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Vente d'armes...  

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  1. 1. Vous êtes:

    • favorable à la vente libre sans conditions de tous types d'armes à feu?
      128
    • favorable à la vente sous conditions de tous types d'armes à feu?
      106
    • favorable à la vente des armes non automatiques sans conditions?
      13
    • favorable à la vente des armes non automatiques sous conditions?
      52
    • favorable à la vente d'armes de chasse uniquement sous conditions?
      16
    • défavorable à la vente de tous types d'armes?
      35


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mais aux USA le nombre de morts par balle atteint des proportions assez importantes.

Ce qui est normal puisqu'il y a beaucoup d'armes à feu qui circulent là bas… Ici on meurt autrement. De toute façon on ne juge pas la moralité d'un principe par rapport aux conséquences observables. Ce n'est pas parce qu'il y a de plus en plus d'obèses et de maladies cardio-vasculaires qu'il faudrait réglementer les produits gras pour autant.

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Moi les armes, ça me laisse perplexe, je préfèrerais qu'il n'y en ai pas du tout…

Vous croyez pas quand même qu'on en arriverait à un régime de la peur avec des armes en libre circulation? Aux USA, le nombre de morts par balle est vraiment fulgurants, ya de quoi devenir parano à vivre là bas. Et ya eu cet histoire avec le petit de 6 ans qui a tué une fille de sa classe en cours après avoir piqué le flingue de son père, c'est quand même flippant. Faut pas oublier qu'il y aura toujours des cons!

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Moi les armes, ça me laisse perplexe, je préfèrerais qu'il n'y en ai pas du tout…

Vous croyez pas quand même qu'on en arriverait à un régime de la peur avec des armes en libre circulation? Aux USA, le nombre de morts par balle est vraiment fulgurants, ya de quoi devenir parano à vivre là bas. Et ya eu cet histoire avec le petit de 6 ans qui a tué une fille de sa classe en cours après avoir piqué le flingue de son père, c'est quand même flippant. Faut pas oublier qu'il y aura toujours des cons!

Sans se pencher sur des cas particuliers ou des gamins de 6 ans ont des armes (à propos tu connais le nombre de gosses qui meurent dans des accidents domestiques ? Et le nombre d'enfants qui meurent à cause des armes aux states ?) pourrais-tu donner une bonne raison pour qu'on fasse prévaloir tes préférences sur les notres ? D'autant plus que toutes les argumentations cartésiennes montrent bien qu'interdire la circulation des armes ne change pratiquement rien à leur possession.

Personnellement, à chaque fois ou j'ai eu peur, je pense que si j'avais eu une arme ça n'aurait pas eu lieu. Tu n'es rien pour empêcher les gens à vouloir se défendre.

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Moi les armes, ça me laisse perplexe, je préfèrerais qu'il n'y en ai pas du tout…

Vous croyez pas quand même qu'on en arriverait à un régime de la peur avec des armes en libre circulation? Aux USA, le nombre de morts par balle est vraiment fulgurants, ya de quoi devenir parano à vivre là bas. Et ya eu cet histoire avec le petit de 6 ans qui a tué une fille de sa classe en cours après avoir piqué le flingue de son père, c'est quand même flippant. Faut pas oublier qu'il y aura toujours des cons!

Salut, avant que tu postes des gens ont écrit. C'est bien de les lire aussi. :icon_up:

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Oui pardon désolé, j'ai écrit ça à la va-vite sans lire les 14 pages d'avant :icon_up:

Je fais pas valoir mes préférences, mais quand même, la libre circulation d'armes à feu, c'est toujours un peu tendu comme sujet! Et puis si il y a libre circulation pour la protection individuelle des gens, on peut imaginer des lycées pleins d'armes "juste au cas où"

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Oui pardon désolé, j'ai écrit ça à la va-vite sans lire les 14 pages d'avant :icon_up:

Je fais pas valoir mes préférences, mais quand même, la libre circulation d'armes à feu, c'est toujours un peu tendu comme sujet! Et puis si il y a libre circulation pour la protection individuelle des gens, on peut imaginer des lycées pleins d'armes "juste au cas où"

S'il y avait eu, ne serait-ce qu'une arme par classe, le tueur du Virginia Tech aurait effectivement tué beaucoup moins de gens. Merci à la prohibition des armes qui permet aux méchants de massacrer sans rencontrer de résistance.

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Moi les armes, ça me laisse perplexe, je préfèrerais qu'il n'y en ai pas du tout…
“Imaginez le monde sans armes à feu” pouvait-on lire sur un auto-collant pour voitures qui a commencé à circuler après le meurtre de l’ex-Beatle John Lennon, le 18 décembre 1980. L’année dernière, sa veuve, Yoko Ono, a continué dans cette voie en annonçant qu’elle allait devenir porte-parole pour Handgun Control, Inc. (qui a, par la suite, troqué son nom pour la Brady Campaign to Prevent Gun Violence, après s’être appelée le National Council to Control Handguns).

Faisons donc un gros effort pour imaginer à quoi ressemblerait un tel monde. Ce n’est pas difficile. Mais on vous aura prévenus : c’est pas beau à voir.

Pour avoir un monde sans armes, nous disent les groupements prohibitionnistes, il faut voter des lois qui les interdisent. Nous pouvons commencer par imaginer l’adoption de lois prohibant la possession d’armes à feu par tout autre que l’État.

Il est peu probable que des textes locaux suffisent. Prenez, par exemple, la loi Sullivan de 1911 de New-York, qui imposait dans cette ville un système d’enregistrement des armes de poing excessivement restrictif. Dans les dernières décennies, les abus de l’administration on fait devenir le statut d’enregistrement une prohibition, sauf pour ceux, qui à force d’opiniâtreté, ont réussi à se frayer un chemin à travers un système délibérément obstructionniste.

Les lois affectent principalement ceux qui acceptent de s’y soumettre. Et là où il y a un besoin non satisfait — et de l’argent à gagner — il y a généralement un moyen de contourner la loi. Bienvenue sur le marché noir, toujours plus florissant grâce à des restrictions et autres prohibitions en constante augmentation. Dans des spots de publicité diffusés à la télévision en août dernier, Mike Bloomberg, le candidat républicain (enfin, si on veut) à la mairie de New-York a informé les électeurs qu’”en 1993, il y avait jusqu’à 2 millions d’armes illégales dans la rue.” Il insinuait que toutes ces armes étaient dans les mains de criminels et que par conséquent leur confiscation rendrait la ville plus sûre. Ce que n’a jamais expliqué Bloomberg, c’est comment il comptait arrêter le marché noir.

