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Guerre civile culture, IDW, SJW & co


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Il y a 2 heures, Marlenus a dit :

Le gros problème c'est qu'il n'y a pas de définition du wokisme.

Si. Mais ce ne sont évidemment pas des nourjalistes qui la donneront (ni ne l'emploieront, d'ailleurs).

Posté
Il y a 13 heures, Marlenus a dit :

Le gros problème c'est qu'il n'y a pas de définition du wokisme.

 

"wokisme" : Idéologie moralisatrice, sectaire, raciste et manichéenne.

 

Posté
2 minutes ago, Calembredaine said:

 

"wokisme" : Idéologie moralisatrice, sectaire, raciste et manichéenne.

 

On notera que la tienne peut très bien s'appliquer à des idéologies de droite et/ou religieuse.

 

Perso j'aime bien:

 idéologie de gauche radicale, qui est structurée en fonction de questions identitaires (liées à la race, mais aussi au genre, à l'orientation sexuelle, etc.)

 

Pour le coup, cela permet d'exclure du wokisme: les idéologies non de gauche, les idéologies basées principalement sur l'écologie (qui pour moi sont un autre problème), etc.

 

Mais au final, comme on a chacun sa définition (on peut voir que celle de Prouïc est encore différent des nôtres), au final pour pouvoir se comprendre quand on parle de wokisme, c'est important de connaitre la définition que l'on utilise.

 

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il y a 6 minutes, Marlenus a dit :

On notera que la tienne peut très bien s'appliquer à des idéologies de droite et/ou religieuse.

 

"wokisme" : Idéologie de gauche, moralisatrice, sectaire, raciste et manichéenne.

 

Et voilà 🙂

Posté

Idéologie puritaine de gauche fondée sur le rejet de l'homme blanc, de la famille hétérosexuelle et de l'héritage occidental chrétien, prônant le transfert de ressources en faveur d'autres groupes.

C'est une idéologie religieuse (et à ce titre incompatible avec un fort engagement religieux qui ne soit pas woke) urbaine et d'origine anglo-saxonne.

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Posté

Le terme est né en dès les années 1960 aux États-Unis dans les communautés afro-américaines, mais l’idéologie s’impose véritablement en 2013 avec le mouvement américain Black Lives Matter et son slogan « Stay Woke ». Il se développe alors à grande vitesse dans les universités américaines avant de toucher d’autres pays.

 

Posté

On peut aussi le voir comme une tentative de renversement de la hiérarchie. Tout ce qui a été produit par le modèle actuel est associable à la hierarchie humaine , et la vente d'un égalitarisme de résultat amène obligatoirement une réaction opposée: une hiérarchie ou les groupes les plus nombreux (souvent victimisés car oublié de la fameuse justice sociale) sont le plus devant, pas les individus les plus forts. Ergo juste un autre communisme. 

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il y a 50 minutes, Calembredaine a dit :

 

"wokisme" : Idéologie de gauche, moralisatrice, sectaire, raciste et manichéenne.

 

Et voilà 🙂

Quand tu commences à revendiquer de te taper une chèvre au nom de l'égalitarisme émotionnel, en regard de son identité de genre , et que c'est parce que la chèvre devient humaine mais l'humain devient chèvre, on est plus vraiment dans la définition que tu proposes. 

Posté

Qui veut une définition du wokisme en quatre mots ? "Gauche postmoderne, identitaire et intersectionnelle", l'essentiel est dedans (y compris, implicitement, le tournant "culturel" de la vision marxiste du monde, ou l'obsession langagière).

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Dirais-tu que le mot postmoderne est commun à l'écologie politique actuelle ? (À moins que l'écologie ne soit prémoderne).

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Il y a 1 heure, Boz a dit :

Dirais-tu que le mot postmoderne est commun à l'écologie politique actuelle ? (À moins que l'écologie ne soit prémoderne).

C'est une bonne question. Antimoderne très certainement. Mais par postmoderne, je n'entends pas seulement le rejet de la modernité, mais aussi et avant tout le groupe d'idées selon lesquelles aucune connaissance objective ne serait possible, même de loin, et que toute "réalité" ne serait au fond qu'une construction mentale si ce n'est l'effet d'un jeu de langage ; que le langage lui-même a avant tout pour rôle de protéger voire de masquer les structures de pouvoir réelles ; et autour de ces deux piliers, gravitent les idées de relativisme quasi-absolu (tout se vaut... sauf ce qui émane des ennemis officiels), d'obsession langagière (souvent au mépris des faits eux-mêmes), d'effacement des frontières et des catégories (tout est dans tout et inversement), et de mort à la fois de l'individualité et de l'universalité. 

