollars.
Cette partie de l’histoire, tout le monde la connaît.
Est moins observé le lien entre le fait que le monde des atomes soit si régulé et donc si peu innovant et le désintérêt éprouvé pour lui par les investisseurs, les capitaines d’industrie ou les ingénieurs.
Ainsi on peut expliquer par ce prisme tout ce que l’on a vu au tournant du XXIe siècle : la conviction qu’aucune valeur n’était à trouver dans l’industrie et que donc le futur des économies avancées se trouvait dans le monde des services et du logiciel, les delocalisations massives, des générations entières des polytechniciens qui vont en finance ou en logiciel, la désindustrialisation de l’Occident. L’industrie était ringarde car trop régulée elle n’avait rien produit d’excitant depuis des décennies.
De façon plaisante, on peut même dire que le mouvement hipster est issu du même phénomène : des jeunes des classes sups ayant une appétence pour le monde physique mais n’ayant aucun débouché technologique enthousiasmant qui cherchent à retrouver un peu de matérialité.
Sans doute beaucoup préféreraient construire des robots, mais si le choix c’est entre faire des PowerPoints ou façonner des chaussures, parfois les chaussures gagnent. (Et puis comme pour les petits gars de Veja, façonner des chaussures ça peut rapporter gros.)
Autre lien important à avoir en tête (et là aussi je ne crois pas que ça ait beaucoup été souligné dans le débat public) : ce monde du service et du logiciel rois était indispensable au système économique mondial sous hégémonie américaine.
En effet le fait que le dollar soit la monnaie de réserve fait que tous les pays du monde ont besoin de dollars, ce qui maintient son niveau élevé ce qui désavantage les secteurs économiques américains qui ne sont pas à forte marge, donc la plupart des secteurs industriels.
Par ailleurs la forme impériale favorise la financiarisation des Etats-Unis (c’est sur leurs places de marché que l’épargne mondiale vient s’investir) et le développement des bits (les effets d’échelle des GAFAM permettent de les transformer en outils globaux de domination).
Le système fonctionne car grâce aux dollars infinis l’Amérique peut se fournir gratuitement en biens industriels.
Ainsi, tant que l’on vivait dans le monde du bit roi, la système impérial américain avait beaucoup de sens.
Mais le monde du bit a perdu son prestige.
Les GAFAM sont devenues des administrations comme les autres. Les smartphones ont hacké nos centres de dopamine pour nous rendre accros et malheureux. Les métiers face aux écrans toute la journée censés être plus prestigieux que ceux qui nécessitent l’intelligence de la main se sont révélés tout à fait déshumanisants, très peu intellectuels en réalité et incapables de répondre au besoin de sens.
En parallèle Elon Musk a commencé à montrer que le monde industriel pouvait être sexy. Le COVID que ne pas avoir d’industrie rendait vulnérable au moindre choc. Les politiques ont découvert que l’on ne pouvait pas transformer 90% d’une génération en codeur et que jamais le monde des services ne produirait autant d’emplois que le monde industriel. Que par ailleurs les emplois industriels payaient mieux car plus sujets aux gains de productivité. Au même moment la Chine montrait que lorsque l’on maîtrisait toute la chaîne industrielle, on pouvait faire émerger des innovations beaucoup mieux que lorsque l’on a seulement un bureau d’étude déconnecté des usines, et qu’en conséquence, le fantasme occidental d’avoir les ingénieurs alors que l’Asie aurait les ouvriers ne survivait pas à l’épreuve du réel.
Et dernier petit clou dans le cercueil du monde des bits, alors que l’IA semblait lui redonner un second souffle, les Chinois ont commencé à tout mettre en open source, n’ayant pas besoin d’argent des bits, puisqu’ils possédaient celui des atomes.
Et tout à coup toute la valeur à aller prendre dans l’IA devenait industrielle et materielle : énergie, centres de calculs, robots.
Voilà pourquoi nous rentrons depuis une dizaine d’année dans le monde de l’industrie.
(Et voilà pourquoi on entend parler de reindustrialisation tout le temps.)
Les Etats-Unis sous Biden pensaient faire la transition de façon douce. Utiliser le pouvoir du dollar pour financer des industries de pointe à fortes marges pouvant se satisfaire d’un dollar élevé, tout en utilisant l’arriere-cour mexicaine pour tout ce qui a moins de valeur ajoutée.
Cette stratégie paressait très sensée et semblait être en passe de réussir.
Mais elle ne répondait pas à plusieurs besoins politiques : bloquer l’ascension fulgurante de la Chine, donner du travail en masse aux anciens ouvriers de la Rust Belt.
Ainsi le plan de Trump poursuit le même objectif, basculer des bits aux atomes, mais fait cette transition de façon brutale.
Il acte l’incompatibilité entre la forme impériale thalassocratique américaine fondée sur le dollar et la puissance industrielle.
Stephen Miran, l’économiste architecte de la politique commerciale de Trump explicite sa stratégie en novembre 2024 dans son fameux article "A User’s Guide to Restructuring the Global Trading System".
Le nouveau système que l’Amerique essaye de construire est un système qui exclut la Chine et où le grand marché mondial propulsé par le dollar et protégé par l’US Navy est remplacé par des relations bilatérales où les Etats-Unis monnayent l’accès à leur marché et à leur protection contre des investissements industriels et un équilibre commercial dans les échanges de biens. L’objectif étant de ne plus laisser les déficits commerciaux apprécier le dollar, et de faire produire au maximum localement.
Cette obsession des atomes fait que Trump ne compte jamais les services dans son calcul des déséquilibres commerciaux.
Ce besoin de rééquilibrer le niveau du dollar fait que ce qui l’intéresse n’est pas tant le montant de part et d’autre des taxes douanières, mais l’élimination des déséquilibres. D’où le fait qu’il ne se satisfasse pas d’une zone de libre échange avec l’Europe mais qu’il veuille imposer que l’Europe consomme suffisamment de gaz américain pour compenser ses exports de voitures et machines-outils.
Pour résumer :
Si l’on a l’impression que le monde tel que nous le connaissions depuis les années 70 s’écroule, c’est parce que nous assistons à l’émergence d’un monde où la puissance industrielle redevient centrale, après un demi siècle de services et de logiciels. Ce nouveau monde réclame une nouvelle organisation.

