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Lameador

La Bolivie, le pays qui a échappé à la révolution Bolivarienne

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Tiens, il manquait un topic sur la Bolivie et son truculent Evo Morales.

 

Je vais commencer par un petit lien tiré de Wikileaks, qui devrait nous inciter à penser que l''axe du mal passe par Langley

 

http://www.zerohedge.com/news/2015-10-13/wikileaks-us-government-plotted-assassinate-bolivian-president

 

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Bolivian legislation allowing children as young as 10 to work has created a rift between those who support it as Andean tradition and others who condemn it as exploitation.

http://nyti.ms/1NDa3Bk

 

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En campagne pour obtenir un quatrième mandat, le président est confronté à un scandale sexuel et à une vague de violence politique.

Le référendum auquel plus de 6 millions de Boliviens sont convoqués dimanche leur rappellera des souvenirs : en 2009, Evo Morales leur avait fait un coup comparable. Après deux mandats de cinq ans à la tête de l’Etat, le président de gauche avait fait adopter une nouvelle Constitution lui permettant de rempiler pour cinq ans supplémentaires. Le 21 février, c’est une autre rallonge que Morales demande à ses compatriotes. Avec l’ambition de passer deux décennies dans le fauteuil suprême. Son parti, le MAS (Mouvement vers le socialisme), jure que le président n’ira pas au-delà, démentant la dérive monarchique vers un mandat à vie que lui reprochent ses détracteurs.

«Je suis l’esclave du peuple, c’est lui décide», aime à dire le premier président dans l’histoire de la Bolivie à revendiquer ses origines indigènes. Mais le scrutin de ce week-end sera sans doute le plus difficile de sa vie politique. Au début du mois, les sondages donnaient une légère avance au oui à l’amendement. Tout a été remis en question lorsqu’une chaîne de télévision a révélé que Morales a eu un enfant d’une liaison adultère. Après avoir nié et dénoncé un complot impérialiste, le Président a reconnu, le 12 février, l’ensemble des informations : il a connu Gabriela Zapata, militante du MAS, en 2005, quand elle avait 17 ans, leur enfant, né en 2007, est mort peu après et le couple s’est séparé la même année.

Deniers publics

La nouvelle en soi n’a rien de stupéfiant : Morales, 56 ans, est officiellement célibataire, père de deux enfants reconnus, et le recensement de ses nombreuses amantes, qu’un biographe a baptisé les Evas, tient du sport national. Ce n’est pas cette vie sentimentale tumultueuse qui choque l’opinion et les médias, mais ce qui est venu après. Gabriela Zapata, diplômée en droit, est aujourd’hui directrice commerciale de China CAMC Engineering Co., une corporation dont 60% du capital est aux mains de l’Etat chinois. Or, CAMC a bénéficié ces dernières années de commandes de l’Etat bolivien à hauteur de 500 millions de dollars (450 millions d’euros). Difficile de ne pas établir un lien entre vie privée et utilisation des deniers publics, même si aucune action en justice n’est encore ouverte.

Le «Gabrielagate» s’est rapidement traduit par une chute du oui dans les enquêtes d’opinion. Et un drame a encore amoindri les chances du Président. Mercredi, un rassemblement de parents d’élèves a dégénéré à El Alto, 900 000 habitants, une cité-dortoir aux portes de La Paz, la ville où siège le gouvernement. Des manifestants sont entrés dans l’hôtel de ville, qu’ils ont saccagé et incendié, et 6 employés pris au piège dans les étages sont morts asphyxiés. Les émeutiers, d’après plusieurs témoins, n’avaient rien à voir avec le monde de l’enseignement. Proches du maire précédent, un élu du MAS emprisonné depuis 2014 pour corruption, ils auraient pris pour cible le service comptabilité dans le but de faire disparaître dossiers et ordinateurs potentiellement compromettants dans les procédures en cours. Mission accomplie.

Glamour et carnaval

Le coup est rude pour Evo Morales, dont El Alto a été un réservoir de voix à chaque réélection. C’est dans cette ville nouvelle qu’a éclaté en 2003 la «guerre du gaz» : ce mouvement citoyen avait servi d’étincelle à une vaste mobilisation qui avait poussé le président Sanchez de Lozada à la démission. Et ouvert la porte à l’élection d’Evo Morales en 2005.