 

Pour ma part, je prends plutôt l'écologie politique radicale comme une religion concurrente, qui tient davantage du vieux paganisme sacrificateur ; alors que le wokisme est plutôt une forme de calvinisme zombie sans Dieu ni pardon. (Et pour faire bonne mesure, le transhumanisme ne fait que rejouer les vieux débats du christianisme primitif dans ses penchants gnostiques).

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Faut quand même une bonne part d'abstraction pour donner à un sectarisme difficilement acceptable le caractère 'religieux' juste par ce que le dieu en question est 10^22 fois plus gros.  Tu me rappelleras la taille de dieu pour que je comprenne :D

Le seul axe religieux qu'on peut donner à l'écologie c'est que c'est une manière d'aborder la peur de la mort pour midwit. Une allégorie pour médiocres de paradis terrestre à atteindre en étant faiseur de bien, ce bien frisant de plus en plus l'offrande. 

Vivement qu'on s'attaque à la galaxie et le dieu trou noir, vu que la lune ... ben c'est déjà fait aussi de part ses tremblements, et le système solaire itou à cause des caca martiens de Persévérance. Etonnant qu'il y a pas de râleur sur les voyagers d'ailleurs.

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il y a une heure, Prouic a dit :

Etonnant qu'il y a pas de râleur sur les voyagers d'ailleurs.

Faudrait déjà qu'ils connaissent.

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J'ai du mal avec les définitions de gauche et droite. La seule que je trouve convenable c'est "gauche : qui plaît à ceux qui se revendiquent de gauche" et réciproquement pour la droite.

 

Le wokisme me paraît être une réaction identitaire, ce n'est pas spécialement de gauche dans l'esprit. (Mais peut être que j'ai loupé un tour de la roue de la hype et que le tribal est de gauche et l'universalisme de droite maintenant ?)

 

De la même façon, j'ai du mal à voir une hyper droitisation de la société comme bon nombre semblent le pointer.

Posté

Une définition qui comprend le terme "postmodernisme" ne peut pas être une très bonne définition...

 

Au delà d'un vague air de famille (qu'elles partagent souvent d'autant plus avec des idées adverses), les différentes thèses "woke" sont réunies par le fait d'être défendue à peu près en même temps par les mêmes personnes, bien plus que par une cohérence globale. Et ces idées ayant chacune leurs propres mérites et leurs propres torts, je pense qu'il vaut mieux les discuter séparément, et que les mettre dans le même panier ne peut qu'appauvrir le débat. Il faut au moins distinguer :

1- l'approche structuraliste/systémique des discriminations, devenant donc toujours des oppressions qui ne se comprennent que de façon holiste, au contraire de l'approche libérale et individualiste. C'est une approche qui est partagée avec les vieux gauchistes -nos ennemis historiques- , que certains se retrouvent à apprécier sous prétexte qu'ils ne sont pas woke, alors qu'ils en partagent le pire vice...

2- l'intersectionnalité, qui se contente d'ajouter quelques facteurs au point précédent.

3- la déconstruction, qui est souvent prise comme équivalente de l'intersectionnalité, mais qui n'en partage que la relative complexité, puisqu'elle revient en fait à saper le fondement de l'approche structuraliste, en refusant le jeu d'oppositions binaires sur lequel elle repose toujours.

4- l'identitarisme, la revendication de "l'identité" (en fait, d'une essence définie par l'appartenance à un groupe, ou à l'intersection de plusieurs groupes) comme donnant des droits, point partagé avec nos pires adversaires de l'autre bord, et qui est encore plus en contradiction avec la déconstruction que tout ce qui précède.