 

  • Yea 1
Posté

Ça va un peu dans tous les sens, mais juste pour ça "mettre sur le marché un nouveau médicament un milliard de dollars."

Peut être parce que maintenant c'est un peu plus compliqué que d'oublier une culture de bactérie en partant en vacances

Posté

Compliqué notamment parce que le fardeau réglementaire est délirant et le time to market avec (ce qui le rend d’autant plus coûteux). 
 

Moi ce qui me dérange c’est ça :

 

Citation

En effet le fait que le dollar soit la monnaie de réserve fait que tous les pays du monde ont besoin de dollars, ce qui maintient son niveau élevé ce qui désavantage les secteurs économiques américains qui ne sont pas à forte marge, donc la plupart des secteurs industriels.


Je vois pas trop le lien entre monnaie, marges et industrie. 

  • Yea 2
Posté

Bon, j'ai quelques doutes sur le fait que ce sont seulement les régulations ou le degré d'interventionnisme qui expliquent les paradoxes de la productivité actuels. Mais passons. 

 

Au sujet de l'adversaire chinois j'ai cru comprendre qu'il y avait des intentions assez intéressantes à ce sujet dans Project 2025 que j'ai commencé à lire hier sur la recommandation d'un ami vu qu'effectivement une grosse partie des guidelines est suivie, et qu'on observe un certain partage du parole (Navarro y écrit même un article particulièrement hostile aux déficits si ça vous intéresse). Ce que j'ai lu concernant la politique internationale,  dans son article et ailleurs, était réellement marquée par une obsession anti-chinoise de bout en bout il y a réellement un sentiment de terreur qu'on sent vis à vis de l'ascension du rival avec un modèle. Uqn but, à échelle global, serait d'orchestrer ou de forcer un basculement de l'industrie vers l'Inde et les pays alentours et leur faire accueillir davantage d'entreprises américaines. L'intention étant de contraindre l'Inde à baisser globalement ses droits de douane.

