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Homeschooling, éducation & liberté


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Pour le statut des théories du gender, je ne dis pas que c'est une question facile, et je ne peux me référer dans le texte qu'à Butler, donc j'imagine qu'on pourrait toujours tourner autour du pot et dire que tous n'ont pas ces positions. Mais moi je n'ai jamais croisé quelqu'un des social studies qui ne me raconte pas ce genre de balivernes sur le fait que tout choix d'approche théorique révèle les valeurs et les intentions (une manière de dire que si tu t'intéresses aux déterminismes génétiques, t'es un nazi).

 

Mais pour le rapport, on peut être assez catégorique (cf. p 38 (du lecteur pdf, 36 dans le doc) et après). J'avoue que je le trouve gratiné :

 

1390925639-lolsex.png

 

Heureusement c'est inimplémentable.

 

edit : H16, c'est moi ou y'a rien au bout de ton lien?

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Là je suis d'accord, personnellement, j'ai jamais eu aucun doute sur Peillon, j'avais bien vu ses vidéos aussi.

Par contre je reste toujours dubitatif concernant la phrase sur l'appartenance des enfants à l'état de la députée dont j'ai oublié le nom et que j'ai la flemme de retrouver.

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Cinquième intox : le gouvernement voudrait interdire l'enseignement à domicile

 

Hystérie, approximations, alerte permanente au « totalitarisme » et à la « dictature », les « anti-gender » instaurent un climat dans lequel il est difficile de distinguer le vrai au milieu des outrances. Dernier cas en date : la prétendue volonté du gouvernement d'interdire l'enseignement à domicile. « La théorie du gender sera imposée à tous, quitte à interdire l'école à la maison », pouvait-on lire sur des sites proches du mouvement. L'information s'est évidemment très vite répandue.

 

Or, ici encore, on est dans la confusion complète et savamment entretenue. Les « anti » ne précisent en général jamais que le texte dont ils parlent n'est pas un projet de loi, mais une proposition. En clair, il n'émane pas du gouvernement, mais des parlementaires. Et, en l'espèce, il ne vient pas de parlementaires de gauche supposés vendus au « gender », mais des sénateurs UMP Hugues Portelli, Christian Cambon, Jacques Gautier, Hélène Masson-Maret, Michel Houel, Colette Mélot et Louis Pinton.

 

Leur idée est de limiter les possibilités d'enseignement à domicile pour éviter « une désocialisation volontaire, destinée à soumettre l'enfant, particulièrement vulnérable, à un conditionnement psychique, idéologique ou religieux ». Ils demandent qu'une scolarisation à domicile soit validée par un médecin agréé qui reconnaisse de réelles difficultés pour l'enfant à être scolarisé. 

 

Cette proposition n'est donc pas une mesure que le gouvernement s'apprêterait à prendre : il s'agit d'une initiative parlementaire, issue des rangs de l'opposition de droite au Sénat, et qui n'a que peu de chances de devenir réalité dans l'immédiat.

 

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Au passage, petit rappel chronologique intéressant des engouements successifs de l'EN pour les différentes méthode de lecture : http://www.sauv.net/conflect.php

avec mentions des camouflages de la méthode globale sous différentes appellations.

 

Oui super article. Tx. Quelques extraits :

 

Cette théorie a, entre autres, un avantage important, elle diminue le rôle de l’enseignant.

 

 

Est-il plus intelligent d’associer un son à une lettre ou une lettre à un son ?

 

 

Poser cette question à quelqu'un pour savoir avec quelle méthode il a appris ?

 

 

Mes collègues de CP disent qu’il faut, dès le début du déchiffrage, demander ce que ‘ça’ dit, ce que le mot lu raconte, ce que la phrase explique. Dès le début, parce que c’est là le vrai but de l’apprentissage de la lecture. Apprendre le syllabage n’est qu’un moyen pour y arriver !

 

 

Le reportage des illettrés en cours de réapprentissage doit être intéressant à voir.

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Les méthodes mixtes sont les plus utilisées, pas la globale pure.

Hmmm oui, il faut quand même que les gamins arrivent à déchiffrer difficilement quelques mots en fin d'année.

Ceci dit, met de la merde dans une fondue au fromage, et c'est difficile d'appeler ça encore une fondue au fromage.

Ajoute à ça que les instituteurs sont moins formés aux méthodes mixtes qu'à la grosse globale qui tache...

Moralité : les profs sont insupportables à comparer les frères et soeurs

Ma soeur en a vachement morflé, à ce qu'il semble.

et à s'inquieter de ta "maturité affective" ou de ta "socialisation"

Ah ça, c'est moi qui en ai morflé. La socialisation, ça devrait pouvoir se faire avec des gens hors de ta classe d'âge. Quand tu es coincé avec des gens de ta classe d'âge avec qui tu ne partages guère que ton année de naissance, forcément, tu socialises moins.
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Oui oui, l'intox est que ça ne vient pas du gvt, mais du sénat et de l'UMP en particulier. Mais l'info de base (interdire l'enseignement à domicile) est bien réelle. Et la plupart des billets mentionnent clairement que ça vient de sénateurs UMP. Du Samuel Laurent comme on aime.
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Je suis dubitatif sur l’opprobre concernant la méthode globale.

