Marlenus Posté 29 mai Signaler Posté 29 mai Petit topic pour parler des sujets du bac. En Bac Pro français ils ont eu: Le temps libre est-il toujours du temps perdu ? J'avoue que je suis perplexe et j'aurais eu du mal à me lancer sur ce sujet.
Lameador Posté 29 mai Signaler Posté 29 mai Parler de Proust pourrait être un bon début (pour qui a lu le livre). Mai sun sujet sur le rapport aux loisirs, aux dilettantes, et au travail comme mode de rpoduction marxiste permet un argumentair emi-chèvre mi-chou en trois parties plutôts oslide, en tout cas pour le niveau attendu au bac.
Mégille Posté 29 mai Signaler Posté 29 mai Je ne comprends pas l'intérêt des dissertations de français. On dirait des disserts de philo, avec des sujets un peu bidons (ce qui nous arrive aussi), mais sans les exigences de la philo (c'est à dire, sans se soucier de la vérité des thèses, et de la validité des raisonnements ?), hors de l'érudition. A la limite, ça pourrait être un exercice de rhétorique, mais la rhétorique, contrairement à la philo, est au service de questions qu'on se pose déjà, et auxquelles on répond déjà. Qui va jamais avoir besoin d'haranguer une assemblée pour la persuader que "le temps libre n'est pas toujours du temps perdu ?". Il y a 6 heures, Lameador a dit : Parler de Proust pourrait être un bon début (pour qui a lu le livre). Les lycéens n'ont même pas encore l'âge de faire semblant de l'avoir lu... 2
Marlenus Posté 29 mai Auteur Signaler Posté 29 mai 1 hour ago, Mégille said: Les lycéens n'ont même pas encore l'âge de faire semblant de l'avoir lu... Et pareil, en bac pro, je doute que beaucoup soient capable de parler du mode de production marxiste.
Lancelot Posté 29 mai Signaler Posté 29 mai 2 hours ago, Mégille said: Qui va jamais avoir besoin d'haranguer une assemblée pour la persuader que "le temps libre n'est pas toujours du temps perdu ?". C'est utile dans les pays puritains où on produit ce genre de memes : 1
Bézoukhov Posté 29 mai Signaler Posté 29 mai Ça n’a aucun sens de commenter un sujet de baccalauréat / prepa non littéraire (voire, je connais mal) sans s’assurer du thème des travaux imposés par les ministères dans l’année, qui s’appuie sur un corpus d’œuvres plus ou moins obligatoires ; en l’occurrence voir ici : https://eduscol.education.gouv.fr/5886/programmes-et-ressources-en-francais-voie-professionnelle En substance, on vous demande d’adapter une question de cours. L’un des problèmes fondamentaux de l’enseignement des humanités est que la plupart des professeurs ne l’expliqueront pas comme ça à leurs eleves. Si vous avez compris, votre note ne dépend ensuite que de l’adéquation entre le cours de votre professeur et les opinions de votre correcteur. 1
Largo Winch Posté Mardi at 16:10 Signaler Posté Mardi at 16:10 Il faudrait surtout arrêter de commenter les sujets de français et de philo car c'est du gros foutage de gueule. Je les connais les super bacheliers qui ont obtenu des 15/20 au bac en français et en philo : je les récupère à la sortie du lycée et constate qu'ils ne sont pas fichus d'écrire correctement (fautes d'orthographe et de grammaire à chaque ligne et syntaxe sans queue ni tête) et sont inaptes à construire un petit texte argumenté d'une quinzaine de lignes (incapacité à structurer une argumentation, pauvreté du champ lexical, etc.). L'EN a acté que les bacheliers devaient se contenter d'un niveau collège en maths (cf. l'épreuve de maths de Première) mais continue d'entretenir l'illusion qu'ils philosophent ou dissertent sur des sujets littéraires. Quelle blague ! Quelle mascarade ! Il est grand temps de cesser ces tartufferies et de réapprendre aux gamins à écrire. La première des mesures devrait être de supprimer les cours de philo pour tous (réserver la philosophie uniquement pour certains parcours, certaines spécialités) et remplacer ces heures de cours inutiles pour des quasi-illettrés par le réapprentissage du français et/ou des maths basiques. 3
Jensen Posté Mardi at 16:21 Signaler Posté Mardi at 16:21 Un cours de philo bien foutu qui enseignerait le raisonnement logique, ça ne serait pourtant pas du luxe. 6 minutes ago, Largo Winch said: remplacer ces heures de cours inutiles pour des quasi-illettrés par le réapprentissage du français et/ou des maths basiques. 💯, mais la terminale, c'est un peu tard non? Un élève de 17 ans qui est un quasi-illetré, il n'a surtout rien à faire en filière générale (tu me diras que les universités risquent de fermer faute d'étudiants, mais au point où on en est...)
