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Pourquoi ne suis-je plus libéral ? Penser les limites de la liberté avec la théorie politique pluraliste de John Kekes


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Posté
il y a 44 minutes, NoName a dit :

Je me demande quand même pourquoi la prostitution c'est tellement un troisième rail ici.

Faut pas chercher bien loin ama.

Le meilleur emballage pour le constructivisme, c'est l'émotif.

Donc santé/sexe/enfants etc, on compte sur l'émotion pour aider à oublier la réalité (et la raison qui va avec).

 

Il n'y a qu'à voir les exemples plus débilos les uns que les autres que balance le raseur.

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Il y a 6 heures, Drake a dit :

Oui c'est même un pattern. Sauver les gens de choix volontaires, y compris en leur faisant violence. C'est une pulsion que je comprends parfaitement, moi même parfois au volant de mon Kangoo, il me prend régulièrement envie de sauver les gens du cyclisme. 

Je mets un cœur pour la partie "cyclisme", pas pour la kangoo qui est un crime esthétique et donc une atteinte au beau, au bien et à la possibilité d'une vie bonne. J'espère que tu toucheras des aides de l'Etat pour une plus belle caisse (type Citroën AX ou Fiat Multipla).

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Posté
Il y a 4 heures, NoName a dit :

Non mais au delà de ça, même si c'est immoral qu'est ce que ça peut faire. Tromper son conjoint aussi c'est immoral et c'est pas interdit pour autant 

Non mais tu comprends, ça nuit à la bonne vie, alors il faut punir sévèrement l'adultère, et ça n'a rien à voir avec du paternalisme, puisque c'est dans le but d'épargner à des innocents -qui eux ne sont pas coercés par cette loi- d'être cocufiés. Quand à ceux qui sont coercés dans l'histoire, c'est pour leur bonne vie aussi, tgcm.

Posté
Il y a 7 heures, Vilfredo Pareto a dit :

Ah si 3 anarcaps de discord l’ont dit je retire ce que j’ai dit c’est sans doute vrai alors

 

Avec @Mégilleon arrive à 4 personnes et il y a @Drakequi n'a pas répondu. D'ailleurs toi non plus tu n'as pas répondu.

 

Et mes expériences de pensée extrêmes sont un moyen tout à fait classique en philo morale de tester l'adhésion des gens à la formulation de règles / principes. J'en ai déjà proposé ici

Posté
Il y a 13 heures, Rincevent a dit :

Concernant la prostitution, j'en viens progressivement à l'opinion que les plus obsédés par son éradication sont 1- celles parmi les femmes qui veulent tuer la concurrence intrasexuelle, et 2- ceux parmi les hommes qui veulent raisonner dans l'éther pur des idées tout en n'ayant aucune idée de la différence entre animus et anima. Si tu veux en savoir davantage sur ce dernier point @Johnathan R. Razorback, on m'a récemment recommandé ce bouquin :

 

https://www.amazon.fr/dp/2246805317/ref=cm_sw_r_cp_apa_glt_i_ZM04NQ1G16FKAVX640G4

 

Dans une veine littéraire similaire j'avais lu ce compte-rendu aussi: François Gerfault, Portrait d'une inactuelle putain, 28 octobre 2019: https://idiocratie2012.blogspot.com/2019/10/portrait-dune-inactuelle-putain.html 
 

C'est intéressant ; néanmoins je ne vois en quoi la figure de la putain heureuse terrassait mon raisonnement moral. Tu as contesté sans preuves (ce qui est admissible vu que je n'en ai pas apporté non plus) que la majorité des personnes prostituées le serait à cause de contraintes économiques. Mais même s'il ne s'agit que de 10% ou même à la limite d'une personne, je ne vois pas en quoi ça invaliderait le fait que la puissance publique devrait agir pour améliorer le sort de cette personne. Par ailleurs même si 100% des prostituées étaient ravies de leur situation, ça ne répond pas à l'argument de la réification (cf le point n°3 de mon message de la page précédente).

