Mathieu_D Posté 6 novembre 2025 Signaler Posté 6 novembre 2025 28 minutes ago, L'affreux said: Je lis que les étudiants en programmation produisent des interfaces web sans comprendre comment elles fonctionnent. Je me demande à quel point c'est vrai, et si c'est vrai, à quel point c'est généralisé ? Il y en a toujours qui savent et sont bons . Dans la data c'est une commodité avec des frameworks comme Shiny, https://streamlit.io/, gradio...
L'affreux Posté 6 novembre 2025 Signaler Posté 6 novembre 2025 il y a une heure, Mathieu_D a dit : Il y en a toujours qui savent et sont bons . Dans la data c'est une commodité avec des frameworks comme Shiny, https://streamlit.io/, gradio... Donc ce serait plutôt comme : les mauvais étudiants qui anciennement ne faisaient rien parce qu'ils ne comprenaient rien, sont devenus de mauvaises étudiants qui produisent mais toujours sans comprendre ? Alors c'est rassurant. Bien que ce doit être un peu décourageant pour les autres. 1
Rincevent Posté 6 novembre 2025 Signaler Posté 6 novembre 2025 Il y a 2 heures, L'affreux a dit : Je lis que les étudiants en programmation produisent des interfaces web sans comprendre comment elles fonctionnent. Je me demande à quel point c'est vrai, et si c'est vrai, à quel point c'est généralisé ? Quand j'ai brièvement appris le Delphi en école d'ingés, j'ai connu fort peu de gens qui se sont vraiment demandé comment l'interface créée marchait vraiment (ni comment fonctionne réellement un "objet", d'ailleurs).
Bézoukhov Posté 6 novembre 2025 Signaler Posté 6 novembre 2025 Le 25/09/2025 à 10:10, L'affreux a dit : Pour l'emploi des jeunes peut-être est-ce plutôt un contre-coup des enfermements et de la mauvaise qualité des formations lors du covid19 ? Je rappelle aussi qu'Elon Musk a démontré en 2022 qu'on pouvait licencier presque tout le staff de Twitter et que... ben rien en fait. 2
Soda Posté 7 novembre 2025 Signaler Posté 7 novembre 2025 je découvre Xania Monet, une chanteuse IA classée au Billboard. c'est beaucoup mieux que Liza monet.
Adrian Posté 24 mars Signaler Posté 24 mars Dans le plus grand des calmes, Zuckerberg se construit un agent IA CEO pour l'aider à diriger Meta Citation L'idée n'est pas de remplacer ZuckerBorg (du moins, pas encore), mais de court-circuiter les douze niveaux de hiérarchie qu'il doit habituellement traverser pour obtenir une réponse simple à une question simple. Zuckerberg n'a pas attendu d'avoir son propre agent pour lancer la machine. En interne, Meta a depuis quelque temps déployé toute une galaxie d'outils IA pour ses équipes. My Claw, une sorte de secrétaire personnel sous stéroïdes, accède déjà aux messages, fichiers de travail et historiques de conversation de chaque employé. Mieux : My Claw peut discuter directement avec les agents IA des collègues, au nom de son utilisateur. Les bots se parlent entre eux dans des groupes de messagerie internes, de manière autonome. Trop meta. (vous l'avez ?) L'outil Second Brain, construit sur l'infra Claude d'Anthropic (libre à chacun d'apprécier l'ironie pour une boîte qui développe ses propres modèles Llama) fonctionne quant à lui comme un "chief of staff IA". Déjà largement adopté en interne, il indexe les documents projet, organise l'information et fait remonter les points de décision. Lâchez des agents IA en roue libre dans une boîte de 75 000 personnes, et vous obtenez exactement ce que vous imaginez. Un agent rattaché à un ingénieur a publié des réponses techniques sans aucune validation humaine. Un autre employé a suivi aveuglément les préconisations de son bot, ce qui a mené à l'exposition de données sensibles (internes et utilisateurs) à des ingénieurs non autorisés, pendant environ deux heures. Une source évoque même un incident de sévérité maximale (SEV1) déclenché il y a seulement quelques jours. Le genre de détails qui rappelle que l'automatisation, c'est vraiment formidable, jusqu'au moment où ça ne l'est plus du tout. https://www.wsj.com/tech/ai/mark-zuckerberg-is-building-an-ai-agent-to-help-him-be-ceo-eddab2d5