Largo Winch Posté Mardi at 16:49 Signaler Posté Mardi at 16:49 25 minutes ago, Jensen said: Un cours de philo bien foutu qui enseignerait le raisonnement logique, ça ne serait pourtant pas du luxe. On ne bâtit pas une maison sur du sable.
Mathieu_D Posté Mardi at 16:50 Signaler Posté Mardi at 16:50 41 minutes ago, Largo Winch said: et remplacer ces heures de cours inutiles pour des quasi-illettrés par le réapprentissage du français et/ou des maths basiques. Histoire de bien démoraliser tout le monde, rappelons que le système éducatif français donne en moyenne plus d'heures sur les fondamentaux math et français que la moyenne de l'OCDE ... https://www.challenges.fr/societe/la-france-pays-de-l-ocde-qui-consacre-le-plus-de-temps-d-enseignement-aux-fondamentaux_867087 1
Largo Winch Posté Mardi at 17:03 Signaler Posté Mardi at 17:03 17 minutes ago, Mathieu_D said: Histoire de bien démoraliser tout le monde, rappelons que le système éducatif français donne en moyenne plus d'heures sur les fondamentaux math et français que la moyenne de l'OCDE ... https://www.challenges.fr/societe/la-france-pays-de-l-ocde-qui-consacre-le-plus-de-temps-d-enseignement-aux-fondamentaux_867087 Je n'avais pas ces données en tête. Honte à moi, je vais devoir faire pénitence : tel un socialiste, j'ai bêtement supposé dans mon message précédent qu'en augmentant les heures de français/maths, les bâcheliers cesseraient d'être nullissimes. L'EN n'a pas un problème de moyens, elle a un problème d'exigence.
Mathieu_D Posté Mardi at 17:09 Signaler Posté Mardi at 17:09 4 minutes ago, Largo Winch said: Je n'avais pas ces données en tête. Honte à moi, je vais devoir faire pénitence : tel un socialiste, mon message précédent supposait qu'en augmentant les heures de français/maths, les bâcheliers cesseraient d'être nullissimes. L'EN n'a pas un problème de moyens, elle a un problème d'exigence. À rappeler chaque fois qu'il y a un appel à plus de moyens.
Lancelot Posté Mardi at 17:11 Signaler Posté Mardi at 17:11 Le problème fondamental c'est le nivellement par le bas pour ne pas risquer de froisser les médiocres. 3
Liber Pater Posté Mardi at 18:41 Signaler Posté Mardi at 18:41 Les programmes sont aux fraises, les profs sont aux fraises, l'administration est aux fraises, les élèves qui sortent du bac sont aux fraises. Merci Charlotte, il n'y a rien qui va.En vrai quelle serait la première mesure à prendre ? D'instinct je dirais :- réformer l'administration pour (1) empêcher sa mainmise sur les programmes (2) retirer la carte scolaire (3) retirer ses prérogatives sur le recrutement des profs, et dans le même temps réformer la contractualisation de l'enseignement pour libérer les établissements des contraintes rémanentes sur le recrutement et le programme- réformer l'enseignement supérieur pour (1) le rendre à nouveau sélectif par l'autonomisation des établissements supérieurs dans le recrutement de leurs élèves et (2) dans le choix des programmes : choix du concours approprié, choix des profils, choix du nombre d'années d'études, liberté sur les équivalences et les échanges- dans notre pays très attaché aux signaux liés aux études, renforcer les VAEJe ne suis pas du métier et dis certainement des bêtises, mais à mon sens une réforme de l'enseignement réussie passera forcément par ça
Prouic Posté Mardi at 19:17 Signaler Posté Mardi at 19:17 il y a 37 minutes, Liber Pater a dit : Les programmes sont aux fraises, les profs sont aux fraises, l'administration est aux fraises, les élèves qui sortent du bac sont aux fraises. Merci Charlotte, il n'y a rien qui va. En vrai quelle serait la première mesure à prendre ? D'instinct je dirais : - réformer l'administration pour (1) empêcher sa mainmise sur les programmes (2) retirer la carte scolaire (3) retirer ses prérogatives sur le recrutement des profs, et dans le même temps réformer la contractualisation de l'enseignement pour libérer les établissements des contraintes rémanentes sur le recrutement et le programme - réformer l'enseignement supérieur pour (1) le rendre à nouveau sélectif par l'autonomisation des établissements supérieurs dans le recrutement de leurs élèves et (2) dans le choix des programmes : choix du concours approprié, choix des profils, choix du nombre d'années d'études, liberté sur les équivalences et les échanges - dans notre pays très attaché aux signaux liés aux études, renforcer les VAE Je ne suis pas du métier et dis certainement des bêtises, mais à mon sens une réforme de l'enseignement réussie passera forcément par ça Moins d'enfants par classe. Quitte à leur faire faire chicha/hip hop/ pâte à sel le reste de la demi journée. (ou soyons fous, échecs foot et minecraft) Des fois l'évidence saute pas aux yeux, on appelle ça des solutions simplistes ou du populisme. Mais quand après 4h par semaine 4 ans d'affilée tu connais pas tes tables de multiplications juqu'à 5, faut pas insister plus longtemps ca sert à rien, c'est la transmission le souci. Y a quand même des enfants qui reussissent à apprendre plus dans une semaine de colo spécial anglais / multisport qu'un an à l'école maintenant.
