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Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres


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11 hours ago, Nick de Cusa said:

peut-etre a se partager mais indisprensable Tucker : D'ou est venue l'idee en confinement en 2006 ?

 

https://www.aier.org/article/the-2006-origins-of-the-lockdown-idea/

plutot que 

Quote

D'ou

je me demanderai 

Quote

pourquoi

 cui bono ?

ou vu  par le petit bout de la lorgnette, qui subit, quel est la victime ?

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On 5/18/2020 at 12:44 PM, Nick de Cusa said:

Le marche libre pour aider la biodiversite 

 

https://humanprogress.org/article?p=1911

 

Voià voilà.  Pour info, la semaine prochaine je suis de nouveau en chômage partiel.

Spoiler

Détruire la liberté du commerce ne résoudra pas la crise de la biodiversité

Les menaces qui pèsent sur la biodiversité ne seront traitées ni par les cris d’orfraie des biologistes ni par la destruction du capitalisme.

Par Matt Ridley

C’est peut-être parce qu’ils sont envieux de l’attention portée au changement climatique, ou alors parce qu’ils ambitionnent de monter un nouvel organisme intergouvernemental qui permet d’expédier des scientifiques dans des méga-conférences, que des biologistes sont partis en vrille au sujet de la biodiversité en ce début mai 2020.

Ils ont raison de dire que beaucoup de choses vont mal dans le monde sauvage, que nous pouvons faire beaucoup plus pour le protéger, l’améliorer et le restaurer, mais une grande partie de la couverture dans les médias et beaucoup de déclarations de Sir Bob Watson, président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Intergovernmental Panel on Biodiversity and Ecosystem Services - IPBES) sont franchement bizarres.

Les menaces qui pèsent sur la biodiversité ne sont pas nouvelles, elles ne sont pas nécessairement en train de s’accélérer, elles sont principalement dues à d’autres causes que la croissance, la prospérité économique ou le changement climatique et elles ne seront pas contrées en se repliant sur du bio en autarcie.  Voici quelques petits rectificatifs.

La plupart des destructions de biodiversité par l’être humain sont anciennes

Les vitesses d’extinction des espèces de mammifères et d’oiseaux ont connu un pic au 19ème siècle (principalement à cause des navires qui ont amené des rats dans les îles).  La dernière extinction d’une variété d’oiseaux nicheurs en Europe concernait le Grand Pingouin, c’était en 1844.  Voici des milliers d’années les chasseurs-cueilleurs de l’âge de pierre ont provoqué des extinctions de masse de mégafaune en Amérique du nord et du sud, Australie, Nouvelle Zélande et Madagascar, sans aide de la technologie moderne et sans capitalisme.  Cela ne signifie pas qu’il n’y a plus d’extinctions mais la principale raison, et de loin, est toujours l’invasion d’espèces étrangères, en particulier sur les îles : ce sont des champignons chytrides qui ont éradiqué des grenouilles et des crapauds, c’est le paludisme aviaire qui a éradiqué beaucoup de drépanidinés de Hawaii.

Il s’agit d’un problème particulier qui peut être traité et compensé, mais il faudra des technologies, de la science et de l’argent, plutôt que de se replier en autarcie en mangeant des graines.  L’éradication des rats sur l’île de Géorgie du sud a été une réussite exemplaire, avec des hélicoptères, le GPS et beaucoup de science.

C’est un air connu.  En 1981 l’écologiste Paul Ehrlich prédisait que 50% des espèces auraient disparu avant 2005.   En fait, environ 1,4% des espèces d’oiseaux et de mammifères, qui sont à la fois plus faciles à répertorier que des créatures plus petites et plus vulnérables face au risque de disparition, ont disparu en plusieurs siècles.

L’idée que le problème vient des « valeurs occidentales » ou du « capitalisme » est fausse

Au final ce qui réduit vraiment la biodiversité c’est une forte population pauvre qui exploite un territoire.  Lorsqu’un pays s’enrichit et adopte l’économie de marché il inverse généralement le cours de la déforestation, il ralentit la disparition d’espèces et il inverse le déclin de certaines espèces.   Un pays comme le Bangladesh est à présent suffisamment riche pour faire croître ses forêts au lieu de déforester, et c’est comme ça dans le monde entier.  Et il s’agit principalement de forêts naturelles, pas de plantations.   Concernant les animaux sauvages, pensez à toutes les espèces qui sont de nouveau abondantes en Grande Bretagne : loutres, balbuzards, aigles marins, milans, grues, castors, cerfs, et bien d’autres.  Pourquoi y a-t-il de plus en plus de loups dans le monde, de moins en moins de lions, à peu près autant de tigres ?   Tout simplement parce que les loups sont dans des pays riches, les lions dans des pays pauvres et les tigres dans des pays à revenus moyens.  La prospérité est la solution et non pas le problème.

Il n’y a rien de plus rapide pour éradiquer la nature que d’en tirer sa subsistance.  Lorsqu’un villageois africain devient suffisamment riche pour acheter à manger dans un magasin plutôt que d’aller chasser du gibier dans la forêt, c’est à l’avantage de la vie sauvage.   De même s’il peut se payer du gaz pour faire la cuisine au lieu de couper du bois.  Plus nous pouvons urbaniser et plus nous pouvons accroître l’agriculture intensive et les combustibles fossiles, moins nous aurons besoin d’écumer des forêts, que ce soit pour de la nourriture ou pour du combustible.

L’agriculture intensive libère de l’espace pour la nature

On a calculé que si on devait nourrir la population actuelle avec les rendements principalement bio de 1960, il faudrait cultiver 82% des terres mondiales, alors que nous en cultivons environ 38%.  Grâce aux engrais, aux tracteurs, à la génétique et aux pesticides, nous avons besoin de 68% de terres en moins pour produire la même quantité de nourriture qu’en 1960.  C’est une bonne chose.  La plupart des défenseurs de la nature sensés ont compris que la bonne approche consiste à « épargner des terres » - de l’agriculture intensive et des terres en friche, plutôt qu’une agriculture inefficiente avec un peu de nature au milieu des champs.   Le Professeur Andrew Balmford de l’Université de Cambridge a dirigé une équipe dont les recherches approfondies ont montré que c’est la meilleure approche non seulement pour l’occupation des sols mais aussi pour d’autres problèmes environnementaux : ils ont montré par exemple que les élevages laitiers bios induisent 30% de plus d’érosion des sols et utilisent deux fois plus de terres que les élevages laitiers conventionnels pour produire la même quantité de lait.