Posté
Il y a 10 heures, Vilfredo Pareto a dit :

1): La question à laquelle il faudrait que tu répondes donc est: comment des valeurs morales objectives peuvent-elles faire l'objet d'un désaccord, ou par quel processus t'imagines-tu parvenir à établir leur objectivité ?

 

2): tu postes sur ce thread environ tous les 2 mois.

 

1): J'ai répondu soigneusement à toutes ces excellentes questions dans mon essai sur le fondement de la morale. Je réfute en particulier la "loi" de Hume. 

 

2): Tu te doutes bien que si j'avais le loisir de répondre tous les jours et d'avoir le plaisir d'une réponse intéressante aussi souvent, je ne m'en priverais pas. Et ce serait d'autant mieux que, comme tu le soulignes, j'ai oublié de répondre ou lire certaines de tes réponses. 

Posté
Il y a 10 heures, Vilfredo Pareto a dit :

1): faire des choix libres sur la conduite de sa vie est précisément ce en quoi "vivre" consiste.

 

2): tu ne peux pas regretter, si tu vas mourir à 40 ans, la vie de grand-père que tu n'auras pas eue. Parce que cette vie sans sujet n'existe pas.

 

3): sans ces choix, je doute que, justement du point de vue moral, la vie vaille la peine d'être vécue.

 

1): Ce que tu décris me semble un aspect de ce qu'on peut pourrait appeler une vie "humaine", une vie bonne, une vie digne d'être vécue, etc., mais pas de la vie tout court ("biologique"). Un patient dans le coma ne fait pas de choix (libres ou contraints), et pourtant il vit. 

Je pense que ton usage des guillemets autour du verbe "vivre" impliquait que tu m'accorderas ce qui précède.

 

2): Il m'est parfaitement possible de regretter des choses impossibles ou interdites par la fatalité, comme regretter de ne pas pouvoir voler dans le ciel avec des ailes. C'est moralement futile mais factuellement je peux avoir ce regret. Il me semble même que les humains ont assez communément des regrets de ce genre. 

 

3): Si tu essayes de me faire dire que la liberté individuelle est une valeur importante et légitime, et qu'en deçà d'un niveau minimum de liberté, les individus ne peuvent pas avoir de vie bonne... hé bien, non seulement je le pense, mais je le dis explicitement dans la brochure sur le pluralisme. L'argument de la Dame aux mains rouges sur la redistribution est précisément construit pour définir les conditions de restrictions légitimes de la liberté des agents, problématique qui n'aurait pas de sens si on la reconnaissait pas d'abord comme un aspect important de leur bien. Les pages 10 et 11 détaillent en quoi le type de pluralisme que je défends, sans être libéral, reste jusqu'à un certain point hospitalier à l'individualisme moderne. Bref, comme l'avait écrit @Extremo antérieurement, je ne pense pas qu'on puisse m'accuser d'être soudainement devenu un collectiviste radical. 

Posté
Il y a 1 heure, Johnathan R. Razorback a dit :

l'argument de la réification

Les gens sont câblés comme ça (femmes comme hommes d'ailleurs, c'est juste un câblage différent). Deal with it.

Posté
Il y a 11 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

Un patient dans le coma ne fait pas de choix (libres ou contraints), et pourtant il vit.

Je sais pas si c'est pertinent de rappeler ça dans votre discussion en cours (pas le temps de me taper les 2 dernières pages du thread) mais une personne dans le coma sans assistance meurt.

A moins de se réveiller à temps elle ne peux pas s'alimenter (et il me semble qu'ils ont besoin d'une assistance respiratoire dans certains cas?)

Le coma à l'état de nature, en rase campagne, c'est en général un arrêt de mort.

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Posté
il y a 15 minutes, Alchimi a dit :

Je sais pas si c'est pertinent de rappeler ça dans votre discussion en cours (pas le temps de me taper les 2 dernières pages du thread) mais une personne dans le coma sans assistance meurt.