 

La mauvaise identification de ces points amène souvent à sauter vers un mal encore pire que celui qu'on fuit... demander aux RH de GM d'embaucher plus de femmes noires chez les managers pour faire plaisir à Crenshaw, et autoriser les gens à emmerder l'administration en faisant n'importe quoi avec la case "sexe" de leur état civil pour faire plaisir à Butler, me semble beaucoup moins liberharam que d'aller s'accoquiner avec les vieilles féministes différentialistes qui demandent des droits spéciaux pour les femmes, ou avec les anciennes de la deuxième vague qui sont farouchement anti-pornographie, anti-prostitution, anti-religion à la fois, etc. 

 

Il y a 2 heures, Rincevent a dit :

Pour ma part, je prends plutôt l'écologie politique radicale comme une religion concurrente, qui tient davantage du vieux paganisme sacrificateur ; alors que le wokisme est plutôt une forme de calvinisme zombie sans Dieu ni pardon. (Et pour faire bonne mesure, le transhumanisme ne fait que rejouer les vieux débats du christianisme primitif dans ses penchants gnostiques).

 

L'écologisme n'est pas plus concurrent du féminisme intersectionnel que ne l'est l'anti-racisme (qui ont tous les deux aussi un paquet d'incompatibilité, d'où l'aporie du cas "Dolezal"). Si on laisse de coté les idées pour regarder la structure sociale du mouvement, il s'agit en fait de trois éléments interdépendants : c'est l'anti-racisme qui fait office de principale base militante (d'où le fait que la plupart des éléments de langage venant de la base en soient issus : "woke", "politiquement correct", "privilège", etc), le féminisme intersectionnel qui sert d'avant-garde révolutionnaire et d'appareil de justification intellectuelle, et l'écologisme qui fourni l'appui institutionnel, notamment en prêtant ses partis politiques comme émissaires.

 

Et derrière son néopaganisme souvent affiché, l'écologisme repose en fait sur un sentiment de culpabilité inné, du à la simple appartenance au genre humain, qui n'est rien d'autre que le péché originel d'Augustin sous stéroïde. Ce sentiment de culpabilité (que l'on conjure en le transformant en une colère sacré contre celui qui prétend pouvoir le refuser) est d'ailleurs sans doute la seule chose qui relie à peu près la totalité du "wokisme". Même l'intersectionalité a en fait beaucoup moins pour effet de créer de super-victime que de rendre tout le monde oppresseur de quelqu'un d'autre (ce qui est vécu avec une grande intensité dans le milieu, où tout le monde doit régulièrement se confesser de jouir de plusieurs privilèges).

Celui qui entre le moins là dedans d'ailleurs est sans doute plutôt l'antiracisme. Il me semble que j'entends beaucoup moins souvent de militant anti-raciste noir s'excuser d'être des hommes que je n'entends de féministes intersectionnelles s'excuser d'être blanches.

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il y a une heure, Mégille a dit :

les mettre dans le même panier ne peut qu'appauvrir le débat.

Tiens, j'ai vu passer une attitude woke :D

 

je partage ton avis, mais pas la graine de discorde: Je pense que tu hierarchises pas assez bien la necessité des groupes dans cette idéologie. C'est bien justement un mécanisme typique de ce que dénonce: Catégoriser ne fait que créer des groupes de catégories, puisqu'une catégorie de 1 est souvent passée à la trappe.  Hors justement on ne veut pas rentrer dans les concepts de groupes dont le seul combat et de créer un autre groupe pour contrer la pression du 1er.  Le wokisme est tout au mieux un pluriel de ceux qui veulent appartenir à ce mouvement de pression, se sentant à l'écart seul. Il ne définit jamais l'identité, puisque derrière chaque sous concept ne se manifeste qu'une seule chose: demander au monde d'exister en tant que groupe avant même de savoir pourquoi ca serait nécessaire. 

Avec ce mécanisme, chaque ajout de personne dans un groupe permet de recréer une sous division qui se doit crier d'exister aux yeux des autres, puisqu'il n'existe pas d'individus chez les autres, mais des étiquettes. 

 

C'est la négation totale du concept inverse: je suis le dénominateur commun de tous les groupes dans lequel j'évolue, et à ce titre, je suis donc unique. 

 

Pour le reste de tes points, si tant est qu'il faille les elever au même rang, je dirais juste que c'est une tentative de justifier son être: il faut bien trouver une nouvelle identité, puisque c'est le seul instant ou le groupe n'est pas défini, et donc le seul point d'existence.