Faire plus avec moins

Une des rengaines préférées de beaucoup d’écologistes consiste à dire qu’on ne peut pas croître indéfiniment dans un monde aux ressources limitées.  Mais c’est complètement faux, car la croissance économique vient du fait qu’on fait plus avec moins.  Donc, si j’invente un nouveau moteur de voiture qui consomme deux fois moins de litres aux 100 kilomètres, j’ai provoqué de la croissance économique mais nous utiliserons moins de carburant.  De même, si j’augmente le rendement d’une récolte, j’aurai besoin de moins de terres et aussi probablement de moins de carburant.   Cette « croissance dans la réduction » se produit en permanence : voyez combien les téléphones mobiles sont plus petits qu’ils ne l’ont jamais étés.

Les médias ignorent le fait que des espèces sont tirées d’affaire

La BBC a utilisé un chant de baleine à bosse pour illustrer les espèces menacées d’extinction.   Les baleines à bosse étaient tombées à quelques milliers dans les années 60 et elles figuraient sur la liste des espèces « en danger ».  En 1996, comme leur population augmentait, elles ont été rétrogradées à « vulnérables ».  En 2008, comme elles sont devenues nombreuses, elles ont été à nouveau rétrogradées à « préoccupation mineure ».  Aujourd’hui elles sont 80 000, elles sont revenues aux densités d’avant leur exploitation dans de nombreux endroits du monde, et on voit parfois des groupes de 200 qui chassent ensemble, une réussite inimaginable lorsque j’étais jeune.  On peut en dire autant de nombreuses espèces qu’on exploitait autrefois comme les phoques à fourrure, les éléphants de mer, les manchots royaux et bien d’autres.

Quelle qu’en soit la raison, les activistes écologistes détestent parler des réussites des protecteurs de l’environnement en matière de sauvegarde des espèces, de restauration de populations et de réintroduction dans la nature.  Ils préfèrent insister sur les menaces.   Cela apporte plus de publicité et plus de dons mais cela répand aussi un sentiment de désespoir qui fait que beaucoup de gens ordinaires se sentent impuissants plutôt qu’impliqués.  Il est temps d’ouvrir un débat honnête au sujet de ce que nous pouvons faire pour préserver la vie sauvage, plutôt que de crier comme Private Frazer « nous sommes tous foutus ! » 

 

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On 5/24/2020 at 5:39 AM, Nick de Cusa said:

USA Presidentielles 2020, Jo Jorgensen est la candidate libertarienne

 

https://reason.com/2020/05/23/jo-jorgensen-wins-libertarian-party-presidential-nomination/

 

Voilà.  J'ai refomulé le dernier paragraphe car parler du 24 mai au futur c'est un peu bizarre.  Dites-moi si vous voulez aussi l'interview et / ou l'article sur le candidat VP Spike Cohen.

Spoiler

Jo Jorgensen candidate libérale à la présidentielle américaine

L’enseignante en psychologie qui a été candidate comme vice-présidente en 1996 a obtenu 51% des voix au quatrième tour.

Par Brian Doherty

C’est lors d’une journée de réunion virtuelle, au bout de quatre tours de vote, que les 1035 délégués rassemblés pour la convention en ligne du Patri Libertarien ont sélectionné Jo Jorgensen comme candidate présidentielle.

Elle a gagné avec un peu plus de 51% des voix (tous les délégués n’ont pas voté à chaque tour) lors de ce quatrième tour avec 524 votes.  Jacob Hornberger est arrivé deuxième avec près de 28% des voix.  Vermin Supreme est arrivé troisième avec 20% au dernier tour. 

Reason a mené récemment un entretien avec Jorgensen qui est enseignante en psychologie à Clemson et a été la candidate du parti comme vice-présidente en tandem avec Harry Browne en 1996.

Le système électoral du parti a mis en lice six candidats officiels à la nomination : Jorgensen, Jacob Hornberger, Vermin Supreme, John Monds, le Juge James Gray et Adam Kokesh.  (Les participants pouvaient voter pour d’autres personnes s’ils le souhaitaient, ou bien ne voter pour aucun de ces candidats, et beaucoup l’ont fait).

Jorgensen a mené au score à chaque scrutin, avec seulement 12 voix d’avance sur son concurrent Jacob Hornberger au premier tour.  Selon la procédure du parti, le candidat recevant le plus petit nombre de voix a été techniquement éliminé pour le tour suivant.

Kokesh a été éliminé au premier tour, Gray au deuxième et Monds au troisième.  L’avance de Jorgensen a augmenté à chaque tour, atteignant 82 voix devant Hornberger au deuxième tour et 126 voix au troisième.  Le niveau de soutien à Hornberger est resté à peu près constant, atteignant seulement 285 voix, à comparer aux 236 du premier tour.

Jorgensen s’est engagée à faire « la campagne la plus réussie que nous pouvons » lors d’un discours après la sortie des résultats.  Son concurrent Hornberger a déclaré dans un discours où il a reconnu sa défaite qu’il « la respectait et l’estimait au plus haut point ».

Joseph Bishop-Henchman, un représentant d’envergure du Comité National Libertarien dont il brigue la présidence cette année, a déclaré dans un message écrit, lorsqu’il a appris sa victoire, que « Jo Jorgensen a prouvé qu’elle est une combattante et elle contrastera grandement avec les septuagénaires qui sont ses adversaires.  Elle a rassemblé un groupe de Libertariens remarquablement varié. »

Le partenaire de Jorgensen, candidat à la vice-présidence, a été sélectionné lors d’un second scrutin le 24 mai. Il s’agit de Spike Cohen.

 

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Le 19/05/2020 à 20:14, fm06 a dit :

 

Voià voilà.  Pour info, la semaine prochaine je suis de nouveau en chômage partiel.

  Révéler le contenu masqué

Détruire la liberté du commerce ne résoudra pas la crise de la biodiversité

 

Les menaces qui pèsent sur la biodiversité ne seront traitées ni par les cris d’orfraie des biologistes ni par la destruction du capitalisme.

 

Par Matt Ridley

 

C’est peut-être parce qu’ils sont envieux de l’attention portée au changement climatique, ou alors parce qu’ils ambitionnent de monter un nouvel organisme intergouvernemental qui permet d’expédier des scientifiques dans des méga-conférences, que des biologistes sont partis en vrille au sujet de la biodiversité en ce début mai 2020.

 

Ils ont raison de dire que beaucoup de choses vont mal dans le monde sauvage, que nous pouvons faire beaucoup plus pour le protéger, l’améliorer et le restaurer, mais une grande partie de la couverture dans les médias et beaucoup de déclarations de Sir Bob Watson, président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Intergovernmental Panel on Biodiversity and Ecosystem Services - IPBES) sont franchement bizarres.

