Carl Barks Posté 30 décembre 2020 Signaler Posté 30 décembre 2020 à l’instant, Zagor a dit : On pari combien qu'il défend le libre échange juste car Trump était contre? Aurait il défendu le libre échange si un président républicain était pour? Je n'ai aucune sympathie pour Krugman mais il faut lui reconnaître d'être constant dans sa défense du libre-échange depuis des décennies. 2
Mégille Posté 30 décembre 2020 Signaler Posté 30 décembre 2020 Le 26/12/2020 à 17:59, Vilfredo Pareto a dit : On a un article contre ces sophismes sur "liberty is not the right to infect other people" ? Parce que ça démange tant de mauvaise foi. Ce n'est pas si évident, en fait. Jouer à la roulette russe sur quelqu'un d'autre est certainement une agression, même si la victime est "chanceuse". Donc pourquoi exposer quelqu'un au risque, même faible, d'attraper une maladie qui a un risque, même faible, de le tuer, ne serait pas aussi une violation du NAP ? Bon, en même temps, le simple fait de sortir de chez soi, prendre la voiture, ou même de respirer hors d'une période de pandémie fait aussi courir un risque aux autres, quoi que faible. A partir de combien d'emplacement vide dans le révolver est-ce que ça cesse d'être une agression ? Je ne pense pas qu'il y ait une réponse naturelle à la question, c'est au droit positif de trancher (c'est à dire, idéalement, à la jurisprudence, pas à l'état). Ou alors, on peut considérer qu'un principe de proportionnalité des peines rend la punition suffisamment insignifiante dans certains cas que chercher à la faire respecter serait une perte de temps ridicule pour tout le monde.
NoName Posté 30 décembre 2020 Signaler Posté 30 décembre 2020 Il y a 2 heures, Zagor a dit : On pari combien qu'il défend le libre échange juste car Trump était contre? Aurait il défendu le libre échange si un président républicain était pour? Comme l'a fait remarquer @Carl Barks Krugman est un partisan et défenseur du libre échange de longue date et le e qui l'a fait connaître c'est de la théorie des commerce international inspiré par le modèle HOS 1
Mégille Posté 30 décembre 2020 Signaler Posté 30 décembre 2020 @Vilfredo Pareto Pas sûr que le caractère intentionnel et déterminé (par opposition à seulement probabiliste) d'une agression soit nécessaire pour qu'elle soit condamnable. Si un mal-voyant prends la voiture sans ses lunettes, et qu'il tue malencontreusement quelqu'un, il me semble qu'on pourra, moralement, le tenir pour responsable non seulement de cette mort accidentelle, mais aussi d'avoir par négligence pas mal contribué à ce que ça puisse avoir lieu. Pourtant, cette mort n'était ni intentionnelle, ni certaine. Le fait de contaminer quelqu'un en ayant manqué de précaution me semble un peu analogue, quoi qu'à une autre échelle. Pour juger de la gravité de cette quasi-agression, il faudrait prendre en compte à la fois le niveau de confiance que le quasi-agresseur peut avoir en sa santé (si a de bonnes raisons de croire qu'il n'est pas contagieux, ce n'est évidemment pas la même chose que s'il a des symptômes et vient de recevoir le résultat positif d'un test pcr), et le niveau de danger auquel sont exposés les "quasi-victimes". Dans un pays ou beaucoup d'enfants sont allergiques aux fruits à coque, je peux concevoir qu'on juge fautif de mettre des arachides dans un repas de cantine en toute connaissance de cause, mais sans savoir si des allergiques seront servis. Là encore, on a un "crime", une quasi-agression, ni intentionnelle, ni certaine (il pourrait n'y avoir aucun allergique). Et encore une fois, c'est évaluatif. A partir de quel pourcentage d'enfants allergiques dans la population en général le cuisinier doit-il être tenu pour responsable ? Et en deçà de quel seuil faut-il considérer que c'est à l'enfant de faire attention plutôt qu'à la société de s'adapter ? Il peut sans doute y