 

D'abord parce que j'ai du mal à trouver des chiffres. (Et pas de chiffres, pas de vérité.)

 

Il semble que c'était la méthode la plus utilisées dès les années 1950 et il ne me semble pas que les personnes de cette génération et des suivantes aient des soucis de lecture.

(Mais encore une fois j'ai du mal à trouver des sources. Je suis ouvert à toutes suggestions.)

 

De plus ayant des instit' dans ma famille et dans celle de mon épouse, il se trouve qu'aucun ne pratique la méthode globale. (Mais les méthodes mixtes oui. Ma belle sœur m'expliquait que la discipline à avoir pour faire réciter les sons est difficile à maintenir. - J'extrapole un peu ce que j'ai compris de ses propos -)

 

Concernant les méthodes mixtes à départ global, il s'agit de permettre de faire lire très vite quelques mots clefs et de connaître la syllabique en parallèle et par la suite.

Il semble que ça donne des résultats tout à fait correct également. Il semble aussi que ça aide à acquérir plus vite les syllabes de plusieurs voyelles (au, eau -> o) et pour les mots irréguliers de la langue française. (monsieur, oignon) (quoique les sources soient contradictoires à ce sujet.)

 

Les rares études longitudinales ne semblent en tout cas pas montrer une différence en qualité de lecture à long terme.

 

En gros accuser la globale de tous les mots semble bien être un fantasme.

 

 

P'tite bilbio

http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=LFA_153_0113

La lecture, processus, apprentissage, troubles. (google books)

 

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C'est bien ce que je pensais, t'inquiète pas.

 

Je suis en train de lire l'article du Monde et je pense qu'il n'échappe pas beaucoup plus à la mauvaise foi que ceux qu'il critique.

Par exemple lorsqu'il s'agit de gender studies, ils choisissent la ligne argumentative du "c'est pas normatif, c'est descriptif". Or c'est typiquement la distinction qui est rejetée par les théoriciens du genre, quand tu lis Judith Butler dans le texte, surtout sur la performativité, il est clair qu'à son avis, informer c'est influer sur la norme, et c'est ce qui justifie qu'il faille informer. C'est le postulat de base de tous les foucaldiens. Alors se réfugier derrière la neutralité objective de la science pour défendre une théorie qui affirme qu'elle n'existe pas... C'est de la pignoufferie de compétition.

 

Ensuite, pour ce qui est du fameux rapport de l'OMS qui propose d'informer les enfants sur la masturbation, leur debunking de l'intox est particulièrement fastidieux, ils ne font qu'expliquer ce qui est dans le rapport, et sous entendre à la toute fin que ces enseignements seront dispensés exclusivement aux enfants qui en font la demande. Vous pouvez fouiller ce rapport, vous ne trouverez absolument pas cette nuance, au contraire dans les clés de lecture du fameux tableau d'injonctions, on lit :

 

 

Or le thème de la masturbation est surligné en rouge, donc cette nuance de la part du monde c'est au mieux du wishful thinking.

Il est extraordinaire cet article :)

Exactement dans la même veine que les déclarations du ministre hier, il nous explique grosso modo que non, l'éducation nationale ne veut pas relayer la "théorie du gender" mais consiste seulement à sensibiliser sur les inégalités et déconstruire les stéréotypes et les clichés. Donc les gens s'emballeraient irrationnellement, blahblah... Mais ce qu'ils appellent plus ou moins confusément "théorie du genre" c'est grosso modo ce que l'auteur trouve tout à fait normal -une démarche dont il affirme lui-même l'existence- quelles que soient par ailleurs les possibles exagérations faites par des militants. Il joue avec les mots. Enfumage de compét.

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Je suis dubitatif sur l’opprobre concernant la méthode globale.

 

D'abord parce que j'ai du mal à trouver des chiffres. (Et pas de chiffres, pas de vérité.)

 

Il semble que c'était la méthode la plus utilisées dès les années 1950 et il ne me semble pas que les personnes de cette génération et des suivantes aient des soucis de lecture.

(Mais encore une fois j'ai du mal à trouver des sources. Je suis ouvert à toutes suggestions.)

 

 

Non du tout, plutôt fin des 70's. Lien intéressant, selon moi, donné un peu plus haut dans le fil : http://www.sauv.net/conflect.php . Comme le rapelle Rincevent la méthode globale "pure" est de toute façon restée relativement marginale compte tenu de son inefficacité patente. Mais diluée avec un peu de syllabisme - il fallait bien que les gamins progressent un tant soit peu au bout de plusieurs mois d'étude - elle aurait fait pas mal de dégâts, et ce sous différentes appellations.

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Non du tout, plutôt fin des 70's.

 

Ceci n'est pas clair du tout. Du tout du tout.

Je lis des choses très contradictoires à ce sujet.

 

La méthode globale par exemple était suffisamment populaire en 1959 pour déchainer - déjà - les passions. Cf la charge de Célestin Freinet.