L'affreux Posté 25 mars Signaler Posté 25 mars Citation Les progrès très rapides de l’intelligence artificielle devraient logiquement entraîner des gains de productivité significatifs. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Pourquoi? Parce que la technologie, à elle seule, ne suffit pas. Il n’existe pas de relation directe et linéaire entre utilisation de la technologie et gain de performance. Celle-ci peut même, dans certains cas, nuire à la productivité. Tout dépend de la manière dont elle est intégrée et utilisée. Pour mieux comprendre cet enjeu de l’IA, il est utile de revenir sur un exemple éclairant, celui de l’introduction de métiers à tisser mécaniques au XIXe siècle. https://philippesilberzahn.com/2026/03/23/ia-et-productivite-la-grande-lecon-de-l-industrie-textile/
Adrian Posté 24 avril Signaler Posté 24 avril Citation Microsoft is offering long-tenured employees voluntary buyouts, a first for the software giant as it continues to reorganize staff around its push to accelerate its artificial-intelligence efforts. https://www.wsj.com/tech/microsoft-offers-buyouts-to-7-of-workforce-755b8534
Largo Winch Posté 28 mai Signaler Posté 28 mai Un billet d'Olivier Sibony : Quote Emploi des juniors : et si ça n’était pas à cause de l’IA ? Vous l’avez lu partout : l'emploi des juniors s'effondre dans les métiers exposés à l'Intelligence Artificielle. L’interprétation semble évidente : ChatGPT remplace les tâches junior les plus simples (comptes-rendus de réunions…) C'est un des arguments qui font craindre une "jobs apocalypse". Une nouvelle étude portant sur 400 millions d’offres d’emploi vient battre en brèche cette thèse. Certes, la baisse de l’emploi junior est bien corrélée avec l’exposition à l’IA. Mais aussi (et autant) à une autre variable explicative : le télétravail. Lui aussi dissuade l’embauche de juniors, en rendant mentoring et supervision plus difficiles. En pratique, le télétravail touche souvent les mêmes postes/secteurs que l’IA. Mais un peu de technique statistique permet de distinguer leurs effets. Or, une fois qu’on analyse l’emploi "à télétravail comparable", l’impact de l’IA disparaît presque complètement ! En incriminant l’IA, on aurait donc raté une "variable confondante" (comme dans l’exemple classique : noyades et consommation de glaces sont corrélées, mais sans lien causal.) Une seule étude (surtout encore en preprint) ne permet pas de trancher une question aussi complexe. Mais justement, elle a le mérite de nous rappeler qu’il faut parfois se méfier des conclusions qui semblent évidentes… L'étude en question : https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=6787638 4
Marlenus Posté 28 mai Auteur Signaler Posté 28 mai L'hypothèse IA permet d'expliquer comment les entreprises ont remplacer les postes junior alors que l'hypothèse télétravail est plus "effrayante" dans le sens où on ce rend compte que c'est juste qu'ils se sont rendu compte de leur inutilité.
Lameador Posté 28 mai Signaler Posté 28 mai 1 hour ago, Marlenus said: L'hypothèse IA permet d'expliquer comment les entreprises ont remplacer les postes junior alors que l'hypothèse télétravail est plus "effrayante" dans le sens où on ce rend compte que c'est juste qu'ils se sont rendu compte de leur inutilité. Comme souvent, chaucune des deux explications contient une partie de la réponse. Dans le cas des psotes juniors, il ne faut pas oublier qu'ils ont une composante hybride entre "travail productifs" et "apprentissage en immersion avec les seniors". Hors, le modèle du CDI et de l'emploi à vie étant de plus en plus remis en cause, former des salarier susceptibles de se barrer vers la concurrence n'a que peu d'intérêt.
