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École & éducation : Le temps des secrets


Messages recommandés

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il y a 2 minutes, Bézoukhov a dit :

C'est pas drôle parce que tu ne proposes pas de sondage pour mesurer son niveau personnel de machiavélisme.

L'étude est basée sur les données issue de ces tests. Tu en as pour la nuit à tous les faire, si tu veux (mais celui qui est pertinent pour cette étude, c'est le "Short Dark Triad" me semble-t-il). ;)

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C'est amusant parce qu'à part peut être politicien, les professions dont je me méfie le plus sont les plus négativement corrélées.

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11 hours ago, Rincevent said:

Moralité : méfiez-vous des juristes et des sciences-pipoteurs. (Source)

 

Intéressant. Il me semble que nos bureaucraties publiques recrutent leurs cadres administratifs surtout dans ces deux filières.

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Le 08/05/2023 à 11:26, Largo Winch a dit :

On ne trouve plus sur le marché du travail de gens qui acceptent de faire serveur dans les cafés ? C'est logique puisque l'on donne à tout un tas de gens des licences alors qu'ils n'en ont pas vraiment le niveau ; on les a leurrés : ils refusent d'accomplir des boulots qu'ils estiment être en-dessous de leur niveau de qualification.

 

Autant je suis d'accord avec l'inflation des diplômes et l'obnubilation envers ceux-ci, autant il ne faut peut être pas sous-estimer une chose: si un métier peine à recruter c'est peut être qu'il est très pénible pour une paye moisie et qu'il n'attire donc que très peu de monde.

Si je cherche du boulot et qu'on me dit "ici on manque de X", même sur un poste qui m’intéresse, mon premier réflexe est de me dire "mais dis donc, comment cela se fait-il qu'on en manque? Ou est l'os?" Ça m'était arrivé en formation pour le poste de storyboarder, qui est pourtant un poste artistique pointu.

 

Et dans l'exemple de serveur, c'est souvent des horaires de merdes, sur un taf éreintant, tout le monde sait que les métiers de la restauration sont éreintant (et qu'il faut grosso modo prendre des trucs pour tenir comme dans les métiers de l'educ), au contact de personnes qui te prennent pour un larbin, pour un salaire faible. Il ne faut peut être pas s'étonner que les gens ne se jettent pas dessus, doctorat de "sociologie des squirrel-kin" en poche ou pas. Les gens sont pas fous.

 

Alors qu'à coté tu as Ghislaine la fonctionnaire à deux de tension, invirable et salaire assuré. Pas étonnant que quasi tout le monde vise fonctionnaire en CDI.

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Je ne vois pas tellement de contradiction avec ce que j'ai dit, puisque le fait d'accepter ou non un métier considéré comme pénible dépend aussi de la qualification que l'on a.

 

Si aujourd'hui plus de 90% d'une classe d'âge a le bac alors qu'il y a 40 ans c'était moins de 30%, il ne faut pas s'étonner que davantage de jeunes aujourd'hui trouvent le métier trop pénible pour l'accepter, alors que la pénibilité du boulot n'a certainement pas objectivement augmenté sur les 40 dernières années.

 

Ceci dit, j'avais pris l'exemple du serveur car c'est souvent le plus médiatisé comme métier en tension (alors même que c'est loin d'être le job le plus en tension), j'aurais pu faire la démonstration avec un emploi moins pénible : l'emploi de coiffeuse/coiffeur par exemple.

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Ah, le but n'était pas de pointer une contradiction dans ce que tu disais, (il n'y en avait pas), je faisais plutôt un addendum.

 

(Coiffeur, c'est en tension? Première nouvelle pour moi).

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20 minutes ago, Alchimi said:

Coiffeur, c'est en tension? Première nouvelle pour moi.