Imaginons donc plutôt une interdiction des armes à feu à l’échelon national, voire mondial.

Remarquez, l’héroïne et la cocaïne sont illégales aux États-Unis, et dans la plupart des autres pays, depuis presque un siècle. Des moyens phénoménaux sont déployés afin d’en éradiquer la production, la vente et l’usage, et de nombreux innocents ont été sacrifiés dans les feux croisés de la “guerre de la drogue.” Malgré cela, l’héroïne et la cocaïne sont toujours facilement disponibles dans les rues de quasiment toutes les grandes villes américaines et à des prix inférieurs aujourd’hui à ceux des décennies passées.

Il se peut qu’une loi de prohibition globale ne soit pas suffisante. Peut-être que l’imposition de la peine la plus sévère possible en réponse à une violation d’une telle loi lui donne un vrai pouvoir : réclusion à perpétuité pour la possession d’une arme ou même d’une simple balle. (Nous n’envisagerons pas la peine de mort vu que la bande de Yoko ne l’apprécie pas.)

En y repensant, la loi jamaïcaine sur les armes de 1974 qui prévoyait justement une telle sanction n’a même pas suffi. Le 18 août 2001, le Jamaïcain Melville Cooke observait qu’aujourd’hui, “les seuls [dans ce pays] à ne pas posséder d’armes illégales sont ceux qui n’en veulent pas.” La criminalité violente en Jamaïque a atteint un niveau plus élevé que jamais, gangsters et policiers au coup de feu facile commettant impunément des homicides, seuls les gens qui respectent la loi sont désarmés.

Et pourtant, le gouvernement jamaïcain cherche à globaliser sa politique défaillante. En juillet 2001, le ministre jamaïcain de l’Éducation, de la Jeunesse et de la Culture, Burchell Whiteman, a demandé lors de la Conférence sur le Désarmement de l’O.N.U. la “mise en place de mesures visant à limiter la production d’armes à des niveaux compatibles avec les besoins propres à la défense et à la sécurité de l’État.”

Et aussi longtemps que les États seront autorisés à avoir des armes, il y aura des usines d’armement où les voleurs pourront se servir. Quelques-unes d’entre-elles pourraient être protégées contre le vol, notamment de ses propres employés, par des mesures de sécurité appropriées. Mais dans un monde comptant à peu près 200 nations, la plupart sous l’empire de kleptocraties, il est grotesque d’imaginer que certaines de ces usines “d’État” ne fourniront pas le marché noir, que des militaires et des policiers corrompus pourraient également alimenter.

Nous devrions revoir notre stratégie. Plutôt que de souhaiter des lois (qui ne peuvent pas, même en rêve, aboutir à un monde sans armes), soyons plus ambitieux et imaginons la disparition de toutes les armes. Même celles en possession des agents de l’État. Fermons aussi toutes les usines d’armement. Ceci devrait faire fermer le marché noir.

Abracadabra ! Voici la paix !

Retour à la case départ

Et pourtant… ce n’est pas très difficile de fabriquer une arme à feu fonctionnelle. Comme le fait remarquer J. David Truby dans son livre Zips, Pipes, and Pens: Arsenal of Improvised Weapons, ” De nos jours, tous les mécanismes [d’armes à feu] improvisés et/ou modifiés sont à la portée de n’importe qui pas spécialement doué pour la mécanique n’ayant pas accès aux armes par d’autres moyens.”

Dans son article “Fabriquer des armes : une industrie familiale,” Charles Chandler a observé que les Américains “ont la réputation de hobbyistes passionnés et de bricoleurs construisant tout et n’importe quoi, depuis des maquettes de bateaux jusqu’à des aménagements de la maison.” Le seul domaine dans lequel ils ne sont pas très actifs est celui de la fabrication d’armes à feu. Et d’après Chandler, c’est uniquement parce que “des armes bien conçues et bien faites sont couramment disponibles dans le commerce.”

Une interdiction complète des armes, ou un système d’enregistrement tellement restrictif qu’il en reviendrait au même, conduirait réellement la fabrication d’armes à devenir une “industrie familiale”.

C’est déjà ce qui se passe en Grande Bretagne, une conséquence de l’interdiction totale faite aux civils de posséder des armes de poing, imposée par le Firearms Act de 1997. Aujourd’hui, les Britanniques sont non seulement inondés d’armes importées illégalement, mais des fabriques d’armes de fortune ont poussé comme des champignons pour faire concurrence.

La police britannique en connaît déjà quelques-unes. Les officiers du Scotland Yard’s Metropolitan Police Serious Crime Group South ont récemment récupéré 12 répliques d’armes de poing qui avaient été converties en armes fonctionnelles. Un atelier de mécanique auto londonien servait de façade à l’originale manufacture d’armes illégales. La police a même découvert de ces armuriers plein d’initiative ayant transformé des tournevis en armes à feu ou en ayant produit sous l’apparence de banals porte-clés.

Bref, fermer l’usine Winchester Repeating Arms — ainsi que toutes les autres — ne signera pas l’arrêt de mort du commerce des armes à feu.

Considérez simplement le cas de Bougainville, la plus grande des îles Salomon, dans le Pacifique Sud. Pendant 10 ans, Bougainville a été le théâtre d’un soulèvement sécessionniste sanglant contre la domination de l’État de Papouasie Nouvelle Guinée, aidé et soutenu par l’Australie. Ce conflit a été le plus long affrontement que le Pacifique ait connu depuis la fin de la seconde guerre mondiale et a causé la mort de 15 à 20.000 insulaires.

Pendant les hostilités, où l’île a subi un blocus militaire, l’un des objectifs consistait à priver la Bougainville Revolutionary Army (BRA) de sa source d’approvisionnement en armes. La tactique a échoué : le BRA a tout simplement appris à fabriquer ses propres armes à partir de matériel et de munitions abandonnés lors de la guerre.

En fait, à la Conférence des Nations Unies sur le Désarmement de la Zone Asiatique du Pacifique, qui s’est tenue au printemps 2001, on a très tranquillement admis que la BRA, dans les dix ans qui ont suivi sa création, était parvenue à lancer la production d’une copie du fusil automatique M16 ainsi que de diverses mitrailleuses. (Ce qui amène à se poser des questions quant aux intentions réelles derrière la Conférence de l’O.N.U. sur le Commerce Illicite des Armes Légères et de Petit Calibre dans tous ses Aspects, qui a suivi plusieurs mois après : les dirigeants de l’O.N.U. ne peuvent pas être cinglés au point de ne pas reconnaître les implications sur le désarmement mondial du succès de la Bougainville Revolutionary Army.)