Jensen Posté 28 mai Signaler Posté 28 mai 10 hours ago, Marlenus said: ils se sont rendu compte de leur inutilité. Pas forcément inutile. Chez nous, en n'embauche aucun junior en remote, précisément parce que la partie formation marche moins bien, et qu'il n'ont pas de track record de bien fonctionner en remote. Mais on embauche en personne, parce que non, ils ne sont pas inutiles, juste pas adaptés. 2
fm06 Posté 28 mai Signaler Posté 28 mai Mon sentiment:1) pour les suppressions de poste, L’IA est un prétexte commode. C’est plus facile à faire passer que “on a besoin de dégraisser pour augmenter les profits” ou (pire) “on se débarrasse des employés les moins productifs”.2) pour l’absence d’embauches, l’IA est une excuse pour se voiler la face. Une boîte qui fait de la croissance a forcément besoin de bras. La réalité c’est que plein de projets sont au point mort et que la consommation est freinée par la hausse des prix des dernières années. “La faute à l’IA” c’est plus confortable que CPEF. 2
Largo Winch Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Les marchands de chandelle refusent d'utiliser l'électricité. 1 1
fm06 Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Les marchands de chandelle refusent d'utiliser l'électricité. Étrange. Ça sent la panique. Il y a des points de vue très raisonnables, par exemple: Steven Sivek, chercheur en mathématique à Imperial College London et membre végétalien, a déclaré : « nous ne sommes pas dans le déni. Nous ne mettons pas la tête dans le sable en disant que cela n'arrive pas. Je veux dire, cela arrive, c'est réel. Nous devons trouver comment adapter la profession à cette nouvelle réalité émergente ».Et il y a aussi du gloubi boulga écolo:Hervé Le Dret, de Sorbonne Université, qui pointe du doigt le « gaspillage scandaleux de ressources et l'impact environnemental » de l'IA.
Prouic Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Il y a 2 heures, Largo Winch a dit : Les marchands de chandelle refusent d'utiliser l'électricité. Je crois que tu rates le point qui se cache derrière cette médiocrité de façade. Les réponses sont trouvables par IA, mais pas les questions. La technologie accélère les réponses mais enlève le chemin, hors dans les domaines de pensée, le chemin compte pour ceux qui produisent, mais pas pour ceux qui récupèrent le résultat et qui multiplient les pains derrière. c'est pour ca que les artistes font autant la gueule que les mathématiciens sur la question, on ne paie pas l'errance et l'effort, qu'on peut assimiler à l'artisanat, ce qui est dommage car les étincelles d'idées vraiment nouvelles y naissent. C'est pas comme si on se plaignait pas déjà de la dégénération de l'apprentissage ...
Lancelot Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Je pense que l'IA a été aussi dévastatrice pour les maths récemment parce que le terrain était fertile : on avait un gros backlog de problèmes compliqués mais extrêmement bien définis. Précisément la situation où l'IA moderne domine. Difficile de prévoir vers quel fonctionnement on va converger une fois ce backlog épuisé. 1
Liber Pater Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Vous défendez la position inverse des mathématiciens. Eux veulent qu'on leur laisse les problèmes à résoudre, alors que c'est plus intéressant de trouver de nouveaux problèmes à résoudre. D'ailleurs les mathématiques sont un langage de la logique, et tous les pans des mathématiques ont été créés pour répondre à certaines problématiques. D'autres pans restent à créer (une infinité a priori), et en l'état actuel des IA, c'est à l'homme de le faire.Je trouve que les mathématiciens qui signent ces tribunes et font ce type de sorties sont vraiment des fainéants qui veulent qu'on leur laisse leur pré carré au lieu de faire progresser les maths. 2
Lancelot Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Aussi je commence déjà à sortir le popcorn pour quand (pas si) on découvrira qu'une de ces preuves par IA n'est pas tout à fait correcte.
POE Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Il y a 3 heures, Liber Pater a dit : Vous défendez la position inverse des mathématiciens. Eux veulent qu'on leur laisse les problèmes à résoudre, alors que c'est plus intéressant de trouver de nouveaux problèmes à résoudre. D'ailleurs les mathématiques sont un langage de la logique, et tous les pans des mathématiques ont été créés pour répondre à certaines problématiques. D'autres pans restent à créer (une infinité a priori), et en l'état actuel des IA, c'est à l'homme de le faire. Je trouve que les mathématiciens qui signent ces tribunes et font ce type de sorties sont vraiment des fainéants qui veulent qu'on leur laisse leur pré carré au lieu de faire progresser les maths. Est ce que le propre de l'homme ne serait pas de se créer des problèmes ? Blague à part, si l'art des mathématiques est d'abord de créer les problèmes avant de chercher à les résoudre, est ce que l'IA peut faire ça aussi ?
