Jérôme

Réchauffement climatique

10 687 messages dans ce sujet

Pas de certitude scientifique sur le climat, par Serge Galam

LE MONDE | 06.02.07 | 13h49 • Mis à jour le 06.02.07 | 13h50

Le monde, notre planète, montre des signes de changement indéniables de ses cycles naturels, qui par ailleurs façonnent le cadre de toutes les formes de vie actuellement présentes sur la Terre. Ces changements sont clairement perceptibles, mais restent pour le moment limités. La question fondamentale est de déterminer s'il s'agit de fluctuations rares, qui vont s'estomper, ou à l'inverse des premiers signes d'un changement global et profond qui s'est amorcé et va s'amplifier.

Dans le second cas, il y a vraiment de quoi s'inquiéter, et l'on a donc raison de le faire. Mais pour canaliser cette inquiétude, dans une posture qui permette de passer de la prise de conscience à l'action concentrée et efficace, il est essentiel de faire le bon diagnostic sur la cause du phénomène. Est-ce le résultat direct de notre mode de vie ? Ou bien est-ce le résultat avant-coureur d'un nouveau bouleversement climatique tel que la Terre en a déjà connu, et qui, à chaque fois, a entraîné la disparition de dizaines de milliers d'espèces, et cela sans intervention humaine ?

Si nous sommes responsables, nous pouvons agir, et notre avenir est entre nos mains. Par une réduction drastique de nos émissions de CO2, d'ici une quinzaine d'années, les saisons seront revenues rythmer la vie sur Terre. La grande messe scientifique du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), mandatée par l'ONU, qui s'est tenue au siège de l'Unesco à Paris vient de canoniser la thèse de notre responsabilité.

Mais si ce diagnostic sur la cause du réchauffement était erroné et qu'il est indépendant de nous, alors c'est irréversible, et le choix actuel nous fourvoie dans une impasse dramatique, qui aboutira à la disparition totale de l'espèce humaine. Car, alors qu'il faudrait démultiplier la recherche fondamentale et appliquée des moyens qui nous permettraient de vivre indépendamment des conditions climatiques ( même au prix de risques écologiques et éthiques accrus), toutes nos énergies et ressources se trouveraient réduites et contrôlées.

Mais que dit la science ? Elle constate à la fois un réchauffement avéré et une augmentation de la quantité de CO2 dans l'atmosphère, un point c'est tout. Vouloir relier les deux constatations dans une relation de cause à effet, sous le prétexte qu'elles sont corrélées dans le temps, n'a présentement aucune base scientifique. Ce n'est qu'une supputation faite à partir de modèles limités qui laisse une grande place à la libre interprétation. En effet, lorsqu'il s'agit d'inférer un résultat global à partir d'une collection de données diverses, éparpillées, et incomplètes, il est impossible d'en garantir l'interprétation.

C'est alors la culture ambiante qui va faire le gros de l'explication en comblant les vides, par une harmonisation sémantique. Il s'agit en fait d'une recherche de non-contradiction avec les faits, plutôt que d'une explication unique, fondée sur les faits. Une vérité "partielle" se transforme ainsi en vérité "absolue". Et si l'on insiste tant sur le caractère consensuel du choix actuel de la cause humaine, c'est bien que les données scientifiques ne sont pas suffisantes pour faire un diagnostic indiscutable. C'est ainsi que pour conjurer tout doute sur la cause humaine, un éditorialiste à l'accent intelligent demandait récemment : "Tout le monde peut-il se tromper ?", sous-entendant "forcément non". Malheureusement, la réponse est oui, tout le monde peut se tromper !

Il suffit de voir la fiabilité de nos modèles météorologiques actuels, qui en plus se sont considérablement améliorés ces dernières années, dans leurs prédictions à quelques jours, pour se poser la question de ce qu'ils peuvent vraiment dire sur des échelles de dizaines d'années. C'est pareil pour les modèles climatiques. On est encore loin d'une science exacte.