 

 

@matthieu_D: la seule chose qui porte à gauche actuellement, c'est l'âge d'une idée, dans 100 ans on pensera certainement que le post post post post modernisme (à 4 rebonds il faut ptet enlever l'étiquette originale moderniste),  c'est d'être un bon chretien old school, sauf que le vieux woke trouvera une rationalité la dedans parce que baiser avec l'IA en s'enfilant des nano probes dans le zgeg , c'est quand même renoncer à à une conception organico-gaïale de humanité. 

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Il y a 1 heure, Mégille a dit :

2- l'intersectionnalité, qui se contente d'ajouter quelques facteurs au point précédent.

Non. C'est là le cœur de ton erreur. L'intersectionnalité est tout sauf un truc marginal dans le wokisme, au contraire c'est la colle, le ciment qui permet au monstre de Frankenstein de tenir debout et d'avancer, plutôt que d'être une pile de matière informe secouée de soubresauts.

 

Sans intersectionnalité, pas de bioléninisme.

 

Il y a 1 heure, Mégille a dit :

[...] demander aux RH de GM d'embaucher plus de femmes noires chez les managers pour faire plaisir à Crenshaw, et autoriser les gens à emmerder l'administration en faisant n'importe quoi avec la case "sexe" de leur état civil pour faire plaisir à Butler, me semble beaucoup moins liberharam [...]

C'est le genre de bêtises que disent les petits malins qui croient qu'ils n'y seront jamais confrontés. Je préfère t'avertir, la désillusion est toujours très douloureuse. 

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il y a 18 minutes, Prouic a dit :

je partage ton avis, mais pas la graine de discorde: Je pense que tu hierarchises pas assez bien la necessité des groupes dans cette idéologie

 

J'ai l'impression que le collectivisme de la nébuleuse idéologique "woke" est paradoxal, puisque le groupe prend plusieurs formes différentes à la fois.

 

-Le "systémisme" amène effectivement à s'identifier comme partie d'un groupe, défini par sa relation (dominant-dominé) avec un autre, et vise souvent explicitement à unir les dominés contre les dominants. C'est le "marxisme" de "néomarxisme post-moderne", encore qu'il est relativement faible, puisque l'économie devient une dimension parmi d'autre au sein de cette relation de domination, et qu'il est désormais rarement question "d'abolir" le groupe dominant (hors de certains cercles très très militants, souvent extérieur au wokement correct).

 

-L'intersectionnalisme se présente comme un prolongement du systémisme, au service des supers-dominés, mais je pense plutôt qu'il fonctionne comme un anti-groupe, donnant à tout le monde l'impression d'avoir à se faire pardonner de ne pas être dans le bon groupe.

 

-Le déconstructionnisme est un kamikaze idéologique, qui rend impossible à la fois l'individualisme et le collectivisme.

 

-L'identitarisme est en effet collectiviste, puisqu'il définit l'identité par une appartenance de groupe, mais d'une façon tout à fait antagoniste à celle du "systémisme", puisque ce groupe est supposé avoir une essence intrinsèque, et pas seulement être défini par la relation à un autre (ce qui substitue au penchant révolutionnaire des revendications quasi-tribales).

 

il y a 32 minutes, Prouic a dit :

C'est la négation totale du concept inverse: je suis le dénominateur commun de tous les groupes dans lequel j'évolue, et à ce titre, je suis donc unique. 

 

Pour le reste de tes points, si tant est qu'il faille les elever au même rang, je dirais juste que c'est une tentative de justifier son être: il faut bien trouver une nouvelle identité, puisque c'est le seul instant ou le groupe n'est pas défini, et donc le seul point d'existence.

 

Remarque que tout ça n'est pas spécifique au "wokisme", mais est aussi partagé avec l'identitarisme de droite. (qui, derrière ses "deus vult", est en fait beaucoup plus païen que l'écologisme, puisque dépourvu de l'eschatologie judéo-chrétienne, de l'universalisme chrétien, et de la culpabilité chrétienne latine).