 

L'idée de tout relocaliser aux Etats-Unis paraissant par certains aspects trop ambitieuse, là où l'Inde offre plusieurs avantages (que ce soit en termes de démographie, ou de régulations - reste l'obstacle de la Chine.  Une stratégie pour affaiblir la Chine consisterait bien à forcer une diminution de la part de la Chine dans la supply chain mondiale et perdre autant que possible en dépendance unilatérale.

 

Ca peut être assez intéressant d'observer ce qui se passera de ce côté-là aussi, car c'est un scénario qui me semble beaucoup plus réaliste dans un premier temps que la relocalisation des entreprises du secteur secondaire les plus optimisées en termes de coûts aux Etats-Unis - même si la relocalisation reste sûrement une perspective long terme qui est gardée en tête. 

 

Citation

The Mandate says advancing US-India relations is a crucial US objective. It references a detailed strategy paper on this by Heritage Foundation researcher Jeff Smith. India plays a crucial role in countering the Chinese threat and is an important emerging US economic partner. It is a critical security guarantor for the key routes of the Indian Ocean, and an important partner in the Quad’s coordinating efforts for a free and open Indo-Pacific. The US South Asia strategy should prioritize the long-term development of the US–India partnership over short-term tactical considerations, “including managing differences over Russia and the Ukraine crisis or the issue of CAATSA sanctions”.

 

J'ai trouvé un résumé rapide sur les projets par rapport à l'Inde dans cet article https://www.vifindia.org/sites/default/files/Project-2025-What-a-Trump-Administration-Portends-for-India.pdf,-  dans les faits on constate bien d'ailleurs que la visite de Modi était parmi les premières choses qui se sont passées après l'investiture de Trump. Ca explique aussi beaucoup le très grand intérêt pour la sécurisation et des accès à l'océan indien et le bombardement récnt des Houthis en dépit de leur volonté prétendue de ne plus être les gendarmes du monde et de ne plus en pouvoir du "free-loading". C'est un paradoxe qu'on retrouve bien chez Hegdseth. Dans le fond ça reste un peu du business as usual de leur part, mais en beaucoup plus explicite qu'auparavant : on vous protège, mais vous êtes nos vassaux et en tant que tels les tribus doivent être payés. 

 

Sinon, plus directement dans Project 2025 ça parle de cette idée dans ces termes  

 

Citation

The priority for statecraft is advancing the U.S.–Indian role as a cornerstone of the Quad, a cooperative framework including the U.S., India, Japan, and Australia. The Quad is comprised of the key nations in coordinating efforts for a free and open Indo–Pacific. It is an overarching group that nests the key U.S. bilateral and trilateral cooperative efforts that facilitate U.S. collaborative efforts across the Indo–Pacific. The State Department should also encourage the “Quad-Plus” concept that allows other regional powers to participate in Quad coordination on issues of mutual interest. Further, the State Department must support an integrated federal effort to deliver a revamped regional strategy for South Asia, as well as leading the execution of key tasks to implement the strategy.

 

Pour l'instant, j'ai vu que la démarche erratique de Trump a  surtout mené à un rapprochement commercial de la Chine, de la Corée et du Japon par contre. Je ne sais pas tellement comment ils comptent affronter ce problème.

 

Ca me fait penser que je n'ai pas encore lu ce qui s'y disait au sujet de la FED, par rapport aux questions que je me posais plus haut, ça pourrait sans doute être assez instructif si ça cadre avec les idées de Miran. 

  • Yea 1
Posté
2 hours ago, Tramp said:

Je vois pas trop le lien entre monnaie, marges et industrie. 

 

Oui, dit comme ça c'est bizarre.

Ce que je comprends que les USA ne peuvent faire baisser le dollar pour favoriser les exportations, donc ils n'exportent que les produits pour lesquels ils ont un fort avantage concurrentiel.

 

Posté
Compliqué notamment parce que le fardeau réglementaire est délirant et le time to market avec (ce qui le rend d’autant plus coûteux). 
 
Moi ce qui me dérange c’est ça :
 

En effet le fait que le dollar soit la monnaie de réserve fait que tous les pays du monde ont besoin de dollars, ce qui maintient son niveau élevé ce qui désavantage les secteurs économiques américains qui ne sont pas à forte marge, donc la plupart des secteurs industriels.