Il faut rappeler que la preuve scientifique n'a pas besoin de l'unanimité pour exister, elle s'impose par sa simple existence. Et à l'inverse l'unanimité, fût-elle des scientifiques, ne fait pas la preuve scientifique. Il faut donc garder à l'esprit que la science et les scientifiques, en tant que groupe social, ne disent pas forcément toujours la même chose, en particulier pour les nouvelles découvertes.

Lorsque Galilée a conclu que la Terre était ronde, le consensus unanime était contre lui, s'accordant sur la platitude de la Terre. Mais lui avait la démonstration de sa conclusion. De façon similaire, à l'époque nazie la théorie de la relativité fut rejetée, estampillée comme une théorie juive dégénérée, avec à l'appui une pétition de grands scientifiques de l'époque, qui signaient du haut de leur autorité établie. Einstein aurait alors dit que des milliers de signatures n'étaient pas nécessaires pour invalider sa théorie. Il suffirait d'un seul argument, mais scientifique. Encore fallait-il qu'il existe. La difficulté avec la question du réchauffement est que s'opposer à sa cause plébiscitée peut être perçu comme un soutien à la pollution, ce qui est évidemment faux.

Mais la lutte contre la pollution s'inscrit plus dans une démarche de bien-être que dans un objectif de survie. On peut vivre dans la pollution… et mourir jeune, l'espèce humaine n'en est pas pour autant menacée. Donc, s'opposer aux conclusions du GIEC ne veut pas dire, loin de là, soutenir la pollution et les gros bénéfices des sociétés polluantes.

Bien sûr, la solution de la responsabilité humaine est très rassurante, car, si elle implique de gros sacrifices, ils sont clairement identifiés. La cause naturelle extérieure est beaucoup plus angoissante, car il n'est pas garanti du tout que nous puissions y faire face. Et en plus les marches à suivre ne sont pas clairement définissables. Rappelons-nous. Tout au long de l'histoire, nos ancêtres étaient persuadés que les forces de la nature obéissaient aux dieux, et que c'étaient nos errements qui entraînaient leurs courroux, qui se manifestaient alors par des dérèglements naturels. Pendant très longtemps, on a cru pouvoir les stopper par des sacrifices humains et animaux. La science nous a appris que cela n'était pas fondé, et voilà que cette vieille croyance archaïque resurgit avec une vitalité retrouvée, et qui en plus s'appuie sur les scientifiques au nom de la science.

Et, comme dans les temps anciens, les nouveaux prophètes nous annoncent la fin du monde et, comme autrefois, la cause en est nos errements, concrétisés par nos abus de consommation. Et pour calmer la "nature", ils demandent encore des sacrifices, heureusement non vivants, mais matériels. Il faudrait renoncer à notre mode de vie, en y incluant la recherche scientifique et les progrès technologiques, assimilés dans cette mouvance à tous les maux écologiques. Et, très opportunistes, les politiques sont de plus en plus nombreux à souscrire à leurs desiderata, pour canaliser ces peurs archaïques qui commencent à se refaire jour, et ainsi renforcer leur pouvoir.

Mais, attention, lorsque les scientifiques et les politiques font bloc, ça ne présage en général rien de bon… pour les humains ; voir les précédents historiques : nazisme, communisme, Inquisition (les docteurs sont des théologiens). En conclusion, lutter contre la pollution, pourquoi pas ? Mais si le réchauffement est naturel, ce n'est vraiment pas la priorité.

page 20 du monde d'aujourdhui

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Papier intéressant mais notre auteur a commis une erreur courante : Galilée n'a rien dit sur la rotondité de la Terre sur laquelle tous les esprits savants étaient d'accord (cf. démonstration d'Erathostène) (dois-je rappeler que le voyage de Colomb vers l'Ouest pour toucher les Indes reposait sur l'idée d'une terre ronde) mais sur sa rotation. Eppure si muove, selon le mot célèbre (apocryphe je présume).