Si cette île de Bougainville toute simple arrive à fabriquer ses propres armes, depuis longtemps, les Îles des Philippines ont une industrie familiale florissante pour ce qui est de fabriquer des armes — malgré des lois très strictes imposées par la dictature Marcos et quelques autres régimes.

On dirait qu’il va nous falloir revoir notre petit délire une fois de plus.

Bon. Par décision de Kopel, Gallant, et Eisen, non seulement toutes les armes à feu — jusqu’à la dernière — disparaissent instantanément, mais qu’il n’y aura aucune refabrication.

Cette dernière partie est un peu délicate. Les ateliers de mécanique auto, les hobbyistes, les révolutionnaires — quiconque ayant un minimum d’aptitudes en usinage — peuvent faire une arme à partir de quelque chose. Ce qui nous ramène au cas de l’interdiction de la drogue. Avec des lois anti-drogue de base se révélant inapplicables, d’autres ont été ajoutées, prohibant la possession d’objets dont l’utilisation permet de fabriquer des stupéfiants. Même faire des achats suspects dans un magasin de jardinage peut vous valoir une visite avec “entrée dynamique” du groupe d’intervention local.

Il y a tellement d’outils qu’on peut utiliser pour faire des armes ou transformer en armes, que des lois proscrivant la possession de matériel d’armurerie devraient ratisser encore plus large que celles concernant les drogues. En fait, il faudrait contrôler soigneusement chaque étape possible dans la fabrication d’une arme. C’est à dire enregistrer toutes les machines-outils, et instituer un permis fédéral (semblable à celui des pharmaciens) pour les plombiers, les mécaniciens auto et tous ces bricoleurs équipés de tournevis. Et on devrait aussi frapper un numéro de série sur les tuyaux (des canons en puissance) présents dans chaque salle de bains et chaque voiture — et partout ailleurs où on en trouve — pour ensuite ranger tous ces numéros dans un registre fédéral.

Aujourd’hui, les lobbies anti-armes qui déclarent ne pas vouloir interdire toutes les armes persistent à prétendre que l’enregistrement de chaque arme et de chaque détenteur est essentiel pour éviter que des armes ne tombent entre de mauvaises mains. S’il en est ainsi, on peut difficilement contester que l’établissement de permis et d’enregistrement sur le matériel d’armurerie ne serait pas essentiel pour prévenir une production illicite d’armes.

Ainsi, nous devrions contrôler chaque phase du processus de fabrication. Cela s’ajouterait à une proposition déjà très coûteuse et très complexe. Même un taux de 1% de non-conformité à la “Loi de Contrôle sur les Pré-requis en Armement” laisserait un stock énorme d’équipement disponible pour la fabrication d’armes au marché noir.

Afin d’être totalement en accord avec la législation, on peut difficilement imaginer laisser en place la plupart de nos droits constitutionnels. On croit rêver quand on considère le genre de textes régissant les saisies et confiscations qu’il faudrait adopter pour s’assurer que les gens ne possèdent pas des tubes métalliques ou des tournevis non enregistrés !

Par exemple, simplement pour pouvoir appliquer une interdiction sur les armes véritables (pas uniquement ce qui permet d’en obtenir), l’État jamaïcain devait éliminer de nombreux textes encadrant les enquêtes policières et d’autres garantissant des procès équitables. Pour empêcher totalement que prenne un marché noir sur les éléments nécessaires à la création d’armes, nous devrions mettre à sac la Constitution. Enfin, comme le répète sans cesse le lobby anti-armes, si cela doit sauver ne serait-ce qu’une vie, alors cela vaudrait le coup.

Seulement, et si, malgré ces mesures extrêmes, le marché noir fonctionnait encore — comme c’est presque toujours le cas quand la demande est suffisante ?

Il est temps de revoir sérieusement notre stratégie pour un monde sans armes. Peut-être y a-t-il un raccourci pour passer outre tout ceci.

Allez. Cette fois, on va vous proposer quelque chose de vraiment radical, tous les coups sont permis. Faisons faire à la science un prodigieux bond en avant et partons là où l’homme n’est jamais allé. Certains pourront se gausser de notre idée mais elle peut réussir là où tout le reste a échoué.

Nous, Kopel, Gallant, et Eisen, imaginons par la présente que, désormais, les lois de la combustion chimique sont abolies. Nous imaginons par la présente que la poudre — et tous composés similaires — n’ont plus la capacité de brûler en dégageant les gaz nécessaires à la propulsion d’une balle.

C’est la Paix

Ça y est, pour la première fois, un monde sans armes est vraiment à portée de mains — et il est temps de se pencher sur les agissements de l’homme. Pour ce faire, il nous suffit de regarder dans quel monde vivaient nos ancêtres.

Dire que régnait la violence avant l’apparition de la poudre serait un doux euphémisme. Les voyages sur terre, en particulier sur des longues distances, étaient pleins de danger en raison des assassins, voleurs et autres criminels. La plupart des femmes étaient impuissantes face au viol à moins d’autoriser un accès sexuel illimité à un mâle en échange d’une protection contre ses autres congénères.

À cette époque, les armes reposaient sur la force musculaire que les avancées en armement ont principalement eu pour effet d’augmenter. Plus on est fort, plus on a de chances de l’emporter dans un combat rapproché avec une arme tranchante comme une épée ou un couteau, ou à distance avec un arc ou un javelot (qui demandent tous deux des bras solides). La remarquable aptitude de telles armes blanches “démodées” à provoquer des carnages chez des innocents a été tragiquement démontrée lorsque huit élèves de cours élémentaire ont été tués à coups de couteau le 8 juin 2001 par Mamoru Takuma, un ex-employé scolaire, à Osaka, ville du Japon, pays sans armes à feu.

Quant il s’agit de force musculaire, les hommes jeunes sont généralement vainqueurs en face de femmes, d’enfants et de personnes âgées. Dans l’Europe féodale qui ne connaissait pas les armes à feu, les guerriers dominaient la société et les hommes faibles devaient en général se résigner à mener une vie de labeur et de soumission en échange d’une place derrière les remparts du château lorsque le ciel s’assombrissait.

Et les femmes ? Selon la coutume du droit de cuissage, un seigneur avait le droit de coucher avec l’épouse d’un serf pour sa nuit de noces — pour le serf, un prix qu’il fallait payer — en échange d’une promesse de sécurité (cela ne vous dit rien ?). Il était courant que cet arrangement perdure au-delà de la nuit de noces, le seigneur ayant tout pouvoir de prendre n’importe quelle femme, n’importe quand. Que le droit de cuissage soit en vigueur ou non dans une région, en dehors de sa conscience, peu de choses étaient susceptibles d’empêcher un homme riche et puissant de faire ce qu’il voulait des femmes qui n’étaient pas sous la protection d’un autre.