 

Les menaces qui pèsent sur la biodiversité ne sont pas nouvelles, elles ne sont pas nécessairement en train de s’accélérer, elles sont principalement dues à d’autres causes que la croissance, la prospérité économique ou le changement climatique et elles ne seront pas contrées en se repliant sur du bio en autarcie.  Voici quelques petits rectificatifs.

 

La plupart des destructions de biodiversité par l’être humain sont anciennes

 

Les vitesses d’extinction des espèces de mammifères et d’oiseaux ont connu un pic au 19ème siècle (principalement à cause des navires qui ont amené des rats dans les îles).  La dernière extinction d’une variété d’oiseaux nicheurs en Europe concernait le Grand Pingouin, c’était en 1844.  Voici des milliers d’années les chasseurs-cueilleurs de l’âge de pierre ont provoqué des extinctions de masse de mégafaune en Amérique du nord et du sud, Australie, Nouvelle Zélande et Madagascar, sans aide de la technologie moderne et sans capitalisme.  Cela ne signifie pas qu’il n’y a plus d’extinctions mais la principale raison, et de loin, est toujours l’invasion d’espèces étrangères, en particulier sur les îles : ce sont des champignons chytrides qui ont éradiqué des grenouilles et des crapauds, c’est le paludisme aviaire qui a éradiqué beaucoup de drépanidinés de Hawaii.

 

Il s’agit d’un problème particulier qui peut être traité et compensé, mais il faudra des technologies, de la science et de l’argent, plutôt que de se replier en autarcie en mangeant des graines.  L’éradication des rats sur l’île de Géorgie du sud a été une réussite exemplaire, avec des hélicoptères, le GPS et beaucoup de science.

 

C’est un air connu.  En 1981 l’écologiste Paul Ehrlich prédisait que 50% des espèces auraient disparu avant 2005.   En fait, environ 1,4% des espèces d’oiseaux et de mammifères, qui sont à la fois plus faciles à répertorier que des créatures plus petites et plus vulnérables face au risque de disparition, ont disparu en plusieurs siècles.

 

L’idée que le problème vient des « valeurs occidentales » ou du « capitalisme » est fausse

 

Au final ce qui réduit vraiment la biodiversité c’est une forte population pauvre qui exploite un territoire.  Lorsqu’un pays s’enrichit et adopte l’économie de marché il inverse généralement le cours de la déforestation, il ralentit la disparition d’espèces et il inverse le déclin de certaines espèces.   Un pays comme le Bangladesh est à présent suffisamment riche pour faire croître ses forêts au lieu de déforester, et c’est comme ça dans le monde entier.  Et il s’agit principalement de forêts naturelles, pas de plantations.   Concernant les animaux sauvages, pensez à toutes les espèces qui sont de nouveau abondantes en Grande Bretagne : loutres, balbuzards, aigles marins, milans, grues, castors, cerfs, et bien d’autres.  Pourquoi y a-t-il de plus en plus de loups dans le monde, de moins en moins de lions, à peu près autant de tigres ?   Tout simplement parce que les loups sont dans des pays riches, les lions dans des pays pauvres et les tigres dans des pays à revenus moyens.  La prospérité est la solution et non pas le problème.

 

Il n’y a rien de plus rapide pour éradiquer la nature que d’en tirer sa subsistance.  Lorsqu’un villageois africain devient suffisamment riche pour acheter à manger dans un magasin plutôt que d’aller chasser du gibier dans la forêt, c’est à l’avantage de la vie sauvage.   De même s’il peut se payer du gaz pour faire la cuisine au lieu de couper du bois.  Plus nous pouvons urbaniser et plus nous pouvons accroître l’agriculture intensive et les combustibles fossiles, moins nous aurons besoin d’écumer des forêts, que ce soit pour de la nourriture ou pour du combustible.

 

L’agriculture intensive libère de l’espace pour la nature

 

On a calculé que si on devait nourrir la population actuelle avec les rendements principalement bio de 1960, il faudrait cultiver 82% des terres mondiales, alors que nous en cultivons environ 38%.  Grâce aux engrais, aux tracteurs, à la génétique et aux pesticides, nous avons besoin de 68% de terres en moins pour produire la même quantité de nourriture qu’en 1960.  C’est une bonne chose.  La plupart des défenseurs de la nature sensés ont compris que la bonne approche consiste à « épargner des terres » - de l’agriculture intensive et des terres en friche, plutôt qu’une agriculture inefficiente avec un peu de nature au milieu des champs.   Le Professeur Andrew Balmford de l’Université de Cambridge a dirigé une équipe dont les recherches approfondies ont montré que c’est la meilleure approche non seulement pour l’occupation des sols mais aussi pour d’autres problèmes environnementaux : ils ont montré par exemple que les élevages laitiers bios induisent 30% de plus d’érosion des sols et utilisent deux fois plus de terres que les élevages laitiers conventionnels pour produire la même quantité de lait.

 

Faire plus avec moins

 

Une des rengaines préférées de beaucoup d’écologistes consiste à dire qu’on ne peut pas croître indéfiniment dans un monde aux ressources limitées.  Mais c’est complètement faux, car la croissance économique vient du fait qu’on fait plus avec moins.  Donc, si j’invente un nouveau moteur de voiture qui consomme deux fois moins de litres aux 100 kilomètres, j’ai provoqué de la croissance économique mais nous utiliserons moins de carburant.  De même, si j’augmente le rendement d’une récolte, j’aurai besoin de moins de terres et aussi probablement de moins de carburant.   Cette « croissance dans la réduction » se produit en permanence : voyez combien les téléphones mobiles sont plus petits qu’ils ne l’ont jamais étés.

 

Les médias ignorent le fait que des espèces sont tirées d’affaire

 

La BBC a utilisé un chant de baleine à bosse pour illustrer les espèces menacées d’extinction.   Les baleines à bosse étaient tombées à quelques milliers dans les années 60 et elles figuraient sur la liste des espèces « en danger ».  En 1996, comme leur population augmentait, elles ont été rétrogradées à « vulnérables ».  En 2008, comme elles sont devenues nombreuses, elles ont été à nouveau rétrogradées à « préoccupation mineure ».  Aujourd’hui elles sont 80 000, elles sont revenues aux densités d’avant leur exploitation dans de nombreux endroits du monde, et on voit parfois des groupes de 200 qui chassent ensemble, une réussite inimaginable lorsque j’étais jeune.  On peut en dire autant de nombreuses espèces qu’on exploitait autrefois comme les phoques à fourrure, les éléphants de mer, les manchots royaux et bien d’autres.