avoir des règles formelles qui tranchent ce genre de cas, et il en faut, mais elles ne sont pas données naturellement, elles sont à négocier lorsque la situation se présente. Que l'on traverse une épidémie fait bouger la première des deux variables que j'ai évoqué : on se met à avoir un peu plus de raisons de croire que l'on puisse être contagieux. Mais on reste effectivement dans une continuité avec la situation ordinaire, ou l'on est toujours susceptible de pouvoir transmettre quelque chose à notre insu. (maintenant que j'y pense, ça s'applique aussi très bien au MST. Un sidactif, qui sait l'être, et qui couche sans protection, par négligence plus que par mauvaise intention, mais tout de même sans prévenir son ou sa partenaire - peut-il être tenu pour responsable ? Il me semble que oui, même si les chances de transmission ne sont pas forcément très hautes. Et s'il ne sait pas s'il est sidactif, mais qu'il a de plus ou moins bonnes raisons de soupçonner l'être ? La limite avec la situation ordinaire n'est pas facile à tracer). Attendre plus de précautions en période d'épidémie au nom d'une volonté de réduire les contaminations en général, pour la santé publique - ça par contre, ça me semble mauvais, puisque ça détourne le devoir de droit de sa vocation pour les mettre au service d'un projet collectif. Je précise que j'estime que même avec un risque modéré d'être contaminé, le calcul des chances de tuer quelqu'un reste assez bas, et que la juste peine risque de ne pas être bien haute, pas forcément assez pour justifier une intervention de la force.
Marlenus Posté 31 décembre 2020 Signaler Posté 31 décembre 2020 [quote]L'expédition punitive pour venger l'honneur d'une adolescente de 13 ans aurait pu très mal se terminer.[/quote] Dans le Parisien (lisible par un copié collé dans un traitement de texte): https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/seine-saint-denis-deux-freres-passent-a-tabac-le-violeur-presume-de-leur-soeur-de-13-ans-31-12-2020-8416810.php J'adore le principe de venger l'honneur quand on parle d'aller demander des compte au violeur de sa soeur (et qui en plus a d'autres victimes à son actif). Que l'on accepte pas que l'on agisse de la sorte, aucun problème. Maintenant, rapporter ça à une affaire d'"honneur", comme on parlerait des mecs qui assassinent leur soeur ou leur fille qui a "fauté", me hérisse le poil. Je serais SJW, j'y verrais un certain racisme latent.
DeadBot Posté 1 janvier 2021 Signaler Posté 1 janvier 2021 https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/l-agression-de-deux-techniciens-sfr-en-seine-saint-denis-envenime-les-relations-entre-l-operateur-et-une-mairie-20201231 Le maire de Neuilly-sur-Marne suite à l'agression de techniciens SFR : «Nous serions prêts à renforcer la sécurité de la ville, à condition que SFR FTTH tienne ses engagements et rembourse les frais liés au suivi des signalements des habitants par les agents municipaux» La sécurité des personnes n'est plus qu'un élément de négociation apparemment... 1
cedric.org Posté 1 janvier 2021 Signaler Posté 1 janvier 2021 2 hours ago, DeadBot said: https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/l-agression-de-deux-techniciens-sfr-en-seine-saint-denis-envenime-les-relations-entre-l-operateur-et-une-mairie-20201231 Le maire de Neuilly-sur-Marne suite à l'agression de techniciens SFR : «Nous serions prêts à renforcer la sécurité de la ville, à condition que SFR FTTH tienne ses engagements et rembourse les frais liés au suivi des signalements des habitants par les agents municipaux» La sécurité des personnes n'est plus qu'un élément de négociation apparemment... Incroyable. C'est à l'opérateur d'assurer sa sécurité... Par contre SFR à chié tout son programme dans le 93 et 95, tout est dans un état absolument lamentable, générant une belle corruption des installateurs.