Mathieu_D Posté Mardi at 19:39 Signaler Posté Mardi at 19:39 55 minutes ago, Liber Pater said: En vrai quelle serait la première mesure à prendre ? L'administration même est le cancer qui corrompt toutes les écoles. Un constructiviste appellera à soigner le cancer, un libéral appellera à l'ablation et à laisser les écoles de démerder. (Un bon paquet descendront encore en niveau.) 1
Rincevent Posté Mardi at 20:53 Signaler Posté Mardi at 20:53 Il y a 3 heures, Largo Winch a dit : L'EN n'a pas un problème de moyens, elle a un problème d'exigence. L'EN n'a pas un problème de moyens, elle a un problème de médiocres. 1 1 1
Bézoukhov Posté Mardi at 21:29 Signaler Posté Mardi at 21:29 Il y a 4 heures, Largo Winch a dit : L'EN n'a pas un problème de moyens, elle a un problème d'exigence. Je vais être plus radical, mais j'ai l'impression que la France en général à un problème d'exigence. Plus aucun manager dans ce pays, excepté à très très très haut niveau, n'osera dire à quelqu'un "c'est de la merde, recommence" ; alors que quand je parle avec des anciens [qui, à tous niveaux hiérarchiques, on des expertises réelles, valorisables] c'était commun jusqu'à il y a 20 ans. 2
Adrian Posté Mardi at 21:31 Signaler Posté Mardi at 21:31 Apparemment le budget de l'ednat est surestimé de 15 à 20% à cause des retraites des fonctionnaires.
Tramp Posté Mardi at 22:39 Signaler Posté Mardi at 22:39 il y a une heure, Bézoukhov a dit : Je vais être plus radical, mais j'ai l'impression que la France en général à un problème d'exigence. Plus aucun manager dans ce pays, excepté à très très très haut niveau, n'osera dire à quelqu'un "c'est de la merde, recommence" ; alors que quand je parle avec des anciens [qui, à tous niveaux hiérarchiques, on des expertises réelles, valorisables] c'était commun jusqu'à il y a 20 ans. J’ai vu passé ça aussi. Il ne faut que féliciter et le faire dès qu’un gars fait le minimum.
Bézoukhov Posté Mercredi at 10:07 Signaler Posté Mercredi at 10:07 Tu parles seulement de la France ou aussi de tes expériences à l'étranger ?
Largo Winch Posté hier à 10:01 Signaler Posté hier à 10:01 On 6/2/2026 at 11:29 PM, Bézoukhov said: Je vais être plus radical, mais j'ai l'impression que la France en général à un problème d'exigence. Plus aucun manager dans ce pays, excepté à très très très haut niveau, n'osera dire à quelqu'un "c'est de la merde, recommence" ; alors que quand je parle avec des anciens [qui, à tous niveaux hiérarchiques, on des expertises réelles, valorisables] c'était commun jusqu'à il y a 20 ans. La mode managériale de la "bienveillance" a fait des ravages. En fait, je ne crois pas que c'est une question de niveau. Selon les retours de consultants que je connais, on a aussi aujourd'hui des top managers qui se disent "bienveillants" mais qui ont en réalité perdu le souci de l'exigence. Il me semble qu'autrefois on trouvait ce souci d'exigence quel que soit le niveau : chez le mécanicien d'un garage, chez l'ouvrier patissier (dont le rêve était d'être nommé meilleur ouvrier de France), chez le plombier qui venait chez vous faire une réparation et en profitait pour faire le tour de toutes vos installations et vous conseiller au mieux. En tout cas, la société française valorisait ce type de travailleur. Autrefois, le "professionnalisme" était une valeur clef de la société française. Je suis convaincu que la "valeur travail" a régéressé en France. Pas seulement en termes d'effort fourni, comme on l'évoque souvent dans les médias, mais surtout en termes de qualité du travail fourni (d'ailleurs produire un travail de qualité ne nécessite pas nécessairement davantage de temps de travail). Amha, ce n'est pas une question de niveau. Ni une question de génération : j'ai moi-même trop souvent tendance à le penser car j'ai aujourd'hui des étudiants nettement moins rigoureux qu'avant. Il me semble que c'est sociétal : quels que soient le niveau de qualification, le statut social et l'âge, les Français sont globalement beaucoup moins rigoureux et exigents. Et ça ne se voit pas que dans le monde professionnel ou à l'école, mais aussi à la maison dans l'éducation