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Nick de Cusa

Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres

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4 hours ago, Dardanus said:

Dieu que ces textes de Reason sont longs…

En tout cas, la traduction est optimale !

Merci pour ton travail rapide.

Publication demain.

J'envisagerai même d'en faire la Une.

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Il y a 15 heures, Hobbart a dit :

Publication demain.

J'envisagerai même d'en faire la Une

Le lien à la fin renvoi vers Google translate et pas Reason.

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14 minutes ago, Restless said:

Le lien à la fin renvoi vers Google translate et pas Reason.

Corrigé.

Merci.

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Super gentil, ça. Je n'ai pas trop le temps, car j'essaie de préparer un truc sur G7 de m****

Tu l'envoies sur le forum ? Je relaierai.

Merci.

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Ben je l'ai collé dans les brouillons de wp, fallait pas ?

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5 minutes ago, Bisounours said:

Ben je l'ai collé dans les brouillons de wp, fallait pas ?

Quelle promptitude !

Merci.

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Il y a 1 heure, F. mas a dit :

Quelqu'un sur cet article de FEE : la discussion économique sur le brexit, grande absente du débat ? Si possible assez rapidement ?

 

https://fee.org/articles/the-economic-discussion-on-brexit-that-isnt-happening/

Si cela peut attendre ce soir, je le fais.

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Le 31/08/2019 à 14:32, Séverine B a dit :

 

Citation

Comment Bernie Sanders prévoit de détruire la presse libre.

 

Il y a très peu d'institutions américaines dont Bernie Sanders n'a pas réclamé qu'elles soient inutilement réglementées, subventionnées ou tout simplement annexées par le gouvernement fédéral.


La presse libre n'en fait désormais plus partie.


Il n'a demandé rien de moins que la nationalisation de l'équivalent d'un sixième de l'économie américaine (avec Medicare-for-All), appelé à une prise de contrôle semblable de l'éducation supérieure par le gouvernement fédéral et que les politiciens puissent financer leurs propres campagnes électorales grâce à l'argent des contribuables.


Au cours des dernières semaines, il a également fait des propositions en vue de réglementer ce qui est aujourd'hui une presse américaine libre.


Par exemple, durant un épisode de Joe Rogan Experience, il a appelé à ce que le gouvernement prenne le contrôle des médias à l'approche des élections, expliquant que les différents partis politiques devraient se voir accorder un temps défini sur les ondes, comme c'est le cas en Angleterre ou en France.


Cette semaine, il a rendu public un plan visant à remodeler complètement l'industrie de la presse depuis son sommet jusqu'à sa base, avec un éditorial dans la Columbia Journalism Review.


En plus de son habituel conspirationnisme selon lequel l'élite américaine comploterait pour s'en prendre aux Américain en contrôlant des institutions clefs, l'éditorial donne un aperçu sérieux de la façon dont Bernie voit les institutions traditionnelles de la liberté américaine.


Il écrit par exemple que "l'intimidation autoritaire des médias par Trump est totalement inacceptable et qu'elle doit être dénoncée et combattue."


Pourtant, alors qu'il dénonce -à juste titre- l'incessant refrain de Trump qui voit la presse comme un "ennemi du peuple", il a lui-même son propre plan pour prendre le contrôle de la presse par le biais de l'autorité fédérale.


Cette soif de contrôle du pouvoir médiatique est cachée parmi les petites rancœurs apparemment innocentes qu'il a contre les histoires que les médias choisissent de couvrir. Il vends la mèche dans le huitième paragraphe en disant que :


"Au moment précis où nous avons besoin de plus de reporters pour couvrir la crise du système de santé, l'urgence climatique et les inégalités économique, nous avons des experts de plateaux payés des dizaines de millions de dollars pour pontifier à propos de commérages politiques ineptes, tandis que les médias locaux se font éviscérer"

 

En d'autres termes, les médias devraient couvrir les sujets que Bernie veut qu'il couvre - ou sinon...


Et qu'est-ce que le "ou sinon..." implique exactement ? Avec Bernie, comme toujours, il s'agit d'accroître le contrôle de l'état fédéral, principalement par les subventions aux médias locaux.