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notre auteur a commis une erreur courante : Galilée n'a rien dit sur la rotondité de la Terre sur laquelle tous les esprits savants étaient d'accord (cf. démonstration d'Erathostène) (dois-je rappeler que le voyage de Colomb vers l'Ouest pour toucher les Indes reposait sur l'idée d'une terre ronde) mais sur sa rotation.

La honte…

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page 20 du monde d'aujourdhui

Le Monde remonte dans mon estime…ceci dit le journaliste exagère la gravité d'un changement climatique en l'assimilant aux catastrophes violentes "ayant provoqué la disparition de dizaines de milliers d'espèces". Il doit confondre avec les apocalypses ponctuelles telles que celle qui provoqua la disparition des dinosaures…

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Si meme Le Monde se met à critiquer les certitudes du GIEC…

Pour Chirac je suis d'accord avec ce qui a été dit : c'est une catastrophe humanitaire à lui seul.

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Je n'ai pas vérifié mais c'est très certainement une tribune ie l'auteur n'est pas journaliste au Monde.

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Excellent article, qui dénonce le procédé d'induction illicite (irrationnel?) utilisé par le rapport catastrophiste de l'ONU. Malgré quelques approximations le fond de l'argumentation est cohérent et introduit un peu d'esprit critique dans le " climat " médiatique de lavage de cerveau, dont une partie de la communauté scientifique acoquinée avec l'État se rend complice.

Serge Galam est physicien au CNRS, membre du Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA) de l'Ecole polytechnique - ce qui ne gâche rien.

J'ai relevé un point qui me semble sous-évaluer le potentiel destructeur de l'écologie profonde :

Et, comme dans les temps anciens, les nouveaux prophètes nous annoncent la fin du monde et, comme autrefois, la cause en est nos errements, concrétisés par nos abus de consommation. Et pour calmer la "nature", ils demandent encore des sacrifices, heureusement non vivants, mais matériels.

Il est évident quand on parcourt la littérature écolo-obscurantiste que la prochaine étape de leur programme néo-malthusien sera la stérilisation forcée des pauvres pour les empêcher de croître et de se multiplier. Ces sacrifices humains seront acceptés au nom d'une nouvelle religion millénariste se nourrissant de ressentiment victimaire et d'idéologie compassionnelle.

D'ailleurs on peut s'attendre à moyen terme aux premiers actes d'éco-terrorisme qui feront de réelles victimes.

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t'y va pas un peu fort, la stérilisation des pauvres.. J'aurais tendance à penser qu'on les incite à se reproduire grace aux aides sociales… (mais mon esprit est peu etre déjà corrompu)

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t'y va pas un peu fort, la stérilisation des pauvres.. J'aurais tendance à penser qu'on les incite à se reproduire grace aux aides sociales… (mais mon esprit est peu etre déjà corrompu)

Quand les écolo parlent de limiter la population humaine de la planète, ça vous évoque quoi?

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En rapport avec ma question, j'ai trouvé ça : http://www.fraserinstitute.ca/admin/books/…%20Summary2.pdf

Pages 13 à 16, il est question du soleil. A priori, cette étude indépendante n'est pas capable de donner une valeur précise pour le forçage de l'astre du jour. Selon les études, ce facteur peut varier d'un facteur 1 à 10. En deux mots, on sait pas encore grand chose avec certitude. Le GIEC n'a donc aucune légitimité scientifique a priori (à moins que ces auteurs aient loupé quelques études, ce dont je doute) pour diviser arbitrairement ce chiffre comme ils l'ont fait. Ca sent mauvais…

Extrait : The sun and climate change

Solar and greenhouse forcings have both increased through the 20th century, making it extremely difficult

to conclusively identify the influence of the sun on the recent climate.

New IPCC estimates of solar forcing are much lower than those used in millennial simulations (e.g.,

Crowley, 2000; Gonzalez-Rauco et al., 2003; Mann et al., 2005). If the new estimates prove reliable, many

explanations of past climate variations relying on former estimates of solar forcing will need to be

re-considered.

If the sun does have a strong effect on climate, this adds importance to recent projections that solar

output is likely to decline over the next several decades (e.g., Zhen-Shan, 2007)

This topic is explored in the forthcoming Fraser Institute Supplementary Analysis Series report, Solar

Changes and the Climate.