Mégille Posté 2 janvier 2021 Signaler Posté 2 janvier 2021 Je te propose une autre petit classement des actions nuisibles/pouvant violer le droit d'autrui (par exemple, je peux tirer un coup de fusil dans une direction donnée, et quelqu'un peut se trouver au bout.) L'action, ou sa conséquence néfaste possible, peut être intentionnelle ou non (je peux tirer pour m'amuser, et ne pas savoir qu'il y avait quelqu'un à tel endroit), c'est une distinction importante. Et d'autre part, intentionnelle ou non, l'action peut avoir ce résultat ou non. Que je cherche à tirer sur quelqu'un ou non, la balle est susceptible de le toucher, ou non. J'ai l'impression que tu cherches à exclure la dernière case, celle des actions non-intentionnelles pouvant nuire mais n'ayant pas effectivement nuit, du domaine des devoirs de droit, au nom de l'évitabilité. Je ne pense pas que ce soit pertinent, puisque le mal fait, ou pouvant être fait, reste évitable à un coût (subjectivement) plus ou moins élevé, indépendamment du fait qu'il soit intentionnel ou effectivement réalisé. La victime, ou victime potentielle, de mon coup de feu aurait très bien pu se trouver ailleurs... Mais ça reste vrai que j'ai cherché à la tuer ou non, et que je l'ai effectivement tué ou non. Il me semble que si on considère chacun des trois autres cas condamnables (volontaire et réussi, volontaire et raté, involontaire et "effectif" -les juristes ont sans doute un terme précis, mais je ne le connais pas.) Et puis, il me semble qu'il y a une continuité entre tous ces actes. Imagine que je sais avoir un poison mortel parmi mes épices, mais que je suis susceptible de ne pas savoir dans quel bocal elle se trouve, ceux-ci étant mal étiquetés. Si je sers un invité en sachant parfaitement lui offrir du poison, et à son insu, il s'agit clairement d'un homicide volontaire. Si je lui offre du poison en étant sûr que ça n'en est pas, j'imagine que c'est un homicide involontaire. Mais si je lui offre un plat, en pariant sur le fait que je ne l'empoisonne pas, mais sans en être sûr... Là ça devient intéressant. Si je n'ai qu'une très faible certitude de ne pas servir du poison, et mon invité, une très forte certitude de ne pas s'en voir offert, il me semble évident que je suis en tort en faisant courir activement un grave danger à cette personne. Si on fait varier mon degré de certitude, on arrive à une situation banale : je ne peux jamais être absolument certain que mes épices ne contiennent pas un poison mortel à mon insu, mais je n'ai aucune raison de m'attendre à ce que ce soit le cas. C'est ma situation habituelle. Si on fait varier le degré de certitude de l'invité, on peut imaginer qu'à un certain moment, il a conscience du risque qu'il court et en prend pleinement la responsabilité. Mais ces deux choses là varient par degré. Et il me semble que le fait d'avoir un comportement sanitairement prudent ou non se situe quelque part dans ce flou. 2
Lameador Posté 2 janvier 2021 Signaler Posté 2 janvier 2021 2 hours ago, Mégille said: Je te propose une autre petit classement des actions nuisibles/pouvant violer le droit d'autrui (par exemple, je peux tirer un coup de fusil dans une direction donnée, et quelqu'un peut se trouver au bout.) L'action, ou sa conséquence néfaste possible, peut être intentionnelle ou non (je peux tirer pour m'amuser, et ne pas savoir qu'il y avait quelqu'un à tel endroit), c'est une distinction importante. Et d'autre part, intentionnelle ou non, l'action peut avoir ce résultat ou non. Que je cherche à tirer sur quelqu'un ou non, la balle est susceptible de le toucher, ou non. J'ai l'impression que tu cherches à exclure la dernière case, celle des actions non-intentionnelles pouvant nuire mais n'ayant pas effectivement nuit, du domaine des devoirs de droit, au nom de l'évitabilité. Je ne pense