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Ça fait un bout de temps que je suis pas passé par ici alors je donne la dernière fournée.

 

J'ai lu Darwinia de Wilson. Le livre est très bon dans son style, l'histoire est cool mais je suis paradoxalement déçu à cause de la tournure du livre, vu que je m'attendais à un truc genre Jules verne+Darwin. Cependant le livre reste très bon.

 

Sinon, j'ai relu (comprendre: englouti)  Martiens Go Home, et je suis toujours aussi abasourdi par la qualité de ce livre. C'est juste brillant dans la narration.

 

Quand à là, ça fait une semaine que je dévore L'Age du Diamant de Neil Stephenson. Le livre est dingue, il y a milles idées à l'heure. Surtout, il arrive à rendre la panarchie hyper réelle et vivante, c'est exactement ce dont je parle quand je parle de représentation culturelle.

 

@h16et @Flashy, vous l'avez lu ? 

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12 minutes ago, NoName said:

Quand à là, ça fait une semaine que je dévore L'Age du Diamant de Neil Stephenson. Le livre est dingue, il y a milles idées à l'heure. Surtout, il arrive à rendre la panarchie hyper réelle et vivante, c'est exactement ce dont je parle quand je parle de représentation culturelle.

Un de mes bouquins préférés (mais "panarchie" est un terme si moche).

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il y a 27 minutes, NoName a dit :

Quand à là, ça fait une semaine que je dévore L'Age du Diamant de Neil Stephenson. Le livre est dingue, il y a milles idées à l'heure. Surtout, il arrive à rendre la panarchie hyper réelle et vivante, c'est exactement ce dont je parle quand je parle de représentation culturelle.

 

@h16et @Flashy, vous l'avez lu ? 

Je crois que @h16 me l'a un jour décrit comme un ovni où, à chaque page, il y a autant d'idées que dans l'entièreté d'un roman de SF standard.

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il y a 50 minutes, NoName a dit :

Ça fait un bout de temps que je suis pas passé par ici alors je donne la dernière fournée.

 

J'ai lu Darwinia de Wilson. Le livre est très bon dans son style, l'histoire est cool mais je suis paradoxalement déçu à cause de la tournure du livre, vu que je m'attendais à un truc genre Jules verne+Darwin. Cependant le livre reste très bon.

 

Sinon, j'ai relu (comprendre: englouti)  Martiens Go Home, et je suis toujours aussi abasourdi par la qualité de ce livre. C'est juste brillant dans la narration.

 

Quand à là, ça fait une semaine que je dévore L'Age du Diamant de Neil Stephenson. Le livre est dingue, il y a milles idées à l'heure. Surtout, il arrive à rendre la panarchie hyper réelle et vivante, c'est exactement ce dont je parle quand je parle de représentation culturelle.

 

@h16et @Flashy, vous l'avez lu ? 

 

Oui. Ce n'est pas son meilleur à mon avis.

Et sinon, de Stephenson, Seveneve est agrippant disons. Je te le recommande.

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il y a 22 minutes, Rincevent a dit :

Je crois que @h16 me l'a un jour décrit comme un ovni où, à chaque page, il y a autant d'idées que dans l'entièreté d'un roman de SF standard.

Je confirme mais le défaut est que ça noie un peu le récit ; Stephenson s'est amélioré (à mon goût) sur les bouquins suivants. Reamde et Seveneve sont assez marquants en terme de progression. Sa trilogie sur le siècle des lumière est excellent aussi (mais dans un style complètement différent).

  • Yea 1
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il y a 3 minutes, h16 a dit :

Je confirme mais le défaut est que ça noie un peu le récit ; Stephenson s'est amélioré (à mon goût) sur les bouquins suivants. Reamde et Seveneve sont assez marquants en terme de progression. Sa trilogie sur le siècle des lumière est excellent aussi (mais dans un style complètement différent).

ha tu trouves ? 

Pour ma part je crois que c'est pour l'instant celui qui m'a le plus plu, devant  le samurai virtuel et reamde qui est celui qui m'a le moins convaincu, mais après j'admets que mon truc c'est vraiment la SF. Peut être que si je le relisais maintenant ça irait mieux. 

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Il y a 10 heures, NoName a dit :

ha tu trouves ? 