La presse américaine n'est évidemment pas à l'abri de l'examen. Prise dans son ensemble, elle penche manifestement vers la gauche et tend à mettre en avant les histoires qui donnent la part belle aux Démocrates et diabolisent Républicains et Libertariens.


Mais les médias américains devraient être totalement hors du champs des réglementations et des subventions. Tout Américain qui a lu la Constitution et qui comprend le B.A-BA de la jurisprudence du Premier amendement en est conscient.


Ce plan s'inscrit dans l'idéologie générale de Bernie.  Ce récit diabolise le contrôle privé de l'industrie et présente la tradition américaine du marché libre et du pluralisme dans tous les aspects de la vie comme oppressive pour ceux qui ont actuellement moins de pouvoir et d'argent que les autres.

 

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39 minutes ago, Dardanus said:

Si cela peut attendre ce soir, je le fais.

 

Ça peut attendre ce soir, merci Dardanus.

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Il y a 9 heures, F. mas a dit :

 

Ça peut attendre ce soir, merci Dardanus.

Un peu tardivement (quelques problèmes avec Internet) mais j'ai mis la traduction à relire.

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3 minutes ago, Séverine B said:

Ce serait super ! Merci !

Bientôt fini.

Je le place directement dans le WP.

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@Séverine B

Je suis en train de reformuler l'article sur l'effet cobra ; il est où le texte original, car il y a une formule bizarre que je voudrais vérifier, plize

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Il y a 3 heures, Bisounours a dit :

@Séverine B

Je suis en train de reformuler l'article sur l'effet cobra ; il est où le texte original, car il y a une formule bizarre que je voudrais vérifier, plize

 

Comme d'hab, en bas de l'article, traduit par... avec le titre original et le lien vers l'article d'origine...

 

Désolée pour t'avoir répondu si tard !

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@Séverine B ah oui, ok, je crois bien que ça n'apparaissait pas dans la version à relire.

 

Bon bah je me suis arrangée pour que ça soit plus fluide, et j'ai viré le truc pâteux à base de taupe.

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Quelqu'un pourrait-il avoir la gentillesse de me traduire ça rapidement ? Merci d'avance! 👇

 

The Attack on Saudi Arabia’s Abqaiq Refinery and the Realpolitik of Oil

 

By Robin Mills

 

As the fires still burn at Saudi Arabia’s giant Abqaiq oil processing plant, attention has turned to the immediate impact on oil prices. The missile or drone attack, blamed by the US on Iranian allies in either Yemen or more likely Iraq, has temporarily knocked out half of the kingdom’s oil processing capacity. But more important than the near-term effect is what the attack reveals about the outlook for the conflict between Saudi Arabia and Iran.

 

The strike is the latest in a series against Saudi and UAE petroleum assets. But the previous incidents were more in the way of calibrated warnings: slight damage to four ships at the UAE port of Fujairah, drone attacks on the Saudi east-west pipeline in May and explosions on two tankers in the Gulf of Oman in June. Missiles from Houthi forces in Yemen have struck other non-oil facilities, such as airports. But the size, sophistication and target of this attack represents a major escalation, and the first really to shock world oil markets.

 

Abqaiq is the largest single oil-processing facility in the world, with capacity to handle up to 7 million barrels per day – from the Abqaiq field itself, from Ghawar, the world’s largest conventional field, from Shaybah and from Qatif. (Total Saudi capacity is 12.5 million bpd.) Abqaiq is the starting point for the Petroline pipeline to Yanbu on the Red Sea coast, an alternative to the Gulf as an export route. A significant amount of Saudi gas production has also been knocked out by the strikes, which will lead the country to burn more oil – perhaps an additional 300,000 bpd – to meet electricity demand for summer air-conditioning.

 

Along with attacks on three of the 300,000 bpd processing trains at the Khurais field, 5.7 million bpd of production has been cut. Energy Intelligence reports that Aramco hopes to soon bring 2.3 million bpd back, and add 250,000 bpd of output from the offshore fields, of which the three largest, Safaniya, Zuluf and Manifa, have a combined capacity of 3.025 million bpd. Aramco can also supply customers for a while from its large inventories, held at home and in locations such as Egypt, Rotterdam and Okinawa.