pas que ce soit pertinent, puisque le mal fait, ou pouvant être fait, reste évitable à un coût (subjectivement) plus ou moins élevé, indépendamment du fait qu'il soit intentionnel ou effectivement réalisé. La victime, ou victime potentielle, de mon coup de feu aurait très bien pu se trouver ailleurs... Mais ça reste vrai que j'ai cherché à la tuer ou non, et que je l'ai effectivement tué ou non. Il me semble que si on considère chacun des trois autres cas condamnables (volontaire et réussi, volontaire et raté, involontaire et "effectif" -les juristes ont sans doute un terme précis, mais je ne le connais pas.) Et puis, il me semble qu'il y a une continuité entre tous ces actes. Imagine que je sais avoir un poison mortel parmi mes épices, mais que je suis susceptible de ne pas savoir dans quel bocal elle se trouve, ceux-ci étant mal étiquetés. Si je sers un invité en sachant parfaitement lui offrir du poison, et à son insu, il s'agit clairement d'un homicide volontaire. Si je lui offre du poison en étant sûr que ça n'en est pas, j'imagine que c'est un homicide involontaire. Mais si je lui offre un plat, en pariant sur le fait que je ne l'empoisonne pas, mais sans en être sûr... Là ça devient intéressant. Si je n'ai qu'une très faible certitude de ne pas servir du poison, et mon invité, une très forte certitude de ne pas s'en voir offert, il me semble évident que je suis en tort en faisant courir activement un grave danger à cette personne. Si on fait varier mon degré de certitude, on arrive à une situation banale : je ne peux jamais être absolument certain que mes épices ne contiennent pas un poison mortel à mon insu, mais je n'ai aucune raison de m'attendre à ce que ce soit le cas. C'est ma situation habituelle. Si on fait varier le degré de certitude de l'invité, on peut imaginer qu'à un certain moment, il a conscience du risque qu'il court et en prend pleinement la responsabilité. Mais ces deux choses là varient par degré. Et il me semble que le fait d'avoir un comportement sanitairement prudent ou non se situe quelque part dans ce flou. La limite de ton truc, c'est que chaque fois que tu envoies ton CV à une offre d'emploi tu nuis à un chômeur qui voudrait bien ce job. Et chaque fois que tu fais usage de ton charme pour attirer une de tes nombreuses conquêtes, tu condamnes un jeune homme timide à une soirée de solitude. Se promener dehors à l'air libre, ou ne pas se faire injecter un vaccin expérimental, me paraissent être des droits élémentaires; qui ne sauraient être restreint pour que les petits vieux masqués puissent se promener à ta place sans boire d'hyrdoxychloroquine.
Mathieu_D Posté 3 janvier 2021 Auteur Signaler Posté 3 janvier 2021 Gronder, punir ou frapper son enfant : ces "violences éducatives ordinaires" que des parents tentent d'abolir. "Gronder" est une violence éducative identique à frapper. Évidemment. Les gros yeux tuent n'est-ce pas ? https://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/gronder-punir-ou-frapper-son-enfant-ces-violences-educatives-ordinaires-que-des-parents-tentent-d-abolir_4229505.html#xtor=AL-792 (Heureusement, l'article est plus nuancé.)
Marlenus Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 1 hour ago, Mathieu_D said: Gronder, punir ou frapper son enfant : ces "violences éducatives ordinaires" que des parents tentent d'abolir. "Gronder" est une violence éducative identique à frapper. Évidemment. Les gros yeux tuent n'est-ce pas ? https://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/gronder-punir-ou-frapper-son-enfant-ces-violences-educatives-ordinaires-que-des-parents-tentent-d-abolir_4229505.html#xtor=AL-792 (Heureusement, l'article est plus nuancé.) L'article étant plutôt à charge contre l'éducation AVEO, au final je trouve que le titre montre bien à quel point ils vont dans la c.... .