Je vois pas trop le lien entre monnaie, marges et industrie. 
Oui je suis d'accord. Surtout que ce n'est pas spécifique aux pays ayant une monnaie forte. C'est le cas de tout pays développé et ouvert
Posté
il y a 8 minutes, Solomos a dit :

 

Oui, dit comme ça c'est bizarre.

Ce que je comprends que les USA ne peuvent faire baisser le dollar pour favoriser les exportations, donc ils n'exportent que les produits pour lesquels ils ont un fort avantage concurrentiel.

 


Oui mais même là, il n’y a pas de free lunch : si ta monnaie baisse alors le coût des facteurs de production vont augmenter que ce soit ce que tu dois importer ou les travailleurs qui demandent plus de salaires pour compenser la perte de pouvoir d’achat surtout dans un pays comme les US à faible chômage. 

Posté

Sur le DOGE (tiré du précédent article).

 

"Au 11 avril 2025, le DOGE revendiquait avoir fait économiser au gouvernement américain 150 milliards de dollars. Comme il n’est pas possible de déterminer si les contrats annulés par Musk ont réellement produit de réelles économies, le département du Trésor ayant refusé de répondre à des questions portant spécifiquement sur l’impact du DOGE, on peut supposer que l’administration américaine a augmenté considérablement ses dépenses à tel point que celles-ci sont largement supérieures aux supposées économies réalisées par Musk et ses équipes.


En réalité, une partie de l’augmentation des dépenses américaines est elle-même provoquée par le DOGE. Le licenciement puis la ré-embauche — parfois seulement à quelques jours d’intervalle — de milliers de fonctionnaires s’accompagnent d’importants coûts administratifs qui se reflètent dans les dépenses de l’État.


Par ailleurs, les offres de maintien des salaires jusqu’à la fin de l’année fiscale faites aux employés fédéraux en échange de leur départ volontaire ont potentiellement contribué à augmenter les coûts salariaux pour cette année. De la même manière, le licenciement recommandé par le DOGE de dizaines de milliers de fonctionnaires de l’agence en charge de la collecte des impôts (IRS) aboutirait à une perte de plus de 500 milliards de dollars de recettes
fédérales."

Posté
Il y a 13 heures, Marlenus a dit :

Franchement, alors que j'allais assez régulièrement aux USA avant pour des tournois et autres, je vais attendre que la poussière retombe car là, on nous explique bien qu'être blanc/français ne te protègera pas si le douanier t'as dans l'oeil.

 

Visiblement, tu n'es pas le seul.

 

 

Faudra mesure l'impact touristique, mais on n'est plus à ça près.

Posté
Il y a 16 heures, Solomos a dit :

Je partage un texte de Joan Larroumec publié sur Facebook qui englobe beaucoup de sujets mais qui propose d'expliquer la vision qui est derrière les droits de douane comme moen de "rééquilibrer" les rapports entre les USA et le reste du monde.

Merci pour le partage. Tu aurais le lien FB stp ?

Posté
11 hours ago, Libéralix said:

En réalité, une partie de l’augmentation des dépenses américaines est elle-même provoquée par le DOGE

En entreprise, on appelle ça des restructuring charges (je ne connais pas le terme en français).

Posté

Nouveau copium européen, les américains vivent deux ans de moins en moyenne, signe évident de l'infériorité américaine.

81 ans vs 79,3 ans pour la population toale, c'est déprimant qu'on accorde un tel crédit à ce qui a de grandes chances d'être du bruit, merci les journalistes (et aussi cette façon de dire "riches" vs "pauvres" quand on parle en quartiles...). Enfin bon si ça permet au gaulois moyen d'être fier de son pays, tant mieux ! Et surtout n'évoquons pas l'espérance de vie en bonne santé qui est de 63 ans +- 0.5 tant en France qu'aux USA...

Posté

Et puis l’espérance de vie des blancs américains doit defoncer celle des blancs français :D .

 

Mais ça c’est juste l’argument si vous voulez rendre votre belle sœur toute rouge à Pacques.

