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  1. 5 points
    Résumé de l’épisode précédent : il est difficile de trouver la trace d’une tradition intellectuelle et politique conservatrice distincte en France, et le terme ‘conservateur’, s’il est utilisé dans le lexique politique au 19e pour désigner la Réaction, a pratiquement disparu le siècle suivant (après-guerre en tout cas). Ça ne fait qu’une vingtaine d’années qu’on l’utilise de nouveau : sans doute faut-il y voir aussi l’effacement des clivages liées à la révolution française justement et l’avènement de la « république du centre » (enfin qui est tout sauf apaisée contra Julliard, Furet, Rosanvallon, les lignes de fracture se sont recréées ailleurs) entendue ici comme lestée de sa conscience historique fondatrice. La plupart des tentatives actuelles me semble essentiellement du rebranding des vieilles droites française, et l’incapacité aujourd’hui de trouver un consensus sur sa signification réelle nous raconte l’histoire des fractures sociales et politiques profondes d’un pays qui est tout sauf un long fleuve tranquille dans lequel se coulerait naturellement l’Etat de droit, la démocratisation ou plus généralement ce que les néoinstitutionnalistes appellent le modèle économique aux institutions inclusives. ---- Deuxièmement, l’une des critiques philosophiques portées sur le pluralisme par le philosophe John Gray à l’endroit du libéralisme me semble intéressante. Dans un texte (publié dans un livre de 1989) qui a fait grand bruit au sein du milieu libéral, au point que James Buchanan se soit senti obligé de prendre la plume pour défendre le libéralisme classique (et que l’œuvre de philosophie politique d’Anthony de Jasay puisse être lue comme une réponse adressée à Gray), le philosophe qui fut l’un des jeunes intellectuels du thatchérisme (et un spécialiste de Popper, Hayek et Oakeshott entre autres) répudie son libéralisme politique pour embrasser une sorte de pensée post-pyrrhonienne à la limite du relativisme (plus tard, d’ailleurs, c’est même une position nihiliste qu’il adoptera. NB, le relativisme, le différentialisme ou encore l’identitarisme sont ama des pathologies assez souvent attachées au conservatisme sceptique). Pour Gray, le libéralisme, dont les fondements prétendent défendre la tolérance et le pluralisme, est politiquement l’inverse : il est une expression de l’intolérance parce qu’incapable de comprendre que différentes formes de régimes politiques peuvent contribuer au bien-être de l’individu. Il relève un certain nombre de faiblesses constitutives de la tradition libérale, en particulier le caractère indeterminé de ses principes fondateurs, son incohérence et son aveuglement aux conditions historiques de son émergence et de compréhension de sa propre identité. Il critique en particulier Hayek, Buchanan et David Gauthier (mes héros personnels, le salaud !), l’évolutionnisme, le contractualisme mais aussi les tentatives pour accommoder Aristote et le libéralisme moderne à la lumière de ce qu’en dit Alasdair McIntyre (qui a écrit un essai retentissant sur l’éthique des vertus quelques années avant). Mais concentrons-nous sur l’intolérance politique du libéralisme, voilà son argumentation : l’universalité politique du libéralisme est de l’ordre de la foi (politics of faith, clin d’œil à Oakeshott), à l’image de l’évangélisme chrétien : « aucun libéral [sans cesser d’être libéral] ne peut accepter que les pratiques libérales n'expriment et n'incarnent qu'une seule des nombreuses variétés souvent contradictoires et parfois incommensurables de l'épanouissement humain ». Par conséquent, pour le libéral, la société libérale n’est pas une option parmi plusieurs autres possibles, mais une obligation morale. Toutes les sociétés non libérales sont condamnées, toutes ensembles, ainsi que les vertus sur lesquelles elles peuvent éventuellement se fonder (il pense ici aux cités antiques ama). A cause de son zèle universaliste doctrinal, la pensée libérale a toujours pensé élever les pratiques libérales au rang de principes, et ensuite de chercher à les fonder en raison sur ces mêmes principes. En d’autres termes, plus que n’importe quelle idéologie occidentale, celle du libéralisme a cherché à se constituer en idéologie. Ce qui me fait dire à moi (plus à J Gray) qu’il existe une tendance naturelle des libéraux à accepter le pluralisme, la diversité des points de vue, des opinions, et des organisations sociales à une seule condition, que ces différentes formes de la vie sociale et politique puissent trouver une justification ou une traduction au sein de l’idéologie libérale elle-même. C’est un monisme au sens défini par John Kekes cité plus haut : pour les monistes, la tache essentielle de la morale est de créer des institutions, de formuler des principes et d’éduquer le peuple pour que les gens s’accordent le plus possible à un seul système de valeurs jugé raisonnable. Pour les libéraux monistes je pense, il faut que tous les individus s’accordent par exemple sur la notion de justice, entendue comme la protection de la propriété et de son transfert (éventuellement de la punition en cas de fraude), ce qui suppose aussi de défendre un certain nombre de préconditions culturelles favorables à la défense des obligations et à la formation du droit par ex. C’est un exemple, et vous pouvez penser à tous les théoriciens libéraux qui cherchent à refonder la moralité et la politique en fonction d’une théorie de la justice plus ou moins épaisse. Le monisme qu’on peut trouver au sein de la tradition libérale est un progressisme : l’idéal moral qu’il défend est l’avenir du monde et obsolétise toutes les formes anciennes ou différentes de moralité (on rejoint la critique de J. Gray), quand il ne réussit pas à les traduire dans son idiome particulier. A contrario, le pluraliste, qu’il soit libéral ou non, reconnaît avec fatalisme peut-être, que les conflits de valeurs et leur incommensurabilité (relative et absolue) est un fait indépassable. Il y aura toujours des conflits et des tensions parce que les ressources sont limitées, parce que les modes de vie sont différents et même certains totalement incompatibles entre eux et que ce pluriversum ne s’atténue qu’en convoquant des outils extérieurs à la raison seule, comme l’autorité de la tradition ou de l’histoire commune. Le libéral n’est pas un fantôme qui gravite au-dessus des phénomènes, mais est situé dans une histoire nationale, et dialogue -assez difficilement oui- avec d’autres traditions, et sauf à tomber dans l’autisme, pour se faire entendre et avancer ses idées, il fait des transactions (ah du pragmatisme !), et donc accepter le monde comme pluriel, ce qui me fait m’arrêter là pour l’instant : je reprendrai plus tard sur la tension interne au libéralisme entre pluralisme et rationalisme (ou alors que ce qui me semble être la différence essentielle entre le langage moral prog et cons, et expliquer la difficulté de penser de concert libéralisme et pluralisme, en tout cas plus que conservatisme et pluralisme wait for it là encore, il faut que je pose tout et on verra ensuite).
  2. 5 points
    L'Université n'a pas pour fonction, à mon avis, de former à la vie professionnelle, sauf cas rares ou métiers particuliers. J'ai envie d'hurler à chaque fois que j'entends un type m'expliquer qu'il rendre les cursus universitaires plus proche du milieu du travail. Non, il faut plutôt supprimer l'idée qu'il faut aller à l'université pour avoir un diplôme pour avoir un boulot. L'écrasante majorité des étudiants sont des veaux qui veulent un diplôme, ils n'ont rien à faire du savoir, de l'apprentissage, de la science, de la culture. Ils veulent un papier. Ensuite, une minorité assez importante va à l'université pour se forger des connaissances et de la culture, ceux là feraient mieux de prendre une bonne liste d'essais et de livre académiques et s'y tenir. D'ailleurs, ils n'apprennent pas beaucoup plus. Enfin, seule une petite minorité va à l'université pour ce qui est son rôle véritable et qui ne devrait être que celui là : la recherche de savoirs, leur création, la connaissance. C'est élitiste, mais c'est comme ça. Le problème c'est la massification des universités, pas le fait que les diplômés sortent en étant inadaptés au marché du travail. Les filières "professionnalisantes" dans les universités en Belgique forment des technocrates bêtes à bouffer du foin qui n'ont retenu de leur parcours universitaire que des fiches de lectures, des tics de langages et répète à l'envi diverses vulgates qu'ils prétendent être de l'esprit critique. L'anthropologie "à finalité appliquée" me fait honte à chaque fois je jette un œil, une oreille ou une heure de mon temps avec ces gens, leurs discours, leurs pratiques, leurs "savoirs". Et j'en connais quelques uns qui sont rentrés dans le monde du travail et font de l'anthropologie appliquée comme consultants urbains par exemple (pour le public comme pour le privé), ils font de la merde, j'ai pas d'autres mots, de la merde qu'ils labellisent "anthropologie". Interviewer trois connards dans un bar et pondre un rapport de 10 pages, c'est pas de l'anthropologie, quand bien même les mecs en face sont tellement à l'ouest qu'ils trouvent ça trop génial d'avoir le point de vue des habitants. Former tous les profs depuis la maternelle dans un système universitaire de 5 ans est une aberration. Que ceux qui veulent un diplôme pour bosser ou rendre les études professionnalisantes regardent les filières courtes, ou éventuellement longues mais non-universitaires. J'ai dit.