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les écolos qui pronent la décroissance sont des cons, s'ils commençaient déjà par ne pas se reproduire… :icon_up:

je suppose qu'ils sont pour l'augmentation des minimas sociaux, ce qui ne désincite pas à la procréation..

Mais vous avez raison, l'état français n'en est pas là, mais l'état chinois avait déjà limité les naissances ; un socialiste canadien parlait de créer un permis de parent.. d'ici peu, ils ne stériliseront peut etre pas les pauvres, mais ils tenteront d'imposer un nb de gosse selon des critères arbitraires et sombres.. bref, des critères étatiques !

Je me dépeche de lancer le second !! :doigt:

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Martin Wolf, (http://en.wikipedia.org/wiki/Martin_Wolf), auteur de Why Globalization Works (d'après The Economist, le meilleur livre sur le sujet, mais précisons qu'il travaille aussi pour Pearsons), écrit ceci dans le FT aujourd'hui:

The Stern review's low implicit discount rates (of around 2 per cent, or less) are the product of two separate elements: a pure rate of time preference of just 0.1 per cent a year and a relatively modest weight on income inequality. Prof Nordhaus objects more to the former and Prof Dasgupta more to the latter. Both agree, however, that if the approach taken by Stern were to be applied consistently to the economy, investment today would have to be far greater than it is, even though its prospective beneficiaries will be far richer than today's savers.

My answer to these important points is that the problem of climate change should not be viewed as just another investment decision. It is a question of insurance against an uncertain, but possibly world- transforming, outcome. People who insure their houses against fire must expect to lose money, since the insurance company has a profitable business. They do so, because they cannot bear the loss. The same applies if people decide to protect their house against flooding even if the expected cost of flooding (the probability of its happening times the size of the loss) is less than the cost of the protection. Similarly, we could rationally act to reduce the likelihood of severe climate change, even at the price of lowering expected incomes.

These economists are performing a valuable service by forcing policymakers to understand the nature of the decision they confront. My conclusion, however, is that it still makes sense to try to reduce the risks of extreme outcomes. If it were possible to do so at a price of just 1 per cent of GDP, we should pay willingly. This would lose the world just four months of growth, which is hardly significant. Losing much more than that would begin to raise doubts. But the only way we can find out what stabilising emissions would cost is to try. At the moment the debate is largely theoretical, on both sides.

Venant de lui, ça mérite réflexion.

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…le potentiel destructeur de l'écologie profonde…

Hélas bien réel. Dans les années '70, les écocondriaques réussirent leur première escroquerie intellectuelle en arrivant à faire interdire le DDT. Des dizaines de millions de morts plus tard - et après que le DDT ait été réhabilité -, ils tentent à nouveau le coup avec le "changement climatique global". C'est bien simple : ces gens sont l'ennemi du genre humain.

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Quand les écolo parlent de limiter la population humaine de la planète, ça vous évoque quoi?

Ça m'évoque ça :

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C'est bien simple : ces gens sont l'ennemi du genre humain.

Oui. Par définition, action et revendication.

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À propos de la future tyrannie écolo-technocratique, en voici les prémisses :

" Bruxelles veut pénaliser les crimes contre l'environnement "

Dans une proposition de loi, le gouvernement européen veut créer de nouveaux crimes verts en donnant à la Cour de Justice des pouvoirs pénaux d'emprisonnement et d'extradition dans ce domaine.

"Ces sanctions reflètent une désapprobation de la société, qualitativement différente de celle manifestée par le biais des sanctions administratives ou d'une indemnisation au civil", explique-t-elle dans son exposé des motifs. En outre, observe-t-elle, "il existe une garantie supplémentaire d'impartialité des autorités chargées de l'enquête pénale parce que ce sont d'autres autorités que les autorités administratives ayant accordé les licences d'exploitation ou les permis de polluer".