  • Haha 1
Posté
1 hour ago, Bézoukhov said:

Et puis l’espérance de vie des blancs américains doit defoncer celle des blancs français :D .

 

Mais ça c’est juste l’argument si vous voulez rendre votre belle sœur toute rouge à Pacques.

Ça n'a pas l'air d'être le cas d'après l'étude citée par le Point https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMsa2408259

(Même les riches mangent très mal là bas. Ce n'est pas pour rien que l'espérance de vie est inférieure à celle du Portugal en moyenne, un pays pauvre dans le référentiel européen.)

  • Yea 1
Posté

Non, l'espérance de vie réduite est réelle, et est essentiellement un produit de la malbouffe. Quand tu as un amour douteux pour les fritures, les additifs louches, le snacking et les plats à emporter, tu arrives vite à 40% d'obèse et une espérance de vie réduite.

  • Yea 1
Posté
1 hour ago, Mathieu_D said:

Même les riches mangent très mal là bas

 

Oui, et je pense que certaines minorités comme les latino-américains ont une culture de la nourriture supérieure à celle de l'américain moyen, tout en étant plus bas économiquement. Donc ça me parait plausible qu'au USA les riches ne se nourrissent pas significativement mieux que les pauvres.

 

  • Yea 2
Posté
Il y a 18 heures, Bézoukhov a dit :

C’est tellement contre intuitif sur toutes les covariables que j’avoue avoir du mal à y croire.


Tu es déjà allé aux Etats-Unis (ailleurs qu'à NYC) ? Ton intuition serait vite corrigée. :D
 

Posté

J’ai fait que les US de bobo. Mais je me serais attendu à une prévalence de l’obésité chez les noirs (parce que justement les masses de la côte ouest et est qui sont statistiquement différents) et à de gros effets liés à la violence par arme (la mort jeune ça diminue fortement les stats).

 

Bon on va dire que le fentanyl fait la différence.

  • Yea 1
Posté
il y a 17 minutes, Bézoukhov a dit :

J’ai fait que les US de bobo. Mais je me serais attendu à une prévalence de l’obésité chez les noirs (parce que justement les masses de la côte ouest et est qui sont statistiquement différents) et à de gros effets liés à la violence par arme (la mort jeune ça diminue fortement les stats).

 

Bon on va dire que le fentanyl fait la différence.


Je viens de vérifier les chiffres.

 

Taux d’obésité 42% chez les Blancs et 49% chez les Noirs. En France, on est à 17%.

Dès que tu sors des USA des bobos, tu vois que des obèses.

Les États-Unis sont un pays fascinant n’empêche. En tant qu’Européen, c’est impossible de ne pas rager un peu contre eux.

On n’aurait jamais dû laisser ces dégénérés devenir si puissants. :D

Posté
Il y a 20 heures, Bézoukhov a dit :

C’est tellement contre intuitif sur toutes les covariables que j’avoue avoir du mal à y croire.

Intéresse-toi aux travaux de Angus Deaton (et Anne Case) à ce sujet.

Posté
Le 12/04/2025 à 10:42, Solomos a dit :

Donc ça me parait plausible qu'au USA les riches ne se nourrissent pas significativement mieux que les pauvres.

 

Si.

 

Les États avec le taux d'obésité le plus bas sont les États les plus riches (la côte Ouest et la Nouvelle Angleterre) + 2 exceptions géographiques (Colorado et Hawaii).

 

Les États avec le taux le plus haut sont les États pauvres du Sud et le Midwest.

Posté
Il y a 2 heures, Cthulhu a dit :

La remarque de Taleb reste quand même particulièrement conne.

Je n’aime pas trop que l’on critique une personne avec un si beau prénom sans étayer son attaque.

  • Haha 5
Posté
Il y a 4 heures, Cthulhu a dit :

La remarque de Taleb reste quand même particulièrement conne.


Oui et non. On parle toujours de l’âge d’or des années 50 mais qui aimerait vivre comme dans les années 50 plutôt qu’aujourd’hui ? Comment ça peut être un âge d’or par rapport à aujourd’hui si les gens n’échangeraient pas l’un pour l’autre ?

  • Yea 1

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×
×
  • Créer...