 

Speculation initially raged as to the impact on oil prices – some suggesting gains of a few dollars, some $10-15 per barrel, others that prices could rise into triple digits with a lengthy outage. But if this attack had to come at all, it comes at a relatively benign moment. The OPEC+ deal means that Saudi, other Gulf and Russian spare capacity is high. US shale growth has been slipping, but the promise of higher prices would revive it. The International Energy Agency may well coordinate a release from strategic stocks held by its members, while now would be a good time for China to bring onshore some of the Iranian crude held in bonded storage. Traders have been worried more about demand and a possible recession than about supply.

 

This is a far cry from 2008, when markets were very tight and there was supposed to be a geopolitical “risk premium” of $10 or more in oil prices, even though the Middle East political situation was less threatening than it is today.

 

The worry should be more over the medium term than the short term. As the key node in the kingdom’s oil industry, Abqaiq was heavily guarded with multiple rings of defences, and with redundancy of key units and stockpiling of spares. It easily repelled an Al Qaeda vehicle attack in 2006. But this protection has proved ineffective against aerial attack. And it questions the wisdom of concentrating so much processing capacity in one place, however fortified.

 

Though Abqaiq is the most important, there are dozens of other critical industrial targets across the kingdom: gas-oil separation facilities, export terminals, oil tankage, refineries, petrochemical plants, power stations and desalination plants that provide half the country’s drinking water. Hundreds of offshore oil and gas platforms are even more vulnerable, exposed also to submarine drones, particularly in the case of an overt clash with Iran. The UAE, Riyadh’s partner in the war against the Houthis, has similar vulnerabilities, perhaps more so given its dependence on international business, tourism and trade. Large Saudi expenditure on armaments and internal security forces, and the beefing up of American forces in the Gulf, has proved ineffective to ward off such drone, missile and naval attacks.

 

This dangerous attack has been roundly condemned. Fortunately, no one was killed. But morality is one thing, realpolitik another. From the Iranian point of view, it is retaliation for US sanctions, backed by the Saudis, that have eliminated most of Tehran’s oil exports – a more severe blow than that suffered by Saudi Arabia on Saturday. The Iranians underestimated how far the US could bully unwilling allies into compliance, and how little Russia and China could and would do to help them out. But it is hard to say they miscalculated, as post the American abandonment of the JCPOA nuclear deal, they have not been presented with an offer capable of acceptance.

 

The US-Saudi axis, on the contrary, has clearly miscalculated, thinking they could take actions at a time and place of their choosing without the risk of response. Repeatedly, Iran has shown an ability to throw them off balance. Untethered from the global market, constraints on Tehran have been broken.

 

Of course, the question of why now invites speculation. Following the sacking of the US national security advisor, John Bolton, is Iran escalating again to de-escalate, or have the hardliners chosen to slam the door on diplomacy?

 

This does seem like a vulnerable moment in Riyadh. The new Saudi oil minister, Prince Abdulaziz bin Salman, was tasked with accelerating the share listing of Aramco, now thrown into renewed doubt. He had only last week cajoled Iraq and Nigeria into promising better compliance with OPEC production cuts. Now they, Russia and the OPEC allies of the UAE and Kuwait have an excuse to resume all-out pumping.

 

Retaliation will expose further Saudi vulnerabilities, and risk spiking oil prices and economic downturn ahead of the US election campaign, in a crisis many would see as Trump’s fault. Further offers of negotiation or sanctions waivers would look weak. Even if there are no further attacks for a while, the memory will linger. Riyadh’s strongest weapon, its oil industry, has been shown also to be its Sword of Damocles.

 

Robin Mills is CEO of Qamar Energy, and author of “The Myth of the Oil Crisis.”

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Cela fait longemps que je n'ai pas participé -- je peux regarder ce soir en rentrant du boulot si pas pris d'ici là.

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10 hours ago, MXI said:

Cela fait longemps que je n'ai pas participé -- je peux regarder ce soir en rentrant du boulot si pas pris d'ici là.

Maintenant je me souviens pourquoi cela fait un moment : écrire en francais avec un qwerty est insupportable :D

 

Je trouve maintenant le francais moins naturel que l'anglais a écrire, surtout apres arret au pub, relecture plus que conseillée. Une ou deux questions dans le texte (soulignées).