Mégille Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 Il y a 15 heures, Lameador a dit : La limite de ton truc, c'est que chaque fois que tu envoies ton CV à une offre d'emploi tu nuis à un chômeur qui voudrait bien ce job. Et chaque fois que tu fais usage de ton charme pour attirer une de tes nombreuses conquêtes, tu condamnes un jeune homme timide à une soirée de solitude. Se promener dehors à l'air libre, ou ne pas se faire injecter un vaccin expérimental, me paraissent être des droits élémentaires; qui ne sauraient être restreint pour que les petits vieux masqués puissent se promener à ta place sans boire d'hyrdoxychloroquine. La différence c'est que l'on a pas un droit opposable au boulot ou au sexe, alors qu'on a bien un droit de ne pas se faire fusiller ou empoisonner. Qu'on ait de toute manière bel et bien ces droits est ce qui reste à expliquer. Une question de justice dans les peines est peut-être suffisante. Si je fais courir à quelqu'un un risque de 1% de chopper une maladie à laquelle il a 1% de chance de succomber, je mérite un dix-millième de la peine que j'aurai mérité si j'avais, par négligence, failli commettre un homicide involontaire, et que la victime n'y avait échappé que par miracle. J'imagine que c'est souvent suffisamment bas pour ne pas mériter une procédure. (après petite recherche, un homicide volontaire sans circonstance aggravante, c'est jusqu'à 5 ans de prison et 75k€. Divisé par 10000, ça fait environ 7,50€ et 4h de colle... J'ignore si, et comment, en droit français, est susceptible d'être puni le fait d'avoir fait courir un risque mortel à quelqu'un par négligence, mais sans le tuer, mais du coup j'imagine que c'est encore moins que ça). Remarque que ça autorise des punitions plus conséquentes selon la maladie et selon les risques. Il me semble normal que soit punissable le fait de baiser sans capote, en ayant le sida, en le sachant, et sans en avertir son ou sa partenaire. Pourtant, baiser entre personne consentante me semble aussi être un droit assez élémentaire. Et je ne vois qu'une différence de degré entre ça et discuter sans masque et sans être vacciné en période de pandémie (mais avec quand même pas mal de degrés entre les deux !). Bien entendu, tout ça ne justifie pas n'importe quel usage du droit au nom de la santé publique... Le droit doit rester un outil pour permettre aux individus de régler leurs différents paisiblement, et pas un outil entre les mains du planificateur pour accomplir un projet quelconque, autrement, ce n'est plus du droit.
Rincevent Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 Il y a 2 heures, Mégille a dit : Remarque que ça autorise des punitions plus conséquentes selon la maladie et selon les risques. Il me semble normal que soit punissable le fait de baiser sans capote, en ayant le sida, en le sachant, et sans en avertir son ou sa partenaire. Pourtant, baiser entre personne consentante me semble aussi être un droit assez élémentaire. Et je ne vois qu'une différence de degré entre ça et discuter sans masque et sans être vacciné en période de pandémie (mais avec quand même pas mal de degrés entre les deux !). Ce n'est pas une différence de degré, mais de nature. Ne pas porter de masque ne signifie pas être porteur d'une maladie.
Mégille Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 il y a une heure, Rincevent a dit : Ce n'est pas une différence de degré, mais de nature. Ne pas porter de masque ne signifie pas être porteur d'une maladie. Ne pas porter de capote ne signifie pas avoir le sida... A partir de combien d'orgies gays dois-je considérer comme une agression mon habitude de coucher sans capote sans avertir mes partenaires de mes risques ? (et renoncer à mon poste d'eurodéputé ?)
Rincevent Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 il y a 17 minutes, Mégille a dit : Ne pas porter de capote ne signifie pas avoir le sida... Tu parlais d'un type qui a le sida, et qui le sait. Relis-toi.
Mégille Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 il y a 11 minutes, Rincevent a dit : Tu parlais d'un type qui a le sida, et qui le sait. Relis-toi. En effet, mais qu'en est-il de celui qui, sans le savoir, peut se douter qu'il a des chances de l'avoir ? Par exemple, s'il participe fréquemment à des orgies gays sans protection. Qu'il n'ai pas une certitude absolu de l'avoir suffit à rendre son cas qualitativement différent ? Pourtant, même celui qui a été testé positif au vih n'en a sans doute pas une certitude absolu, j'imagine que ce test là aussi a son taux de faux positifs, aussi fin soit-il.
Bisounours Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 Au lieu de chances on va plutôt parler de risques.... Et qualitativement ce mec est un irresponsable, pour rester polie.
