Jump to content

Domi

Membre Actif*
  • Content Count

    2113
  • Joined

  • Last visited

About Domi

  • Rank
    Prosateur
  • Birthday 03/18/1978

Previous Fields

  • Tendance
    Libéral classique

Contact Methods

  • Website URL
    http://

Profile Information

  • Gender
    Male
  • Location
    PARIS XX

Recent Profile Visitors

545 profile views
  1. Les belges ont vraiment créé l'exploit ! Si j'étais à leur place, je passerai les quatre prochains jours à boire de la bière...
  2. Cette coupe du monde est un peu frustrante pour moi suite à la sortie de l'Allemagne et de l'Espagne, surtout que les équipes surprises ont beaucoup misé sur le jeu défensif. On a énormément critiqué l'Allemagne mais je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de choses plus belles qu'un match où l'Allemagne est menée. Ils mettent une intensité énorme pour revenir. Je précise que je n'ai pas vu leur dernier match. Comme certains l'ont dit plus haut, les outsiders défensifs tirent bien mieux leur épingle du jeu dans le football des nations que dans le football des clubs. Les très grosses nations sont à peu près au niveau du top 5 européen des clubs (un peu en dessous du Réal et du Barça). Les nations moyennes (troisième et quatrième chapeau) sont composées de joueurs de niveau deuxième partie de tableau ligue 1 voire ligue 2. Or on voit bien que les écarts ne sont pas si nets que ceux qui ont cours en championnat. L'explication déjà proposée liée au moindre temps consacré à la préparation des équipes favorisant davantage les équipes défensives me semble pertinente. Une autre explication pourrait être liée à la motivation. Pour défendre solidement tout un match, il faut une grande abnégation et dans un match de coupe du monde les joueurs de second plan des petites équipes qui jouent le match de leur vie trouvent facilement cette motivation. Sur le débat possession pas possession. Une grosse équipe a plutôt intérêt à avoir la balle et à dominer, la petite à attendre et à profiter des contres. Cela peut paraitre paradoxal mais le scénario du match est alors conforme à l'intérêt des deux équipes. Une explication qui vaut ce qu'elle vaut : sachant que lorsque le nombre d'expérience augmente, plus la fréquence d'un évènement se rapproche de sa probabilité, en fermant le jeu et les possibilités de marquer des deux équipes, l'équipe la plus faible rends le match plus aléatoire et augmente ces chances. Je pense en complément qu'elle diminue moins ses chances de marquer qu'elle ne le fait de l'équipe qui domine. L'espérance de marquer ne descend pas en dessous d'un certain seuil même en jouant très défensif. Il y a toujours des coups de pieds arrêtés, des contres évidents...
  3. Pour compléter ce que tu dis, l'Uruguay a certainement du mal contre les équipes regroupées. En revanche, elle n'a aucun complexe à se regrouper en défense et à profiter des quatre ou cinq coups qui se présenteront pour marquer grâce à son duo d'attaque. En revanche, jouer de la sorte n'est pas dans notre nature. L'Uruguay serait donc plutôt dans une configuration qui lui convient.
  4. Nous avons des difficultés en attaque placées face à des défenses regroupées mais on constate que c'est le lot de toutes les grosses équipes dans cette coupe du monde (Brésil face au Costa Rica et dans une moindre mesure face à la Suisse, Allemagne lors de ses trois matches, Angleterre contre la Tunisie, Espagne contre l'Iran). Il n'y a que la Belgique qui fasse exception mais le Panama était vraiment faible. Il me semble donc téméraire de conclure de nos difficultés lors de ces matches à une impossibilité de gagner la coupe du monde. Dans les matches face aux supposées grosses nations nous avons souvent produit un meilleur jeu cette année (Pays-bas 4-0, 2-2 en Allemagne, 3-1 contre l'Italie et enfin l'Argentine) même si ces équipes sont moins fortes que par le passé. L'Uruguay n'a pas été brillante mais s'est montrée plus régulière que nous lors de cette coupe du monde : quatre victoires, sept buts marqués, un seul encaissé et il est vrai qu'ils ont toutes les qualités pour nous faire déjouer. Je les mettrai donc légèrement favoris. Deschamps se qualifie pour la troisième fois de suite en quart de finale d'une compétition internationale. Sauf erreur, parmi les équipes européennes, seule la Belgique est en mesure d'égaler cette performance sur cette période.
  5. Un peu comme Messi d'ailleurs à la différence que Messi donne vraiment l'impression de forcer son jeu avec l'Argentine. Le cas de Ronaldo est vraiment particulier dans la galaxie des grands joueurs. Les très grands joueurs illuminent un matche par dix ou quinze actions de classe par partie. Ce n'est pas le cas de Ronaldo dont la spécificité est l'efficacité et le nombre de but marqué. Je ne suis pas un admirateur du joueur au départ mais je suis obligé de m'incliner devant sa détermination et sa capacité à être toujours présent dans les grands rendez-vous. Du coup le Portugal a en effet ses chances : 10 guerriers et un joueur super-décisif, ça rappelle l'Argentine de 1986.
  6. Ce serait un bon sujet d'article pour contrepoints, il me semble.