 

Quelle qu’en soit la raison, les activistes écologistes détestent parler des réussites des protecteurs de l’environnement en matière de sauvegarde des espèces, de restauration de populations et de réintroduction dans la nature.  Ils préfèrent insister sur les menaces.   Cela apporte plus de publicité et plus de dons mais cela répand aussi un sentiment de désespoir qui fait que beaucoup de gens ordinaires se sentent impuissants plutôt qu’impliqués.  Il est temps d’ouvrir un débat honnête au sujet de ce que nous pouvons faire pour préserver la vie sauvage, plutôt que de crier comme Private Frazer « nous sommes tous foutus ! » 

 

 

Merci !

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Il y a 2 heures, fm06 a dit :

 

Voilà.  J'ai refomulé le dernier paragraphe car parler du 24 mai au futur c'est un peu bizarre.  Dites-moi si vous voulez aussi l'interview et / ou l'article sur le candidat VP Spike Cohen.

  Masquer le contenu

Jo Jorgensen candidate libérale à la présidentielle américaine

 

L’enseignante en psychologie qui a été candidate comme vice-présidente en 1996 a obtenu 51% des voix au quatrième tour.

 

Par Brian Doherty

 

C’est lors d’une journée de réunion virtuelle, au bout de quatre tours de vote, que les 1035 délégués rassemblés pour la convention en ligne du Patri Libertarien ont sélectionné Jo Jorgensen comme candidate présidentielle.

 

Elle a gagné avec un peu plus de 51% des voix (tous les délégués n’ont pas voté à chaque tour) lors de ce quatrième tour avec 524 votes.  Jacob Hornberger est arrivé deuxième avec près de 28% des voix.  Vermin Supreme est arrivé troisième avec 20% au dernier tour. 

 

Reason a mené récemment un entretien avec Jorgensen qui est enseignante en psychologie à Clemson et a été la candidate du parti comme vice-présidente en tandem avec Harry Browne en 1996.

 

Le système électoral du parti a mis en lice six candidats officiels à la nomination : Jorgensen, Jacob Hornberger, Vermin Supreme, John Monds, le Juge James Gray et Adam Kokesh.  (Les participants pouvaient voter pour d’autres personnes s’ils le souhaitaient, ou bien ne voter pour aucun de ces candidats, et beaucoup l’ont fait).

 

Jorgensen a mené au score à chaque scrutin, avec seulement 12 voix d’avance sur son concurrent Jacob Hornberger au premier tour.  Selon la procédure du parti, le candidat recevant le plus petit nombre de voix a été techniquement éliminé pour le tour suivant.

 

Kokesh a été éliminé au premier tour, Gray au deuxième et Monds au troisième.  L’avance de Jorgensen a augmenté à chaque tour, atteignant 82 voix devant Hornberger au deuxième tour et 126 voix au troisième.  Le niveau de soutien à Hornberger est resté à peu près constant, atteignant seulement 285 voix, à comparer aux 236 du premier tour.

 

Jorgensen s’est engagée à faire « la campagne la plus réussie que nous pouvons » lors d’un discours après la sortie des résultats.  Son concurrent Hornberger a déclaré dans un discours où il a reconnu sa défaite qu’il « la respectait et l’estimait au plus haut point ».

 

Joseph Bishop-Henchman, un représentant d’envergure du Comité National Libertarien dont il brigue la présidence cette année, a déclaré dans un message écrit, lorsqu’il a appris sa victoire, que « Jo Jorgensen a prouvé qu’elle est une combattante et elle contrastera grandement avec les septuagénaires qui sont ses adversaires.  Elle a rassemblé un groupe de Libertariens remarquablement varié. »

 

Le partenaire de Jorgensen, candidat à la vice-présidence, a été sélectionné lors d’un second scrutin le 24 mai. Il s’agit de Spike Cohen.

 

 

 

ET merci ! :)

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"Enseignante" -> "professeur" ?

« Lecturer » désigne un prof non titulaire. On peut aussi traduire par « maître de conférences » mais je trouve que c’est un peu lourd et très franco français. Je laisse ma rédaction trancher.


Envoyé de mon iPhone en utilisant Tapatalk
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Il y a 2 heures, fm06 a dit :

« Lecturer » désigne un prof non titulaire. On peut aussi traduire par « maître de conférences » mais je trouve que c’est un peu lourd et très franco français. Je laisse ma rédaction trancher.

Bien vu. Sinon, passer en forme verbale ? "Elle enseigne..." ?

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@Rübezahl, pourrais-tu nous en dire un peu plus au sujet de libland?  J'avoue que je m'interroge.  Quels objectifs? Quelle ambition?  Pourquoi disperser l'effort entre Contrepoints et Libland?

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Il y a 3 heures, fm06 a dit :

@Rübezahl, pourrais-tu nous en dire un peu plus au sujet de libland?  J'avoue que je m'interroge.  Quels objectifs? Quelle ambition?  Pourquoi disperser l'effort entre Contrepoints et Libland?

 

Volontiers.

Néanmoins, je propose de faire ça dans le fil spécifiquement dédié

 

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Appel à toutes les unités : Tom Palmer (Cato, Atlas Network) voudrait voir cet article dans Contrepoints, il faudrait le traduire rapidement s'il vous plait ! 🙏

 

Liberalism and Pandemics
 
Dr. Tom G. Palmer (George M. Yeager Chair for Advancing Liberty and executive vice president for international programs at Atlas Network, a global network of 508 think tanks in 98 countries, and senior fellow at Cato Institute.)

 

Major events always present occasions for confirmation bias. This pandemic is no different. Chinese Communist Party propagandist Dong Yuzhen concluded that “The advantages of the Chinese system have once again been demonstrated since the outbreak of the coronavirus.” U.S. Congresswoman Alexandra Ocasio-Cortez concluded that the pandemic showed that “we need both debt moratorium and universal basic income right now.” And so should I, as a free-market liberal, conclude that the pandemic proves that we need freer markets?

 

It depends on the evidence.  And for everyone, it should be an opportunity to think through what role governments should and shouldn’t play.  

 

I’m for limited government. Among a limited government’s functions is protection of public health, i.e., threats to health that have major spillover effects, in the current case a dangerous contagious disease Having a legitimate role does not mean, however, that they should suppress voluntary, civil society responses.  In Germany and South Korea, to take two liberal democratic countries, tests were available in January and were mass produced by private firms. The US Trump administration took the authoritarian socialist approach when the Food and Drug Administration (FDA) refused to admit foreign tests and granted a monopoly to another government agency, the Centers for Disease Control and Prevention, which then proceeded to manufacture and distribute tests that were contaminated and, thus, useless. According to Dr. Anne Schuchat of the CDC, they didn’t think “we needed somebody else’s test.” It was not until February 29 that the FDA finally allowed non-governmental labs to begin testing. That cost time and lives.  We witnessed in the US a mix of monopolization, deliberate suppression of the private sector, and incompetence on an astonishing scale.