  3. 4 points
    Ah, tu veux les dix grands classiques de la sociologie à lire avant de mourir selon Poney malgré le fait que lui même ne les a pas tous lu ? Here we go : - L'imagination Sociologique, Mills - Economie et Société, Weber - La Distinction, Bourdieu (mais s'il ne fallait en lire qu'un, je conseille toujours "le bal des célibataires") - La construction sociale de la réalité, Berger & Luckman - Stigmate, Goffman (ou alternativement "la présentation de soi") - Outsider, Becker - La Théorie de la structuration, Giddens - Le suicide, Durkheim - Essai sur le Don, Mauss (pourrait/devrait aller en anthropologie, mais bon...) - La théorie de l'action, Parsons Je pense que là, on a les 10 gros classiques mais pour être complet il faudrait rajouter les "pas vraiment de la sociologie mais presque" comme les ouvrages de Norbert Elias, Marx ou Tocqueville. Et pour les 10 classiques de l'anthropologie, qui est quand même "the real deal", hein, faut pas déconner : - Interprétation of culture, Geertz - Withcraft, Evans-Pritchard - La pensée sauvage, Levi-Strauss - The argonauts, Malinowski - Les mots, la mort, les sorts, Favret-Saada - Modernity at large, Appadurai - Stone Age Economics, Sahlins - How we think they think, Bloch - La production des grands hommes, Godelier (alternativement "l'énigme du don", si t'as lu Mauss, c'est la meilleure critique) - un Balandier, mais lequel... "Sociologie des Brazzavilles noires", ou "Afrique Ambiugue", ou "la situation coloniale", ou ses livres sur le désordre Tiens, je réalise que je lis la sociologie traduite et l'anthropologie en VO, curieux.
  4. 4 points
    Elle reconduit une confusion typiquement conservatrice (d'origine platonicienne) entre liberté et vertu ("si je suis l'esclave de mes désirs chaotiques, je ne suis pas libre"). Alors que la liberté n'est ni la mesure, ni la tempérance, ni la vertu, ni la sagesse, etc. La liberté est l'état dans lequel je suis lorsque mes droits naturels individuels sont respectés. On peut ensuite soutenir que la liberté ne peut pas être maintenue durablement sans certaines vertus, sans l'acceptation de devoirs qui la fonde, etc., je serais d'accord ; mais ça ne change pas que la liberté n'est pas la même chose que la vertu. Une fois que cette confusion perfectionniste est opérée, on peut justifier une politique paternaliste et liberticide puisqu'en empêchant l'individu de mal consommer, en réprimant ses vices, etc., on le rend "libre" ... c'est une conception positive de la liberté. On la retrouve d'ailleurs à gauche du spectre politique.
  5. 3 points
    Et bien tu peux aller voir ce qu'en dit (bien mieux que moi) Robert Putnam. Ou bien prendre ce petit exemple., que je trouve assez parlant et qui a l'avantage d'être tout à fait neutre. En des termes dont tu dois avoir davantage l'habitude, pense société de confiance / société de défiance. Après, on peut aussi repartir de la définition de ce qu'est le capital social : l'ensemble du tissu des relations nouées entre des gens qui habitent ou travaillent à un endroit donné et qui augmentent la confiance implicite entre les acteurs, diminuent les coûts des interactions, permettent à des règles implicites et adaptées à la situation locale d'exister (depuis la culture et les coutumes locales entendues au sens large jusqu'aux normes de réciprocité, en passant par les incitations aux comportements pro-sociaux), aboutissant généralement à un certain sentiment d'appartenance au groupe en question ("les siens", si tu veux). Ce tissu de relations de confiance est le résultat de la fréquentation régulière et de l'interaction répétée des acteurs concernés (et, pour le dire comme Robert Axelrod, la meilleure manière de sortir du dilemme du prisonnier). Il me semble évident qu'intégrer un nouvel individu à ce tissu de relations prend du temps, beaucoup de temps ; et que la présence de ce nouvel individu peut vite le faire passer pour un chien dans un jeu de quilles si il n'y met pas du sien. Cette intégration peut se faire plus facilement quand le nombre de nouvelles personnes à intégrer est faible (pire, la difficulté marginale pour le faire est sans doute positive), et l'intégration est d'autant plus difficile que les personnes à intégrer avaient auparavant une culture éloignée, et se sentaient des appartenances rivales. Si tu veux une introduction aux liens entre immigration et détérioration du capital social, tu peux aller jeter un coup d'oeil à ce texte de Putnam qui résume pas mal le sujet (même si Putnam n'est pas neutre ; il s'est même empêché plusieurs années de publier ses résultats parce que lui était pro-immigration et que ses propre résultats le contredisaient, ce qui est contraire à l'éthique normale d'un scientifique). Bah, en fait si, le capital social est une chose très désirable dans une société, même si on ne s'en rend pas compte quand on n'y fait pas attention. Au point ou même un Eric S Raymond (cyberlibertarien hardcore, anarcap pur jus, pas du tout le genre hoppéen) a fini par le comprendre. La conclusion est la suivante, et j'y soussigne complètement : "[R]egardless of how you feel about government, high trust is a valuable kind of property for a society to have, and an ethically correct thing for it to defend.". J'y ajouterai qu'un haut niveau de capital social est non seulement une bonne chose en tant que tel, mais aussi est absolument nécessaire à la pérennité d'un ordre social libéral, et que c'est une raison supplémentaire d'en prendre soin et d'y faire très attention, à la fois en tant que membre de la société et en tant que libéraux. ... et libérales / régies par le droit ? Je voudrais bien voir ça.
  6. 3 points
    Ça dépend. Les ethno-nationalistes de l'alt-right admettent par exemple que les asiatiques et les juifs ashkénazes ont en moyenne un QI plus élevé que les blancs. A partir de là ce serait faux d'affirmer que ce sont des suprémacistes blancs. Mais d'un autre côté bon nombre d'entre eux t'expliqueront que les différences moyennes de richesse et de succès entre noirs et blancs seraient dues aux différences moyennes de QI entre ces 2 groupes (qu'elles soient génétiques ou environnementales) ; tout en te sortant que le succès des juifs dans de nombreux domaines serait dû à un complot mondial, plutôt qu'aux différences de QI. Gros double standard qui dans leur cas est effectivement dû à un antisémitisme clair et net. Mais je pense que c'est plus intéressant de discuter de la véracité de tel ou tel argument plutôt que de se demander si telle ou telle personne qui l'utilise est raciste, antisémite, ou je ne sais quoi d'autre. J'avoue que je suis parfois chiant avec les définitions, mais c'est important si on veut éviter les quiproquos : c'est quoi celle d'ethno-différencialisme concrètement ? La simple affirmation de différences (intellectuelles ou autre) entre ethnies/races ou l'idée selon laquelle chacune devrait vivre séparément ? (dans ce cas ce ne serait qu'un synonyme d'ethno-nationalisme) Il est important de noter que les auteurs de The Bell Curve (bouquin généralement cité par les ethno-nationalistes pour expliquer ces différences de QI), Charles Murray et Richard Herrnstein, ne sont ni de près ni de loin alt-right ou ethno-nationalistes. Donc si on veut discuter du fond je pense qu'on peut mettre de côté le "racisme biologique" ou l'idée selon laquelle ces différences ne seraient rien d'autre que des rationalisations a posteriori d'une quelconque haine. Après je comprends qu'on puisse avoir peur d'aborder ces sujets sous prétexte que ça inciterait à la discrimination raciale ou, dans le pire des cas, mènerait à un régime autoritaire basé sur la purification raciale (bon on en est assez loin quand même...). Mais je ne vois pas en quoi ces différences constitueraient un argument pour remettre en cause l'égalité en droit entre les différentes races/ethnies. Surtout que ce ne sont que des données agrégées qui ne disent rien sur tel ou tel individu en particulier. Et après tout il n'y a pas grand monde pour prétendre que les personnes avec un QI en-dessous de la moyenne devraient avoir moins de droits que les autres. Comme les différences entre hommes et femmes qui, hormis chez les féministes hardcore, sont généralement acceptées sans que ça ne pose problème à grand monde ni que ça remette en cause l'égalité en droit entre hommes et femmes. D'ailleurs sur je ne sais plus quel autre topic ça parlait du fait que les pays où les femmes ont le plus de droits sont également ceux où elles sont le moins susceptibles de s'orienter vers des filières STEM. Pour ramener à nouveau le QI dans tout ça, puisque c'est ce dont on parle, que les hommes soient plus nombreux dans les très hauts (et très bas) QI serait peut-être, je dis juste peut-être, un facteur (certainement parmi d'autres, je suis pas un expert) ayant son importance dans ce genre de stats. Mais là encore ça ne dit rien sur tel ou tel individu en particulier. Si certaines femmes en particulier veulent et ont les capacités intellectuelles pour aller dans des filières STEM eh bien tant mieux pour elles. Encore une fois ce ne sont que des données agrégées qui ne remettent en cause ni la particularité de chaque individu ni l'égalité en droit. Sinon concernant De Lesquen, il y a vraiment des gens pour le prendre au sérieux ? C'est un pur troll qui fait de l'exagération et la provoc ses marques de fabrique, je suis même pas sûr qu'il croie fermement en tout ce qu'il raconte.