Evo Morales avait misé sur le glamour et les people comme arguments de campagne. Dans sa région d’origine, à Oruro, il avait invité pour le carnaval l’acteur de Hollywood Edward Norton. Et pour inaugurer un stade à Cochabamba, son hôte très spécial était le footballeur colombien Carlos Valderrama, dont la célèbre crinière dorée fit les beaux jours du Montpellier Hérault dans les années 80. Morales lui-même s’est jugé suffisamment bon joueur pour signer, en 2014, à 54 ans, un contrat professionnel avec une équipe de première division, le Sport Boys Warnes. Autant d’éléments indiquant que l’homme d’Etat, éloigné des réalités de son pays, s’est enfermé dans un exercice solitaire du pouvoir. Si le non l’emporte dimanche, Morales passera la main en janvier 2020, après quinze ans de mandat qui auront profondément changé le visage de la Bolivie. Si le oui triomphe, il pourra se représenter en 2019 et régner jusqu’en 2025.

http://www.liberation.fr/planete/2016/02/19/en-bolivie-ca-ne-rigole-plus-pour-evo-morales_1434561

 

 

 

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La première défaite politique du président bolivien, Evo Morales, est confirmée. Les électeurs ont rejeté à une courte majorité le projet de révision constitutionnelle qui aurait permis à l’homme fort de La Paz de se présenter pour un quatrième mandat en 2019.

L’organisme électoral plurinational a annoncé mardi 23 février sur son site Internet que le non au référendum du dimanche 21 février l’emportait avec 51,33 % des suffrages, sur la base de 99,41 % des bulletins dépouillés. La tendance est désormais irréversible. Evo Morales, 56 ans, avait promis lundi de « respecter les résultats » quels qu’ils soient.

Accusations de corruption

Depuis son accession au pouvoir en 2006, M. Morales a fait reculer la pauvreté dans ce petit pays d’Amérique latine, particulièrement touché par ce fléau. Ancien berger de lamas, il fut aussi porteur d’espoir pour la population indigène, étant le premier Amérindien à accéder à la présidence de la Bolivie. En 2014, il avait été réélu avec 61 % des suffrages.

Mais son parti, le Mouvement vers le socialisme, a récemment été secoué par les scandales. Le dernier en date, révélé peu de temps avant le référendum de dimanche, met directement en cause le chef de l’Etat, accusé de corruption et de trafic d’influence au bénéfice de son ex-compagne.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/02/24/les-boliviens-rejettent-l-eventualite-d-un-quatrieme-mandat-d-evo-morales_4870547_3222.html

 

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Événement à suivre chez les tenants de la lutte des classes.

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Un gauchiste qui truque les élections : je suis cho-qué

 

Le Monde - En Bolivie, de nouveaux résultats « difficiles à justifier » donnent Evo Morales vainqueur dès le premier tour
 
Des résultats partiels ouvraient la voie à un second tour pour le président sortant. Un nouveau décompte très critiqué acterait sa réélection.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/22/revirement-de-situation-en-bolivie-evo-morales-se-dirige-vers-une-victoire-au-premier-tour_6016391_3210.html

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Ça a l'air de dégénérer partout dans le pays, et pas uniquement à La Paz.

 

Voici le témoignage de quelqu'un qui a tenté de traverser le pays en bus, recueilli sur un groupe FB de voyages que je suis (message publié il y a quelques heures) :

 

[Bolivie - situation actuelle]

Après 48h de galère nous avons réussi à quitter la Bolivie.
Je déconseille fortement de monter plus haut qu'Uyuni.

Toutes les compagnies de bus ont annulé la liaison Uyuni-La Paz.
On nous a conseillé de prendre un bus jusqu'à Oruro puis de là prendre un bus pour La Paz, ce que nous avons fait. Mauvaise idée. Notre premier bus (de nuit) pour Oruro s'est heurté à un barrage.
À 6h du matin, une violente émeute a éclaté: environ cinquante bus ont débarqué, plusieurs centaines de personnes armées de battes de baseball en sont sorties pour repousser le barage.
Après plusieurs heures de transport via des chemins de montagne (les routes étant toutes bloquées) nous arrivons à Oruro.
Nous réussissons à trouver un bus faisant la liaison Oruro-La Paz. Très vite nous faisons face à des routes bloquées et nous devons emprunter des chemins de terre. Le voyage devait durer 3h, il en durera 9. Aucun stop, bus surchargé (certains passagers sont debout), pas de toilettes, pluie qui s'infiltre par le toit et inonde les bagages..

En arrivant à l'entrée de La Paz (22h), notre bus est stoppé et caillassé par les manifestants. Le chauffeur nous dépose et nous devons prendre un autre bus pour nous rapprocher d'El Alto (l'endroit qui était censé être le plus sûr).
Après quelques minutes dans ce second bus, nous nous retrouvons coincés. Les vitres du bus éclatent, nous recevons des pavets, briques et pierres. Une voiture enfonce l'avant du bus et nous traîne en marche arrière jusqu'à ce que notre bus s'écrase contre un mur.
Nous étions un groupe de 15 personnes (dont un bébé) et avons erré dans les rues désertes de 23h à 1h à la recherche d'un toit pour passer la nuit.
Tout ça sous des pluies diluviennes qui ont transformé les rues en rivières.

