Aller au contenu

Aujourd'hui, en France


FabriceM

Messages recommandés

Posté
1 hour ago, Rincevent said:

Tu supposes beaucoup de leur part. Tu supposes notamment qu'ils ont la volonté de réformer le pays. Pour ma part, j'ai fait le pari inverse depuis le début. À mes yeux, l'essence de la Macronie a toujours été de "kick the can down the road", de préserver à tout prix le système social-démocrate et le complexe administrativo-intellectuel qui étranglent le pays un peu plus chaque jour.

 Sociologiquement, on observera que l'électorat Macroniste regroupe des retraités et ceux qui tirent leur épingle du jeu dans le système actuel (par exemple des salariés qualifiés bien insérés dans la mondialisation, ou des travailleurs à statut très protecteur).

Posté
16 hours ago, Mister_Bretzel said:

La remise en question de l'audiovisuel public c'est une grosse victoire morale pour nous autres libéraux.

 

 

Sur le principe je ne peut qu'être d'accord, mais je me demande à quel point c'est le cas.

 

Mon analyse, qui vaut ce qu'elle vaut, c'est qu'il y a actuellement, une grosse offensive des deux côtés de l'échiquier politique contre ce que j'appellerais la gauche germano-pratine.

La "mafia" comme certains aiment à l'appeler.

Cela se voit avec l'audiovisuel public, mais aussi avec les attaques contre les auteurs de chez Grasset où on t'explique bien que c'est une mafia et d'autres signes qui vont dans le même sens.

 

Je dis des deux camps, car quand tu vois des vidéos de gauchistes qui t'expliquent que la notion de service public de l'audiovisuel ne doit surtout par être défendu (très parlante la vidéo du canard réfractaire dessus qui n'a pas 1 semaine), tu vois qu'il y a quelque chose.

 

Et c'est une tendance générale mondiale, et je dirais historique, les 2 extrêmes ont intérêt à flinguer le "centre" pour s'affronter entre eux.

Surtout qu'en plus le centre ici, il n'a rien fait pour qu'on l'aime, bien au contraire.

 

 

Alors je ne vais surtout pas défendre le service public de l'audiovisuel.
Je comprends tout à fait que quand on a un espoir de sortir de Charybde, cela fasse plaisir.

Par contre cela n'a jamais signifier la fin de la merde bien au contraire.

 

Car je n'ai pas l'impression que cette remise en question de l'audiovisuel public soit sur les bonnes raisons, i.e.: que par principe cela ne doit pas exister.

Mais sur la raison qu'il faut juste que ceux-ci disent ce que pense notre camp.

 

Et c'est ça que j'ai l'impression qu'il ressort de cette séquence:

Le service public est de gauche germano-pratine, il faut que cela change car je veux qu'il soit de mon bord politique.

 

J'aimerais vraiment que demain on supprime réellement le service public de l'audiovisuel, j'ai peur que l'on change juste les têtes.

  • Yea 2
Posté
il y a 1 minute, Marlenus a dit :

Et c'est une tendance générale mondiale, et je dirais historique, les 2 extrêmes ont intérêt à flinguer le "centre" pour s'affronter entre eux.

Il n'y a pas deux, mais trois extrêmes. Et la Cathédrale est l'arme idéologique de l'extrême centre pour structurer notamment ce qui peut ou non être pensé et de quoi l'on peut débattre, afin d'être en mesure de se maintenir aux commandes même mis en minorité.

  • Yea 2
Posté
33 minutes ago, Rincevent said:

Il n'y a pas deux, mais trois extrêmes. Et la Cathédrale est l'arme idéologique de l'extrême centre pour structurer notamment ce qui peut ou non être pensé et de quoi l'on peut débattre, afin d'être en mesure de se maintenir aux commandes même mis en minorité.

Si tu veux pour avoir un 3ème extrême, mais pour le coup, j'ai du mal à mettre le Macronisme en accord l'idéologie dominante de l'audiovisuel public.