 

Now, where to place the blame? On the private firms that were not allowed to produce tests, or on the government agencies that monopolized them and then produced useless tests?  Some may find that a hard question to answer.

 

What liberals such as I have been reminded of – and it’s an important reminder to those who work to limit state power – is that limited government needs to be distinguished from incompetent government. Government should discharge its legitimate functions effectively and efficiently, and not go beyond them. Being for limited government is not the same as being “anti-government.”

 

We are also reminded that, when government massively increases indebtedness (a trillion dollars here, a trillion there, as the late US Senator Everett Dirksen said years ago of mere millions and billions, “and pretty soon you're talking real money”), it makes it harder to deal with real crises.  The Dutch government spent years reducing government expenditure to pay debt down to about 50% of GDP. That put them in much better shape to deal with the pandemic than indebted Italy, for example, as Prime Minister Rutte reminded the Dutch people when the pandemic hit.

 

We’ve also seen governments in many countries lifting – as emergency measures to save lives – long-standing restrictions on trade. And it turns out getting rid of them does save lives.  They were never needed in the first place.  (The US-based Competitive Enterprise Institute has promoted the hashtag #neverneeded to describe the restrictions on telemedicine, on restrictive licenses forbidding doctors and nurses from working in hot spots, on idiotic paperwork that stopped production of N95 masks and ventilators, and on and on and on.)

 

There have been responses to the pandemic that draw on efficient government and private enterprise and there have been responses that have suppressed private enterprise and unleashed incompetent government. As a liberal, I prefer the former. I don’t find any evidence that socialism, the abolition of the market economy, monopolistic state health care systems, protectionism, or other schemes would have made things better.

 

One topic is of especially great importance: freedom of trade and travel. Illiberal activists of various sorts, on both the left and the right, have argued that it’s time to get rid of global trade and travel. They note that contagions do travel faster when trade and travel are freer. That is true. At the same time, we are far, far wealthier and far, far better able to respond to such contagious diseases because trade and travel have been substantially freed over much of the world over the past decades. In fact, the current trend toward restricting trade and toward cutting supply chains, if not stopped, will almost certainly kill more people than will be killed by the novel coronavirus. As the director of the UN’s World Food Program told the Security Council, due to rising trade disruptions and restrictions, “There is also a real danger that more people could potentially die from the economic impact of COVID-19 than from the virus itself.” Would the drug of trade barriers make that better? No, what is needed to avoid privation and famine is the liberal prescription of free trade. 

 

The pandemic reminds liberals of the difference between limited government and incompetent government, but it should reinforce our belief in the superiority of liberal democracy over authoritarianism and of free markets over state monopolization.
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Il y a 3 heures, F. mas a dit :

Appel à toutes les unités : Tom Palmer (Cato, Atlas Network) voudrait voir cet article dans Contrepoints, il faudrait le traduire rapidement s'il vous plait ! 🙏

 

Liberalism and Pandemics
 
Dr. Tom G. Palmer (George M. Yeager Chair for Advancing Liberty and executive vice president for international programs at Atlas Network, a global network of 508 think tanks in 98 countries, and senior fellow at Cato Institute.)

 

Major events always present occasions for confirmation bias. This pandemic is no different. Chinese Communist Party propagandist Dong Yuzhen concluded that “The advantages of the Chinese system have once again been demonstrated since the outbreak of the coronavirus.” U.S. Congresswoman Alexandra Ocasio-Cortez concluded that the pandemic showed that “we need both debt moratorium and universal basic income right now.” And so should I, as a free-market liberal, conclude that the pandemic proves that we need freer markets?

 

It depends on the evidence.  And for everyone, it should be an opportunity to think through what role governments should and shouldn’t play.  

 

I’m for limited government. Among a limited government’s functions is protection of public health, i.e., threats to health that have major spillover effects, in the current case a dangerous contagious disease Having a legitimate role does not mean, however, that they should suppress voluntary, civil society responses.  In Germany and South Korea, to take two liberal democratic countries, tests were available in January and were mass produced by private firms. The US Trump administration took the authoritarian socialist approach when the Food and Drug Administration (FDA) refused to admit foreign tests and granted a monopoly to another government agency, the Centers for Disease Control and Prevention, which then proceeded to manufacture and distribute tests that were contaminated and, thus, useless. According to Dr. Anne Schuchat of the CDC, they didn’t think “we needed somebody else’s test.” It was not until February 29 that the FDA finally allowed non-governmental labs to begin testing. That cost time and lives.  We witnessed in the US a mix of monopolization, deliberate suppression of the private sector, and incompetence on an astonishing scale.

 

Now, where to place the blame? On the private firms that were not allowed to produce tests, or on the government agencies that monopolized them and then produced useless tests?  Some may find that a hard question to answer.

 

What liberals such as I have been reminded of – and it’s an important reminder to those who work to limit state power – is that limited government needs to be distinguished from incompetent government. Government should discharge its legitimate functions effectively and efficiently, and not go beyond them. Being for limited government is not the same as being “anti-government.”

 

We are also reminded that, when government massively increases indebtedness (a trillion dollars here, a trillion there, as the late US Senator Everett Dirksen said years ago of mere millions and billions, “and pretty soon you're talking real money”), it makes it harder to deal with real crises.  The Dutch government spent years reducing government expenditure to pay debt down to about 50% of GDP. That put them in much better shape to deal with the pandemic than indebted Italy, for example, as Prime Minister Rutte reminded the Dutch people when the pandemic hit.

 

We’ve also seen governments in many countries lifting – as emergency measures to save lives – long-standing restrictions on trade. And it turns out getting rid of them does save lives.  They were never needed in the first place.  (The US-based Competitive Enterprise Institute has promoted the hashtag #neverneeded to describe the restrictions on telemedicine, on restrictive licenses forbidding doctors and nurses from working in hot spots, on idiotic paperwork that stopped production of N95 masks and ventilators, and on and on and on.)

 

There have been responses to the pandemic that draw on efficient government and private enterprise and there have been responses that have suppressed private enterprise and unleashed incompetent government. As a liberal, I prefer the former. I don’t find any evidence that socialism, the abolition of the market economy, monopolistic state health care systems, protectionism, or other schemes would have made things better.