  7. 2 points
    Article très complet sur les feux de forêts en Amazonie: https://www.science20.com/robert_walker/nasa_say_the_amazon_is_burning_at_below_average_rates_yet_many_news_stories_say_record_rates-240959 et en bonus la page de la NASA qui dit noir sur blanc que c'est dans la moyenne: https://earthobservatory.nasa.gov/images/145464/fires-in-brazil
  8. 2 points
    J'ai un screenshot de ce post que j'ai bien aimé, 6 likes et 5 références. Par contre j'ai pas l'auteur (@Rincevent peut-être ?) et je retrouve pas le post sur google ou le moteur de recherche de liborg...
  9. 2 points
    L'économie planifiée étant incapable de produire les biens et services nécessaires pour satisfaire les besoins des entreprises et des individus, il est certain qu'elle favorise le recyclage. 😄 Pendant le "grand bond en avant" de Mao, les chinois venaient jeter dans des hauts fourneaux improvisés leurs outils, ustensiles et autres babioles métalliques afin de remplir les objectifs délirants du plan en matière de production de métaux. Non seulement il fallut revenir aux couverts en bois pour manger à la cantine collective, les jours où il y avait de quoi manger, mais en plus l'acier issu de ces fourneaux fut d'une qualité déplorable et largement inutilisable. Mais l'exemple le plus frappant est peut-être celui des khmers rouges. Comme il avait quasiment annihilé son appareil productif, le Kampuchea démocratique nous a fourni l'un des rares, peut-être le seul, exemples historiques d'une économie "post-apocalyptique" à l'échelle d'un pays : le démontage pour pièces ou matériaux des installations mécaniques, qu'on ne savait plus faire fonctionner, et les bricolages improvisés avec ce qui avait pu être récupéré étaient ce qui y ressemblait le plus à une industrie.
  10. 2 points
    Dans tous les cas de figure c'est une catastrophe. La population active occupée en France en 2018 est de 27,1 millions de personnes, dont : - hommes : 14 millions ; - femmes : 13,1 millions. Parallèlement, la population active au chômage en France en 2018 est de 2,7 millions de personnes, dont : - hommes : 1,4 millions ; - femmes : 1,3 millions. Ce qui nous fait une population active totale (occupée ou non) de 29,8 millions de personnes. On constate que le nombre d'hommes qui travaillent est supérieur d'un million au nombre de femmes qui travaillent. Établir un quota obligatoire de 50 % de femmes dans tous les emplois revient par conséquent au minimum à mettre au chômage instantanément un million de travailleurs au seul motif qu'ils ne sont pas du bon sexe. En théorie, cela devrait faire sortir parallèlement un million de femmes du chômage. Cela supposerait cependant que parmi les 1,3 million de chômeuses, 77 % seraient prêtes à reprendre un emploi précédemment exercé par un homme dans un domaine qui ne respectait par le quota minimum de femmes. Le taux de chômage des femmes dans ces conditions descendrait à 2 % (difficile d'imaginer le réduire davantage à cause du chômage frictionnel). Je m'abstiendrai d'évaluer le réalisme de cette hypothèse. Admettons la simplement pour la suite de la démonstration. Sans rentrer dans le détail des emplois occupés, voici les déséquilibres les plus importants par secteur d'activité : - agriculture/sylviculture : 0,3 million d'hommes de plus que de femmes ; - industrie : 1,5 million d'hommes de plus que de femmes ; - construction : 1,4 million d'hommes de plus que de femmes ; - distribution, logistique et restauration : 1 million d'hommes de plus de femmes ; - fonction publique et enseignement : 0,9 million de femmes de plus que d'hommes ; - sanitaire et social : 2,3 millions de femmes de plus que d'hommes. En fait, on a donc 0,3 + 1,5 + 1,4 + 1 = 4,2 millions d'hommes en trop dans les secteurs de l'agriculture/sylviculture, de l'industrie, de la construction, de la distribution, de la logistique et de la restauration (appelons les secteurs à tendance masculine). Si on admet qu'un million de chômeuses prend des emplois dans ces secteurs, alors sur les 4,2 millions d'hommes en trop, un million peut garder son emploi dans le respect de la parité. Il reste donc 3,2 millions d'hommes qui doivent dégager. À ce stade du raisonnement, le nombre d'emplois qui restent non pourvus dans les secteurs à tendance masculine est de 2,2 millions, c'est-à-dire la différence entre les 3,2 millions d'hommes écartés et le million de femmes embauchées. En parallèle, on a 3,2 millions de femmes de plus que d'hommes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On peut donc imaginer que 2,2 millions de ces femmes soient transférées pour occuper les emplois vacants dans les secteurs à tendance masculine. Sur les 3,2 millions d'hommes écartés de ces secteurs, 2,2 millions pourraient prendre les places laissées vacantes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On retrouve ainsi l'estimation minimale d'un impact d'un million d'hommes mis au chômage et d'un million de femmes sorties du chômage. Mais pour aboutir à ce résultat, plus de cinq millions de personnes doivent être obligées de changer de secteur d'activité (2,2 millions d'hommes et 2,2 millions de femmes qui échangent leurs postes et, à la louche, une grosse part du million de chômeuses qui retrouvent du travail dans des secteurs à tendance masculine). Vu la population active de 29,8 millions, cela veut dire qu'en gros un actif sur six est obligé de se reconvertir. Pour aboutir à ce résultat, une coercition massive des entreprises et des individus est nécessaire. L'impact serait désastreux pour la productivité et pour le bien-être de la population. On aboutirait aussi à une situation ou sur les 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi, 2,4 millions seraient des hommes, soit environ 89 % d'hommes parmi les chômeurs. Le taux de chômage des hommes serait de 16 %, celui des femmes de 2 %. Imaginons l'impact sur les structures familiales et sociales. C'est tout simplement un cauchemar. Et c'est le scénario le plus favorable. Parce qu'en réalité, il semble douteux que l'intention de la ministre soit d'exclure de la fonction publique et du secteur sanitaire et social 2,2 millions de femmes et de les obliger à se reconvertir dans des secteurs à tendance masculine. J'ai plus l'impression qu'elle parle d'un quota minimum de femmes partout, pas de la parité. Dans ce cas de figure, il n'y a pas échange des emplois entre 2,2 millions d'hommes dans les secteurs à tendance masculine et 2,2 millions de femmes dans la fonction publique et le sanitaire et social. On en reste donc au stade où un million de femmes sortent du chômage pour occuper des emplois dans des secteurs qui étaient en déficit de femmes et 3,2 millions d'hommes restent sur le carreau. On passerait ainsi de 2,7 millions de personnes en recherche d'emploi à 4,9 millions, avec une variation de + 2,2 millions (+ 81 %) dont + 3,2 millions d'hommes et - 1 million de femmes. Le taux de chômage grimperait de 9 à 16 %. Un actif homme sur trois serait au chômage. 