Nous étions au courant des tensions dans le pays mais nous ignorions que la situation était si dangereuse (nous n'y sommes pas allés pour le plaisir mais parce que nous devions traverser la frontière pour le Pérou depuis La Paz).

 

 

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Avant "l'évasion"  d'Evo Morales (ou avec lui au pouvoir) aussi.

 

Mais oui, maintenant la situation s'aggrave.

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Résumé des évènements :

 

Citation

Bolivia In Crisis

 

Bolivia, that country that most people never think about until it is thrust into the news, has been thrust into the global news once again. Evo Morales, the nation’s first indigenous president has been ousted from office and is in transit to self-exile in Mexico. How did it come to this? What will happen next?

 

A set of elaborate conspiracy theories have bounced across the left wing press and social media at the speed of sound, most all of them from foreigners who have never lived there and who have no real knowledge of the country: It was a military coup engineered by Donald Trump and Marco Rubio. It is part of a secret imperialist plan to seize control of the country’s lithium. None of these reflect the actual reality of an authentic public uprising with deep roots. I lived in Bolivia for nineteen years and wrote about that nation a good deal. It seems time to write about her again.

 

“We Don’t Want to Become Venezuela”

 

If you are really looking for a one word explanation for what is happening in Bolivia right now, it is this word: Venezuela. For years Bolivians across all economic classes have been watching the nightmare of Venezuela — the government of authoritarian clowns, the shortages of food and medicine, the fleeing of more than four million people from the country in desperation. They have watched all this and worried how much Morales planned to send Bolivia down the same authoritarian path, and they began to see dangerous warning signs.

 

One was what seemed like Morales’ desire to serve as President for Life. When his political party, MAS, wrote a new constitution in 2009 they lifted the long-standing one-term limit on presidents and paved the way for Evo to run for a second term. In 2014 he broke a long-standing pledge not to seek a third term, claiming that his first term didn’t count because it was served under the old constitution. He won once more.

Soon after, he announced that he wanted to run for a fourth-term as well, which would extend his time in office to an unprecedented twenty years. Recognizing that the constitution prohibited him from doing so he said he would let the people decide and forced a public referendum to change the constitution once more. His amendment was defeated at the ballot box. Backtracking on his promises once again, he engineered a ridiculous decision by a packed Supreme Court that said the constitution of the nation took a backseat to Evo Morales’ ‘human right’ to run for the presidency as many times as he wished.

 

For Bolivians across the spectrum, including many former Morales allies and members of his government, all this smelled like a blatant power grab akin to the tactics of Maduro in that failing state to their north. For years Morales and his Vice-President, Alvaro Garcia-Linera, had worked to undermine any voice of opposition from the social and indigenous movements. They sent police to repress communities marching to protect their lands. They prosecuted former allies who crossed them. In the aftermath of the court decision there were huge protests but Evo continued with his insistence on seeking another five-year term.

 

That election was held on October 20 and as the votes were counted Bolivians saw all the signs of political manipulation once again. To avoid a runoff against his chief opponent, Carlos Mesa, a moderate and former President, Morales needed a victory margin of 10%. Suddenly, in the midst of the vote count, with Morales just under the margin he needed, the reporting stopped. Election officials would later explain that they were ordered to stop the reporting by Morales’ appointed elections chief (who would later claim she was told to do so from higher up). The vote counters also later revealed that their internet and electricity were cutoff to discontinue the counting. When the reporting began again Morales’s margin of victory had suspiciously climbed to just over what he needed to avoid a second round. The company under contract to supervise the vote cited so many irregularities that it called the results “corrupted and nullified.” A later audit of the vote by the Organization of American States concluded that the results could not be validated.

 

A Nation Shut Down by Protest

 

In the aftermath of the election and its tarnished vote count, Bolivians poured into the streets, effectively shutting down the country for two weeks. Schools were closed and children were at home. Roads were blocked and businesses shuttered. Tens of thousands of people filled the streets in the cities, in Cochabamba, Santa Cruz, La Paz and beyond, to demand a new vote. Thousands of Morales supporters from the countryside made their way to the city and where the two sides met there was violence. A teenage boy in Cochabamba protesting against the government was killed. A Morales-allied Mayor in a small town was pulled from her office by opposition thugs who covered her in red paint, cut her hair and marched her barefoot through the streets.

 

Morales, instead of seeking peace, egged on the violence, calling on his rural supporters to cut off the food supplies to the cities. I think that he and Alvaro thought it would all die down but the anger against them only grew as more details of election fraud came forward. I believe that under it all, Bolivians in huge numbers began to see that this might be their last chance to not head irrevocably down Venezuela’s dark authoritarian path.