Neomatix Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Il y a 10 heures, Largo Winch a dit : Les marchands de chandelle refusent d'utiliser l'électricité. Faut les comprendre, ça fait un siècle qu'on paie des passionnés de sudoku pour résoudre des sudokus à temps plein. On a trouvé moins cher, donc ils vont devoir résoudre leurs sudokus sur leur temps libre. Ca fait chier. Il y a 8 heures, Prouic a dit : Je crois que tu rates le point qui se cache derrière cette médiocrité de façade. Les réponses sont trouvables par IA, mais pas les questions. La technologie accélère les réponses mais enlève le chemin, hors dans les domaines de pensée, le chemin compte pour ceux qui produisent, mais pas pour ceux qui récupèrent le résultat et qui multiplient les pains derrière. c'est pour ca que les artistes font autant la gueule que les mathématiciens sur la question, on ne paie pas l'errance et l'effort, qu'on peut assimiler à l'artisanat, ce qui est dommage car les étincelles d'idées vraiment nouvelles y naissent. C'est pas comme si on se plaignait pas déjà de la dégénération de l'apprentissage ... Les questions sont trouvables par l'IA, c'est quoi cette histoire ? Quand au chemin, la communauté mathématique devait déjà comprendre les démonstrations et retracer le chemin que leurs collègues avaient fait, ce qui ne change pas. Et l'IA peut fournir une explication personnalisée à chaque mathématicien pour aider chacun à comprendre.
Rincevent Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre il y a 7 minutes, Neomatix a dit : Les questions sont trouvables par l'IA, c'est quoi cette histoire ? Est-ce que l'IA comprend ce qui est intéressant pour un mathématicien ? Est-ce qu'elle comprend que résoudre un problème peut amener à bâtir de nouveaux outils qui amènent à se poser de nouvelles questions intéressantes ? Que l'IA arrive à faire des mathématiques comme un génie, on est sans doute en train d'y arriver ; mais qu'elle y arrive comme le ferait un magicien, j'en doute encore. (Et si tu ne connais pas la différence, c'est que tu ne connais pas suffisamment le monde des mathématiques... ou de la physique d'ailleurs, puisque la distinction entre les deux est due au physicien Mark Kac).
Marlenus Posté 25 octobre Auteur Signaler Posté 25 octobre Sur le sujet évoqué par Lancelot, je me demande à partir de quel point l'homme sera encore capable de voir que l'IA se trompe. Il y a un moment où j'ai l'impression qu'il n'y aura que l'IA capable de comprendre les démonstrations de l'IA.
Neomatix Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre il y a une heure, Rincevent a dit : Est-ce que l'IA comprend ce qui est intéressant pour un mathématicien ? Est-ce qu'elle comprend que résoudre un problème peut amener à bâtir de nouveaux outils qui amènent à se poser de nouvelles questions intéressantes ? Que l'IA arrive à faire des mathématiques comme un génie, on est sans doute en train d'y arriver ; mais qu'elle y arrive comme le ferait un magicien, j'en doute encore. (Et si tu ne connais pas la différence, c'est que tu ne connais pas suffisamment le monde des mathématiques... ou de la physique d'ailleurs, puisque la distinction entre les deux est due au physicien Mark Kac). Moving the goalpost. Et je suis convaincu que ça viendra avec le temps et l'extension de l'horizon de reflexion des modèles. L'IA n'est pas encore au niveau d'un Newton, Euler ou Grothendieck mais ça viendra. En un an on est passé de "lol l'IA ne sait pas compter le nombre de "r" dans "raspberry" à "OK l'IA a résolu un problème du millénaire mais c'était le plus facile d'entre eux" 1
L'affreux Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Oui je ne vois pas très bien pourquoi à la fin on aurait une intelligence artificielle qui pourrait résoudre des problèmes mais non pas en énoncer de nouveaux. J'ai l'impression de revoir l'argument de "l'IA est un perroquet elle répète mais ne comprend rien".