94 % des personnes en recherche d'emploi seraient des hommes. C'est un désastre pour l'équilibre des structures familiales et sociales. Il faudrait s'attendre à une hausse de la violence, de la délinquance... Sachant que le ratio PIB/population active occupée est de 87 K€/actif occupé en 2018, on peut estimer très grossièrement qu'avec 2,2 millions de postes qui seraient laissés vacants dans les secteurs à tendance masculine, on perdrait sur le long terme environ 190 milliards d'euros de PIB (8 % du PIB). Probablement beaucoup plus à court et moyen terme compte tenu des coûts induits (reconversion, frais de gestion et de contrôle, etc.). Une telle chute de l'activité aurait des effets désastreux sur toutes les assiettes fiscales et de cotisations sociales, alors que la demande en prestations sociales exploserait. Comme on est en France, les impôts et taxes augmenteraient donc massivement. On a vu ces derniers mois ce que ça peut donner comme résultat dans la rue. Mais cela reste encore un scénario optimiste. Parce que tout le raisonnement précédent repose sur l'hypothèse que les métiers sont interchangeables au sein d'un même secteur d'activité, ce qui n'est bien sûr pas le cas. Prenons l'exemple de mon secteur d'activité, l'immobilier. C'est relativement paritaire au niveau de la branche, avec 47 % d'hommes et 53 % de femmes. Si on appliquait un quota minimum de 50 % de femme au niveau des entreprises, on ne serait pas trop inquiétés. Mais si je regarde par métier, dans mon organisme de logement social par exemple : - 100 % des informaticiens sont des hommes ; - 100 % des ouvriers et artisans du bâtiment sont des hommes ; - 100 % des chargés de contentieux et de recouvrement sont des hommes ; - 92 % des gardiens d'immeubles sont des hommes ; - 85 % des monteurs d'opération (responsables de chantiers en maîtrise d'ouvrage ) sont des hommes ; - 100 % des travailleurs sociaux sont des femmes ; - 100 % des gestionnaires RH sont des femmes ; - 92 % de l'équipe commerciale est composée de femmes ; - 75 % de l'équipe compta/finances est composée de femmes ; - etc. En pratique, si demain on doit avoir un minimum de 50 % de femmes dans chaque métier, on ferme la boutique. C'est aussi simple que ça. Et si c'était un minimum de 50 % d'hommes dans chaque métier, ce serait la même chose. Dans les deux cas cela nous oblige à licencier environ quarante pourcent de l'effectif, avec des fonctions clés qui ne sont plus remplies. Du coup, c'est tout le monde au chômage. On peut faire des observations similaires dans presque tous les secteurs. Les hommes et les femmes ont tendance à choisir des métiers et des environnements de travail différents. Bref, les résultats seraient déjà catastrophiques sur le papier avec l'hypothèse très simplificatrice que les emplois sont interchangeables au sein de chaque secteur. Alors dans la réalité autrement plus complexe, on n'ose imaginer l'ampleur du désastre. Mais bien sûr, pour celui qui veut établir la république des soviets et réinstaurer le passeport ouvrier, le quota de 50 % de femmes est un bon angle d'attaque du système économique. (Source des données : INSEE, enquête emploi publiée le 9 avril 2019 et comptes nationaux 2018)
  11. 2 points
    Et après on s'étonne que les "experts" perdent leur crédibilité ? Quand on crame sa crédibilité à faire de la merde, on va pas pleurer ensuite. Parce qu'en dehors de 40m d'automobilistes, on les a pas trop entendu monter au créneau contre les 80km/h les experts. Parce que en dehors des méchants climatosceptiques, ils nous ont sorti de la "taxe pigouvienne" les experts. La revendication de base, c'est la pétition de Ludoski : https://www.change.org/p/pour-une-baisse-des-prix-à-la-pompe-essence-diesel Vas-y, cherche ISF ou fortune sur la pétition. Jacline Mouraud, c'est le visage public crackpot que les médias sont allés dénicher quand ils ont compris que le mouvement était important (savez, le mouvement que les "experts" ont complètement raté). Elle n'a jamais eu d'influence sur rien. C'était à l'époque où on prenait les gilets jaunes pour des cons. Depuis, les Insoumis sont allés s'accrocher comme des tiques sur la bête et tout d'un coup elle a pris grâce aux yeux des médias ; c'est à ce moment là seulement qu'on a entendu parler d'ISF. Et de manière assez amusante, le seul résultat de cette offensive d'extrême gauche est l'effondrement de Mélenchon dans les sondages. Le RIC, c'est encore apparu plus tard et je n'arrive pas trop à voir comment ; amha, les leaders objectifs du mouvement (Ludoski, Drouet, Nicolle) ont été travaillés et convaincus par quelques intellos. Mais je cherche encore d'où ça vient.
  12. 2 points
    Alors oui et non. Les partis politiques souverainistes ou/et nationalistes en Europe ont un gros problème structurel de recrutement de leurs cadres et candidats. Entre les candidats potentiels qui ont un passé ressemblant plus à un passif (condamnation, propos publics homophobes/xénophobes), ceux qui sont incompétents, ceux qui sont à la fois incompétents et arrogants, ceux qui sont incapables de ne pas ‘baver’ (ne pas coller au message du parti et à la place improviser en disant n’importe quoi n’importe comment en finissant par ne laisser aucun doute sur le fait que ce sont des personnes au mieux médiocres) et ceux qui sont des roublards à la petite semaine (et je te facture ça à un pote, et je te fais des fausses notes de frais), c’est vraiment la cour des miracles. Vous me direz que ces problèmes se retrouvent dans d’autres partis, c’est vrai, mais les médias et les autorités collent à la culotte et font du zèle quand il s’agit d’investiguer ces gens-là. Les partis natios qui s’en sortent sont ceux qui concentrent tout le pouvoir aux mains de 4-5 personnes douées, ce qui est efficace à moyen terme mais insoutenable à long terme. Il suffit que ces leaders/cadres/techniciens se cassent pour que le truc s’effondre dans un festival de luttes intestines, de gogoleries et de condamnation au pénal.
  13. 2 points
  14. 2 points
    qui sait quoi, au juste, de la Chine (même Xi) ? http://foreignpolicy.com/2018/03/21/nobody-knows-anything-about-china/
  15. 2 points
    Cela signifie que l'Afghanistan ou les vietnamiens ne peuvent pas mettre en échec l'armée US, au vu des immenses moyens de cette dernière?