A moins de se réveiller à temps elle ne peux pas s'alimenter.

 

La question sous-jacente c'était qu'est-ce que la vie et au fond il n'y a pas de divergences entre moi et @Vilfredo Pareto, nous ne pensons pas que la vie ne se définit pas par l'autonomie ou la liberté, bien que ces choses soient hautement appréciables. 

(On pourrait peut-être dire que ces choses participent de la "vitalité" ou de ce qui est "vivant" dans la vie, mais ce n'est pas une notion encore très claire pour moi).

Posté
Il y a 18 heures, NoName a dit :

Je me demande quand même pourquoi la prostitution c'est tellement un troisième rail ici. C'est quoi l'obsession avec ça ? 

 

Hypothèses sur la dérive de cette conversation:

-Plusieurs des lecteurs n'ont pas lu ou superficiellement la brochure de départ.

-Par contre ils ont remarqué en cours de discussion que ça parlait de la moralité et de la pertinence de la légalité de la prostitution.

-Débattre de conséquences pratiques que tout le monde comprend est beaucoup plus facile que débattre des prémisses philosophiques ou de notions chiantes (réification, etc.), dont l'articulation a conduite à telle conséquence. 

-Le sexe est un sujet populaire. 

 

Sinon par rapport à l'économie de mon texte:

1): J'ai repris le pluralisme de Kekes qui soutient que les bons régimes œuvrent à préserver les conditions politiques de la vie bonne.

2): Dans une annexe j'ai ajouté à la liste des conditions proposés par Kekes l'idée que la non-réification (ne pas être traités par autrui comme une chose) était aussi une condition politique de la vie bonne.

3): J'ai soutenu que la prostitution comportait de la réification.

4): Il s'ensuit que la prostitution est un problème et que l'Etat devrait faire quelque chose (d'efficace) pour la diminuer ou la faire disparaître. 

On m'a ensuite traité de paternaliste et d'abolitionniste, ce qui est un peu rapide vu que j'écris page 21: "L’Etat ne doit user de son droit d’interdire ses activités qu’avec discernement, et en mettant d’abord l’accent sur le fait de tirer les personnes victimes de ces réifications de la nécessité économique. Il serait en fait bien préférable qu’il fasse porter la culpabilité pénale sur les donneurs d’ordre et les clients de ses activités, et non sur ceux qui sont contraints de sacrifier leur propre dignité pour gagner leur vie."

 

Je n'ignore pas par ailleurs que la non-criminalisation de la prostitution présente aussi des avantages pour la société @Mégille

 

Bon je vais faire encore une réponse à @Vilfredo Pareto là-dessus et on essaye de revenir à plus fondamental, parce que c'est vraiment un sujet secondaire dans une annexe de la brochure. 

Posté
Il y a 22 heures, Vilfredo Pareto a dit :

1): tu nous balances que "l'anarchisme est utopique" (ce à quoi on ne peut répondre autre chose qu'un one-liner du genre: "non").

 

2): Les relations humaines en général sont une "objectification" constante: je me sers de plein de gens parce que j'en ai besoin sans considérer leur dimension humaine profonde ou leur personnalité parce que j'ai pas le temps.

 

3): Tout ceci est extrêmement vague et je renvoie à mon post sur The Tale of Slave de Nozick.

 

4): Tu as conscience que c'est précisément ce que l'industralisation a spontanément permis depuis le XIXe siècle grâce au développement du marché et du capitalisme?

 

 

5): Ça tombe bien personne ne cherche à faire disparaître le meurtre, juste à le sanctionner.