des enfants. Le ministre de l'EN a déclaré il y a quelque jours que les fautes de français seraient pénalisées au bac. Il faut aller lire les commentaires des parents d'élèves sur les réseaux sociaux : la plupart trouvent scandaleux que l'EN pénalise les fautes. Il faut se rendre à l'évidence : majoritairement, les parents ne souhaitent même plus un enseignement rigoureux et de qualité pour leurs enfants. Pour revenir aux étudiants, je fais le constat que ce qui était une norme implicite autrefois doit être défini aujourd'hui dans une consigne explicite. Ex : "Si vous ne rendez pas le devoir dans les temps, il y aura un malus". "Les fautes de français seront pénalisées." "Les réponses aux questions devront être argumentées et structurées." "Vous ne devez pas vous contenter de paraphraser le cas. Vous devez mobiliser les concepts et les théories de management dans un souci démontsratif." Etc. Pour les étudiants d'il y a 20 ans, c'était évident, je n'avais pas besoin de le préciser. Aujourd'hui, si je ne le précise pas, on me rend un torchon sans queue ni tête. Le truc qui me rend dingue est qu'il suffit d'élever le niveau d'exigence pour qu'une grande partie des étudiants se mettent au diapason. Exemple : je règle les soucis d'orthographe, de grammaire et de syntaxe dans les copies avec une simple consigne : "Les fautes d'orthographe, de grammaire et de syntaxe seront fortement pénalisées." En général, les étudiants pensent que je bluffe (l'expérience du lycée et du bac...). Etrangement, après la remise d'un premier DS où les cancres ont perdu 8 points sur 20 sur leur copie, je constate ensuite lors du 2e DS que j'ai résolu les 3/4 des soucis de français... 1
Rincevent Posté hier à 10:41 Signaler Posté hier à 10:41 il y a 38 minutes, Largo Winch a dit : Le truc qui me rend dingue est qu'il suffit d'élever le niveau d'exigence pour qu'une grande partie des étudiants se mettent au diapason. Exemple : je règle les soucis d'orthographe, de grammaire et de syntaxe dans les copies avec une simple consigne : "Les fautes d'orthographe, de grammaire et de syntaxe seront fortement pénalisées." En général, les étudiants pensent que je bluffe (l'expérience du lycée et du bac...). Etrangement, après la remise d'un premier DS où les cancres ont perdu 8 points sur 20 sur leur copie, je constate ensuite lors du 2e DS que j'ai résolu les 3/4 des soucis de français... Ceci. Je ne nie pas l'existence des "troubles dys", je remarque en revanche qu'ils constituent un cache-sexe bien pratique pour la promotion active de la médiocrité et la chasse à ce qui reste d'excellence.
Bézoukhov Posté hier à 11:44 Signaler Posté hier à 11:44 il y a une heure, Largo Winch a dit : En fait, je ne crois pas que c'est une question de niveau. Selon les retours de consultants que je connais, on a aussi aujourd'hui des top managers qui se disent "bienveillants" mais qui ont en réalité perdu le souci de l'exigence. Quand je parle de très très haut, c'est Comex de très gros trucs, voire Board ;). Mais on confine souvent à la sociopathie . il y a une heure, Largo Winch a dit : Il me semble que c'est sociétal : quels que soient le niveau de qualification, le statut social et l'âge, les Français sont globalement beaucoup moins rigoureux et exigents. Idem. D'où ma question à @Tramp de savoir si il l'observait à l'étranger ici. Ca me semble bien sociétal / culturel mais mes explications seront très biaisées par mes propres idées politiques.
Lancelot Posté hier à 13:04 Signaler Posté hier à 13:04 2 hours ago, Rincevent said: Ceci. Je ne nie pas l'existence des "troubles dys", je remarque en revanche qu'ils constituent un cache-sexe bien pratique pour la promotion active de la médiocrité et la chasse à ce qui reste d'excellence. Tout le monde est un petit flocon de neige spécial et précieux.
Tramp Posté il y a 21 heures Signaler Posté il y a 21 heures Le 03/06/2026 à 12:07, Bézoukhov a dit : Tu parles seulement de la France ou aussi de tes expériences à l'étranger ? c’est à la fois en France mais aussi dans une boîte française au Portugal et au UK
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