  16. 1 point
    Ah, si seulement on avait un deuxième état chinois, non socialiste, pour servir d'échantillon test et nous permettre d'évaluer le rôle du "facteur rouge"... Wait, on a justement la République de Chine, qui s'en tire vachement mieux niveau pib/hab, IDH, etc. On peut aussi comparer avec Hong Kong, Macao et Singapour (à population principalement chinoise), ou encore avec la Corée du Sud et le Japon. Autres remarques importantes : - la réussite, partielle, de la Chine, est en grande partie du à la libéralisation, partielle, par Deng Xiaoping. Et Xi s'en écarte en étant de plus en plus dirigiste. - le bilan du pure communisme de Mao, c'est surtout l'étouffement de toute pensée critique avec la campagne des 100 fleurs, l'équivalent de 5 ou 6 fois la Shoah en deux fois moins de temps avec le Grand bond en avant, et la destruction de toute la culture du pays avec la révolution culturelle. - le succès actuel de la Chine est en partie overrated du fait des chiffres biaisés par leurs bureaucrates et par les grands travaux inutiles, villes fantômes, etc, qui font artificiellement grimper les agrégats économiques
  17. 1 point
    Et les évaluations? https://www.amazon.com/There-More-than-Genders-Shirt/product-reviews/B07D5SG9JK/ref=cm_cr_arp_d_viewpnt_rgt?ie=UTF8&reviewerType=all_reviews&filterByStar=critical&pageNumber=1 " I was hoping to find this shirt in Polyunsaturated Free-Range GMO-free Organic Non-Binary Trans-species Unimasterbatory Brogender Hexagonalsexual, but it's only available in Mens and Womens styles. Bummer. "
  18. 1 point
    Etant donné que le Parti repose sa légitimité non plus sur le communisme et le pouvoir de l'ouvrier et du paysan mais sur le patriotisme, les dirigeants ont vite fait croire à la population qu'aimer son pays, c'était soutenir le Parti. Cela semble marcher à certains égards. De plus, il y a une "liberté" économique (toute relative, évidemment) en Chine ; le citoyen peut s'enrichir (comme disait Deng Xiaoping en 1992, "enrichissez vous"). Il n'y a donc plus de raisons matérielles pour se révolter face au Parti. Les raisons qui pourraient amener à une révolte seraient donc "post-matérielles", cela concernerait la liberté, l'identité, etc. Mais les chinois (et asiatiques en général) n'ont pas les mêmes valeurs que nous. L'accent est moins mis sur l'individu mais plutôt sur la famille ; l'harmonie sociale est très importante dans la société chinoise ; la hiérarchie est primordiale pour que tout fonctionne, etc. Ils n'ont pas été bercés par les philosophes des lumières, par l'idée de la Déclaration des Droits de l'Homme, etc. Il y a évidemment des protestations, etc. mais je ne pense pas que la majorité des chinois veuille ou soit prête à renverser un régime qu'ils ont toujours connu et qui leur a permis (enfin ce sont des doses de libéralisme économique dans les faits) d'améliorer leur quotidien. De plus, le gouvernement a une réelle mainmise sur internet donc toute tentative de préparation de révolte serait tuée dans l'oeuf avec une punition exemplaire à la clé. En outre, la Chine est devenue un acteur de premier plan sur la scène internationale et son rayonnement procure une réelle fierté pour les chinois, peuple qui a une réelle conviction d'être supérieur, surtout après ce siècle d'humiliation, entre la première guerre de l'opium et 1949. La priorité n°1 des dirigeants est de garder le Parti à la tête du pays. Et aujourd'hui encore, ils étudient le modèle soviétique pour savoir ce qu'il ne faut pas faire. Je suis donc très pessimiste quant à un changement notable dans les décennies à venir. Si Deng Xiaoping n'avait pas été là et que l'aile gauche du PCC avait pris la succession de Mao, je pense que cette révolution aurait déjà eu lieu, cependant. Par contre, je suis bien plus sceptique quant à la capacité de Pékin à lisser les esprits et les comportements des hong-kongais qui ont la liberté économique et politique (enfin cette dernière jusqu'en 1997). Il est bien plus facile de garder sous le contrôle une population qui a toujours connu le PCC (les plus vieux ont, avant ça, connu la guerre civile et la guerre avec le Japon, ce n'est guère mieux de leur point de vue) que d'intégrer sous ce contrôle une population qui a goûté à la liberté et qui n'a pas peur de se battre pour elle. EDIT : désolé pour la réponse très tardive, je n'étais pas sur le forum ces dernières semaines et je suis revenu en Europe
  19. 1 point
    Va lire sa page wikiberal, ça suffira. Ah, aussi, il pense que Hayek n'était pas libéral. En général, je cesse d'écouter les gens quand ils disent de telles inepties.
  20. 1 point
    Ce qu'il faut bien comprendre c'est le "bourgeois urbain" s'en balance complétement car tout ca lui est caché .... Je me plais à balancer dans les pattes de mes amis citadins droitards/LREM qui se prennent pour Warren Buffett et vomissent les GJ (même ceux du début) qu'ils sont beaucoup plus proches d'un fonctionnaire que d'un entrepreneur (c'est un fait: bosser dans une multinationale, acheter 2 apparts clefs en main et une poignée d'action du Cac40 et se prendre pour un entrepreneur LOL ...🤣🤡 ). La profonde salarisation/urbanisation de l’économie fait que 95% de la population ne voit plus le bordel que tu décris car tout pour eux est externalisé: les RH et payroll de leur boite, le promoteur/syndic pour leur appart/maison clef en main ect ect. Par contre en tant que bon dernier maillon de la chaine ils payent toute cette merde. L’économie ,comme toujours, s'est adaptée un externalisant en masse vers des spécialistes (ou devenu tel par la force des choses) qui font leur beurre sur tout ca ... cette ponction et gérable sur des salaires et valeurs ajoutées de métropoles mais étrangle totalement les zones peu dynamiques ...
  21. 1 point
    On peut n’avoir de respect pour aucun des deux.
  22. 1 point
    Pour y être passé, je peux dire que bien plus que les profs, ce sont les élèves de sciences-po qui sont endoctrinés. Ils arrivent déjà formatés en première année et je me rappelle des efforts vains de certains maîtres de conférence pour les sortir de leur intégrisme. Après, on est bien d'accord que les intervenants à scpo sont majoritairement des soc-dem néo-keynésien. Mais leurs élèves sont des anarcho-syndicalistes ou des léninistes canal historique. En 2002, si les élèves de scpo avaient voté à la présidentielle, c'était Besancenot qui était élu au premier tour avec un score de république bananière. Donc si on doit remonter la généalogie du mal, ce dernier est déjà fait au moment de la sélection des entrants à scpo.
  23. 1 point
    Par exemple pour British Petroleum, possédée en 1977 à 68% par HM Treasury et la BoE (le reste appartenant à Burmah Oil) : - IPO de 17% des actions en 1977 à 845p (sous un gouvernement Labour pour renflouer les caisses vidées par le socialisme, admirez l'ironie) - Thatcher arrive et vend un bloc de 5.17% à 363p, restent 45.83% - Le gouvernement se fait diluer jusqu'à 44.61% en 1980 par l'acquisition par BP de Selection Trust via une offre d'échange - Le gouvernement renonce à participer à une augmentation de capital (Rights Issue) en 1981 et vend ses droits pour £15m. L'Etat est encore propriétaire de 39.04% après l'opération - En 1983 un bloc de 130 millions d'actions (environ 8%) est mis en vente à 435p - En 1987, les 31.5% restant sont mis en vente en un bloc, à 333p Notes: - A partir du moment où l'entreprise a été introduite en bourse, aucune législation n'était nécessaire pour céder la participation résiduelle car il ne s'agissait pas de "major policy departure" - Chaque vente d'actions qui a suivi était entièrement garantie (underwritten) par les banques : HM Treasury était certain de récupérer 330p par action minimum, qu'elles trouvent preneur ou non sur les marchés (d'ailleurs ça a failli coûter bonbon à Goldman, Lehman, Morgan Stanley et Salomon Brothers cette histoire) Ces ventes d'actions secondaires sont aujourd'hui des ABB : Accelerated BookBuilding. Ça se déroule comme ça : - Le client signe avec une ou plusieurs banques un contrat qui engage les banques à racheter les actions à un prix convenu si elles n'arrivent pas à les vendre. - Pendant la journée de bourse, les banques sondent leurs clients importants (wallcross : communication d'information privilégiée donc le client doit donner son accord pour les recevoir puis s'interdire toute opération sur le titre) pour évaluer la demande et estimer les plus gros ordres - Une fourchette de prix est fixée, normalement avec une décote sur le cours de clôture - Juste après la clôture, les vendeurs ont quelques heures à peine pour appeler leurs clients (d'abord les sondés positifs puis les autres) pour remplir leur carnet d'ordre (book) - Une fois le book complètement souscrit, le prix final est fixé et les investisseurs se voient allouer entre 0 et 100% de leur ordre - A l'ouverture le lendemain, les actions baissent (en temps normal, elles baissent moins que la décote définitive de la veille) Si ça foire (i.e. si le book n'est pas suffisamment souscrit en bas de la fourchette), les banques se font "coller" (elles rachètent les actions au prix convenu). Par exemple Goldman Sachs s'est fait coller sur du Burberry l'année dernière (bon, le cours est remonté et ils ont fait une plus-value de $30m mais le risk management n'a pas aimé).
  24. 1 point
    La pression sociale n'est pas une oppression politique. Elle peut être extrêmement désagréable au quotidien mais tu dois alors te souvenir que tu utilises toi aussi de l'influence sociale tous les jours de ta vie pour promouvoir les choses ou comportements que tu juges positifs. Donc les réactionnaires religieux ont droit à la même liberté que toi. Si ces femmes sont réellement menacées et forcées de se voiler, c'est un problème de sécurité (et on peut tout à fait soutenir que la répartition de la police n'est pas adéquate sur le territoire et/ou qu'il faudrait plus d'agents de police pour assurer à tous les citoyens une égale sécurité). Sinon, c'est de la pression sociale, peut-être condamnable pour des raisons éthiques spécifiques lorsqu'elle s'exerce au service de certaines idées, mais politiquement tolérable. Les femmes qui n'en peuvent plus n'ont qu'à monter des collectifs de protestation, ou quitter le quartier. Si elles ne sont pas menacées, elles ont toujours d'autres choix possibles que se voiler. Mais dans tout choix il y a un prix à payer.