En 1936 la méthode globale est imposée comme pédagogie officielle en Belgique à l’occasion de la réforme des programmes.

 

En France il semble qu'elle ait toujours été marginale. (Hier comme aujourd'hui.) -Je parle de la globale pure-

 

Le seul document sérieux que j'ai trouvé concernant l'historique des méthodes c'est celui-ci : http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=LFA_153_0113

 

D'autre part les méthodes mixtes ne sont pas "diluées avec un peu de syllabisme". Il y a un départ global et beaucoup de syllabisme.

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Et pour résumer ma position il manque d'études longitudinales pour me permettre de trancher.

 

Dans celle-ci : http://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=ikIYiTc4rNsC&oi=fnd&pg=PA181&dq=apprentissage+%22m%C3%A9thode+globale%22&ots=zrVRNrhY_X&sig=Xu0DJ6ig4nwpONKoWCai_3KZfL8#v=onepage&q=apprentissage%20%22m%C3%A9thode%20globale%22&f=false les auteurs trouvent des résultats à peu près identiques pour les enfants ayant suivi différentes méthodes.

 

Ici : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfp_0556-7807_1998_num_122_1_1136 la médiation phonologique semble donner les meilleurs résultats tout comme ici http://sylviecastaing.chez.com/lectpeda.pdf et ici http://pedagogie.ac-toulouse.fr/ien31-blagnac/spip/IMG/pdf/Lir_meth_Gerard-Braibant.pdf (cet article étant un peu l'article de référence sur le sujet.)

 

Dans ces articles il semble que l'on compare les méthodes purement idéovisuelles et phonétiques, je ne sais pas ce qu'il en est des méthodes mixtes.

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Ben ils vont juste les rassurer, pas seulement en leur disant que non non, ils ne vont pas faire d'éducation sexuelle façon gender, mais que même ils n'aiment pas ça, pas du tout du tout, bouh les théories du genre (comme l'a dit Peillon, il doit y avoir quelques conseillers idéologiques qui se sentent trahis).

Bref couleuvres, retournement de vestes. Tout rentre dans l'ordre, ils vont se calmer pour l'instant.

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J'avoue que le coup de la démonstration de masturbation c'est un peu cavalier. Pour le reste, il faut bien avouer qu'en effet on ne sait pas ce que seront les contenus enseignés, on ne sait même pas ce que planifie l'EdNat en la matière d'éducation sexuelle, tout ce qu'on a vu ce sont des directives de l'OMS.

 

En revanche les cours sur la déconstruction des stéréotypes genrés ça a commencé, et en gros ça consiste à donner aux enfant des exemples de garçons qui jouent à la poupées et de filles qui jouent à la guerre pour leur montrer que "ça existe" et donc que "c'est possible". A mon avis ce genre d'enseignement est normatif, d'une manière assez rampante, étant donné qu'il ne consiste pas à informer sur la fréquence réelle de ces pratiques, mais simplement à déconstruire l'impossibilité posée par une norme.

 

Je ne pense pas que ça aille plus loin que ça pour l'instant.

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J'avoue que le coup de la démonstration de masturbation c'est un peu cavalier. Pour le reste, il faut bien avouer qu'en effet on ne sait pas ce que seront les contenus enseignés, on ne sait même pas ce que planifie l'EdNat en la matière d'éducation sexuelle, tout ce qu'on a vu ce sont des directives de l'OMS.

 

En revanche les cours sur la déconstruction des stéréotypes genrés ça a commencé, et en gros ça consiste à donner aux enfant des exemples de garçons qui jouent à la poupées et de filles qui jouent à la guerre pour leur montrer que "ça existe" et donc que "c'est possible". A mon avis ce genre d'enseignement est normatif, d'une manière assez rampante, étant donné qu'il ne consiste pas à informer sur la fréquence réelle de ces pratiques, mais simplement à déconstruire l'impossibilité posée par une norme.

 

Je ne pense pas que ça aille plus loin que ça pour l'instant.

Merci.

 

Ca n'a pas l'air si grave que cela, dans le même genre l'éducation civique fait le même genre de boulot, cependant tout le monde s'en fout de cette matière, moi je ne me souviens que de très peu de choses...

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Ca n'a pas l'air si grave que cela, dans le même genre l'éducation civique fait le même genre de boulot, cependant tout le monde s'en fout de cette matière, moi je ne me souviens que de très peu de choses...

 

Sur le principe c'est similaire au cours d'éducation civique, c'est de l'engineering insidieux sur le système de valeurs de l'enfant : on lui montre des situations et après lui avoir formellement demandé son avis on fournit une lecture avec des implicites moraux du type "on peut être content aussi en jouant à la poupée".

 

A mon avis la grande différence c'est que la déconstruction des stéréotypes du genre intervient plus tôt dans la scolarisation, et pourrait avoir des effets directs assez vite, disons à la prochaine visite dans un magasin de jouets. L'éducation civique, c'est beaucoup plus tardif, à la fin de l'école primaire, et c'est beaucoup plus abstrait, raison pour laquelle les enfants s'en tamponnent.

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