Mais il reste un problème avec le fait d’imaginer l’éradication de la poudre : on se débarrasse des armes à feu, mais pas du moyen d’envoyer des balles. Avec l’avènement de la sarbacane il y a quelques 40.000 ans, l’homme a découvert l’efficacité d’un tube à concentrer la force de l’air et à diriger un projectile, rendant finalement l’apparition des armes à air inéluctable. Par conséquent, poudre ou pas poudre, tout ce que nous avons fait jusqu’ici se résume à ergoter quant aux moyens d’expédier quelque chose depuis un tuyau.

Les armes à air remontent aux environs du début du 17ème siècle. Et nous ne parlons pas là d’armes comme la petite Daisy Red Ryder à billes qui contient une boussole dans la crosse et qui faisait tant envie au Ralphie du classique de Jean Shepherd porté à l’écran en 1983 A Christmas Story (”Non, Ralphie, tu ne peux pas avoir une carabine à plombs — tu vas te crever un oeil !”).

Non, il s’agit ici de choses pouvant réellement tuer. Le genre d’armes se passant de poudre et capables de transmettre à un projectile de 210 grammes une énergie initiale de 1.500 Joules. À comparer avec les 680 Joules d’une munition ordinaire de .357 Magnum ! On peut communiquer aux projectiles de bien plus grandes quantités d’énergie par le recours à des gaz comme l’azote ou l’hélium, qui engendrent de plus fortes pressions que l’air.

Avant l’apparition d’armes tirant des cartouches qui contenaient leur propre charge de poudre, on ne prenait pas les armes à air à la légère. En fait, il y a trois cent ans, on trouvait parmi celles-ci les carabines de gros calibre les plus puissantes et les plus précises. Bien que leurs plus gros défauts fussent leur coût et la difficulté à les fabriquer, elles étaient assez fiables et leur cadence de tir était plus élevée que celle des armes à feu contemporaines. Pour leur expédition historique, Lewis et Clark avaient emporté une arme à air de calibre .31 qui leur a permis de chasser. [cf Robert D. Beeman, “Proceeding On to the Lewis & Clark Airgun,” Airgun Revue 6 (2000): 13-33.] Des armes à air ont même connu le service actif lors d’opérations militaires il y a plus de 200 ans.

Aujourd’hui, il existe des armes à air dans le style du M-16, tirant par rafales. Si la technologie des armes à air n’a jamais été développée jusqu’au point de leur permettre de tuer, c’est uniquement en raison d’un coût plus important et d’une utilisation moins aisée par rapport aux armes à feu.

D’autres systèmes d’armes ne recourant pas à la poudre se sont également disputés l’attention de l’homme. Le siècle le plus sanglant de l’histoire de l’humanité a été le 20ème. Et alors que des armes à feu ont été utilisées pour tuer (par exemple, en disposant des mitrailleuses de façon à créer des lignes de tirs croisées dans la guerre de tranchées du premier conflit mondial), elles n’ont pas joué un rôle primordial. De loin, le plus grand nombre de tueries délibérées a eu lieu pendant les génocides et les démocides perpétrés par les États contre des populations désarmées. Les instruments de mort allaient du gaz Zyklon B aux machettes en passant par la privation de nourriture.

Imaginez l’absence de griffes

Imaginer un monde sans armes à feu revient à imaginer un monde dans lequel le fort domine le faible, les femmes sont à la merci des hommes et les minorités facilement maltraitées ou décimées par le plus grand nombre. D’un point de vue pratique, une arme à feu est la seule arme qui permette à une personne faible de se défendre contre un groupe d’agresseurs plus important et plus fort, et ce, à distance. Comme l’a observé George Orwell, une arme telle qu’un fusil “donne des griffes au faible.”

Le défaut d’imagination chez les gens qui aspirent à un monde sans armes provient de leur supposition naïve que se débarrasser des griffes fera disparaître le désir de dominer et de tuer. Ils n’arrivent pas à admettre le fait indéniable que lorsque les faibles seront privés de leurs griffes (armes à feu), les forts auront accès à d’autres armes, notamment leur seule force musculaire. Un monde sans armes serait bien plus dangereux pour les femmes et bien plus sûr pour les brutes et les tyrans.

La seule société dans l’histoire ayant réussi à abandonner les armes à feu est le Japon du 17ème siècle, comme l’a détaillé Noel Perrin dans son superbe ouvrage Giving Up the Gun: Japan’s Reversion to the Sword 1543-1879. Étant une île isolée sous une dictature totalitaire, le Japon a pu se défaire des armes à feu. L’historien Stephen Turnbull en résume les conséquences :

Les ressources de Hidéyoshi [le dictateur] étaient telles que l’édit a été appliqué à la lettre. La mobilité sociale croissante des paysans est, du coup, repartie en sens inverse. Les ikki, les moines-guerriers, devinrent des images du passé . . Hidéyoshi avait privé les paysans de leurs armes. Iéyasu [le souverain suivant] commença alors à les priver du respect de soi. Si l’un d’eux offensait un samouraï, il pouvait se faire abattre d’un coup de sabre sur place. [The Samurai: A Military History (New York: Macmillan, 1977).]

Le statut inférieur de la paysannerie établi par le désarmement civil, le samouraï jouissait du kiri-sute gomen, permission de tuer en toute impunité. Tout membre de la classe inférieure manquant de respect pouvait être exécuté par le sabre d’un samouraï.

Les lois de désarmement japonaises ont permis de façonner la culture de soumission à l’autorité, ce qui a facilité la domination du Japon par une dictature militaire impérialiste dans les années 30, et plongé le pays dans une désastreuse guerre mondiale.

Finalement, le seul pays à avoir créé une société réellement sans armes à feu en a engendré une où les classes se trouvent cruellement opprimées, dans laquelle les puissants des classes supérieures pourraient tuer impunément les personnes des classes inférieures. Quand un gouvernement raciste, militariste et impérialiste a pris le pouvoir, il n’y a eu aucun moyen efficace de lui résister. Le Japon débarrassé des armes à feu s’est mué en l’exact opposé de cette utopie douce et égalitaire chantée par John Lennon dans Imagine.

Au lieu d’imaginer un monde dépourvu d’une technologie spécifique, pourquoi ne pas en imaginer un dans lequel le coeur de l’homme évolue tranquillement et où les gens se comportent entre eux correctement ? C’est une des aspirations des principales religions. Bien que beaucoup de chemin reste à parcourir il ne fait aucun doute que des centaines de millions d’existences on été améliorées parce que des gens en sont venus à croire aux enseignements de ces religions.