  25. 1 point
    On a eu une ration de BLM ce matin, on pourrait avoir une ration d'éolienne royale un autre. Cependant, cette conne a déjà bien trop d'exposition dans la presse. C'est parce que des journalistes idiots lui propulsent leur gros micro mou sous le groin que cette abrutie s'étale ainsi dans les journaux. Il faut oublier ces gens, c'est réellement le meilleur service qu'on peut rendre à la France, à son peuple, et c'est en plus la plus terrible des tortures chinoises infligées à ces êtres imbus d'eux-mêmes qui ne souffrent rien tant que l'indifférence à leur existence.
  26. 1 point
    Sauf dans la mesure où les libéraux ont pesé sur la décision, évidemment. Et même si ça n'était que d'un ou deux %, c'est en général avec des écarts comme ça qu'on gagne ou qu'on perd. "Je suis navré de devoir le dire une nouvelle fois, mais on ne peut le répéter trop souvent, nous ne pouvons conclure d’accord de libre-échange avec l’Inde. Ou avec qui que ce soit d’autre. Nous avons renoncé à ce pouvoir au profit de Bruxelles le 1er janvier 1973, jour où nous avons rejoint ce qui est maintenant l’Union européenne. Nous avons acheté le libre échange avec l’Europe au détriment du libre échange avec le reste du monde. Dans la mesure où le monde entier est actuellement en croissance, sauf l’Europe, j’ai envie de dire que c’est une position désastreuse pour nous." (cf: https://www.contrepoints.org/2013/12/26/151254-pour-le-libre-echange-sortons-de-lue )
  27. 1 point
    Tu veux dire que FX Bellamy gagnerait à s'intéresser à l'histoire de la rédaction de la Bible pour mieux comprendre en quoi la soi-disant parole de Dieu est au minimum très très éloignée de la vérité ? Plus généralement je trouve le discours inquiétant. Si la religion de ce candidat n'avait vraiment aucune influence sur son programme politique rêvé, il n'en parlerait pas de la sorte. C'est trop facile de proclamer sa tolérance et son sécularisme une fois que le pouvoir a été enlevé de force aux institutions religieuses, mais quand on regarde leur attitude au moment où les problèmes se posent ils sont beaucoup moins ouverts. En fait j'ai du mal à me souvenir d'un exemple où l'Eglise aurait d'elle-même renoncé à un pouvoir ou un privilège, ou n'aurait pas protesté contre une loi qui contrarie ses valeurs. Bellamy affiche une telle proximité avec des organisations à l'histoire apparemment sulfureuse que j'ai beaucoup de mal à croire qu'il ne cherche pas d'une manière ou d'une autre, à un certain degré, à imposer sa vérité aux autres. Certes, ce n'est peut-être pas pire que de vouloir imposer ses valeurs étatistes aux autres par plus de lois et plus d'impôts, et on me dira à juste titre que l'étatisme est une religion. Ca ne rend pas cette candidature moins inquiétante pour la droite.
  28. 1 point
    ça me semble très grossier sur de nombreux points, en fait tu es beaucoup trop affirmatif alors qu'on est dans un domaine assez peu normatif: L'émergence n'est pas de la magie, c'est le résultat d'action humaine concurrentes, il y a forcément des propositions contre-archétypales, qui peuvent disparaitre ou devenir le nouvel archétype, bref ça ne veut rien dire de rejeter a priori des propositions, elles font justement partie du processus d'émergence. Que certains archétypes soient necessaires pour la vie dans certaines sociétés ok, mais l'évolution existe, la technique a bouleversé certaines sociétés et ne s'arrêtera plus, certains archétypes ont disparu, l'humanité n'en est pas morte. Il n'y a pas d'état final archétypique à mon sens. Troisio, c'est une question d'esthétique je suppose, mais je ne vois pas en quoi des productions culturelles doivent respecter les archétypes, par gout on peut vouloir autre chose, par lassitude aussi, par le passé elles ont justement participé à des évolutions, on peut le refuser mais ça me parait être une position esthétique fragile.
  29. 1 point
    Je me souviens d'un article de @h16 détaillant à quel point quasi l'intégralité du programme commun communiste est désormais appliqué en France. (J'espère que ma mémoire ne me trahit pas). En tous cas, cela me semble évident. On peut renommer ça avec un nom plus sympa et plus à la mode, eg social-démocratie, ça n'y change rien. Quant à espérer que la France (ou l'état français) fonctionne comme en Suède. ... je me demande comment on peut encore croire un truc pareil. L'UERSS actuelle est basée sur ce postulat, on voit ce qu'il en advient. Comme tu glisses quelques remarques perso, je vais aussi m'y autoriser. Je me demande si ton point de vue n'est pas en partie du à une comparaison, consciente ou pas, avec des pays dans un état bien pire que la France. De mon coté, j'ai beaucoup fréquenté la Suisse plus jeune, et l'Allemagne. Et, de part mes activités, je peux comparer le dynamisme de la France avec ses 2 voisins immédiats : la France est juste en train de couler à pic. Et quand nous admettons (enfin) être à -15 mètres, en fait on est déjà à -20 mètres. Et actuellement rien ne vient freiner cette descente.
  30. 1 point
    À chaque loi débile sur l'accès-au-logement-des-plus-démunis correspond l'embauche de trouzaines de fonctionnaires territoriaux, la création de douzaines d'associations subventionnées par des aides publiques pour blablater en commissions, accompagner les pauvres à trouver des logements qui n'existent pas, ou si peu, qu'il faut des commissions d'attribution pour sélectionner... On subventionne par millions aussi les propriétaires qui ont des masures en pleine cambrousse à condition qu'ils louent pendant 10 ans à des pauvres qui seront bloqués au milieu des champs Les dispositifs RMI-RSA, c'est carrément la fête du slip en termes de projets alakon, de contrats à signer, de suivis, de flicages de pauvres gens qui ont raté le concours de la cotorep de peu, de pognon dilapidé dans des projets fumeux, de fonctionnaires payés à tamponner, éditer des listings, coller des gommettes sur des chemises cartonnées Les dispositifs d'aide à l'enfance, ce sont des tryptiques à compléter, des justificatifs sans fin, des barèmes, contre barèmes, coeff, discussions en réunion pour savoir si on compte toute la facture edf du mois ou si on déduit chaipukoi... Je peux continuer comme ça autant que tu veux : les gens sont aidés en dépit du bon sens, deviennent accros, en demandent davantage, et du coup les effectifs augmentent car "on y arrive plus".
  31. 1 point
    Revendications pour la liberté et la prospérité (#GiletsJaunes) (4 déc. 2018) Petit mémo de ce qu’il faudrait demander à Emmanuel Macron pour retrouver la liberté et la prospérité économique (un début, tout au moins ; je me suis concentrée sur les demandes les plus emblématiquement "vénézuéliennes" des GJ). https://leblogdenathaliemp.com/2018/12/04/revendications-pour-la-liberte-et-la-prosperite-giletsjaunes/
  32. 1 point
    Ce n'est pas une question de garder les mains propres... Beaucoup semblent voir dans ce mouvement une bonne opportunité pour faire passer nos messages, or je pense au contraire que compte tenu de la tournure des événements, c'est pisser dans un violon. "On en a une belle", dis-tu ? Mais non, pas du tout. Le mouvement des "pigeons" ou des "bonnets rouges", ça c'était de vraies jacqueries claires dont les libéraux pouvaient profiter. Il n'y avait qu'une seule revendication que chacun percevait bien et le message adressé à l’État par les manifestants, parfaitement univoque, pouvait être exploité à profit par les libéraux. Là, on a une cacophonie incompréhensible de colères et de revendications qui se superposent et/ou s'affrontent, et qui portent à la fois sur les taxes, la consommation d'énergie, le pouvoir d'achat, le réchauffement de la Planète, les retraites, Macron dictateur démission !, l'épuisement des ressources, la transition écologique, les salauds de riches, le besoin d'un référendum populaire, l'urgence climatique, les classes moyennes laissées pour-compte de la mondialisation, le plan de déplacement urbain, etc., j'en passe et des meilleurs. Impossible de faire entendre une voix libérale dans un tel brouhaha : ça sera totalement inaudible. Rajouter du bruit au bruit ne sert à rien. De plus, l'état émotionnel dans lequel se trouvent la plupart des gens les empêche d'entendre raison. Nos messages ne seront ni écoutés ni entendus tant que l’hystérie collective ne se sera pas atténuée.