Rincevent Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre il y a 47 minutes, Neomatix a dit : Moving the goalpost. Toi aussi. Nous parlions au présent, tu viens de passer au futur (et pas du tout au futur immédiat, coquinou). Je veux bien croire que d'ici 10 ans (peut-être 5, mais peut-être aussi davantage si la bulle IA explose salement) on puisse avoir des trucs d'une fulgurance comparable à Grothendieck ou même Galois et Noether, mais on en est encore très, très loin. Et ça n'arrivera pas dans 6 mois non plus, il va falloir encore un ou deux ordres de grandeurs (et pas mal de centrales nucléaires). il y a 24 minutes, L'affreux a dit : Oui je ne vois pas très bien pourquoi à la fin on aurait une intelligence artificielle qui pourrait résoudre des problèmes mais non pas en énoncer de nouveaux. J'ai l'impression de revoir l'argument de "l'IA est un perroquet elle répète mais ne comprend rien". Il ne s'agit pas d'énoncer de nouveaux problèmes, mais de nouveaux problèmes intéressants. Tous les mathématiciens ne sont pas Erdös ou Dudeney non plus.
Mégille Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Je ne sais plus qui a dit quelque chose comme "le mathématicien ordinaire écrit des preuves, le bon mathématicien écrit des conjectures, le grand mathématicien écrit des définitions". Pour l'instant, l'IA réussit le niveau 1. Peut-être qu'elle passera aux suivants très vite... Ou bien peut-être qu'on rencontrera un pallier, ça ne peu pas être exclu. En attendant, il reste du boulot pour les matheux, et il en restera tant qu'il faudra l'enseigner, et tant que l'on apprendra mieux par l'émulation et l'imitation entre humain (c'est à dire, tant qu'on est humain). J'ai parfois l'impression que l'histoire linéaire se fait à coup de processus finis, comme avec des parenthèses qui s'ouvrent puis qui se ferment, donnant l'impression d'un retour en arrière partiel. Pour ce qui nous intéresse ici : on sous-estime la nouveauté du métier de "chercheur". Il a eu son importance, mais il est peut-être déjà obsolète, et ce ne serait au fond qu'un retour à un ordre relativement familier. Jusqu'au XIXème siècle (début du siècle pour les allemands, plutôt fin du siècle pour les autres), personne n'était vraiment payé pour chercher. Le chercheur était avant tout un professeur, payé pour enseigner, et qui faisait gratuitement un travail de recherche avec pour principale intention de déranger ses collègues et les institutions. Les grandes revues prestigieuses actuelles naissent à peu près en même temps, et le système de revue par les pairs ne s'institutionnalise vraiment que dans les années 60. Les systèmes de la course à la quantité de publication s'était déjà épuisée avant l'arrivé de l'IA, et peut-être que c'est le rôle même du chercheur qui va être dépassé, après une histoire d'un siècle ou deux -ce qui reste relativement court à l'échelle de l'histoire des sciences. Je nous verrais bien revenir au modèle médiéval de l'université, où il s'agit avant tout d'un lieu d'élévation personnelle par la contemplation et l'acquisition d'un savoir supposé déjà connu (les innovations étaient très mal venues).
Lancelot Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Énoncer de nouveaux problèmes c'est trivial. Tu peux passer tout ton temps jusqu'à la mort de l'Univers à énoncer (et résoudre) des problèmes sans épuiser les mathématiques. Ce qui est difficile c'est de sélectionner des problèmes qui valent le coup. La situation est comparable à "attribuer des valeurs de couleur à des pixels c'est trivial" ou "former une mélodie avec des notes de musique c'est trivial" ou "former une chaîne de caractères c'est trivial". Le génie c'est d'avoir une vision pour se diriger dans ces embranchements infinis et créer une image, une musique, un roman ou un programme informatique qui ont de l'intérêt. Pour le moment si on lui fournit la vision, l'IA peut aider à parcourir le chemin. 1
Azref Posté 25 octobre Signaler Posté 25 octobre Il y a 13 heures, Largo Winch a dit : Les marchands de chandelle refusent d'utiliser l'électricité. Tous les quelques mois on y a droit.
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