 

1): Il faut quand même préciser que ce n'est pas le sujet du fil, qu'il y a un fil liborg sur le sujet, dans lequel je me suis longuement exprimé par le passé. Ce n'est pas non plus le but spécifique de la brochure, qui attaque très peu l'anarcho-capitalisme (auquel je n'ai jamais adhéré), mais qui vise bien à expliquer pourquoi je ne suis plus libéral. Je veux bien entamer un méta-débat sur l'anarchisme s'il n'y a plus aucun libéral sur le champ de bataille pour contre-argumenter ;) 

 

2): Dans ma brochure sur la méta-éthique, je défends l'égoïsme psychologique et le fait que toutes les actions (et par suite tous les rapports humains) sont intéressées. Je pense néanmoins qu'il y a une différence entre tirer parti d'autrui et le réduire à l'état de chose.

Je ne sais pas très bien comment rendre compte de cette différence. Cela ne semble pas être le fait de considérer ou non consciemment aussi le bien d'autrui (le traiter aussi comme fin dirait Kant). Il n'est pas non plus très satisfaisant de dire que c'est le fait de lui nuire qui crée l'objectivisation, parce qu'alors la catégorie de nuisance est suffisante et l'autre superflu ; or il y a plein de formes de nuisances qui ne sont pas de la réification d'autrui (comme le tapage nocturne disons). 

Donc comme je n'ai pas de la théorie convaincante de la réification sous la main, je vais abandonner provisoirement cette catégorie et toutes les implications discutées dans l'Annexe 2. Mettons que la prostitution, la GPA et tout le reste soient OK. Cela n'élimine pas le fond de mon opposition au libéralisme, et ce sont les principes de départ dont je préférerais discuter maintenant

 

3): Je vais essayer de le retrouver et de le lire prochainement. 

 

4): C'est une affirmation très générale qui, telle quelle, me paraît douteuse. L'industrialisation a aussi fait naître des risques industriels, des maladies professionnelles tout à fait nouvelles liées aux procès de production impliqués, etc. L'intensité du travail par rapport au travail agricole est aussi un sujet de recherche historique polémique ; idem du temps de travail total.

 

Enfin, l'industrialisation, le marché et le capitalisme sont trois choses différentes. 

 

5): Je ne relance pas le débat sur la prostitution eu égard au point précédent. Mais je ne comprends pas ta remarque ; il est évident que toute personne raisonnable cherche une société avec moins de meurtres, toute chose égale par ailleurs, et que ça fait partie de ce que nous visons en cherchons à améliorer la sécurité publique. 

Posté
il y a 31 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Hypothèses sur la dérive de cette conversation:

-Plusieurs des lecteurs n'ont pas lu ou superficiellement la brochure de départ.

 

Non mais sérieusement est-ce que tu réalise les trucs que tu écris ? Personne va se taper une brochure de plusieurs dizaines de pages pour commencer à discuter avec toi. 

 

il y a 31 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

-Par contre ils ont remarqué en cours de discussion que ça parlait de la moralité et de la pertinence de la légalité de la prostitution.

Oui possible 

 

il y a 31 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

-Débattre de conséquences pratiques que tout le monde comprend est beaucoup plus facile que débattre des prémisses philosophiques ou de notions chiantes (réification, etc.), dont l'articulation a conduite à telle conséquence.

 

Et ils ont raison. La philosophie c'est bon pour les esprits etheres. Moins de Rothbard, plus de Lee Kuan Yew

 

il y a 31 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

-Le sexe est un sujet populaire. 

 

Sinon par rapport à l'économie de mon texte:

1): J'ai repris le pluralisme de Kekes qui soutient que les bons régimes œuvrent à préserver les conditions politiques de la vie bonne.

2): Dans une annexe j'ai ajouté à la liste des conditions proposés par Kekes l'idée que la non-réification (ne pas être traités par autrui comme une chose) était aussi une condition politique de la vie bonne.

 

Je t'assures que ça c'est juste ton opinion. Il y a un paquet de mecs (et pas seulement) qui demanderaient à être plus souvent objectifiés et je parle d'expérience. 

 

il y a 31 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

3): J'ai soutenu que la prostitution comportait de la réification.

4): Il s'ensuit que la prostitution est un problème et que l'Etat devrait faire quelque chose (d'efficace) pour la diminuer ou la faire disparaître. 