Si un monde réellement pacifique est envisageable — ou, même si ce n’est pas le cas, qu’il vaille le coup de se battre pour y arriver — il n ‘y a rien à gagner de la futile tentative d’élimination des armes à feu. Changer le coeur des hommes, l’un après l’autre, peut apporter des résultats bien plus tangibles.

http://icefloe.homeip.net/~joel/guns_/kopel120501_fr.shtml

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Hum merci pour l'article!

Je crois détenir la vraie solution dite par un humoriste américain (désolé à tous, j'ai vu ça dans "Bowling for Columbine" :icon_up: ): ventes sans conditions de toutes les armes, mais chaque balle à 5000$! Au moins même les criminels feraient gaffe avant de tirer! :doigt:

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Hum merci pour l'article!

Je crois détenir la vraie solution dite par un humoriste américain (désolé à tous, j'ai vu ça dans "Bowling for Columbine" :icon_up: ): ventes sans conditions de toutes les armes, mais chaque balle à 5000$! Au moins même les criminels feraient gaffe avant de tirer! :doigt:

Super. Comme ça les pauvres auront officiellement moins le droit de vivre.

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Personnellement, à chaque fois ou j'ai eu peur, je pense que si j'avais eu une arme ça n'aurait pas eu lieu.

Je ne crois pas qu'une arme permette de lutter efficacement contre la peur. Si ton problème est la peur, ce n'est pas la solution.

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Je ne crois pas qu'une arme permette de lutter efficacement contre la peur. Si ton problème est la peur, ce n'est pas la solution.

Hum…cela dépend. Sur le plan des agressions, je n'ai que très rarement eu peur, parce que je n'ai jamais été sérieusement confronté à ça.

Mais les rares fois ou sa m'est légèrement arrivé, si j'avais eu une arme, et je pense pas à quelque chose qui tue comme un un automatique de guerre, mais plutôt à des petits calibres qui amochent sérieusement ou même à un flashball ou tazer, eh bien je n'aurais pas eu peur. Parce que j'aurais eu la faculté de dégainer et mettons par exemple de tirer au sol devant le groupe d'agresseur pour signifier : Si tu tapproche plus tu t'en prend une dans la jambe.

Quand la peur naît d'une impuissance à pouvoir se défendre (Quand je me suis trouvé façe à un groupe de délinquants, même si j'étais pas seul, j'ai eu les chocottes grave), la possession d'un moyen de défense efficace et persuasif, annule cette peur ? Non ? Enfin j'ai tendance à voir les choses comme ça. Sinon quelles autres solutions ?

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Personnellement je me suis déja fait agresser par un délinquant dans le train, le mec m'a poursuivi et donner des coups sans raisons. Après l'agression, à chaud, la première pensée que j'ai eu c'était "putain si j'avais eu un flingue j'aurais repeint le wagon avec sa cervelle". Mais bon, je pense que si j'avais eu une arme la peur aurait été présente à la même intensité, et sous l'effet de cette même peur j'aurais peut être fait une connerie. Alors ce mec il est rien, c'est une bête et si je lui avais tiré dessus ça aurait réglé quoi ? Ouais j'aurais évité quelques coups mais j'aurais foutu ma vie en l'air pour descendre un débile, il en valait vraiment pas la peine. Je suis bien trop respectueux de la vie humaine, même si cet individu agissait plus comme un animal qu'un être humain. Les armes ne règlent rien, j'étais en légitime défense mais bon je me sens difficilement capable de porter un tel poids, celui d'avoir enlevé la vie à un homme. Je me dis que le destin s'occupera de lui, et qu'il finira par récolter la somme de ses actes. Alors vous allez peut-être trouver ma réaction ridicule, voire lâche mais je me sens trop civilisé, trop humain pour jouer le jeu de la violence, celle-ci me dégoute. Alors c'est fascinant ce potentiel qu'une arme peut avoir, elle impose le respect. On se dit qu'avec ça entre les mains on reste en sécurité, on est à l'abri, mais il ne faut pas perdre de vue que c'est un objet avec un potentiel de violence énorme, et sous l'effet de la peur de la menace on a tendance à oublier bien trop facilement cette caractéristique.

Les interdire à tout prix c'est plutôt grotesque car c'est impossible, mais selon moi moins on en aura mieux c'est, et surtout c'est quelque chose qui ne doit pas être à la portée de n'importe qui je le répète encore une fois (voilà pourquoi je pense que la législation en France concernant le sujet est assez bien ficelée).

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Correction :

Personnellement je me suis déja fait agresser par un délinquant dans le train, le mec m'a poursuivi et donner des coups sans raisons. Après l'agression, à chaud, la première pensée que j'ai eu c'était "putain si j'avais eu un couteau j'aurais repeint le sol avec ses trippes". Mais bon, je pense que si j'avais eu une arme la peur aurait été présente à la même intensité, et sous l'effet de cette même peur j'aurais peut être fait une connerie. Alors ce mec il est rien, c'est une bête et si je lui avais tiré dessus ça aurait réglé quoi ? Ouais j'aurais évité quelques coups mais j'aurais foutu ma vie en l'air pour planter un débile, il en valait vraiment pas la peine.

Tu n'avais pas de couteau sur toi. Alors pourquoi tu aurais eu un flingue?

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Correction :

Personnellement je me suis déja fait agresser par un délinquant dans le train, le mec m'a poursuivi et donner des coups sans raisons. Après l'agression, à chaud, la première pensée que j'ai eu c'était "putain si j'avais eu un couteau j'aurais repeint le sol avec ses trippes". Mais bon, je pense que si j'avais eu une arme la peur aurait été présente à la même intensité, et sous l'effet de cette même peur j'aurais peut être fait une connerie. Alors ce mec il est rien, c'est une bête et si je lui avais tiré dessus ça aurait réglé quoi ? Ouais j'aurais évité quelques coups mais j'aurais foutu ma vie en l'air pour planter un débile, il en valait vraiment pas la peine.

Tu n'avais pas de couteau sur toi. Alors pourquoi tu aurais eu un flingue?

Un couteau et un flingue c'est franchement pas la meme chose, aller planter un type je trouve ça bien plus difficile que lui tirer dessus. Avec le pistolet il y a une certaine distance plus confortable, dans le sens qu'il suffit d'appuyer sur la gachette et le type est immobilisé directement. Alors qu'un couteau faut y aller, s'approcher du type et lui donner le coup, surtout qu'on est pas sur de l'immobiliser et peut seulement blesser de manière superficielle l'agresseur et lui laisser les capacités physiques de nous retomber dessus de manière encore plus violente.