Mégille Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 il y a 1 minute, Vilfredo Pareto a dit : Si elles n’ont pas nui, où est le mal/coût? Comment peut-il même y avoir une plainte? Mais dans ce cas, faut-il aussi laisser de coté les tentatives de meurtre ? Même s'il n'y a pas d'intention de tuer, un comportement irresponsable peut augmenter suffisamment les chances de tuer quelqu'un d'autre pour que l'on puisse attendre de la personne qu'elle l'évite. J'ai entendu parler d'un couple de youtubeurs... Pour une vidéo, l'une avait tirer sur l'autre qui se protégeait avec une Bible. Evidemment, ça n'a pas suffit, et un darwin award a été gagné. Je ne sais pas comment ça s'est réglé juridiquement... Mais ici, il n'y avait aucune intention de tuer (que l'on sache). Imagine maintenant que le fusil ait été dysfonctionnel, et n'ai pas tiré. Faut-il alors considérer qu'aucun mal n'a été fait ? Mais qu'il y aurait bien eu crime si la tireuse avait en fait bel et bien l'intention de profiter de la stupidité de son mari pour le tuer de cette façon là ? il y a 7 minutes, Vilfredo Pareto a dit : Oui? (Il manque une principale à cette phrase ou...?) Oui, je comptais sans doute écrire quelque chose comme "... alors il faut considérer que le quatrième aussi", my bad.
Jensen Posté 3 janvier 2021 Signaler Posté 3 janvier 2021 4 hours ago, Mégille said: En effet, mais qu'en est-il de celui qui, sans le savoir, peut se douter qu'il a des chances de l'avoir ? Par exemple, s'il participe fréquemment à des orgies gays sans protection. Qu'il n'ai pas une certitude absolu de l'avoir suffit à rendre son cas qualitativement différent ? Pourtant, même celui qui a été testé positif au vih n'en a sans doute pas une certitude absolu, j'imagine que ce test là aussi a son taux de faux positifs, aussi fin soit-il. Si, il y a bien une différence de nature, mais elle n'est pas seulement dans le fait de savoir à 100%, elle est aussi dans le fait de donner les informations pertinentes à son partenaire pour qu'il consente au risque (ou non). De fait, en droit actuel, cacher sa séropositivité lors d'un rapport sans protection est un crime dans la plupart des juridictions (sauf la californie SJW, où ça n'est passible que d'une contravention). Contaminer quelqu'un par inadvertance est juste la faute à pas de chance. Contaminer quelqu'un après lui avoir dit qu'on était séropo et que la personne ait accepté le risque est moralement douteux mais juridiquement ok. Et de fait, ça me parait très bien comme ça : on a le droit de prendre des risques avec sa santé (et donc implicitement de décharger l'autre de la responsabilité du risque qu'on choisit de prendre), mais pas avec celle des autres. La transposition au covid est un peu hasardeuse dans la mesure ou les interactions pouvant mener à une contamination sont beaucoup plus banales et n'impliquent pas forcément de consentement (croiser un quidam en faisant ses courses par exemple), mais je pense qu'on peut garder une différence de nature dans le fait d'avoir une information matérielle (test positif, cas contact, symptômes, ...) sur sa contamination et de la cacher ou non aux gens avec qui on interagit ou d'enfreindre les règles fixées par le propriétaire des lieux où on se rend. Pour prendre un cas extrême, un employé d'EHPAD testé positif qui déciderait de cacher le test à son employeur pour aller travailler est un criminel (mensonge + violation du règlement + mise en danger réelle des personnes, c'est la totale). Ne pas mentionner le résultat du test à Mamie quand elle nous invite pour Noël n'est pas loin derrière. Dans un magasin ou autre lieu public, les affiches à l'entrée peuvent faire office de standard auquel les gens consentent à être exposé, le consentement étant exprimé en franchissant la porte du magasin: - pas de masque obligatoire? les clients sont ok à être exposé à d'autres clients sans masques - interdiction d'entrée pour les gens symptomatiques? une personne symptomatique qui choisirait d'entrer de toute façon viole le consentement des autres clients - pas de règle du tout? les règles sont les normes culturelles en vigueur 1