On m'a ensuite traité de paternaliste et d'abolitionniste, ce qui est un peu rapide vu que j'écris page 21: "L’Etat ne doit user de son droit d’interdire ses activités qu’avec discernement, et en mettant d’abord l’accent sur le fait de tirer les personnes victimes de ces réifications de la nécessité économique. Il serait en fait bien préférable qu’il fasse porter la culpabilité pénale sur les donneurs d’ordre et les clients de ses activités, et non sur ceux qui sont contraints de sacrifier leur propre dignité pour gagner leur vie."

 

Je n'ignore pas par ailleurs que la non-criminalisation de la prostitution présente aussi des avantages pour la société @Mégille

 

Bon je vais faire encore une réponse à @Vilfredo Pareto là-dessus et on essaye de revenir à plus fondamental, parce que c'est vraiment un sujet secondaire dans une annexe de la brochure. 

 

  • Yea 1
Posté
9 minutes ago, NoName said:

 

La philosophie c'est bon pour les esprits etheres. Moins de Rothbard, plus de Lee Kuan Yew

 

 

 

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Posté
il y a 11 minutes, NoName a dit :

Il y a un paquet de mecs (et pas seulement) qui demanderaient à être plus souvent objectifiés et je parle d'expérience. 

 

Qui par exemple ?

 

Tu sembles penser que si les gens désirent quelque chose, ce qu'ils désirent est bon.

Peut-être veux-tu prendre mes questions ci-dessus sur la légalisation de toutes les interactions sociales volontaires, et sur la nécrophagie en particulier ?

Posté
il y a 34 minutes, NoName a dit :

Non mais sérieusement est-ce que tu réalise les trucs que tu écris ? Personne va se taper une brochure de plusieurs dizaines de pages pour commencer à discuter avec toi. 


On devrait faire ça tiens. 
Nous discuterons avec JRR lorsqu’il aura lu l’Action Humaine ou la Phénoménologie de l’esprit, au choix. 

  • Haha 1
Posté

Perso, je n'ai rien contre les abstractions métaphysiques, par contre, je reconnais que lorsque je passe sur un forum, ce n'est pas avec le niveau d'attention nécessaire pour lire 10+ pages. J'aime faire ça aussi, mais je préfère réserver mon énergie pour ça à des livres et à des articles.

 

A propos de cette histoire de réification. Je veux bien croire qu'il puisse s'agir d'un problème moral qui se pose occasionnellement, voire peut-être souvent, dans nos relations. Cependant, il me semble extrêmement difficile de déterminer précisément, et de façon consensuelle, ce qui compte comme tel, et les réponses légales qui y seraient appropriées (si on en faisait un problème politique). Après tout, la prise en compte politique de ce genre de souci peut tout aussi bien mener à un paternalisme conservateur modéré comme le tien, se contentant d'encadrer un peu le droit du travail et notamment du travail du sexe, qu'à un appel à la révolution afin de renverser le capitalisme. Car quand bien même la théorie de l'exploitation du vieux Marx est fausse et a été proprement réfutée, il n'en va pas tout à fait de même pour sa plus ancienne théorie de l'aliénation (ne serait-ce que parce qu'elle relève de la philo et non de l'éco, et qu'il est donc plus difficile de tirer un trait définitif dessus).

 

Ce problème (que la réification et sa solution puissent être comprises de différentes façons, pas tant la compréhension communiste en elle-même) est justement l'une des choses qui m'amène à croire qu'il n'est ni possible ni souhaitable de construire une société moderne et ouverte sur une idée précise et épaisse de la réification. Plutôt, il me semble qu'il faut se contenter du strict minimum sur lequel il est possible de tous se mettre d'accord, qui revient plus ou moins à l'impératif catégorique de ne jamais prendre l'autre que comme un moyen (ce qui signifie respecter son droit, sa liberté, sa propriété), et laisser à chacun, voire peut-être même plutôt à chaque paire (individuelle) d'individus, le soin de chercher la meilleure façon d'avoir des relations authentiques. 