 

One topic is of especially great importance: freedom of trade and travel. Illiberal activists of various sorts, on both the left and the right, have argued that it’s time to get rid of global trade and travel. They note that contagions do travel faster when trade and travel are freer. That is true. At the same time, we are far, far wealthier and far, far better able to respond to such contagious diseases because trade and travel have been substantially freed over much of the world over the past decades. In fact, the current trend toward restricting trade and toward cutting supply chains, if not stopped, will almost certainly kill more people than will be killed by the novel coronavirus. As the director of the UN’s World Food Program told the Security Council, due to rising trade disruptions and restrictions, “There is also a real danger that more people could potentially die from the economic impact of COVID-19 than from the virus itself.” Would the drug of trade barriers make that better? No, what is needed to avoid privation and famine is the liberal prescription of free trade. 

 

The pandemic reminds liberals of the difference between limited government and incompetent government, but it should reinforce our belief in the superiority of liberal democracy over authoritarianism and of free markets over state monopolization.

Un rapide brouillon à retravailler : je dois filer au lycée :

Les événements majeurs sont toujours l'occasion de confirmer la vision du monde de chacun. La présente pandémie n’échappe pas à cette règle. Le propagandiste du Parti communiste chinois Dong Yuzhen a conclu que "les avantages du système chinois ont une fois de plus été démontrés depuis l'apparition du coronavirus". Pour la congressiste américaine Alexandra Ocasio-Cortez la pandémie a montré que "nous avons besoin à la fois d'un moratoire sur la dette et d'un revenu de base universel dès maintenant". Et moi, en tant que libéral, devrais-je conclure que la pandémie prouve que nous avons besoin de marchés plus libres ?

 

 

Cela dépend des preuves.  Et pour tout le monde, ce devrait être l'occasion de réfléchir au rôle que les gouvernements devraient et ne devraient pas jouer. 

Je suis pour un État limité. Parmi les fonctions d'un État limité figure la protection de la santé publique, c'est-à-dire les menaces pour la santé qui ont des retombées majeures, dans le cas présent une maladie contagieuse dangereuse. Avoir un rôle légitime ne signifie pas pour autant qu'ils doivent entraver les initiatives de la société civile.  En Allemagne et en Corée du Sud, pour prendre deux pays démocratiques libéraux, des tests ont été disponibles en janvier et ont été produits en masse par des entreprises privées. L'administration américaine Trump a adopté une approche socialiste autoritaire lorsque la Food and Drug Administration (FDA) a refusé d'admettre les tests étrangers et a accordé un monopole à une autre agence gouvernementale, les Centers for Disease Control and Prevention, qui a alors procédé à la fabrication et à la distribution de tests contaminés et donc inutiles. Selon le Dr. Anne Schuchat du CDC, ils ne pensaient pas "qu'il nous fallait le test de quelqu'un d'autre". Ce n'est que le 29 février que la FDA a finalement autorisé les laboratoires non gouvernementaux à commencer les tests. Cela a coûté du temps et des vies.  Nous avons assisté aux États-Unis à un mélange de monopolisation, de suppression délibérée du secteur privé et d'incompétence à une échelle étonnante.

Maintenant, sur qui rejeter la faute ? Sur les entreprises privées qui n'étaient pas autorisées à produire des tests, ou sur les agences gouvernementales qui les monopolisaient et produisaient ensuite des tests inutiles ?  Certains trouveront peut-être difficile de répondre à cette question.

Pour les libéraux comme moi - et c'est un rappel important pour ceux qui travaillent à limiter le pouvoir de l'État - il importe de distinguer un État limité d'un État incompétent. Le gouvernement doit s'acquitter de ses fonctions légitimes avec efficacité et efficience, et ne pas les outrepasser. Être pour un État limité n'est pas la même chose qu'être "anti-État".

Cela nous montre également que, lorsque l'État s'endette massivement (des milliards de dollars par-ci, des milliards par-là, comme l'a dit  le défunt sénateur américain Everett Dirksen il y a bien des années, à propos de millions  "et bientôt, on parlera d'argent réel"), il lui est plus difficile de faire face à de véritables crises.  Le gouvernement néerlandais a passé des années à réduire les dépenses publiques pour rembourser la dette à environ 50 % du PIB. Cela les a mis dans une bien meilleure position pour faire face à la pandémie par rapport à l'Italie endettée, par exemple, comme l'a rappelé le Premier ministre Rutte au peuple néerlandais lorsque la pandémie a frappé.

Nous avons également vu les gouvernements de nombreux pays lever - à titre de mesures d'urgence pour sauver des vies - des restrictions commerciales anciennes. Et il s'avère que les éliminer permet de sauver des vies.  Elles n'ont jamais été nécessaires au départ.  (Le Competitive Enterprise Institute, basé aux États-Unis, a fait la promotion du hashtag #neverneed pour décrire les restrictions sur la télémédecine, sur les licences restrictives interdisant aux médecins et aux infirmières de travailler dans les points chauds, sur la paperasserie idiote qui empêchait la production de masques et de ventilateurs N95, et ainsi de suite).

Les réponses à la pandémie ont été dans certains cas de faire appel à l'efficacité de l’État et des entreprises privées, et dans d’autres cas d’écarter les entreprises privées au profit d’un État incompétent. En tant que libéral, je préfère le premier type de réponses. Je ne trouve aucune preuve que le socialisme, l'abolition de l'économie de marché, les systèmes de soins de santé monopolistiques de l'État, le protectionnisme ou d'autres régimes aient pu améliorer les choses.

Un sujet est particulièrement important : la liberté de commerce et de voyage. Des militants illibéraux de toutes sortes, de gauche comme de droite, ont fait valoir qu'il est temps de mettre fin au commerce international et aux voyages planétaires. Ils font remarquer que les contagions voyagent plus rapidement lorsque le commerce et les voyages sont plus libres. C'est vrai. Dans le même temps, nous sommes beaucoup, beaucoup plus riches et beaucoup, beaucoup mieux à même de lutter contre ces maladies contagieuses parce que le commerce et les voyages ont été considérablement libéralisés dans une grande partie du monde au cours des dernières décennies. En fait, la tendance actuelle à la restriction du commerce et à la réduction des chaînes d'approvisionnement, si elle n'est pas stoppée, tuera presque certainement plus de personnes que le nouveau coronavirus ne le fera. Comme le directeur du Programme alimentaire mondial des Nations unies l'a déclaré au Conseil de sécurité, en raison de l'augmentation des perturbations et des restrictions commerciales, "il existe également un réel danger que plus de personnes meurent potentiellement des conséquences économiques de COVID-19 que du virus lui-même". La drogue des barrières commerciales rendrait-elle cela plus facile ? Non, ce qu'il faut pour éviter la privation et la famine, c'est la politique libérale de libre-échange.

La pandémie rappelle aux libéraux la différence entre un État limité et un État incompétent, mais elle devrait renforcer notre croyance dans la supériorité de la démocratie libérale sur l'autoritarisme et du libre marché sur le monopole étatique.