Surtout que ce jour là je crois que j'avais un couteau suisse, mais dégainer mon truc de scout, je pense que j'aurais été plus con qu'autre chose.

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Personellement, un couteau à la Crocodile Dundee me ferait le même effet qu'un pistolet.

Tout aussi dissuasif.

Ouais à la limite si t'es l'agresseur, mais si entre les mains pour te défendre t'as un couteau pour éventrer des crocos ou un bon petit flingue, en toute sincérité tu choisirais quoi ? Qu'est ce qui te ferait le plus sentir protégé ?

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T'avais pas de couteau de défense sur toi (à moins de considérer comme tel un couteau suisse…), ce que je voulais souligner c'est que si t'as pas ressenti ce besoin t'aurais pas eu de flingue non plus si ça avait été en vente libre.

C'est pas parce que demain tu autorises la vente que tout le monde va s'armer jusqu'aux dents.

Pas tout le monde, mais certaines personnes vont s'empresser de profiter de l'occasion.

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Quand la peur naît d'une impuissance à pouvoir se défendre (Quand je me suis trouvé façe à un groupe de délinquants, même si j'étais pas seul, j'ai eu les chocottes grave), la possession d'un moyen de défense efficace et persuasif, annule cette peur ? Non ? Enfin j'ai tendance à voir les choses comme ça. Sinon quelles autres solutions ?

Bof, je ne crois pas que le port d'une arme permet de lutter contre la peur. Il faudrait demander aux cow-boys du forum.

Le port d'arme est probablement utile dans certaines situations, mais dans la vie quotidienne cela n'a pratiquement aucun intérêt.

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Pas tout le monde, mais certaines personnes vont s'empresser de profiter de l'occasion.

Et tout ceux qui profiteront de l'occasion sont, on le sait, de dangereux psychopathes qui, sans cette autorisation, se contentent de faire des châteaux de carte à l'ombre des citronniers.

C'est évident.

Bof, je ne crois pas que le port d'une arme permet de lutter contre la peur. Il faudrait demander aux cow-boys du forum.

Le port d'arme est probablement utile dans certaines situations, mais dans la vie quotidienne cela n'a pratiquement aucun intérêt.

Etonnant parallèle : on parle d'une situation de peur que tu juxtaposes avec "la vie quotidienne". Tu peux m'expliquer ton raisonnement, là ?

Eh oui, dans la vie quotidienne, je ne suis pas agressé tous les jours, j'ai même un niveau d'adrénaline probablement bas ce qui me permet d'espérer atteindre 70 ans sans infarctus et sans me faire trouer le bedon. Mais nous baignons là dans les évidences, me semble-t-il.

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Bof, je ne crois pas que le port d'une arme permet de lutter contre la peur. Il faudrait demander aux cow-boys du forum.

Le port d'arme est probablement utile dans certaines situations, mais dans la vie quotidienne cela n'a pratiquement aucun intérêt.

Comme le fait remarquer H16, c'est précisément ces situations qui nous intérresse.

Il ne s'agit pas pour ma part de prétendre que le port d'une arme m'enlèverait absolument toute peur dans la vie quotidienne, soutenir le contraire serait évidemment saugrenu.

D'autres part les individus sont cartésiens quand même, rien ne dit que quelqu'un bénéficiant d'un port d'arme, s'amuserait à revêtir son holster pour aller faire son footing, acheter le pain ou sortir les poubelles. Pour ma part si j'étais ammené à avoir une arme, il est clair qu'elle resterait 99,9 % du temps rangée.

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Le port d'arme n'est pas utile contre la peur : il fait peur aux agresseurs.

Donc il enlève la peur au détenteur du port d'arme parce que son agresseur a peur. Dans des situations de dangers, le port d'arme effectue un renversement de la peur vers l'agresseur, parce que c'est précisément ce dernier qui devient une victime potentielle. Le port d'arme renverse les statuts de départ, et donc la victime potentielle de départ change de statut et n'a donc plus peur. Non ?

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Personnellement je me suis déja fait agresser par un délinquant dans le train, le mec m'a poursuivi et donner des coups sans raisons. Après l'agression, à chaud, la première pensée que j'ai eu c'était "putain si j'avais eu un flingue j'aurais repeint le wagon avec sa cervelle". Mais bon, je pense que si j'avais eu une arme la peur aurait été présente à la même intensité, et sous l'effet de cette même peur j'aurais peut être fait une connerie. Alors ce mec il est rien, c'est une bête et si je lui avais tiré dessus ça aurait réglé quoi ? Ouais j'aurais évité quelques coups mais j'aurais foutu ma vie en l'air pour descendre un débile, il en valait vraiment pas la peine. Je suis bien trop respectueux de la vie humaine, même si cet individu agissait plus comme un animal qu'un être humain. Les armes ne règlent rien, j'étais en légitime défense mais bon je me sens difficilement capable de porter un tel poids, celui d'avoir enlevé la vie à un homme. Je me dis que le destin s'occupera de lui, et qu'il finira par récolter la somme de ses actes. Alors vous allez peut-être trouver ma réaction ridicule, voire lâche mais je me sens trop civilisé, trop humain pour jouer le jeu de la violence, celle-ci me dégoute. Alors c'est fascinant ce potentiel qu'une arme peut avoir, elle impose le respect. On se dit qu'avec ça entre les mains on reste en sécurité, on est à l'abri, mais il ne faut pas perdre de vue que c'est un objet avec un potentiel de violence énorme, et sous l'effet de la peur de la menace on a tendance à oublier bien trop facilement cette caractéristique.

Les interdire à tout prix c'est plutôt grotesque car c'est impossible, mais selon moi moins on en aura mieux c'est, et surtout c'est quelque chose qui ne doit pas être à la portée de n'importe qui je le répète encore une fois (voilà pourquoi je pense que la législation en France concernant le sujet est assez bien ficelée).

Si tu avais eu une arme tu n'aurais pas eu besoin de t'en servir, il aurait filé doux comme un agneau en la voyant.

Et si une majorité de gens portaient des armes, ce genre de bouffons réfléchirait à deux fois avant d'aggresser gratuitement quelqu'un.

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Et si une majorité de gens portaient des armes, ce genre de bouffons réfléchirait à deux fois avant d'aggresser gratuitement quelqu'un.

Et comme ton agresseur (voir tes agresseurs) aurait lui aussi eu une arme on serait parti dans un concours de celui qui a la plus grosse.