"Neuf types d'infractions sont définis par le texte. Seraient passibles d'une peine de cinq à dix ans de prison les infractions commises intentionnellement telles que "le rejet, l'émission ou l'introduction d'une quantité de substances ou de radiations ionisantes dans l'atmosphère, le sol ou les eaux, qui causent la mort ou de graves lésions à des personnes" ou "de substantiels dommages à la qualité de l'air, du sol, de l'eau, aux animaux et aux plantes". Sont concernés également "la fabrication, le traitement, le stockage, l'utilisation, le transport, l'exportation ou l'importation de matière nucléaires ou d'autres substances radioactives dangereuses qui causent ou sont susceptibles de causer la mort ou de graves lésions à des personnes, ou des dommages substantiels à la qualité de l'air, du sol, des eaux, à des animaux ou à des végétaux".

> http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-…1-864666,0.html

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À propos de la future tyrannie écolo-technocratique, en voici les prémisses :

" Bruxelles veut pénaliser les crimes contre l'environnement "

Dans une proposition de loi, le gouvernement européen veut créer de nouveaux crimes verts en donnant à la Cour de Justice des pouvoirs pénaux d'emprisonnement et d'extradition dans ce domaine.

Sanctionner les diffusions radioactives me semble raisonable. Cette loi en elle-même me crispe mais ne me choque pas.

Pour le reste, entièrement d'accord avec Free Jazz sur les dérives liberticides et arbitraires que de telles lois pourraient occasionner si elles étaient promulguée péremptoirement e.g. comme ce qui a été fait avec le protocole de Kyoto alors même que le réchauffement climatique d'origine antropique et contesté.

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Hélas bien réel. Dans les années '70, les écocondriaques réussirent leur première escroquerie intellectuelle en arrivant à faire interdire le DDT. Des dizaines de millions de morts plus tard - et après que le DDT ait été réhabilité -, ils tentent à nouveau le coup avec le "changement climatique global". C'est bien simple : ces gens sont l'ennemi du genre humain.

Tiens, une proposition d'action concrète:

1. Identifier la personne, ou un petit groupe de personnes, qui peut être considéré comme le plus responsable l'interdiciton du DDT (de préférence un activiste)

2. Construire un cas sur les morts causés par les résultats de son action

3. Identifier un pays ou un Etat où on pourrait le poursuivre en justice. Comme pour le tabac.

4. Constituer une class action avec un groupe de ses victimes (des millions de familles ayant perdu un membre)

5. Intenter un procès.

Même si ça n'aboutit pas, ça aurait une chance d'avoir du retentissement.

SOS Juristes: commentaires?

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La première personne devrait être le premier administrateur de la Environmental Protection Agency des États-Unis, William Ruckelshaus, qui déclara que le DDT était "potentiellement cancérigène pour l'homme" et l'interdit en 1972 pour pratiquement tous les usages. Mais il faudrait se presser : il va avoir 75 ans.

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Tiens, une proposition d'action concrète:

1. Identifier la personne, ou un petit groupe de personnes, qui peut être considéré comme le plus responsable l'interdiciton du DDT (de préférence un activiste)

2. Construire un cas sur les morts causés par les résultats de son action

3. Identifier un pays ou un Etat où on pourrait le poursuivre en justice. Comme pour le tabac.

4. Constituer une class action avec un groupe de ses victimes (des millions de familles ayant perdu un membre)

5. Intenter un procès.

Même si ça n'aboutit pas, ça aurait une chance d'avoir du retentissement.

SOS Juristes: commentaires?

Les responsables directs de l'interdiction du DDT sont les représentants de gouvernements ayant voté cette interdiction à l'ONU, il me semble.

Me trompè-je?

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Les responsables directs de l'interdiction du DDT sont les représentants de gouvernements ayant voté cette interdiction à l'ONU, il me semble.

Me trompè-je?

Peut-on poursuivre en justice l'ONU? Côté retentissement, ça aurait son petit effet, mais j'ai comme l'impression qu'ils sont blindés de tous les côtés.

Il doit y avoir un angle, pour mon affaire, un coup à jouer.