 

Spoiler

Alors que la raffinerie géante d’Abqaïq (Arabie Saoudite) brûle encore, tous les regards se tournent vers les conséquences de cet événement sur les prix du pétrole. Cette attaque par missile, ou drone, attribuée par les Américains aux alliés de l’Iran présents au Yémen ou, plus probablement, en Irak, a temporairement réduit de moitié les capacités de raffinage du Royaume. Cependant, plus important que les effets à court terme est ce que révèle cette attaque sur le conflit entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

 

Cette frappe est la plus récente d’une série d’atteintes aux intérêts pétroliers saoudiens et des Émirats. Les précédents incidents tenaient néanmoins plus de l’avertissement : dommages légers infligés à quatre navires amarrés au port de Fujaïrah (Émirats arabes unis), attaques de drones sur le pipeline est-ouest saoudien en mai et explosions à bord de deux navires citernes dans le Golfe d’Oman au mois de juin. Des missiles lancés par les forces houties au Yémen ont également frappé d’autres infrastructures non pétrolières, tels que des aéroports. Cependant la taille, la sophistication et la cible visée par cette attaque dénote une escalade très nette et en fait la première à réellement impacter les marchés pétroliers.

                        

Abqaïq est la plus importante raffinerie pétrolière [Note : usine de traitement du pétrole selon wiki plutôt que raffinerie – la différence exacte m’echappe.]  au monde, pouvant raffiner jusqu’à sept millions de barils par jour – en provenance du champ d’Abqaïq lui-même, du Ghawar (l'un des plus grands gisements pétroliers au monde), de Shaybah et de Qatif ; pour comparaison la capacité de production totale de l’Arabie Saoudite est de 12,5 millions de barils par jour. Abqaïq est le point de départ du pipeline Petroline vers Yanbu, sur les bords de la Mer Rouge, une route d’export alternative au Golfe. Une partie significative de la production saoudienne a également été perturbée par des mouvements de grève, qui vont conduire le pays à augmenter sa consommation de pétrole (jusqu’à peut-être 300 000 barils supplémentaires par jour) afin de produire l’électricité nécessaire pour satisfaire notamment la demande liée à la climatisation en cette période estivale.

 

Cette attaque, en parallèle avec des attentats sur trois des raffineries présentes sur les champs de Khurais (d’une capacité des 300 000 barils/jour chacune), a diminué la production de 5,7 millions de barils par jours. Energy Intelligence [Note : connais pas – traduction ?] précise qu’Aramco espère bientôt remettre en routes les installations nécessaires à la production de 3,3 millions de barils/jour et ajouter une production de 250 000 barils/jours en provenance de divers champs pétroliers offshore, dont les trois principaux (Safaniyah, Zuluf et Manifa) ont une capacité d’envrion 3 millions de barils/jour. Aramco peut également continuer à fournir ses clients en puisant dans ses réserves plus que conséquentes, stockées en Arabie mais également dans des dépôts en Égypte, à Rotterdam ou Okinawa.

 

Les spéculations sur l’impact de cet événement sur les prix du pétrole ont fait rage, d’aucuns suggérant une augmentation marginale, d’autre une augmentation de dix à quinze dollars par baril,  voire que les prix pourraient dépasser les cent dollars avec pénurie durable. Cependant, cette attaque ne pouvait avoir lieu à un moment plus favorable : en conséquence de l’accord OPEC+, capacités de production excédentaires de la Russie, l’Arabie et autres pays du Golfe sont élevées ; l’exploitation du gaz de schiste aux États-Unis a récemment diminué, mais la perspective d’une augmentation des prix pourrait la faire redémarrer ; l’Agence Internationale de l’Énergie pourrait également coordonner une mise sur le marché des réserves détenues par ses membres tandis que la Chine pourrait également ramener une partie de son pétrole en quarantaine en Iran[revoir]. Les traders s’inquiètent plus d’une demande faiblissante et d’une récession possible que d’un manque d’approvisionnement.

 

  

Nous sommes loin de la situation de 2008, lorsque les marchés étaient tendus et qu’une « prime de risque » de dix dollars ou plus était considérée normale, quand bien même la situation politique au Moyen Orient était bien moins menaçante qu’aujourd’hui.