En terme d'équipements en armes, la Suisse est trèèès bien placée, et on n'en entend peu parler.

http://www.romandie.com/infos/ats/display2…0700_brf029.xml

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Et comme ton agresseur (voir tes agresseurs) aurait lui aussi eu une arme on serait parti dans un concours de celui qui a la plus grosse.

Justement pas. Car la probabilité d'être grâvement blessé est significativement plus forte pour l'agresseur, quand bien même il en aurait une "plus grosse".

Un fait divers n'est pas une statistique.

Guns, Crime, and the Swiss by Stephen P. Halbrook, Ph.D., J.D.

Back in 1994, when the U.S. Congress was debating whether to ban "assault weapons," a talk show host asked Senator Bill Bradley of New Jersey, a sponsor of the ban, whether guns cause crime. The host noted that, in Switzerland, all males are issued assault rifles for their militia service and are required to keep them at home, yet little crime exists there. Bradley responded: "My guess is--Swiss are pretty dull--so my guess is that probably didn't happen."

Actually, for those who think that target shooting is more fun than golf, Switzerland is anything but "dull." By car or by train, you see shooting ranges all over the country, but only a few golf courses. If there is a Schuetzenfest in town, you will find rifles slung on hat racks in restaurants, and you will encounter men and women, old and young, walking, biking, and taking the tram with rifles over the shoulder, to and from the range. They stroll right past the police station and no one bats an eye (in the U.S. a SWAT Team might do you in).

Tourists--especially those from Japan, where guns are banned to all but the police--think it's a revolution. But shooting is really just the national sport, although it has the deadly serious function of being the backbone of the national defense.

Although there is more per capita firepower in Switzerland than any place in the world, it is one of the safest places to be. To the delight of Americans who support the right to keep and bear arms, Switzerland is the proof in the pudding of the argument that guns don't cause crime.

According to the UN International Study on Firearm Regulation, in 1994 the homicide rate in England (including Wales) was 1.4 (9% involving firearms), and the robbery rate 116, per 100,000 population. In the United States, the homicide rate was almost 9.0 (70% involving firearms), and the robbery rate 234, per 100,000. England has strict gun control laws, ergo, the argument goes, the homicide rate is far lower than in the United States. However, such comparisons can be dangerous: in 1900, when England had no gun controls, the homicide rate was only 1.0 per 100,000.

Moreover, using data through 1996, the U.S. Department of Justice study Crime and Justice concluded that in England the robbery rate was 1.4 times higher, the assault rate was 2.3 higher, and the burglary rate was 1.7 times higher than in the United States. Only the murder and rape rates in the United States were higher than in England.

The UN Study omits Switzerland from its comparative analysis. The Swiss example contradicts the Study's hypothesis that a high incidence of firearm ownership correlates with high violent crime.

The Swiss Federal Police Office reports that, in 1997, there were 87 intentional homicides and 102 attempted homicides in the entire country. Some 91 of these 189 murders and attempts involved firearms (the statistics do not distinguish firearm use in consummated murders from attempts). With its population of seven million (which includes 1.2 million foreigners), Switzerland had a homicide rate of 1.2 per 100,000. There were 2,498 robberies (and attempted robberies), of which 546 involved firearms, giving a robbery rate of 36 per 100,000. Almost half of these criminal acts were committed by non-resident foreigners, which is why one hears reference in casual talk to "criminal tourists."

Sometimes, the data sounds too good to be true. In 1993, not a single armed robbery was reported in Geneva.

In a word, Switzerland, which is awash in guns, has substantially lower murder and robbery rates than England, where most guns are banned.

The world was horrified on April 20 when two students used guns and bombs to murder a dozen classmates and a teacher in Littleton, Colorado. The Congress is now stampeding to pass additional restrictions on the acquisition of firearms.. Yet in 1996, a pederast who legally owned guns under England's strict regulations went on a rampage in which he murdered 16 children and a teacher in Dunblane, Scotland. The Parliament responded with an outright ban on all handguns and most rifles.

There have been no school shootings in Switzerland, but guns and kids sure do mix there. At all major shooting matches, bicycles aplenty are parked outside. Inside the firing shelter the competitors pay 12-year olds tips to keep score. The 16-year-olds shoot rifles along with men and women of all ages.

What, asks the tourist brochure Zürich News, are the annual events that one must see in Switzerland's largest city? Under "Festivals and local customs" is the entry: "Knabenschiessen (boy's shooting contest), the oldest Zürich tradition, takes place on the second weekend in September. It consists of a shooting contest at the Albisgüetli [range] for 12 to 16 year-old boys/girls and a colorful three-day fun-fair." After that, the next big event is St. Nicholas Day in December.

The Neue Zürcher Zeitung devoted an entire page to the 1996 Knabenschiessen, noting that 3,667 teens had participated and announcing the shooting "king" and "queen." Large pictures of girls and boys with assault rifles and driving bumper cars (not at the same time!) laced the page. The event has been held since 1657.

I once attended a shooting match near Lucerne where the prizes--from rifles and silver cups to computers and bicycles--were on display at the local elementary school. You could see the children's art show while you were there.

Prof. Marshall Clinard writes in Cities With Little Crime: "Even in the largest Swiss cities crime is not a major problem. The incidence of criminal homicide and robbery is low, despite the fact that firearms are readily available in most households." The low crime rate is even more remarkable in that the criminal justice system is relatively lenient.

Besides the militia system requiring automatic rifles and/or semiautomatic pistols to be kept in the homes of all males aged 20 to 42, firearms are readily available for purchase in gun shops. Yet firearms are rarely used in violent crime. Notes Clinard, "These facts contrast strikingly with the belief that a low criminal homicide rate is due to strict firearms regulations." Homicide is tied to a willingness to resort to violence, not the mere presence of firearms. The prevalence of firearms in the home and the participation of youth in shooting matches bind youth to adults and precludes the creation of a generation gap.

Criminal homicide rates are highest in the less developed countries. These same countries often ban private possession of firearms. In some of them, such as Uganda, private murder does not compare to the genocidal murder committed by governments against their unarmed subjects.

In American society, firearms take on a sinister reputation from the nightly news and excessively-violent movies. In Switzerland, firearms symbolize a wholesome, community activity. The typical weekend shooting festival brings out the entire family. By the range will be a huge tent where scores or even hundreds of people are eating, drinking, and socializing. With colorful banners of the Cantons and of the rifle clubs fluttering in the wind, the melody of rifle fire blends with Alpine music and cow bells. Event sponsors may include banks, supermarkets, watch makers, and Die Post--the telephone and postal system.