Posté
il y a 6 minutes, Mégille a dit :

-Le "systémisme" amène effectivement à s'identifier comme partie d'un groupe, défini par sa relation (dominant-dominé) avec un autre, et vise souvent explicitement à unir les dominés contre les dominants. C'est le "marxisme" de "néomarxisme post-moderne", encore qu'il est relativement faible, puisque l'économie devient une dimension parmi d'autre au sein de cette relation de domination, et qu'il est désormais rarement question "d'abolir" le groupe dominant (hors de certains cercles très très militants, souvent extérieur au wokement correct).

É qué s'appelorio le tournant culturel du marxisme.

 

Quant à ce qui doit advenir du groupe dominant (et de son périmètre exact, d'ailleurs), les Nazis non plus n'avaient pas d'idées définitives sur le sort à réserver aux Juifs jusqu'à au moins la préparation de Barbarossa. Pas mal de pistes avaient été évoquées, y compris envoyer les Juifs dans des "colonies" du côté du cercle polaire (après tout, les soviétiques l'ont fait avec des centaines de milliers de personnes, sans trop de problème logistique). Et c'est le genre de sujets dans lesquels on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment (spécialement quand on n'a pas encore le pouvoir).

Posté
il y a 17 minutes, Rincevent a dit :

Non. C'est là le cœur de ton erreur. L'intersectionnalité est tout sauf un truc marginal dans le wokisme, au contraire c'est la colle, le ciment qui permet au monstre de Frankenstein de tenir debout et d'avancer, plutôt que d'être une pile de matière informe secouée de soubresauts.

 

Sans intersectionnalité, pas de bioléninisme.

 

Oui, mais à la fois, c'est le plus gros point faible du tout. Autant le marxisme structuraliste, le déconstructionisme libertaire et l'identitarisme tribal peuvent très bien se défendre tout seul, autant "l'intersection" de tout ça est très paradoxal. On part de l'oppression systémique comme cadre de pensée pour l'enrichir, on y ajoute, en guise de facteur d'oppression supplémentaire, plusieurs choses qui sont en fait le fruit de remise en cause de l'approche systématique et structurelle de l'oppression, et on tente d'utiliser ce qui sort au bout comme des identités/appartenances avec des essences intrinsèques...

 

il y a 17 minutes, Rincevent a dit :

C'est le genre de bêtises que disent les petits malins qui croient qu'ils n'y seront jamais confrontés. Je préfère t'avertir, la désillusion est toujours très douloureuse. 

Bah. S'il s'agit d'un critère de sélection arbitraire entre des candidats quasi-équivalents (et je soupçonne que c'est le cas pour les managers), ça m'indiffère. Et sinon, si c'est un fardeau pour les organisations, tant mieux, ça précipite l'affaissement des gros machins au profit du marché, où même les woke sélectionnent leurs producteurs et commerçants sur des critères bien différents de ce qu'ils exigent des RH.

Posté
2 hours ago, Mégille said:

Au delà d'un vague air de famille (qu'elles partagent souvent d'autant plus avec des idées adverses), les différentes thèses "woke" sont réunies par le fait d'être défendue à peu près en même temps par les mêmes personnes, bien plus que par une cohérence globale.

Nonobstant le reste je suis assez d'accord avec ça et je ne trouve pas très utiles les gio-débats sur les définitions des définitions. On parle d'un lifestyle, d'un phénomène social plus qu'autre chose.

 

(note que ça n'invalide pas la grille d'explication par le religieux, au contraire)

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Il y a 5 heures, Mégille a dit :

Oui, mais à la fois, c'est le plus gros point faible du tout. Autant le marxisme structuraliste, le déconstructionisme libertaire et l'identitarisme tribal peuvent très bien se défendre tout seul, autant "l'intersection" de tout ça est très paradoxal. On part de l'oppression systémique comme cadre de pensée pour l'enrichir, on y ajoute, en guise de facteur d'oppression supplémentaire, plusieurs choses qui sont en fait le fruit de remise en cause de l'approche systématique et structurelle de l'oppression, et on tente d'utiliser ce qui sort au bout comme des identités/appartenances avec des essences intrinsèques...

En quoi c'est un point faible ? Dans le monde merveilleux du postmodernisme, il n'y a plus aucune nécessité d'avoir raison, ni même d'être vaguement cohérent : il suffit d'être intéressant, ou mobilisateur. Et l’intersectionnalité est extraordinairement mobilisatrice.