 

Quote

 depuis dix ans, le nombre d’entrées en CAP coiffure chute. La filière a perdu 10 000 apprentis depuis 2010. Et, chez les petits coiffeurs comme dans les plus gros salons – la France en compte plus de 63 000 –, le sujet de l’embauche est le plus difficile. (...)
A l’instar des couvreurs et des bouchers, les coiffeurs relèvent des cent métiers dits « en tension », selon Pôle emploi. Les postes de coiffeurs et d’esthéticiens se classent au 21e rang de ce palmarès ; en France, plus de 10 630 de ces emplois sont non pourvus.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/25/salon-recherche-coiffeur-desesperement_6027193_3234.html

Posté

J'ai effectivement une amie qui a un salon et galère terriblement a trouver quelqu'un de compétent.  C'est dommage car elle marche très bien, bon emplacement, du coup pas de chaine...

Posté

Quelques données concernant l'évolution de la scolarisation des jeunes :

  • Pour montrer cette évolution, les services statistiques rapportent souvent le nombre total des jeunes scolarisés, de la maternelle aux enseignements supérieurs au nombre de jeunes de 2 à 22 ans  : en 1958-1959, le nombre total de jeunes scolarisés, tous niveaux confondus, était de 9,19 millions pour un nombre de jeunes de 2 à 22 ans estimé à 14,2 millions, soit un rapport de 64,7 % ; en 1994-1995, 14,74 millions pour 16,46 millions de 2-22 ans, soit 89,5 %. Une progression, certes irrégulière, mais assez considérable, de 25 % en 36 ans. Dans les décennies 2000 et 2010, selon les années, on oscille entre 90 et 91 %.
    Source : https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2011-4-page-97.htm
  • Progression du nombre de jeunes inscrits en études supérieures : il y a un peu plus de 30 ans (fin des années 1980, début 90), il y avait environ 1 million d'étudiants, aujourd'hui il y en a trois fois plus : près de 3 millions.
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Les problématiques sont liées dans la mesure où ne pas savoir écrire correctement dans sa langue natale n'aide pas pour apprendre à écrire une seconde langue.

Je note que, en bon prof, il se fourvoie complètement sur les causes des difficultés, et sa solution est de casser le thermomètre en mettant fin au bac.

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Le 11/05/2023 à 23:50, Lancelot a dit :

Les problématiques sont liées dans la mesure où ne pas savoir écrire correctement dans sa langue natale n'aide pas pour apprendre à écrire une seconde langue.

Ne pas maîtriser sa langue natale n'aide pas non plus pour maîtriser les mathématiques (et les disciplines mathématisées), puisque comme le rappelle Stella Baruk, jusqu'au lycée, la seule difficulté des mathématiques consiste à comprendre le langage utilisé.

 

Et puisqu'on parle de maths, et en attendant un éventuel fil sue le bac 2023, une douzaine de minutes de rage taupine et d'humour de carabin.

(Oui la vidéo est deux fois plus longue, mais la deuxième partie ne parle plus vraiment de maths ni du bac).

Posté
2 hours ago, Rincevent said:

Ne pas maîtriser sa langue natale n'aide pas non plus pour maîtriser les mathématiques (et les disciplines mathématisées), puisque comme le rappelle Stella Baruk, jusqu'au lycée, la seule difficulté des mathématiques consiste à comprendre le langage utilisé.

 

Ça recoupe ce que je disais au sujet de l'exercice de maths du certificat d'études posté par Largo, et jugé impossible pour des bac+1 par son collègue.

On 5/11/2023 at 10:53 PM, Lancelot said:

Mathématiquement rien de dur c'est juste des multiplications. Par contre il faut piger l'énoncé pour savoir quoi faire/par où commencer. Du coup ce serait plutôt des difficultés de français/raisonnement.

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Les commentaires twitter sont tous en soutien à la mère (et c'est là où j'ai du mal d'ailleurs avec twitter, j'arrive pas à m'y faire, suis vraiment un boomer, mais passons).

 

Ce que je trouve "intéressant" dans cette affaire c'est que l'on voit fleurir cette pensée que je trouve bien traduite ici:

 

J'ai l'impression que c'est un problème qui s'intensifie cette histoire de:

 

-L'EN vous êtes des cons moi je sais mieux que vous ce qu'il faut pour mon enfant.