  33. 1 point
    La première fois que j'ai lu 1984 je me suis dit que les slogans de la Novlangue c'était vraiment trop exagéré. Finalement Orwell est bien plus malin que moi. C'est toi qui tourne le discours : au contraire je dis que la différence homme/femme est naturelle et qu'il n'y aucune raison de se prendre la tête sur des cas d'espèces qui peuvent intéresser les biologistes sur les mécanismes de la différentiation sexuelle mais que pour faire une société qui fonctionne correctement ça n'a juste aucun sens. Maintenant il y a tellement d'intersectionnaliste qui chouinnent que l'état se sent forcé d'éclaircir le terrain et on inverse la critique en ne retenant que le fait que ce soit l'état grand méchant qui intervienne. Si elle est fausse. De manière relativiste (par exemple il n'y a pas de limite supérieure à une vitesse) et quantique (elle ne permet pas de rendre compte d'un modèle de l'atome qui tienne debout). Le truc marrant est que la relativité et la méca quantique ne sont pas consistantes entre elles non plus. Tout est faux. Mais les trois sont utiles quand on les utilise à bon escient. Ce qui est exactement le contraire de ce qui est fait avec la biologie dans le cas qui nous concerne.
  34. 1 point
    https://www.tmlewin.co.uk/shirts/non-iron-shirts/ https://www.ctshirts.com/fr/chemises-homme/sans-repassage/ Des dizaines d'heures par an économisées, you're welcome.
  35. 1 point
    J'avais posté ça dans TIL: "Au tournant du XIXème siècle, dans la propagande socialiste, le mandat "historique" de préparer la Révolution qui anéantira le capitalisme et le pouvoir de la bourgeoisie glisse des mains de la passive et "veule" masse prolétarienne pour devenir la mission du seul Parti et de ses militants. C'est ici une évolution décisive de l'histoire idéologique moderne. Les "masses", finit-on par constater, ne répondent pas, en leur majorité, à l'Appel de l'histoire. Elles demeurent assoupies dans une "torpeur" résignée. La conscience leur fait défaut et aussi, ajoute-t-on, la "virilité"[Le Parti ouvrier, 5 février 1889, p.1]. En vain, on les tance, on les secoue: "Voyons, peuple d'exploités, masse d'esclaves du Capital, ouvriras-tu les yeux ?" [L'Affamé, anarchiste, 13 juillet 1884, p.1]. La propagande continue machinalement à rêver à "une classe ouvrière qui marche unie, compacte vers son émancipation politique et sociale" [Le Prolétariat, 1 mars 1890, p.1], mais seule la minorité organisée, finalement, lui apparaît porteuse de la conscience historique et prête à "jouer son rôle". Ce sont les seuls prolétaires "conscients et organisés" (épithètes homériques favorites de Jules Guesde), c'est-à-dire les membres du Parti qui sont alors appelés à jouer le rôle d' "accoucheurs du grand renouveau social" et il convient de leur faire sentir leur supériorité sur ces "masses amorphes" pour lesquelles ils se dévouent sans compter [Frédéric Stackelberg, Vers la société communiste, Nice, Au droit du peuple, 1909, p.15]. La propagande socialiste passe ainsi de la dévolution du grand rôle historique au "parti de classe" [Almanach du Parti ouvrier 1892, p.17]. Tout ceci, qui est abondamment attesté en France vers 1900, fait plus que préfigurer le léninisme qui n'est que la version russe de cette évolution significative du discours de l'Internationale au tournant du siècle. Bientôt, assure-t-on du côté des guesdistes français, "le Parti Socialiste [le parti, pas la classe !] aura accompli la mission historique qui lui est assignée dans la grande transformation sociale qui s'impose au monde entier" [Ghesquière, La Défense, Troyes, 18 janvier 1907, p.1]." ( Marc Angenot, L'Histoire des idées. Problématiques, objets, concepts, méthodes, enjeux, débats, Presse Universitaires de Liège, coll. Situations, 2014, 392 pages, p.231) Il n'est pas interdit de penser que les textes de Marx autorisaient l'évolution vers le "substitutionnisme". On lit dans le manifeste que les communistes diffèrent du prolétariat "par une conscience plus claire des conditions de la lutte".
  36. 1 point
    Avec quelques amis, on se donne parfois des "cours" entre nous pour partager nos divers centres d'intérêts. L'an dernier, je leur avait donné un petit cours d'histoire des théories économiques. C'est complètement hors de mon champs de compétence, et je n'ai que quelques lectures disparates sur quoi m'appuyer. Mais la plupart d'entre eux sont de véritables illettrés dans ce domaine, et je crois que non seulement mes exposés leur avaient bien plut, mais ça a aussi contribué à en ouvrir deux ou trois au libéralisme. Du coup, j'envisage de réitérer l'expérience, mais avec des amis un peu moins proches, et surtout moins ouverts d'esprit et plus gauchistes... dont quelques uns qui semblent croire que l'économie se résume à une guerre d'influence entre les méchants "orthodoxes" libéraux dogmatiques qui croient à la main invisible et à l'écoulement, et les gentils "hétérodoxes" à la fois marxistes, keynésiens et écolos. Ce qui me donne très envie de les secouer un peu. Je compte faire ça en deux séances de 1h30 ou 2h chacune, plus débat et questions. Voilà le plan que j'envisage : Séance 1 Séance 2 Ca fait beaucoup, et forcément, ce sera très sommaire, mais vu qu'ils partent de rien... Des remarques ? Des choses que vous feriez autrement ?
  37. 1 point
    Tout plat salé est amélioré avec des lardons (ou leur cousin le bacon). Omelette ? Lardons. Curry de légumes ? Lardons. Pizza (low-carb) ? Lardons. Les lardons, les lardons, les lardons vous dis-je !
  38. 1 point
    Edit : non vraiment, un smiley ne suffit pas. D'une part, elles se mentent à elles-mêmes (ce qui est sans doute le pire des mensonges), parce que oui, c'est de la moralisation (et la preuve, c'est qu'elles veulent un changement de comportement ; or, "se rendre compte" de quelque chose ne suffit pas à changer de comportement ; il faut aussi que le comportement soit perçu comme d'une moralité douteuse, ce qui est relève d'un jugement moral). Et d'autre part, elles affirment ne pas être moralisatrices parce que un dogme moderne voudrait que la morale soit une mauvaise chose (ce qu'elle n'est pas, et ça tombe bien parce qu'on est câblés pour) ; mais si la morale était mauvaise, alors pourquoi vouloir faire changer des comportements ? Il semble assez clair que le problème est du côté des membres de ce collectif. Que ces "militantes" soient névrosées jusqu'à la moelle, grand bien leur fasse ; mais qu'elles aient au moins la pudeur de garder leurs névroses pour elles (ou éventuellement leur psy), au lieu d'en faire "profiter" un tas de gens qui n'ont rien demandé.