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J'ai des infos insider qui m'ont dit qu'avant les années 2010 il y avait un cas clinique de dysphorie de genre tous les 10 ans dans un département de 1M d'habitants, et depuis c'est 5 par an.

Posté
il y a 18 minutes, Mathieu_D a dit :

J'ai des infos insider qui m'ont dit qu'avant les années 2010 il y avait un cas clinique de dysphorie de genre tous les 10 ans dans un département de 1M d'habitants, et depuis c'est 5 par an.


À une époque ou dans certains lieux encore actuellement, on n’avait pas de cas de schizophrénie ou de dépression. 
 

La dysphorie de genres, je ne m’y pas intéressé en profondeur d’un point de vue scientifique et il doit, en effet, y avoir un effet de mode, tant chez les personnes pensant en être atteintes que chez ceux qui les diagnostiquent.

Cependant, mon intuition me dit que cela recouvre quand même quelque chose de tangible sur lequel on mettra le doigt un jour ou l’autre. Si ce n’est pas déjà fait.

Posté
Il y a 11 heures, Johnnieboy a dit :

Cependant, mon intuition me dit que cela recouvre quand même quelque chose de tangible sur lequel on mettra le doigt un jour ou l’autre. Si ce n’est pas déjà fait.

Oui, il y a des gens qui dont la perception de leur propre sexe est câblée de manière contraire à leur développement physique, mais historiquement ça représente moins de un pour dix mille personnes. Chez ceux-là, l'opération diminue fortement le taux de suicide. Mais le fait est que cette bizarrerie de la nature est aujourd'hui noyée dans un flux de trans-pour-d'autres-raisons (et pour ceux-là, aucune opération ne réduit le taux de suicide).

 

Il y a 11 heures, Johnnieboy a dit :

La dysphorie de genres, je ne m’y pas intéressé en profondeur d’un point de vue scientifique et il doit, en effet, y avoir un effet de mode, tant chez les personnes pensant en être atteintes

Il faut lire Abigail Shrier (pour commencer).

 

Il y a 11 heures, Johnnieboy a dit :

que chez ceux qui les diagnostiquent.

Dans certains coins du Royaume-Uni, il y a quasiment un gamin étiqueté trans dans chaque classe d'école primaire, en moyenne.

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L'article pour ceux que ça intéresse.

 

Quote

Ruuska, S.-M., Tuisku, K., Holttinen, T., & Kaltiala, R. (2024). All-cause and suicide mortalities among adolescents and young adults who contacted specialised gender identity services in Finland in 1996–2019: a register study. BMJ Ment. Health, 27(1), e300940.

 

Background: All-cause and suicide mortalities of gender-referred adolescents compared with matched controls have not been studied, and particularly the role of psychiatric morbidity in mortality is unknown.

Objective: To examine all-cause and suicide mortalities in gender-referred adolescents and the impact of psychiatric morbidity on mortality.

Methods: Finnish nationwide cohort of all <23 year-old gender-referred adolescents in 1996-2019 (n=2083) and 16 643 matched controls. Cox regression models with HRs and 95% CIs were used to analyse all-cause and suicide mortalities.

Findings: Of the 55 deaths in the study population, 20 (36%) were suicides. In bivariate analyses, all-cause mortality did not statistically significantly differ between gender-referred adolescents and controls (0.5% vs 0.3%); however, the proportion of suicides was higher in the gender-referred group (0.3% vs 0.1%). The all-cause mortality rate among gender-referred adolescents (controls) was 0.81 per 1000 person-years (0.40 per 1000 person-years), and the suicide mortality rate was 0.51 per 1000 person-years (0.12 per 1000 person-years). However, when specialist-level psychiatric treatment was controlled for, neither all-cause nor suicide mortality differed between the two groups: HR for all-cause mortality among gender-referred adolescents was 1.0 (95% CI 0.5 to 2.0) and for suicide mortality was 1.8 (95% CI 0.6 to 4.8).

Conclusions: Clinical gender dysphoria does not appear to be predictive of all-cause nor suicide mortality when psychiatric treatment history is accounted for.

Clinical implications: It is of utmost importance to identify and appropriately treat mental disorders in adolescents experiencing gender dysphoria to prevent suicide.

 

On compare à la population contrôle celle des "gender-referred", c'est à dire des personnes "referred to specialised gender identity services (gender-referred adolescents) to consider GR" ("medical gender reassignment", c'est à dire "hormonal and surgical treatment").