Johnathan R. Razorback Posté 6 janvier 2021 Signaler Posté 6 janvier 2021 Hier j'ai eu droit à une jeune femme qui affirmait que "à conditions initiales comparables, le socialisme a été une réussite économique dans tous les pays qui l'ont appliqué." Et ce qui suit j'ai déjà entendu un économiste atterré le soutenir: « La reconnaissance des syndicats ouvriers en 1884 en France (loi Waldeck-Rousseau), la formation de partis ouvriers, l’existence de députés ouvriers comme l’abbé Jules Lemire (1853-1928, député maire d’Hazebrouck, Nord) soutiennent, diffusent et renforcent les revendications ouvrières. En réaction, les économistes remplacent le travail par l’utilité comme fondement de la valeur et ils abandonnent les approches globales pour se focaliser sur l’individu. » -Fabien Knittel et all, Le travail en Europe occidentale des années 1830 aux années 1930. Mains-d’œuvre artisanales et industrielles, pratiques et questions sociales, Ellipses Édition, 2020, 440 pages, p.36. Mais bien sûr aucune preuve...
BirdyNamNam Posté 6 janvier 2021 Signaler Posté 6 janvier 2021 il y a 29 minutes, Johnathan R. Razorback a dit : à conditions initiales comparables Si on dit que le choix du libéralisme ou du socialisme fait parti des conditions initiales alors pourquoi pas. Sinon, c'est débile. Mais, elle pourra toujours rétorquer aux exemples de bon sens que les conditions initiales ne sont jamais les mêmes. EDIT - mon argument ne tient pas. Je supprime.
Tramp Posté 6 janvier 2021 Signaler Posté 6 janvier 2021 il y a 27 minutes, Johnathan R. Razorback a dit : Hier j'ai eu droit à une jeune femme qui affirmait que "à conditions initiales comparables, le socialisme a été une réussite économique dans tous les pays qui l'ont appliqué." La traite négrière aussi. 1 4
Mégille Posté 6 janvier 2021 Signaler Posté 6 janvier 2021 Il y a 3 heures, Johnathan R. Razorback a dit : Hier j'ai eu droit à une jeune femme qui affirmait que "à conditions initiales comparables, le socialisme a été une réussite économique dans tous les pays qui l'ont appliqué." Allemagne ? Corée ? Taïwan, Hong Kong/RPC ? Jamais entendu parlé.
BirdyNamNam Posté 18 janvier 2021 Signaler Posté 18 janvier 2021 Avez vous lu ceci ? Peut être dans un autre thread ? https://www.lefigaro.fr/vox/monde/populisme-et-liberalisme-deux-faces-d-une-meme-piece-20210112
Zagor Posté 18 janvier 2021 Signaler Posté 18 janvier 2021 il y a 31 minutes, BirdyNamNam a dit : Avez vous lu ceci ? Peut être dans un autre thread ? https://www.lefigaro.fr/vox/monde/populisme-et-liberalisme-deux-faces-d-une-meme-piece-20210112 Merci de me rappeler pourquoi je lis le WSJ et pas le Figaro. 1
BirdyNamNam Posté 18 janvier 2021 Signaler Posté 18 janvier 2021 il y a 1 minute, Zagor a dit : Merci de me rappeler pourquoi je lis le WSJ et pas le Figaro. Certainement parce que tu es un vilain populiste. Encore une inversion des causes et des conséquences entre néolibéralisme, populisme et étatisme. Allez, plutôt que de m'agacer devant cette médiocrité, m'en vais bouffer une banane, moi tiens.
poney Posté 18 janvier 2021 Signaler Posté 18 janvier 2021 Mais "Le plus probable est que cette dette ne soit jamais remboursée. On réempruntera les mêmes sommes lorsque les titres arriveront à échéance… ce qui ne posera aucun problème étant donné la faiblesse des taux d’emprunt." Et un jour les taux vont remonter et...?
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