 

L’inquiétude est cependant de mise, mais à moyen terme plus qu’immédiatement. En tant que maillon clef de l’industrie pétrolière saoudienne, l’usine de raffinage d’Abqaïq est étroitement surveillée, avec de multiples défenses, une redondance des infrastructures essentielles et un stock conséquent de pièces de rechange. Ces défenses ont aisément repoussé une attaque d’Al Qaeda en 2006. Cependant, elles se sont trouvées inutiles face à une attaque aérienne : ceci remet en question la pertinence du choix fait de concentrer tant de capacités de raffinage à un seul endroit, quand bien même il serait sévèrement gardé.

 

Bien qu’Abqaïq soit la plus importante de toutes, il existe de multiples cibles industrielles possibles au sein du royaume, également critiques : installations de séparation gaz-pétrole, terminaux d'exportation, réservoirs pétroliers, raffineries, usines pétrochimiques, centrales électriques et stations de désalinisation qui produisent la moitié de l’eau potable du pays. Des centaines de plateformes offshores sont même encore plus vulnérables, exposées à des attaques sous-marines en particulier en cas de conflit ouvert avec l’Iran. Les Émirats, le partenaire de Riyad dans sa guerre contre les Houtis, sont également vulnérables ; peut-être même plus eu égard à leur dépendance au commerce et au tourisme. Jusqu’à présent, les dépenses militaires conséquentes de l’Arabie saoudite et l’augmentation des forces américaines basées dans le Golfe, se sont montrées inefficaces pour contrer de telles attaques aériennes (via drones ou missiles) ou navales.

 

Cette attaque a été unanimement condamnée et, fort heureusement, nulle mort n’est à déplorer. Mais la morale est une chose, la géopolitique en est une autre. Du point de vue de Téhéran, il s’agit de représailles pour les sanctions imposées par les Américains, soutenus pour les Saoudiens, qui ont pratiquement interrompu tout export pétrolier en provenance d’Iran – générant des dommages bien supérieurs à ceux que l’Arabie saoudite a connu samedi. Les Iraniens ont sous-estimé à quel point les États Unis pouvaient contraindre leur alliés à leur emboiter le pas, et le peu d’enthousiasme, ou de capacité, de la Russie et de la Chine à les soutenir. Mais il est cependant difficile d’affirmer qu’il s’agit d’une erreur d’appréciation alors que, suivant le retrait par les Américains de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien ils n’ont toujours été présentés d’offre politiquement acceptable.

 

Au contraire, l’axe Washington-Riyad s’est lourdement trompé en imaginant pouvoir agir unilatéralement sans réelle conséquence : de manière répétée, l’Iran a montré une capacité à les surprendre ; isolée des marchés financiers mondiaux, Téhéran se trouve avec une paradoxale liberté de manœuvre.

 

Bien sûr, la question du calendrier invite à la spéculation. Suivant le limogeage du conseiller national a la sécurité John Bolton, les Iraniens provoquent-ils des tensions afin de faciliter une future détente, ou les faucons ont-ils choisi de fermer la porte à la diplomatie ?

 

Les Saoudiens semblent particulièrement vulnérables en ce moment. Le nouveau ministre u pétrole, Prince Abdulaziz bin Salman, a été chargé d’accélérer l’introduction en bourse d’Aremco, maintenant remise en question.  Alors qu’il a convaincu le Nigéria et l’Irak d’adhérer plus strictement aux cibles de production de l’OPEC, la semaine dernière seulement, ces derniers, ainsi que la Russie et les alliés des Émirats et du Kuwait, ont désormais une excuse toute trouvée pour extraire a pleine capacité.

 

Des représailles décidées maintenant ne feraient que mettre en évidence les vulnérabilités de l’Arabie saoudite et risqueraient de conduire à l’augmentation des prix du pétrole et à un ralentissement de l’économie juste avant la campagne présidentielle américaine, précipitant une crise que beaucoup attribueraient à Trump.  Cependant, offrir maintenant de négocier ou atténuer les sanctions serait aveu de faiblesse. Même si aucune attaque ne survient dans le futur proche, celle-ci restera dans les mémoires.  L’arme la plus importante de l’arsenal de Riyad, son industrie pétrolière, s’est révélée être son épée de Damoclès.

 

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