Pour ma part je crois que c'est pour l'instant celui qui m'a le plus plu, devant  le samurai virtuel et reamde qui est celui qui m'a le moins convaincu, mais après j'admets que mon truc c'est vraiment la SF. Peut être que si je le relisais maintenant ça irait mieux. 

Là c'est vraiment une histoire de goûts.

Essaye Seveneve, ça devrait te plaire (pas mal côté SF).

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On 09/10/2017 at 6:36 PM, Johnathan R. Razorback said:

Un article de Nicolas Colin qui essaye d'expliquer l'inégal succès du libéralisme en Europe et aux États-Unis: https://medium.com/@Nicolas_Colin/quest-ce-qu-un-libéral-de-gauche-d8cace94a6

 

La fin sur son analyse de la position de Macron entre des anti-libéraux de droite et de gauche est idéale pour tenter de créer ce qu'il appelle le "consensus libéral" est intéressante, par contre le début expliquant que le libéralisme "de droite" a causé la crise de 1929 est vraiment pauvre. Surtout quand on arrive à rentrer Elizabeth Warren dans la case "libérale".

 

La cause principale est pourtant bien connue, c'est la manipulation des taux d'intérêts vers le bas par la Fed, c'est à dire une intervention de "l'Etat". Je mets "état" entre guillemets car je ne suis pas certain du lien entre la Fed et le pouvoir politique à Washington.

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Je viens de finir :

Les guerres préhistoriques - Lawrence Keeley - Tempus

 

https://www.amazon.fr/guerres-préhistoriques-Lawrence-KEELEY/dp/226202989X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1508320281&sr=1-1

 

L'auteur commence par nous rappeler la conception de John Locke sur la nature de l'homme et la régression intellectuelle qu'a constitué la théorie du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau qui continue à influencer l'esprit contemporain alors qu'on va le voir l'homme préhistorique (pré ou post agriculture) est un guerrier farouche.

 

A toutes les époques, en tout lieu, la principale activité de l'homme préhistorique c'est de tuer son voisin pour s'approprier ses ressources (le plus souvent) ou un son territoire (si il est riche en ressources) voire parfois de régler différents conflits, vendetta ou autre.

 

A travers des exemples archéologiques de plus en plus nombreux ou des confirmations contemporaines auprès des tribus qui vivent ou qui vivaient encore récemment dans les conditions du néotlitique, on retrouve les traces de la guerre.

En Europe, on ne compte plus les villages fortifés de l'époque néolithique criblés de traces de bataille, les nécropoles aux corps profondément mutilés (les vaincus), les traces de blessures de guerre sur les squelettes des humains mort de manière naturelle mais qui prouvent qu'ils ont combattu au cours de leur vie.

En Amérique du Nord, on a une bonne connaissance des conflits postérieurs à la colonisation européenne. La Papouasie est aussi une source importante sur les rapports entre les tribus, etc.

 

L'auteur peut même avancer des statistiques, l'homme préhistorique fait bien plus longtemps la guerre que l'homme civilisé au cours de sa vie, a plus de chance d'y mourrir, des conflits comme les deux guerres mondiales touchent directement une proportion de la population bien moins importante que les confllits entre tribus.

 

Tous les types de conflits et de batailles sont décrits, escarmouche, raid, guerilla, bataille rangée, destructions de village, annihilation de population entière, pillage des ressource, prises d'esclaves ou de femmes, etc, le tableau est charmant...

 

Bien qu'il soutient fortement la conception de Locke sur la nature humaine, il s'éloigne de la "théorie" libérale à propos du commerce qui est censé appaiser les conflits, il explique que faire du commerce avec ses voisins est au contraire une source de conflit et même pour les sociétés plus évoluées une des raisons principales des conflits.

Cela tient en quelques pages dans le dernier chapitre et comme ce n'est pas le centre de son propos ce n'est pas expliqué de manière très dévellopée, je dirais que sur ce point il n'est pas totalement convaincant même si les quelques exemples et arguments portent.

 

J'ai beaucoup aimé ce livre parce qu'il va à l'encontre du Rousseauisme bien pensant, qu'il est très bien documenté et totalement convaincant.

 

 

 

 

  • Yea 3
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Tu peux résumer sa méthodologie statistique en deux mots ? Comment établit-il précisément les proportions lui permettant d'affirmer par exemple que l'homme préhistorique a plus de chances de mourir à la guerre que l'homme moderne ?