Some 72,000 competitors participated in the Federal Schuetzenfest in Thun in 1995, making it the largest rifle shooting match in the world. (The American National Matches that year attracted only 4,000 shooters out of 260 million citizens.) The President of Switzerland and other dignitaries gave speeches. There was no "Secret Service" to protect them, and none was needed, although thousands of guns cluttered the assembly.

Since the founding of the Swiss Confederation in 1291, Switzerland has depended on an armed populace for its defense. William Tell used a crossbow, the armor-piercing ammo of the age, not only to shoot the apple from his son's head, but also to kill the tyrant Gessler. For centuries, the cantonal republic defeated the powerful armies of the European monarchs and kept its independence. Machiavelli wrote in 1532: "The Swiss are well armed and enjoy great freedom."

Monarchist philosopher Jean Bodin, writing in 1606, denounced free speech and arms possession by commoners. Averring that "the most usual way to prevent sedition, is to take away the subjects arms," Bodin denounced the wearing of arms, "which by our laws, as also by the manners and customs of the Germans and Englishmen is not only lawful; but by the laws and decrees of the Swiss even necessarily commanded: the cause of an infinite number of murders, he which weareth a sword, a dagger, or a pistol." That argument remains a staple of Sarah Brady and Handgun Control, Inc. today.

American interest in the Swiss did not begin with John McPhree's prize-winning essay La Place de la Concorde Suisse. In 1768, as conflict with the Crown worsened, the colonists called for the strengthening of the militia, so that "this country will have a better security against the calamities of war than any other in the world, Switzerland alone excepted." By the time the new Constitution was being debated in 1787, John Adams wrote a treatise which praised the democratic Swiss Cantons, where every man was entitled to vote on matters of state and to bear arms. The famous orator Patrick Henry praised the Swiss for maintaining their neutrality and independence from the great monarchies, all without "a mighty and splendid President" or a standing army: "Let us follow their example, and be equally happy."

The Swiss influence was partly responsible for the adoption of the Second Amendment to the U.S. Constitution, which provides: "A well regulated militia, being necessary to the security of a free state, the right of the people to keep and bear arms, shall not be infringed." This has become the orphan of the Bill of Rights which some love to hate.

When the first U.S. Congress met and turned to defense measures in 1791, Representative Jackson argued: "The inhabitants of Switzerland emancipated themselves by the establishment of a militia, which finally delivered them from the tyranny of their lords." A law was passed requiring every able-bodied citizen to provide himself with a firearm and enroll in the militia, and it stayed on the books for over a century.

President Teddy Roosevelt's strictures about training youngsters to shoot in order to promote the national defense were quoted in Why School Boys Should be Taught to Shoot by General George Wingate. Wingate, a founder of the National Rifle Association (NRA), pointed to the Swiss model as the ideal. American military observers were repeatedly sent to Switzerland, and recommended that the U.S. adopt the Swiss system.

In a 1905 report, U.S. Army Captain T.B. Mott lauded the universal participation of the Swiss population in shooting matches, his only reservation being "the evil attendant upon all such assemblages of the people, drinking and carousing and the spending of money during sometimes a whole week." Actually, the party atmosphere probably ensured the survival of the Swiss militia. Perhaps the suppression of the "drinking and carousing" which characterized the early American militia musters was the reason for the eventual demise of the American militia system.

After the Great War, the Congress, after hearing laudations about Swiss shooting skills, enacted the Civilian Marksmanship Program, which continues to this day to sell surplus military rifles to civilians, much to the sargrin of Senator Ted Kennedy. Indeed, Switzerland has been debated in Congress whenever firearms prohibitions have been an issue. In testimony against a 1935 handgun-registration bill, Col. Calvin Goddard noted that crime was every bit as low in Switzerland as in England, adding: "Any Swiss citizen may carry a pistol, his pockets may bulge with pistols, without a permit, but if he kills somebody he is out of luck."

In a 1994 gun debate, Senator Larry Craig, who is an NRA board member, argued that in Switzerland "there are as many guns as there are people," yet the crime rate is low. "But there is also a fundamentally different social attitude in that country." Now that's an understatement. The Swiss may complain about their occasional "criminal tourists," but there are too many American criminal subcultures with that "different social attitude" which results in a disgraceful rate of violent crime.

While the United States is victimized by embarrassing episodes of criminal degradation, the twentieth-century European experience suggests that tyrannical governments kill far more than private criminals. In 1933, the Nazis seized power via massive search-and-seizure operations for firearms against "Communists," i.e., all political opponents. In 1938, in preparation for and during the Night of the Broken Glass, they disarmed the Jews. And when the Nazis occupied Europe in 1939-41, they proclaimed the death penalty for any person who failed to surrender all firearms within 24 hours.

There may be various reasons why the Nazis did not invade Switzerland, but one of those reasons is that every Swiss man had a rifle at home. The Nazi invasion plans themselves state that, because of the Swiss gun ownership and shooting skills, that country would be difficult to conquer and occupy. The European countries occupied by the Nazis usually had strict gun controls before the war, and their registration lists facilitated confiscation of firearms and, in many cases, execution of their owners.

By being able to keep out of both world wars in part through the dissuasive factor of an armed populace, Switzerland demonstrates that possession of firearms by civilians may help prevent large numbers of deaths and even genocide. The Holocaust never came to Switzerland, the Jewish population of which was armed just like their fellow citizens. In the rest of Europe, what if there had been not just one, but two, three, many Warsaw Ghetto Uprisings?

Traditionally, the Swiss Cantons had few firearm regulations. The first federal gun control law ever to be enacted became valid in 1999. Carrying of machineguns, but not possession thereof, is prohibited. Semiauto conversions of military machineguns may be bought with a permit, except that the retiring soldier needs no permit. Purchase of some types of firearms from a commercial dealer requires a permit, but private sales do not. Repeating rifles, both military and hunting, are exempt. Carrying a loaded weapon requires a permit. Surplus assault rifles may be purchased by any Swiss citizen from the Military Department, which has 200,000 for sale.

The bottom line is one of attitude. Populations with training in civic virtue, though armed, generally do not experience sensational massacres or high crime rates. Switzerland fits this mold. But the United States does not. As H. Rap Brown declared in the 1960s, "Violence is as American as apple pie."

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La plupart des agresseurs ne sont pas des fous dangereux qui obéissent à des pulsions totalement irréfléchies. Il y a généralement une part de calcul dans leurs actes, et le résultat du calcul est forcément différent s'il y a une probabilité inconnue que la victime potentielle soit armée.

Celle de tirer le premier sans lui laisser le temps de réagir par exemple :icon_up:

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