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Peut-on poursuivre en justice l'ONU?

Forget it. Statut diplomatique et tout le bataclan. Par contre, William Ruckelshaus, ancien fonctionnaire américain est plus à la portée. D'autant plus que pour lui, les choses sont claires : en avril 1972, après sept mois d'audience, le juge administratif nommé par la EPA, Edmund Sweeney, conclut que "le DDT n'est pas cancérigène pour l'homme" et que "l'emploi de DDT selon les règles n'a aucun effet délétère sur les poissons d'eau douce, les organismes estuaires, les oiseaux sylvestres ou sur d'autre forme de vie sauvage" ; malgré tout, deux mois plus tard, Ruckelshaus - qui jamais n'assista à aucune des audiences durant les sept mois que dura le procès du DDT et qui ne lut non plus pas les transcriptions des audiences - ignora royalement la sentence du juge Sweeney et fit interdire le DDT.

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Besoin d'une précision : le DDT était-il le produit anti moustiques responsables du palu qui a été interdit pour cause de pollution laissant par là des millions d'africains se faire contaminer ?

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Forget it. Statut diplomatique et tout le bataclan. Par contre, William Ruckelshaus, ancien fonctionnaire américain est plus à la portée. D'autant plus que pour lui, les choses sont claires : en avril 1972, après sept mois d'audience, le juge administratif nommé par la EPA, Edmund Sweeney, conclut que "le DDT n'est pas cancérigène pour l'homme" et que "l'emploi de DDT selon les règles n'a aucun effet délétère sur les poissons d'eau douce, les organismes estuaires, les oiseaux sylvestres ou sur d'autre forme de vie sauvage" ; malgré tout, deux mois plus tard, Ruckelshaus - qui jamais n'assista à aucune des audiences durant les sept mois que dura le procès du DDT et qui ne lut non plus pas les transcriptions des audiences - ignora royalement la sentence du juge Sweeney et fit interdire le DDT.

Bingo, that's our guy. William Ruckelhaus.

Putain, il y a bien eu un avocat pour faire une classe action de Burmans (pardon, désolé, comment on appelle les habitants de Burmah) à New York (je crois) contre Total pour travail forcé. Me trompé-je ou Total a fini par payer un petit settlement discret?

Si on retrouvait l'avocat qui a fait ça et qu'on lui disait: et une class action avec les millions de morts en Afrique, ça vous tente? Evidemment, là, le coupable n'a pas le spoches profondes, mais vous imaginez la gloire pour le bonhomme?

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Besoin d'une précision : le DDT était-il le produit anti moustiques responsables du palu qui a été interdit pour cause de pollution laissant par là des millions d'africains se faire contaminer ?

Pas que des Africains ! :icon_up:

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Jonah Goldberg

Global cooling costs too much

What would you prefer -- increase temperatures by less than a degree, or give up all the world's wealth?

February 8, 2007

PUBLIC POLICY is all about trade-offs. Economists understand this better than politicians because voters want to have their cake and eat it too, and politicians think whatever is popular must also be true.

Economists understand that if we put a chicken in every pot, it might cost us an aircraft carrier or a hospital. We can build a hospital, but it might come at the expense of a little patch of forest. We can protect a wetland, but that will make a new school more expensive.

You get it already. But let me just add that in the great scheme of trade-offs in the history of humanity, never has there been a better one than trading a tiny amount of global warming for a massive amount of global prosperity. The Earth got about 0.7 degrees Celsius warmer in the 20th century while it increased its GDP by 1,800%, by one estimate. How much of that 0.7 degrees can be laid at the feet of that 1,800% is unknowable, but let's stipulate that all of the warming was the result of our prosperity and that this warming is in fact indisputably bad (which is hardly obvious). That's still an amazing bargain. Life spans in the United States nearly doubled (from 44 to 77 years). Literacy, medicine, leisure and even, in many respects, the environment have improved mightily over the course of the 20th century, at least in the prosperous West.