 

Posté
Il y a 9 heures, Marlenus a dit :

Si tu veux pour avoir un 3ème extrême, mais pour le coup, j'ai du mal à mettre le Macronisme en accord l'idéologie dominante de l'audiovisuel public.

L'idéologie dominante du sévice pubique, c'est avant toute autre considérer qu'il doive exister et définir la frontière de ce qui peut ou non être dit. Ce avec quoi la Macronie est parfaitement en accord.

  • Yea 1
Posté
Il y a 6 heures, Marlenus a dit :

 

Sur le principe je ne peut qu'être d'accord, mais je me demande à quel point c'est le cas.

 

Mon analyse, qui vaut ce qu'elle vaut, c'est qu'il y a actuellement, une grosse offensive des deux côtés de l'échiquier politique contre ce que j'appellerais la gauche germano-pratine.

La "mafia" comme certains aiment à l'appeler.

Cela se voit avec l'audiovisuel public, mais aussi avec les attaques contre les auteurs de chez Grasset où on t'explique bien que c'est une mafia et d'autres signes qui vont dans le même sens.

 

Je dis des deux camps, car quand tu vois des vidéos de gauchistes qui t'expliquent que la notion de service public de l'audiovisuel ne doit surtout par être défendu (très parlante la vidéo du canard réfractaire dessus qui n'a pas 1 semaine), tu vois qu'il y a quelque chose.

 

Et c'est une tendance générale mondiale, et je dirais historique, les 2 extrêmes ont intérêt à flinguer le "centre" pour s'affronter entre eux.

Surtout qu'en plus le centre ici, il n'a rien fait pour qu'on l'aime, bien au contraire.

 

 

Alors je ne vais surtout pas défendre le service public de l'audiovisuel.
Je comprends tout à fait que quand on a un espoir de sortir de Charybde, cela fasse plaisir.

Par contre cela n'a jamais signifier la fin de la merde bien au contraire.

 

Car je n'ai pas l'impression que cette remise en question de l'audiovisuel public soit sur les bonnes raisons, i.e.: que par principe cela ne doit pas exister.

Mais sur la raison qu'il faut juste que ceux-ci disent ce que pense notre camp.

 

Et c'est ça que j'ai l'impression qu'il ressort de cette séquence:

Le service public est de gauche germano-pratine, il faut que cela change car je veux qu'il soit de mon bord politique.

 

J'aimerais vraiment que demain on supprime réellement le service public de l'audiovisuel, j'ai peur que l'on change juste les têtes.

Je comprends ton analyse et je suis généralement sceptique quand je vois l'extrême droite / droite dure reprendre des chevaux de bataille libéraux. A terme, il y a sûrement plus à perdre qu'à gagner, et je n'irais certainement pas penser qu'une victoire du RN (associé à Ciotti) soit un gain pour les libertés, au motif qu'ils veulent remettre à plat l'audiovisuel public. Il faudrait être bien naïf.

Mais dans le cas présent, je ne suis pas d'accord. Grâce à ce rapport, l'idée d'une cure d'austérité sans précédent pour France TV/Radio France est ouvertement évoquée dans le débat public. On ne va pas jusqu'à parler d'une privatisation, mais ça n'est pas loin. Ca déplace franchement le centre de gravité des débats pour les années à venir. Bien sûr, pour le moment, les députés macronistes s'abstiennent et, pour certains, tirent à vue sur le rapport (mais il faut aussi avoir un peu d'intelligence politique: c'est déjà une victoire qu'ils n'aient pas voté contre la publication). Mais j'en lis aussi certains dire "on n'aime pas la forme mais il y a des choses intéressantes sur le fond". 

Je ne peux pas dire ce qu'il en sortira concrètement, mais, au moins sur le plan idéologique, c'est une grande avancée pour légitimer des positions libérales dans le débat public.

  • Yea 1

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×
×
  • Créer...