Si c'est trop compliqué et qu'il vaut mieux lire le livre, y'a pas de problème hein ! :)

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" Les généraux allemands parlent " de B. H. Liddell Hart, intéressant (mon premier livre de stratégie militaire), j'ai beaucoup apris (ou j'ai constaté que je suis ignorant au sujet).

 

Je pense maintenant à lire Clausewitz.

  • Yea 1
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il y a 14 minutes, Hugh a dit :

" Les généraux allemands parlent " de B. H. Liddell Hart, intéressant (mon premier livre de stratégie militaire), j'ai beaucoup apris (ou j'ai constaté que je suis ignorant au sujet).

 

Je pense maintenant à lire Clausewitz.

 

C'était un très bon choix pour débuter !

J'avais eu des cours de stratégie militaire avec le Général Desportes. Il recommandait, en effet, les classiques de Liddell Hart et Clausewitz.

(Sun Tzu, que tout le monde lit, c'est plutôt pour enfoncer des portes ouvertes).

A ce propos, les livres de Vincent Desportes, notamment Comprendre la guerre, sont aussi très bien.

  • Yea 1
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Il y a 1 heure, Boz a dit :

Tu peux résumer sa méthodologie statistique en deux mots ? Comment établit-il précisément les proportions lui permettant d'affirmer par exemple que l'homme préhistorique a plus de chances de mourir à la guerre que l'homme moderne ?

Si c'est trop compliqué et qu'il vaut mieux lire le livre, y'a pas de problème hein ! :)

 

Les taux de pertes humaines dans les guerres préhistoriques anciennes sont en partie extrapolées à partir de ce qui a pu être constaté en Amérique du Nord, en Papouasie et en Afrique d'après des connaissances historiques pour le coup.

De mémoire il cite par exemple une tribu nord-américaine, totalement exterminée par une autre, en Papouasie, je me rappelle qu'il explique que telle tribu a été en guerre pendant plus de 40 ans au cours de tel siècle, etc.

Il cite aussi des taux de blessures des corps de personnes mortes de mort naturelle, dans certaines sépultures une grande majorité des humains portes des blessures de guerre cicatrisées.

 

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Pour se faire l'avocat du diable, ne pourrait-on pas dire que les extrapolations à partir de situations historiques sont biaisées par d'autres variables ? (par exemple, le contexte politique artificiellement modifié par des politiques coloniales, disons telle tribu extermine telle autre mais elle a été déplacée par l'arrivée d'occidentaux...)

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il y a 15 minutes, Boz a dit :

Pour se faire l'avocat du diable, ne pourrait-on pas dire que les extrapolations à partir de situations historiques sont biaisées par d'autres variables ? (par exemple, le contexte politique artificiellement modifié par des politiques coloniales, disons telle tribu extermine telle autre mais elle a été déplacée par l'arrivée d'occidentaux...)

C'est fort possible dans certains cas mais je soupçonne que ce ne soit pas la règle générale. Les Zoulous avaient commencé à bouleverser l'Afrique méridionale avant l'arrivée des Européens, me semble-t-il (et les Incas pareil dans les Andes, mais là c'est un contexte peut-être plus sédentaire).

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Il y a 6 heures, Riffraff a dit :

J'ai beaucoup aimé ce livre parce qu'il va à l'encontre du Rousseauisme bien pensant

 

Le néo-rousseauisme écologiste a hélas ses entrées dans Le Monde diplomatique, je l'épingle en passant au milieu de ce billet: http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/2016/11/dialectique-de-la-violence-et-de-la.html?q=dialectique

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Il y a 20 heures, Johnathan R. Razorback a dit :

 

La chance ! Je l'ai écouté en conférence ou en interview, il est intéressant.

 

Après des années de cours sur la stratégie d'entreprise, j'ai pu appréhender, grâce à Desportes, le retard accumulé relativement à la stratégie militaire. Les grandes "découvertes"  de la stratégie d'entreprise correspondraient souvent à des évidences pour un général de l'Antiquité !

Bref, c'est une matière passionnante, et Vincent Desportes la maîtrise bien.

Son principal mérite reste d'avoir poussé les futurs généraux à réfléchir et à écrire dès leur sortie de l'Ecole de Guerre.

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Commentant la pensée de Leo Strauss, Jean-Guy Prévost écrit que: "c'est précisément le refus de distinguer entre opinion et connaissance en matière politique qui caractérise la modernité." (De L'étude des Idées Politiques, p.15).