  39. 1 point
    My 2 cents (en tant que grand amateur de musées/monuments/expos, subventionnées ou non) : laisser l'État (à ses différents niveaux) gérer une partie du patrimoine artistique c'est s'assurer que la politique (au sens le plus sale du terme : copinage, clientélisme, etc.) et la gabegie financière viennent s'en mêler. Quelques exemples en vrac : - Dans la catégorie "copinage" qui fait les gros titre, on peut mentionner le "cadeau" payant de Jeff Koons à la ville de Paris, cadeau estimé à 3,5 millions d’euros et qui devrait être financé, officiellement, par de généreux mécènes (mécènes au goût douteux de mon point-de-vue). Or ce projet de tulipes géantes, qui ne semble d'ailleurs pas plaire à grand monde, devrait défigurer l'esplanade du Palais de Tokyo s'il était accepté. Bref, le patrimoine historique est à la merci de l'État qui peut en faire ce qu'il veut, même le pire. - Dans la catégorie "mauvaise gestion" : le Louvre expose environ 35 000 œuvres sur un total de 500 000 œuvres. Où sont les œuvres non exposées ? Elles sont parfois prêtées à d'autres musées, la majorité est cependant stockée dans les sous-sols du Louvre, un lieu sujet à des risques d'inondations. Les conserver coûte donc cher, présente un risque, et ce, pour rien (d'autant qu'il semble me souvenir que la conservation de certaines œuvres laisse à désirer). - Dans la catégorie "copinage, clientélisme, gabegie financière" : il y a ce qui se passe au niveau local dans les musées municipaux. En effet, il y a parfois des conflits entre les conservateurs de ces musées (qui aimeraient les faire vivre) et les maires qui souhaitent récupérer les bâtiment pour en faire un bidule quelconque avec un copain à sa tête. Résultats, les municipalités laissent "mourir" ces musées. C'est d'ailleurs le cas dans ma ville : le maire souhaite en effet se débarrasser des œuvres exposées dans le musée municipal consacré à un peintre local plus ou moins connu pour récupérer le bâtiment tandis que la famille du peintre s'y oppose (étant propriétaire des œuvres, elle a son mot à dire). Résultat de ce bras de fer : il n'y a plus de conservateur, pas de pub autour du musée, pas d'expositions temporaires (alors qu'il y aurait de quoi faire semble-t-il), rien. Bref, un autre exemple où la visibilité d'un artiste et de ses œuvres dépend de la bonne volonté de l'État (au niveau local ici).
  40. 1 point
    Pas de panique les gars ! Si le concours Miss America a décidé de privilégier la cible "progressiste", il reste pour les beaufs qui aiment reluquer des nibards, une bière à la main devant leur téloche, les concours de Miss USA et Miss Univers. Bref ce n'est rien d'autres que de la segmentation de marché et du positionnement marketing. Je ne pensais pas que le combat des libertariens était de lutter contre les logiques de marché...
  41. 1 point
    Bien, au Brésil, aujourd'hui a eu lieu le lancement d'un site (une carte) avec les groupes libéraux (et libertaires): https://ideiasradicais.com.br/ L'idée est faciliter le contact entre tous. Il y a aussi un calendrier des événements (et bientôt un chat en utilisant "discord"). Je pense que vous on peut penser en quelque chose comme ça pour la France.
  42. 1 point
    Oui mais pourquoi pointer spécialement les diplômés du doigt ? Pourquoi tu dis "les diplômés ne se marient pas avec les non-diplômés" et pas "Il n'y a plus de mariages socialement mixtes ?" Question subsidiaire : quand c'est qu'il y a eu des mariages socialement mixtes ? Le mariage a toujours été une affaire patrimoniale, on se marie avec ses pairs. J'adore comme le discours conservateur va tout à coup nous faire le coup de la mixité social et du mariage d'amour quand ca les arrange. Le conservatisme de base est particulièrement pathétique parce que ce ne sont jamais que les progs d'il y a 20 ans. Aucune idée, aucune cohérence, seulement critiquer les progs d'aujourd'hui tout en ayant totalement adopté les idées des progs d'il y a 20 ans. Et dans 20 ans ils approuveront sans reserve ce qu'ils détestent aujourd'hui. Et 20 ans, je suis généreux. Aux US, l'argument préféré des "conservateurs" c'est "Obama l'a fait". Il ne leur a fallu qu'Obama ne quitte le pouvoir que 3 jours pour qu'ils se rangent sans reserve à sa politique.
  43. 1 point
    Oui. La loi martiale. Les derniers qui ont essayé ont pris cher. Pour expliciter, pour moi la légalité a peu de chose à voir là dedans. Tout va dépendre de ce que souhaite le gouvernement central. Si il accepte, un procédé légal sera trouvé. Si il refuse, ce sera vu comme illégal.
  44. 1 point
    L'auteur de Kenshin le Vagabond a été trouvé avec des photos pédo-criminelles il y a pas longtemps... Une poupée calmerait les japonais. Sinon, l'hostilité des femmes envers ce truc, c'est la même que pour la pornographie. Est-ce que vous connaissez une seule de vos copines qui vous a laissé mater du porno peinard ? Non. Enfin moi pas. Pour ça toutes les blagues sur l'historique . Elles voient ça clairement comme une tromperie, comme de la concurrence déloyale (Uber du cul). Et ça prouve qu'elles ont de bons instincts, car c'est exactement ça qui se joue. Est-ce que les femmes comme partenaires sexuelles vont-elles être remplacées dans les années à venir ? Est-ce que le célibat va se généraliser ? Si ça arrive - et ça va arriver selon moi -, ca va changer beaucoup de choses. Déjà faudra que certaines arrêtent d'espérer pouvoir se reposer sur un mec plus riche. Mais j'ai aussi tendance à penser que la course pour le sexe est un puissant moteur de recherche pour l'homme... Or si demain, on peut se taper que des 10/10 en VR sensorielle, bah on sera peut-être moins motivés à l'innovation et à la réussite... Bref tout ça est très intéressant. Je pense que le Japon ne sera finalement peut-être pas une exception culturelle, mais peut-être bien l'avenir des pays riches et développés.
  45. 1 point
    La capitalisation d'une entreprise c'est la somme de la valeur de ses actions. La valeur d'une entreprise c'est sa capitalisation + sa dette. La capitalisation d'une entreprise (et donc la valeur de ses actions) tend vers la somme actualisée (c'est-à-dire qui prend en compte le passage du temps, 1 euro dans un 1 an vaut moins qu'un euro aujourd'hui) des bénéfices futurs de l'entreprise.
  46. 1 point
    Il est amusant d'entendre les syndicats expliquer qu'ils n'ont pas de privilèges avec ce statut. Si c'est le cas, pourquoi tiennent-ils tant à le défendre ?
  47. 1 point
    Les deux. Dans le petit monde des avocats, les associés des cabinets les plus prestigieux sont, dans une proportion surprenante au regard de la population générale, des tarés. Cela est lié à un mécanisme très simple, qui n'a pas nécessairement de rapport avec la psychopathie : les gens qui choisissent ce métier ont parfois de gros egos ; ce métier demande beaucoup, beaucoup, beaucoup de sacrifices. La pression est forte. Le stress important. La concurrence peut être rude. Par sélection, ceux qui survivent et grimpent sont ceux qui (i) sont prêts aux sacrifices, savent résister à la pression, gèrent le stress et éliminent la concurrence, (ii) ceux qui s'adaptent pour apprendre à faire tout ça. Une fois en position d'associé, tu as encore plus de pression et de stress, mais plus forcément de limites. L'égo enfle et se déchaîne. C'est pas toujours beau à voir. Lors d'une master class, une associée très importante d'un gros cabinet (Clifford Chance, me semble-t-il) expliquait que pour arriver au top, il fallait être névrosé. Tous les secteurs soumis aux mêmes contraintes vont sélectionner ces profils-là.
  48. 1 point
    On ne peut convaincre sans avoir préalablement dépouillé l'interlocuteur de ses croyances. C'est l'écueil classique contre lequel se fracassent ces moulins à vents argumentatifs qui cherchent à imposer leurs plaidoyer de force sans se rendre compte que leur contradicteur n'a cure de leur avis (salut Gio), et perdent ainsi un temps précieux à brasser de l'air en vain. Il faut toujours se remémorer que les opinions sont de solides et confortables forteresses contre lesquels un assaut frontal ne peut mener qu'à un cuisant échec: lorsque celles-ci sont abritées derrière de lourds remparts, on ne peut faire bouger les lignes ennemies. La seule méthode fonctionnelle nécessite donc de rentrer par la grande porte — l'air de rien et en toute inoffensivité — avant de tout brûler de l'intérieur en catimini, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un amas de ruines fumantes sur lesquelles votre interlocuteur aura à reconstruire des fortifications mentales, qui, si vous êtes un tant soit peu futé, s'érigeront selon les plans que vous lui aurez suggéré. Et ici, tout a été dit. Le reste n'est que de l'ordre du détail méthodologique.
  49. 0 points
    Nouvel attentat à la voiture -bélier à Londres ce matin https://www.telegraph.co.uk/news/2018/08/14/car-crashes-barrier-outside-parliament-armed-police-surround/
  50. 0 points
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