 

Mais alors qu'en est-il de la distinction entre GR et pas GR ?

 

Quote

Most importantly, when psychiatric treatment needs, sex, birth year and differences in follow-up times were accounted for, the suicide mortality of both those who proceeded and did not proceed to GR did not statistically significantly differ from that of controls. This does not support the claims5 6 that GR is necessary in order to prevent suicide. GR has also not been shown to reduce even suicidal ideation7 8, and suicidal ideation is not equal to actual suicide risk.29

 

Autre détail intéressant, un des facteurs de risque importants pour le suicide est bien entendu le fait d'être un homme. On retrouve ça chez les GR sous la forme d'un effet significatif de la variable "Registered sex male".

 

En conclusion.

Quote

When psychiatric treatment history is considered, GD significant enough to result in contact with specialised gender identity services during adolescence does not appear to be predictive of all-cause or suicide mortality. Psychiatric morbidities are also common in this population. Therefore, the risk of suicide related to transgender identity and/or GD per se may have been overestimated.

[...]

It is of utmost importance to identify and appropriately treat mental disorders in adolescents experiencing GD to prevent suicide. Health policies need to ensure that accurate information is provided to professionals along these lines.

 

  • Yea 1
Posté
Le 16/02/2024 à 18:08, Mégille a dit :

 

Oui, mais à la fois, c'est le plus gros point faible du tout. Autant le marxisme structuraliste, le déconstructionisme libertaire et l'identitarisme tribal peuvent très bien se défendre tout seul, autant "l'intersection" de tout ça est très paradoxal. On part de l'oppression systémique comme cadre de pensée pour l'enrichir, on y ajoute, en guise de facteur d'oppression supplémentaire, plusieurs choses qui sont en fait le fruit de remise en cause de l'approche systématique et structurelle de l'oppression, et on tente d'utiliser ce qui sort au bout comme des identités/appartenances avec des essences intrinsèques...

Certes, mais ce je ne le perçois pas vraiment comme un point faible mais bien plus comme un machin très protéiforme qui permet justement au wokisme d'être plastique et d'appliquer sur tout et n'importe quoi un cadre de pensée unique. Des cas surprenants qui ne s'expliqueraient que difficilement via le féminisme de la deuxième vague ou l'identitarisme peuvent toujours via l'intersection des inégalités être expliqués ou au moins rattachés, certes de façon un peu fumeuses mais ça permet de recouvrir d'un voile pudique ce qui sort de la théorie. Ainsi de la condition des femmes noires, qui sont passées à tabac par leur mari et ont donc des vies de merde (côté intersectionnel) mais le mari est castré symboliquement par la police (hommes blancs) donc on peut expliquer et en sous-entendu comprendre/justifier en disant que le vrai problème c'est le blanc (côté tribal).

Si quelqu'un fait remarquer que c'est très fumeux l'accusation d'être privilégié (sous-entendu vaguement WASP, capitaliste et raciste) permet de le faire taire sans avoir à convoquer directement la notion de racisme qu'on réserve aux cas les plus problématiques.

Posté

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/sohrab-ahmari-le-wokisme-est-en-train-de-disparaitre-aux-etats-unis-bon-debarras-20240218

 

Je pense que si j'ai l'occasion je lirais son livre.

Car même si je ne suis que modérément conservateur et totalement libéral, je pense aussi que:

Quote

le wokisme est en recul et, ce qui se prépare, c’est une deuxième vague populiste en Occident.

J'aimerais connaitre ce qui l'a fait arriver à cette analyse.

 

Posté
Il y a 3 heures, Marlenus a dit :

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/sohrab-ahmari-le-wokisme-est-en-train-de-disparaitre-aux-etats-unis-bon-debarras-20240218

 

Je pense que si j'ai l'occasion je lirais son livre.

Car même si je ne suis que modérément conservateur et totalement libéral, je pense aussi que:

J'aimerais connaitre ce qui l'a fait arriver à cette analyse.

Comme je le disais ailleurs, il suffit à la droite d'exister vaguement pour que la gauche se mette à craindre la fin du monde, et il suffit à la droite de se croire exister pour s'imaginer avoir déjà gagné.

 

;)

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