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16 hours ago, Nick de Cusa said:

Devrions-nous arreter de regarder "Autant en Emport le Vent" ?

 

https://reason.com/2020/06/10/should-we-stop-streaming-gone-with-the-wind/

 

Terminé:

Spoiler

Faut-il censurer Autant en emporte le vent ?

Non, nous devrions nous interroger sérieusement sur sa popularité persistante et sur notre rapport avec ce film.

Par Nick Gillespie

Nous vivons une époque de censure avec des contenus potentiellement choquants coupés par des fournisseurs nerveux et des gens virés pour des décisions éditoriales qui auraient provoqué peu ou pas d’indignation voici à peine quelques mois.  La série de télé-réalité Cops (flics) qui existait depuis longtemps a été supprimée suite aux nombreuses manifestations au sujet de George Floyd, tué par un policier, et le New-York Times a saqué le responsable de sa page opinions après qu’il ait publié une tribune controversée du Sénateur républicain de l’Arkansas Tom Cotton.  Elmer Fudd a été dépouillé de ses armes dans une nouvelle saison des dessins animés Looney Tunes diffusés par HBO Max, un nouveau service de streaming payant qui aussi retiré de son programme Autant en emporte le vent, le film de 1939 qui détient le record absolu du nombre d’entrées payantes en Amérique.

La direction de HBO Max a déclaré dans un communiqué : « Ces représentations racistes c’était mal à l’époque et c’est mal aujourd’hui, et nous avons eu le sentiment que garder ce titre au programme sans explication et sans dénoncer ces représentations serait irresponsable ».  L’annonce est arrivée un jour seulement après que John Ridley, qui a gagné un oscar pour le scénario de 12 Years a Slave (2013), ait pris la parole dans les pages opinions du Los Angeles Times en demandant que le service « veuille bien retirer Autant en emporte le vent de son programme de films ».  Selon lui le film

glorifie le sud d’avant-guerre.  C’est un film qui, lorsqu’il n’est pas en train d’ignorer les horreurs de l’esclavage, ne le fait que pour perpétuer certains des pires stéréotypes des gens de couleur.

C’est un film qui, faisant partie du récit de la « cause perdue », dépeint avec romantisme la Confédération d’une manière qui persiste à légitimer la notion que le mouvement sécessionniste était quelque chose d’autre ou mieux, quelque chose de plus noble que ce qu’il était vraiment – une insurrection sanglante pour conserver le « droit » de posséder, vendre et acheter des êtres humains.

Et avec tout ça, Ridley insiste sur le fait qu’il « ne croit pas à la censure… je voudrais juste, après qu’un bon moment soit passé, que le film revienne sur la plate-forme d’HBO Max avec d’autres films qui donnent une image plus vaste et plus complète de ce qu’ont vraiment été l’esclavage et la Confédération ».

Il n’y a pas de raison de mettre en doute la sincérité de Ridley à propos de la censure.   De plus, sa description d’Autant en emporte le vent est exacte.  Le roman, publié en 1936, et le film représentent l’apogée de la renaissance culturelle sudiste du début du vingtième siècle dont ont fait partie le roman objectivement pro-Ku Klux Klan The Clansman ainsi que le film qui en a été tiré, Naissance d’une nation (qui détenait le record de recettes en Amérique avant Autant en emporte le vent).

Ce qui est plus étrange c’est que Ridley se soit focalisé sur une plate-forme jeune et relativement petite.  Le film est encore disponible en streaming ou à l’achat sur Youtube, Vudu, Google Play, iTunes et Amazon (qui vend aussi plusieurs éditions du roman, qui figure au palmarès des œuvres de fiction les plus appréciées et les plus vendues de l’histoire américaine).  Mais Autant en emporte le vent, aussi bien le livre que le film, a posé de graves problèmes dès sa création.  Ou, plus précisément, leur immense popularité qui se maintient encore aujourd’hui a posé de graves problèmes et, de diverses manières, nous faisons face à des difficultés avec le racisme plus ouvertement aujourd’hui qu’à aucun moment depuis le milieu des années 60.

Plutôt que de le mettre au placard à présent – HBO Max a signalé qu’ils diffuseraient le film à nouveau dans un avenir non précisé, après avoir mis en place une critique et un contexte appropriés – je défendrais plutôt le point de vue que c’est le moment idéal pour coupler la représentation furieusement fausse sur le plan historique, quoique toujours populaire, d’esclaves heureux et bien traités dans Autant en emporte le vent avec des films tels que 12 Years a Slave ou Django unchained qui mettent en avant la brutalité physique et la torture qui faisaient cette étrange institution.  Pourquoi David O. Selznick, fils de Juifs lithuaniens, s’est-il autant investi dans la reconstitution d’un monde d’avant-guerre qui aurait certainement été hostile à ses propres ancêtres ?  Pourquoi des gens tels que ma mère, née en 1927 dans une famille pauvre d’immigrants italiens, se sont-ils identifiés à Scarlett O’Hara, la fille gâtée et chouchoutée d’un propriétaire de plantation ?  Comment pouvons-nous supporter le fait que tant d’œuvres culturelles de notre pays se complaisent dans d’affreux et répugnants stéréotypes de race et de genre, souvent d’une manière dont nous sommes à peine conscients ? (Essayez de lire Gatsby le magnifique en repérant son antisémitisme et sa peur des noirs et des immigrants, par exemple).

Dans « Autant en emporte  le vent : la féminisation du roman anti-Tom », un essai de la collection Qu’était la littérature ? parue en 1982, le critique littéraire Leslie Fiedler élève le roman alimentaire de Margaret Mitchell au statut d’œuvre d’art tout en dénonçant sa représentation d’une Amérique explicitement raciste qui n’existe plus.  Il avance que Mitchell, « héritière littéraire » du suprémaciste blanc indéfendable Thomas Dixon, n’a fait que reprendre le grand roman américain anti-esclavage La case de l’oncle Tom en créant le personnage de Scarlett qui, pour le meilleur ou pour le pire, est tout aussi emblématique que le Capitaine Achab, Natty Bumpo ou Hester Prynne.  Secouer son emprise sur l’inconscient collectif américain est peut-être une décision de bonne gestion de la part de HBO Max mais il faudrait comprendre pourquoi cette emprise persiste si on veut s’extraire de ce qui reste de racisme en Amérique.