 

Et ce serait plutôt une bonne nouvelle pour le libéralisme si derrière la réponse n'était pas:

 

-Avec plus de moyens vous seriez moins con.

 

Et qu'il n'y a pas de recherches alternatives à l'EN et même aucune envie d'en chercher.

 

 

Posté
il y a 24 minutes, Marlenus a dit :

j'ai du mal d'ailleurs avec twitter

https://actu.fr/normandie/val-de-reuil_27701/val-de-reuil-en-conflit-avec-la-mere-dune-eleve-handicapee-les-enseignants-se-mettent-en-greve_59623998.html

 

Une fillette autiste dont le comportement fait obstacle à la sérénité de l'enseignement des autres élèves.

Et la mère qui en ajoute une couche et accuse les enseignants de racisme... et victimisation ++

 

 

Le maire ajoute qu’une période d’observation a permis de conclure à la nécessité pour l’élève de suivre un parcours en classe ULIS, un dispositif qui permet d’accompagner la scolarité des élèves en situation de handicap, à Pîtres.

 

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Posté
2 hours ago, Marlenus said:

J'ai l'impression que c'est un problème qui s'intensifie cette histoire de:

 

-L'EN vous êtes des cons moi je sais mieux que vous ce qu'il faut pour mon enfant.

 

Et ce serait plutôt une bonne nouvelle pour le libéralisme si derrière la réponse n'était pas: [on veut plus de moyens]

 

Cela pourrait éventuellement être une bonne nouvelle, vu de nos yeux de personnes ayant un niveau socio-culturel correct.

Ce serait en tout cas une bonne nouvelle pour les parents libéraux si leurs enfants pouvaient échapper un peu au formatage idéologique de l'Ed Nat.

Mais je ne suis pas sûr que les choix que feraient en moyenne les parents seraient inoffensifs pour leurs enfants.

Si j'étais soupçonneux, je verrais une possible forme de darwinisme social cynique dans le fait que pour certains libéraux, il n'y a pas de problème à laisser aux parents la possibilité de déscolariser leur enfant.

Le libéralisme c'est un bon cadre pour gérer les relations entre adultes. En ce qui concerne le sort des enfants, il ne donne pas toutes les réponses.

Evidemment, je suis pour la fin du monopole de l'Ed Nat, mais je dis juste qu'il ne faut pas s'emballer, ni jeter le bébé avec l'eau du bain.

Posté
4 hours ago, Marlenus said:

 

 

Les commentaires twitter sont tous en soutien à la mère (et c'est là où j'ai du mal d'ailleurs avec twitter, j'arrive pas à m'y faire, suis vraiment un boomer, mais passons).

Les twittos débilos n'ont qu'à se cotiser pour financer l'hébergement du petit morveux.

 

4 hours ago, Marlenus said:

Ce que je trouve "intéressant" dans cette affaire c'est que l'on voit fleurir cette pensée que je trouve bien traduite ici:

 

Elle a le droit de penser. Mes le système scolaire ne tourne pas autour de son rejeton à elle.

C'est à junior d'avoir les aptitudes académiques et comportementales pour suivre ce parcours, dans lequel l'école n'a aucune obligation à l'accepter

 

Dans le même esprit, j'ai le droit de vouloir rentrer à l'école polytechnique, vous n'êtes pas médecins pour me l'interdire.

 

4 hours ago, Marlenus said:
J'ai l'impression que c'est un problème qui s'intensifie cette histoire de:

 

-L'EN vous êtes des cons moi je sais mieux que vous ce qu'il faut pour mon enfant.

Elle a en partie raison : elle sait ce qui est mieux pour son gosse.

Et moi, je sais que ca serait mieux pour moi qu'elle me **** la **** cuisine un gâteau.

Mais in fine le monde ne tourne pas autour d'elle, et elle n'a aucune autorité sur l'argent des contribuables.