  7. L'article initial opère une manipulation sur plusieurs points : Tout d'abord ne pas être en mesure de prouver l'absence de consentement (élément constitutif de viol) en cas de silence, ne revient pas à affirmer que silence = consentement. Ensuite, l'article présente la version des faits de la mère de la jeune fille et indique que l'homme ne "conteste pas les faits". Il reste un doute. La version de la mère, telle qu'elle est décrite, est-elle incontestée ? L'homme a peut-être tenté de montrer que le consentement de la gamine était beaucoup plus "actif" que ce qui ressort du récit de la mère ou du moins qu'elle ne paraissait pas du tout tétanisée... je précise que la version de la mère me semble par ailleurs plus crédible qu'une version contraire. Enfin, l'article suggère qu'en l'absence de consentement, la victime se trouverait en position d'accusée. C'est oublier que même en cas de consentement l'homme reste condamnable, jusqu'à cinq ans de prison, ce qui n'est pas rien.
  8. Sujet intéressant. Je ne pourrai pas donner de réponses mais des pistes de réflexion. Lorsque l'on compare un système privé ou public, quels qu'ils soient, les principales questions sont les suivantes : 1°) La question de la productivité, Dans le cas d'un système fabricant des petits pains, la question posée est quel est le temps de travail consacré à la fabrication d'un petit pain. Cette question est immédiatement liée à la question du coût de la fabrication de ces petits pains pour la collectivité. Cela ne dit pas comment ce coût est réparti. 2°) La question de la répartition du coût. Elle se pose tout d'abord entre producteurs (personnels) et consommateurs. Par exemple, les défenseurs d'un système de santé public seront plutôt satisfaits du fait qu'il limite la rémunération des médecins (vu comme plutôt riches) au profit (au moins apparent) des consommateurs. Elle se pose entre contribuables et consommateurs. Comme il s'agit en pratique des mêmes personnes, et dans un système d'imposition proportionnel ou progressif avec un service payé par le contribuable plutôt que le consommateur, la question se déplace sur le fait de faire payer les riches au profit des pauvres. 3°) La troisième question porte sur l'importance des ressources consacrées à l'activité en question. Admettons par exemple que l'Etat soit deux fois plus productif que le marché pour la fabrication de scoubidous et qu'il puisse les rendre gratuits pour les consommateurs, en faisant payer les plus riches. Est-ce qu'il serait pour autant raisonnable de consacrer la moitié du PIB à leur fabrication ? Dans le cas du système américain, il semble être plus coûteux puisqu'une plus grande part du PIB est consacrée à la santé pour une espérance de vie inférieure et être moins favorable aux pauvres. Il semble mauvais sur les deux premiers critères. Je me demande par contre si nos systèmes de santé ne sont pas en partie les passagers clandestins du système américain qui facilite davantage la recherche et l'évolution des techniques de soins.
  9. Deux pianistes pour le prix d'une :
  10. Cela me rappelle un reportage sur RTL concernant des élections en Espagne. Si la gauche avait perdu ce n'est pas parce que les gens préféraient la droite mais parce que la gauche au pouvoir n'avait pas fait une politique assez à gauche et avait déçu son électorat.
  11. La chambre (Paroles René Baer musique Léo Ferré) par Jacques Douai
  12. On peut avoir de jolies jambes et beaucoup de doigté :
  13. Tout le monde sera d'accord avec le fait que les périodes de crises économiques sont plus propices à la xénophobie. Cela n'en fait pas pour autant àmha la "cause" principale de la xénophobie. La xénophobie est sans doute d'abord "naturelle", ce qui ne signifie en rien qu'elle serait justifiée ni qu'elle ne pourrait être combattue. Elle est naturelle au sens où par exemple la jalousie ou la cupidité sont naturelles. Cela peut expliquer par exemple les variations entre individus (plus ou moins xénophobes) mais cela n'explique pas, comme le montre ton commentaire les différences entre les époques et les sociétés. C'est là qu'intervient le contexte économique. Toutefois, il ne pourrait produire cet effet si les individus n'avaient pas une prédisposition naturelle à réagir ainsi au contexte de crises. Et là je propose mon explication à deux balles. Nous sommes en partie programmés pour réagir à un contexte de crise par l'agressivité. Prenons le cas d'un navire, lorsque tout va bien les marins ont intérêt et tendance à s'entraider. En revanche, en situation de pénurie de ressources, comme sur le radeau de la méduse, une stratégie d'agressivité devient plus efficace. Dans un contexte d'économies développées et de division du travail accentuée, l'efficacité de la stratégie xénophobe est nulle mais nos gènes ont peut-être conservé la mémoire d'une période ancienne où elle pouvait avoir son efficacité (ce qui ne la justifiait aucunement même dans ce contexte ancien). Qu'une situation de crise économique favorise la xénophobie et/ou le nationalisme me parait donc avéré. En revanche, les expliquer par les inégalités comme le font certains me parait à côté de la plaque dans la mesure où la cible à abattre serait dans ce cas désignée par la cause du mal : les riches. Pour le dire autrement le boucs émissaire étant déjà désigné il n'est pas nécessaire d'en rechercher un autre qui serait l'immigré.
×
×
  • Create New...