Reconnaitre l’importance d’une œuvre ne signifie pas valider l’univers moral de son auteur (ou de son audience).  Autant en emporte le vent est à la fois le summum d’un sud illusoire et une reconnaissance de sa défaite complète face aux forces de la modernité libérale.   A la fin du livre et du film Rhett Butler quitte non seulement Scarlett mais aussi l’Amérique parce que l’Atlanta de la reconstruction est « trop nouvelle pour moi, trop brute ».  La hiérarchie de race et de classe qu’il a personnifiée et dans laquelle il a réussi a été remplacée par l’individualisme, le capitalisme et la possibilité de grandir et de se réinventer que permet l’urbanisation.  Scarlett est, contrairement aux tendances de Michell elle-même, l’héroïne du livre car elle est la seule de ses personnages à s’adapter à un monde radicalement différent de celui qui l’a vue naitre.

Il y a des leçons à tirer dans le fait d’examiner notre passé culturel avec un regard critique, en particulier dans des périodes de tension et de conflit.  Nous passons des soirées entières à raboter le langage et l’expression suivant ce qui semble une infinité de dimensions.  La tentation, quoique bien intentionnée et temporaire, de mettre la poussière sous le tapis est rarement une solution mais elle doit plutôt nous inciter à faire le bilan que nous aurions dû faire depuis longtemps.

 

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On 6/3/2020 at 5:06 AM, Nick de Cusa said:

 

Et voilà:

Spoiler

Des estimations de contamination montrent à nouveau que le confinement a été surestimé

Deux modèles indiquent que les fortes restrictions ont eu moins d’impact sur l’épidémie que ce qu’on pensait généralement.

Par Jacob Sullum

Voilà plus d’un mois que les Etats on commencé à lever le confinement COVID-19 et jusqu’à présent les résultats ne sont pas aussi désastreux que ce que beaucoup prédisaient.  Dans les grandes lignes, selon les estimations de deux équipes de chercheurs, la transmission du virus en Floride, en Géorgie et au Texas – trois Etats fortement peuplés qui ont allégé les restrictions fin avril – soit a décliné, soit est resté à peu près stable, soit a légèrement augmenté depuis.  Ces chiffres confirment d’autres indications selon lesquelles la fermeture généralisée des entreprises et les injonctions à rester à la maison ont été moins efficaces pour limiter l’épidémie que ce dont elles sont généralement créditées.

Les deux modèles estiment le taux de reproduction du virus COVID-19 : le nombre moyen de personnes contaminées par un porteur.  Un taux de reproduction supérieur à 1 indique que l’épidémie se poursuit.  Lorsque ce nombre tombe en dessous de 1, l’épidémie est en voie d’extinction.  On s’attend à ce que le nombre quotidien de nouveaux cas décline, ainsi que le nombre total de cas actifs au fur et à mesure que les personnes infectées guérissent.

Après la levée du confinement en Floride, selon un modèle des chercheurs de l’Université de l’Utah, le taux de reproduction a fluctué avant de monter à 1,29 le 29 mai, à comparer à 0,98 le 30 avril.  Mais au Texas, selon ce modèle, le taux de reproduction est tombé de 1,13 le 30 avril à 0,45 le 28 mai.  En Géorgie le taux est resté quasiment inchangé pendant cette période, restant légèrement en dessous de 1.

Un modèle du chercheur indépendant Youyang Gu est globalement plus pessimiste mais probablement plus précis, si on en juge par sa prévision des morts du COVID-19. Le modèle de Gu indique que le taux de reproduction en Floride est monté de 0,97 le 30 avril à 1,07 le 2 juin.  La situation est similaire au Texas et en Géorgie où le taux de reproduction a légèrement monté, passant de un peu en dessous à un peu au-dessus de 1.

On a raison de s’inquiéter lorsque le taux de reproduction passe au-dessus de 1.  Toutefois, si on excepte l’estimation de l’Université de l’Utah pour la Floride, ces nombres n’indiquent pas que la levée du confinement a eu un fort impact sur la transmission du virus.

Bien que les estimations des deux modèles divergent à partir du 30 avril, ils racontent essentiellement la même histoire au sujet des tendances avant que ces Etats ferment les activités « non-essentielles » et disent au gens de rester chez eux, sauf motifs approuvés officiellement.  Les modèles indiquent que dans chacun des trois Etats le taux de reproduction a dégringolé en mars.  Cette tendance baissière a commencé avant la sortie des décrets de confinement.

Suivant les estimations des deux modèles le confinement à l’échelle des Etats a eu peu ou pas d’impact perceptible sur la transmission du virus dans ces Etats.  Et l’Oklahoma, qui n’a jamais imposé de confinement, a observé pratiquement la même chute de transmission à peu près au même moment.  Ces estimations sont cohérentes avec les données de trafic de téléphonie mobile et de déplacements pédestres qui montrent que les Américains se déplaçaient beaucoup moins en réaction à l’épidémie de COVID-19 bien avant que les politiciens rendent cela obligatoire.

Rien de tout cela ne signifie que le confinement n’au eu aucun effet.  Il est plausible qu’il a eu un impact sur les gens qui ne prenaient pas déjà des précautions, ce qui est cohérent avec les estimations post-confinement du modèle de Gu, ainsi que les estimations récentes du modèle de l’Université de l’Utah pour la Floride.  Mais les modifications volontaires de comportements sont clairement plus importantes que ce que les partisans du confinement imaginent.

Dans un article du New-York Times, les épidémiologistes de l’Université de Hong-Kong Dillon Adam et Benjamin Cowling remarquent que le taux de reproduction du virus, qui représente une moyenne sur tous les porteurs, peut être trompeur car « il n’indique pas le grand écart entre ceux qui transmettent beaucoup le virus et ceux qui le transmettent très peu ».  Leur étude à Hong-Kong a trouvé que « seulement 20% des cas, tous en rapport avec des rassemblements sociaux, ont contribué de manière stupéfiante à hauteur de 80% des contaminations ».  Une autre fraction, 10% des porteurs, « a contribué aux 20% restants », ce qui signifie que 70% des personnes infectées par le virus n’ont contaminé personne.

D’autres études citées par Adam et Cowling confirment le rôle démesuré des « supercontaminateurs », ce qui est pertinent pour évaluer le rapport coût/efficacité des mesures de contrôle généralisées.  Ils recommandent que les autorités s’attachent à « stopper les supercontaminateurs » au moyen de mesures de distanciation sociale et de restrictions concernant les grands rassemblements de personnes, en particulier en intérieur, plutôt que de réglementer les déplacements de tout le monde.  Selon eux l’expérience du COVID-19 à Hong-Kong et au Japon, deux pays qui n’ont imposé aucun confinement généralisé, indique que « la croissance de l’épidémie peut être maîtrisée avec des tactiques bien moins perturbatrices socialement et économiquement que le confinement dans la durée ou les autres formes de distanciation sociale que le monde a connu ces derniers mois ».

 

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