  • Love 1
Posté
il y a 43 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Qui par exemple ?

 

Il y a des tas de me s qui aimeraient se faire reluquer salement dans la rue par des gonzesses, j'ai une nana qui m'a fait ça une fois et j'ai pensé à rien d'autre pendant deux semaines. Comme quoi. 

 

il y a 43 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Tu sembles penser que si les gens désirent quelque chose, ce qu'ils désirent est bon.

 

Je pense surtout que c'est pas tes affaires ni celles de personne d'autre

 

 

il y a 43 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Peut-être veux-tu prendre mes questions ci-dessus sur la légalisation de toutes les interactions sociales volontaires, et sur la nécrophagie en particulier ?

 

Les cadavres humains c'est compliqué parce qu'ils n'appartiennent pas aux morts mais les vivants n'en ont que la gestion hard cases makes bad laws, et donc OSEF, pas intéressant. 

il y a 26 minutes, Tramp a dit :


On devrait faire ça tiens. 
Nous discuterons avec JRR lorsqu’il aura lu l’Action Humaine ou la Phénoménologie de l’esprit, au choix. 

 

J'ai lu "Phrénoménologie de l'esprit" et j'espère que quelqu'un quelque part à écrit un livre comme ça 

Posté
il y a une heure, Tramp a dit :

Nous discuterons avec JRR lorsqu’il aura lu l’Action Humaine ou la Phénoménologie de l’esprit, au choix. 

 

J'ai déjà lu L'Action Humaine, La Grève, et je pense pouvoir en remonter à pas mal de gens en matière de littérature libérale hein. 

 

Par contre forcer à lire du Hegel ça va à l'encontre de la convention de Genève et du bon goût.

Posté
il y a une heure, Mégille a dit :

Je préfère réserver mon énergie pour ça à des livres et à des articles.

 

En tant relativement optimiste on peut voir l'ensemble des fils de philo que j'ai ouvert ici comme une expérience collaborative de beta-lecture de mon futur traité de philosophie morale et politique :) 

 

Sinon je suis d'accord que les concepts de réification ou d'aliénation sont à la fois séduisants et problématiques. Ces derniers temps, je me suis plutôt tourné vers les concepts de non-domination et de vulnérabilité

Posté
Il y a 2 heures, Vilfredo Pareto a dit :

1): tu écris un abrégé (comme Descartes) sans citations et sans nb de pages sur le forum sans annexe et sans notes de bas de page dans lequel tu résumes ta position plus générale si tu veux qu’on arrête de parler des putes.

 

2): je suis peut-être un peu limité mais je la trouve galère à lire et en plus il y a aussi L’Essai de meta éthique donc ça fait un peu beaucoup.

 

1): C'est une mauvaise idée à laquelle j'ai déjà eu la faiblesse de céder précédemment dans le fil. Parce qu'ensuite les gens attaquent le résumé des thèses défendues (qui ne démontre rien évidemment) au lieu de faire l'effort de lire la brochure où réside l'effort de démonstration. 

 

2): Prends ton temps, rien ne presse. Je suis disponible pour éclaircir tout point qui ne serait pas clair. J'ai déjà donné une conférence discord de 2h sur l'essai sur le pluralisme (qui s'est très bien passé) ; par contre je n'arrive pas à passer le fichier vidéo en fichier soundcloud. 

  • Haha 1
Posté
il y a une heure, NoName a dit :

Il y a des tas de me s qui aimeraient se faire reluquer salement dans la rue par des gonzesses, j'ai une nana qui m'a fait ça une fois et j'ai pensé à rien d'autre pendant deux semaines. Comme quoi. 

 

:lol:

Posté
il y a 58 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

Tu sembles penser que si les gens désirent quelque chose, ce qu'ils désirent est bon.

Peut-être veux-tu prendre mes questions ci-dessus sur la légalisation de toutes les interactions sociales volontaires, et sur la nécrophagie en particulier ?