 

Seeing his political survival at stake, Morales turned course and suggested negotiations and the possibility of new elections. But it was too little too late. By Saturday the opposition’s call for new elections became a widespread call for Morales’ resignation. Rank and file police across the country mutinied against the government and refused to protect it against protests that included their own families. Ally after ally turned against him calling for resignation, including the powerful national labor federation (COB). Meanwhile the violence was escalating. On Sunday morning the general in charge of the Bolivian Army announced that he too thought Evo needed to resign, that it was the only way to restore peace to the country. Hours later Morales made that resignation official. As I write this he is winding his way to self-exile in Mexico, fearing prosecution or attack.

 

What Happens Now?

 

Bolivia has spent two days as a nation without a leader, and how it will get a new one remains complicated. All three of the people in constitutional line after the President have resigned their posts — the Vice President and the heads of both houses of Congress. The Vice-President of the Senate, a member of the opposition, is seeking to claim the office but the MAS party majority in the Congress is refusing to take their seats for the session required to make Morales’ resignation official. Once a new interim President takes office the Bolivian constitution will require new elections within ninety days.

 

In the meantime, violence is quickly absorbing the country as mobs of angry Morales supporters have mobilized around the country. I am being bombarded by reports and photographs from friends across Bolivia — houses and factories set on fire in El Alto, marchers with sticks en route to the center of Cochabamba, Sacaba in open conflict. Other Morales supporters have also seized control of a major power facility. More cities will blocked off by blockades. Evo’s backers, who remain a sizeable portion of the nation and fiercely loyal, can make Bolivia ungovernable if they wish and that seems the plan. It seems only a matter of time until the Army moves into the streets to quell the violence (and it is saying just that). Bolivia borders on the edge of chaos and the dangers are more than one. There is a danger that the violence will spread beyond control. Civil war or some low version of it is not out of the question. The country’s old right wing, equipped with new faces, is seeking any opening it can to retake power. The road from here to peace is long and uncertain.

 

A Powerful Legacy Lost

 

As I watched Evo’s resignation on Sunday what I felt was deeply sad. It was just so joyously hopeful in the beginning. He was the charismatic charmer who, at a party in my office weeks before he was elected, grabbed my toddler daughter’s cheeks. She asked him to dance. He was the first indigenous President of a nation where an indigenous majority had long been living in the disrespected margins of their country. As a symbol he was Bolivia’s Mandela. He came from the nation’s poor and he woke up every day caring about them. He built schools and paved roads. He established a cash bonus system for students to keep them in school. He did many great things for a time, aided by many great people, including some of my friends.

 

But behind all his soaring rhetoric were harder facts. His professed love for Mother Earth covered up relentless destruction of the environment in the name of resource extraction. There were giant cases of corruption and petty acts of vengeance. He succumbed to what one former ally called, el borrachero de poder, the drunkenness of power. Like another president in another country drunk on power, he became convinced that ‘only he’ could lead his country.

 

It could have been different. Evo could have lifted up new leaders to take his place, but instead actively undermined any who might do so. He could have served out his third term, left office with a grand legacy, and even run again in five years if he wished (the term limits only apply to consecutive terms). But instead he was willing to plow through the basic rules of democracy to hold onto power, and the people knew it and in the end they rebelled as Bolivians so often have.

 

The chorus of foreigners who don’t know Bolivia have called this a military coup. Bolivians know first hand what such coups look like: Tanks roll into to Plaza Murillo in the capital with their guns pointed at the Presidential Palace, the President is removed (or in one case hung from a lamp post), and a man in a crisp green uniform takes over the chair.

 

That is not what happened here. This was a popular rebellion to preserve a democracy that the nation saw under threat. Evo’s end in power is much the same as that of another President that Evo himself helped send into self-exile in 2003, the right-wing Gonzalo Sanchez de Lozada. Then as now, protests filled the streets, the anger became too much to survive, and Bolivia watched as its President flew away.

 

It didn’t have to come to this. It shouldn’t have. But let’s never confuse a popular rebellion to protect democracy with a coup staged by an army. Evo and Alvaro brought this on themselves and now Bolivia teeters on the precipice as a result.

 

# # #

 

Jim Shultz is the founder and executive director of The Democracy Center. He and his family lived in Bolivia from 1998 to 2017, where he also served as President of an 80-child orphanage. He is co-author and co-editor of Dignity and Defiance, Stories from Bolivia’s Challenge to Globalization (UC Press) and the forthcoming, My Other Country, Nineteen Years in Bolivia (NFB Publishing).

 

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