 

4 hours ago, Marlenus said:

Et ce serait plutôt une bonne nouvelle pour le libéralisme si derrière la réponse n'était pas:

-Avec plus de moyens vous seriez moins con.

C'est pas une question de  "plus de moyens pour une meilleur pédagogie" c'est "plus de pognon public  pour mon mioche"

 

4 hours ago, Marlenus said:

Et qu'il n'y a pas de recherches alternatives à l'EN et même aucune envie d'en chercher.

Elle aime énormément l'EN, rêve d'y mettre son gosse et de s'approprier les ressources publiques de l'EN

 

Fondamentalement, dans un régime libéral, si une question budgétaire doit se poser entre financer un accompagnant à temps complet pour un gosse à problèmes ou installer la clim dans les salles de classe , les gamins seront plus attentifs en classe au mois de juin (et ne sentiront pas la transpiration en rentrant).

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  • Nay 1
Posté

Fait divers. On ne sait pas ce qu'il se passe réellement. Probablement un combat d'infirmes entre la mère dans le déni et l'education nationale incompétente.

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12 hours ago, cedric.org said:

Fait divers. On ne sait pas ce qu'il se passe réellement. Probablement un combat d'infirmes entre la mère dans le déni et l'education nationale incompétente.

Oui, totalement fait divers, mais ce qui est intéressant, en tout cas à mon sens, ce sont les réactions que l'on peut voir sur le fait que pas mal de parents (en tout cas si on en croit les tweet) sont dans l'idée que l'école "classique" doit forcément accueillir les enfants handicapés, quelque soit le handicap et que si on te dit que c'est impossible, la réponse "L'état n'a qu'à mettre plus de moyens pour que ce le soit".

 

(Bon sinon, perso, sur le fait divers, que la mère veuille à tout prix que sa fille intègre une école où elle se fait harceler et violenter selon elle, me donne une idée de la mère en question).

  • Yea 2
Posté
2 hours ago, Marlenus said:

l'idée que l'école "classique" doit forcément accueillir les enfants handicapés, quelque soit le handicap et que si on te dit que c'est impossible, la réponse "L'état n'a qu'à mettre plus de moyens pour que ce le soit".

C'est en gros le discours officiel de l'ednat depuis des décennies, donc pas étonnant que ça finisse par être acquis et revendiqué par les parents.

  • Yea 4
Posté

Ça acte définitivement le modèle de l’école-garderie. 

  • Yea 1
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Il y a 7 heures, Marlenus a dit :

Oui, totalement fait divers, mais ce qui est intéressant, en tout cas à mon sens, ce sont les réactions que l'on peut voir sur le fait que pas mal de parents (en tout cas si on en croit les tweet) sont dans l'idée que l'école "classique" doit forcément accueillir les enfants handicapés, quelque soit le handicap et que si on te dit que c'est impossible, la réponse "L'état n'a qu'à mettre plus de moyens pour que ce le soit.

C'est effectivement le discours de l'éducation nationale, et pas que pour les élèves handicapés.

C'est très mal vu par l'administration d'exclure un élève de classe, on nous répète en permanence que le seul motif valable d'exclusion de cours c'est un danger physique immédiat.

Il faut garder les élèves en classe coûte que coûte, quel que soit le niveau de perturbation.

  • Yea 2
  • Sad 1
Posté

Heureusement que les écrans sont là quand même, sinon on serait obligés de se poser des questions.

Posté

Il va falloir attendre un peu pour que nos cerveaux s’adaptent aux écrans comme ils se sont adaptés à l’écriture. 

  • Yea 1
Posté

Sur une note positive, je disais à un collègue qui donne des cours à l'IUT que je trouvais le niveau des étudiants meilleurs cette année, à ma grande surprise.

A mon encore plus grande surprise il m'a dit que pour lui aussi.  (Nous n'avons pas les mêmes profils, moi j'ai des 4ème années d'école d'ingé.)

 

On a conclu à un rebond après l'effet covid.

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