 

Plusieurs t'ont répondu sur la série de questions destinées à tester la cohérence interne de tes débatteurs, questions qui n'ont en fait qu'un intérêt relatif, car entachées selon moi de SOYOURESAYINGism plus que représentatives de vrais cas limites. 

 

Exemples, que tu n'as pas proposés, mais que l'on peut multiplier sans difficulté  :

 

Soit l'énoncé général "Les relations sexuelles consenties ne doivent pas être criminalisées" qui implique simplement que l'on ne doit pas balancer les homosexuels par les toits ou de les pendre à des grues. 

" SO YOU'RE SAYING, tu es pour la légalisation de la pédophilie"

La réponse est non, un enfant ne peut consentir (dans ton cas il n'était pas question de relations sexuelles mais de combats à mort de gladiateurs).

 

"Chaque individu adulte est le meilleur juge de son propre bien-être : je ne crois pas au dictateur bienveillant"

Et là, tout d'un coup c'est le film d'horreur : "Donc un gars qui se fait volontairement amputer des quatre membres et se greffe des couilles sous le nez, ou un mec qui se fait tatouer Ségolène Royal sur l'épaule gauche, c'est bon ça passe crème pour toi?"

Evidemment que lorsque tu explores les confins de la folie, l'énoncé général ne parait plus valable. Sauf que l'on considérait bien évidemment et implicitement un cas non-psychiatrique. 

 

Et donc sur la nécrophagie : 

 

Si Botanski dispose par voie testamentaire que telle ou telle partie de son cadavre doit être cuisinée par Ejtebez pour être servie à des volontaires dans une performance au Musée d'art moderne de Paris, c'est totalement Ok pour moi.

Je constate par ailleurs qu'il n'existe tout simplement pas de cas connus d'anthropophagie non criminelles dans les sociétés contemporaines. Ce non cas hors expérience de pensée ne remet pas en cause le principe général : "le législateur doit se réfréner d'interférer dans les interactions sociales volontaires."

  • Yea 2
Posté
il y a une heure, Drake a dit :

Et donc sur la nécrophagie : 

 

Si Botanski dispose par voie testamentaire que telle ou telle partie de son cadavre doit être cuisinée par Ejtebez pour être servie à des volontaires dans une performance au Musée d'art moderne de Paris, c'est totalement Ok pour moi.

 

Hmmm, très bien, je suis forcé de reconnaître que Drake est quelqu'un de TERRIBLEMENT cohérent ?

 

il y a une heure, Drake a dit :

"Chaque individu adulte est le meilleur juge de son propre bien-être : je ne crois pas au dictateur bienveillant"

 

Mais comme disait si bien @Johnnieboy : "Peut-on savoir pour une personne ce qui est mieux pour elle ? La réponse est oui, évidemment. Par exemple : il serait meilleur pour les Français d'être libéraux que socialistes."

  • 6 months later...
Posté
29 minutes ago, Johnathan R. Razorback said:

"Le droit libéral, c'est la possibilité de consentir à son propre avilissement."

 

C'est très bien dit. 

 

Et un emploi, c'est consentir à sa propre servitude ?

Posté
il y a 44 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

"Le droit libéral, c'est la possibilité de consentir à son propre avilissement."

 

C'est très bien dit.

Non mais pitié pas Michéa, essayons de conserver un minimum de sérieux. Sinon, moi aussi je peux lancer des phrases péremptoires pour me donner un air pseudo profond :

"Le droit socialisme c'est la possibilité de nier le consentement pour avilir autrui" Alors satisfait ? Est ce joliment dit?

  • Haha 1
Posté
il y a 42 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

"Le droit libéral, c'est la possibilité de consentir à son propre avilissement."

... ou de le refuser, selon le sens qu'on donne à son avilissement ou à sa dignité. L'anti-libéralisme, lui, consiste à retirer non seulement cette possibilité, mais jusqu'à la possibilité même de décider et de contester ce qui relève de la dignité ou de l'avilissement.

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