Given the option of getting another 1,800% richer in exchange for another 0.7 degrees Celsius warmer, I'd take the heat in a heartbeat. Of course, warming might get more expensive for us. (And we might do a lot better than 1,800% too.) There are tipping points in every sphere of life, and what cost us little in the 20th century could cost us enormously in the 21st — at least that's what we're told. And boy, are we told. Al Gore has a new incarnation as the host of an apocalyptic infomercial on the subject, complete with fancy renderings of New York City underwater.

Skeptics like me are heckled for calling attention to the fear-mongering that suffuses global warming activism. But the simple fact is that the activists need to hype the threat, and not just because that's what the media demand of them. Their proposed remedies cost so much money — bidding starts at 1% of global GDP a year and rises quickly — they have to ratchet up the fear factor just to get the conversation started.

Even so, the costs are just too high for too little payoff. Even if the Kyoto Protocol were put into effect tomorrow — a total impossibility — we'd barely affect global warming. Jerry Mahlman of the National Center for Atmospheric Research speculated in Science magazine that "it might take another 30 Kyotos over the next century" to beat back global warming.

Thirty Kyotos! That's going to be tough considering that China alone plans on building an additional 2,200 coal plants by 2030. Oh, but because China (like India) is exempt from Kyoto as a developing country, the West will just have to reduce its own emissions even more.

A more persuasive cost-benefit analysis hinges not on prophecies of environmental doom but on geopolitics. We buy too much oil from places we shouldn't, which makes us dependent on nasty regimes and makes those regimes nastier. Environmentalists like to claim the "energy independence" issue, but it's not a neat fit. We could be energy independent soon enough with coal and nuclear power. But coal contributes to global warming, and nuclear power is icky. So, instead, we're going to massively subsidize the government-brewed moonshine called ethanol. Here again, the benefits barely outweigh the costs. Ethanol requires almost as much energy to make as it provides, and the costs to the environment and the economy may be staggering.

Frankly, I don't think the trade-off is worth it — yet. The history of capitalism and technology tells us that what starts out expensive and arduous becomes cheap and easy over time. Lewis and Clark took months to do what a truck carrying Tickle-Me Elmos does every week. Technology 10 years from now could solve global warming at a fraction of today's costs. What technologies? I don't know. Maybe fusion. Maybe hydrogen. Maybe we'll harness the perpetual motion of Sen. Joe Biden's mouth.

The fact is we can't afford to fix global warming right now — in part because poor countries want to get rich too. And rich countries, where the global warming debate is settled, are finding even the first of 30 Kyotos too fiscally onerous. There are no solutions in the realm of the politically possible. So why throw trillions of dollars into "remedies" that even their proponents concede won't solve the problem?

http://www.latimes.com/news/columnists/la-…1&cset=true

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En tout cas, si tu cherches qqun pour se porter partie civile, Basile a perdu sa soeur et sa nièce l'année dernière. Toutes 2 était atteintes du palu.

Pour en revenir au réchauffement climatique, était ce dans la tribune du Monde qu'il était écrit qu'il serait plus intelligent (et plus économique) de se préparer à l'adaptation plutot que de tenter de changer le climat ? Je trouvais cet argument très interessant.

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    • Par FabriceM
      L'Australie fait face à une énorme vague de chaleur.
      La demande en électricité explose, notamment pour faire tourner les climatiseurs.
      Problème, la production ne suit pas et des coupures tournantes sont en place et ont déjà touché 90 000 habitants*.
       
      *1 http://www.adelaidenow.com.au/news/south-australia/sa-power-crisis-will-there-be-more-blackouts/news-story/82f848efbc42455b9d7c4e1487b04fa5?nk=ea7883841d0b2ba93781d572d98b9fae-1486676862
      *2  http://www.9news.com.au/national/2017/02/08/20/12/blackout-leaves-at-least-40000-people-without-power-in-south-australia
       
      A l'origine de tout ça, la dépendance à l'énergie éolienne que s'est infligée le sud de l’Australie. Avec une production réelle égale à 7% de la production nominale, ce "trou" dans la production est, je cite, "au cœur du problème".