 

Or si l'on suit Castoriadis (ce qu'on peut faire sur ce point, ce me semble), c'est totalement faux. Et c'est plus précisément faux en cela que cette idée procède d'une réduction de la pensée grecque à la philosophie grecque (telle que Strauss la comprend de surcroît). Ce n'est pas la première fois que Strauss commet cette réduction. Et cette idée fait tout simplement l'impasse sur l'invention de la démocratie en Grèce:

 

"Nous modernes, nous avons encore -et ça, ça se voit dans mille et un domaines- l'illusion d'un savoir absolu dans la politique. Et ça vient de loin ça ; ça vient de Hegel, ça vient de Marx, ça vient de Platon aussi, d'ailleurs. [...] […] Dans la politique nous avons uniquement de la doxa, c’est-à-dire de l’opinion."

-Cornelius Castoriadis, interview avec Chris Marker, 1989.

 

(En fait Castoriadis tend à définir la modernité de manière exactement inverse par rapport à Strauss, c'est assez fascinant).

 

Or c'est pourtant parce que la démocratie se veut un régime fondée sur la libre confrontation des opinions que peut surgir un Platon* qui oppose le règne de l'opinion à la connaissance détenue par le philosophe et fondement d'une République post-démocratique. La définition straussienne de la modernité rend tout simplement incompréhensible la rupture introduite par Platon, ce qui est quand même assez inquiétant...

 

*Petit clin d’œil à @Ultimex qu'on ne voit plus beaucoup et qui doit être en train de s'arracher les cheveux à cause du gugus à barbe sus-nommé : P

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Le passage de Prévost se situe entre deux mentions (Strauss, 1989a: 36 / Strauss 1992: 59), suivant cette convention fatigante qui veut qu'on ne cite pas les titres. A supposer que ce soit les années des traductions françaises, il faudrait donc aller chercher la source dans La persécution et l'art d'écrire d'un côté et l'un des trois ouvrages traduit en 1992 de l'autre.

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Peut-être que Prévost ne rend pas bien compte de la pensée de Strauss sur ce point précis.

 

Cela dit, dans l'essai que tu cites, lorsque Strauss affirme que "La modernité a été conçue dès le début en opposition à l’antiquité", c'est passablement simpliste. Machiavel passe son temps à faire l'éloge des Anciens (en particulier Tacite et les historiens romains). Quant au fondateur de la philosophie moderne, il veut

 

« Fonder un rapport de bonne compagnie entre l’antiquité et le progrès. »
-Francis Bacon, Du progrès et de la promotion des savoirs, Gallimard, coll. Tel, 1991 (1605 pour la première édition anglaise), 375 pages, p.120.

 

Quant à Descartes, sa cible n'est pas l'antiquité (sa morale est quasi-stoïcienne), mais la scolastique.

 

C'est aussi "oublier" l'importance de la redécouverte du matérialisme épicurien dans la pensée scientifique et philosophique moderne.

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Encore une fois, merci, mais il s'agirait de lire les auteurs dont on parle. Avant de parler de Machiavel pour arguer du simplisme de Strauss, il serait intéressant de lire ce qu'il en dit dans ses 'Pensées sur Machiavel' par exemple, qui reste un livre incontournable dans le domaine des études sur le bonhomme (et qui revient très très très longuement sur la manière dont Machiavel étudie l'antiquité).

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Incontournable mais pas incontesté... Thierry Ménissier, par exemple, n'est pas tendre avec les interprétations de Strauss. Et il n'est pas le seul:

 

"Les Thoughts on Machiavelli de M. Léo Strauss offrent le modèle de ce qu'il ne faut pas faire pour pénétrer Machiavel."

-Bernard Guillemain, Machiavel: l'anthropologie politique, Genève, Librairie Droz, 1977, p.4.

 

Je compte quand même le lire ne serait-ce que parce qu'il a le privilège de l'antériorité.

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Oui, il est même très contesté, parce que son interprétation est tout à fait originale. D'ailleurs Claude Lefort dans son livre sur le sujet consacre le plus important de ses chapitres à Strauss. Sinon Menissier que j'ai croisé plusieurs fois, a fait sa thèse sous la direction de Manent, ce qui veut dire que sa réflexion est partie de Strauss (pour aboutir en gros à Skinner).

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