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Norvège


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En Norvège, on s’alarme de l’essor de l’anglais “dans toute la société”

 

Citation

Pour eux, la situation est “urgente”. “Nous constatons une utilisation toujours plus grande de l’anglais au détriment du norvégien dans tous les secteurs de la société.” C’est le cas en particulier chez les jeunes, y compris les enfants, qui “baignent dans une offre culturelle et médiatique massive en langue anglaise”, également dans le système éducatif.

Cela vaut aussi pour l’enseignement supérieur, où “la langue norvégienne est sous très forte pression”, et pour les entreprises, où “l’anglais est de plus en plus la langue de prédilection”.

 

Si vous avez idées de titre !

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il y a 40 minutes, Daumantas a dit :

Il me semble qu'il y a un problème semblable au Pays-Bas, ce qui me rend assez triste pour ces deux beaux pays (on évitera en revanche d'évoquer leur """gastronomie""").

[HS] Hey, mécréant ! Il y a des trucs potables voire même bons aux Pays-Bas ! (Ca s'appelle des restaurants français). Non, sérieusement. [\HS]

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1 hour ago, Daumantas said:

Il me semble qu'il y a un problème semblable au Pays-Bas, ce qui me rend assez triste pour ces deux beaux pays (on évitera en revanche d'évoquer leur """gastronomie""").

c'est plus simple de trouver un bon restaurant aux Pays-Bas qu'en Norvège, mais étant donné l'existence du Sustromming chez leur voisins suèdois.

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il y a une heure, Azref a dit :

Je me souviens d'une discussion (en anglais) avec un collègue suédois qui m'expliquait que parfois il parlait en anglais avec ses amis suédois. Donc en dehors de tout travail ou obligation.

Ca me paraissait surréaliste.

 

Très inquiétant !

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Il y a 1 heure, Azref a dit :

Je me souviens d'une discussion (en anglais) avec un collègue suédois qui m'expliquait que parfois il parlait en anglais avec ses amis suédois. Donc en dehors de tout travail ou obligation.

Ca me paraissait surréaliste.

Entre gens qui utilisent l'anglais quotidiennement pour le boulot, ça n'est pas si absurde que ça.
(Perso je me rappelle de la première fois où j'ai rêvé en anglais. ça fait bizarre ... mais en fait c'est plutôt logique).

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Il y a 2 heures, Rübezahl a dit :

Entre gens qui utilisent l'anglais quotidiennement pour le boulot, ça n'est pas si absurde que ça.
(Perso je me rappelle de la première fois où j'ai rêvé en anglais. ça fait bizarre ... mais en fait c'est plutôt logique).

Oui enfin, quand je vois une personne francophone, je lui parle français par défaut, je ne me pose même pas question.
J'ai vraiment du mal à comprendre ce qu'il se passe dans les pays nordiques là dessus.

 

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il y a 19 minutes, Azref a dit :

Oui enfin, quand je vois une personne francophone, je lui parle français par défaut, je ne me pose même pas question.

Un jour en Irlande, je bavarde avec un gars (en anglais) et le courant passe plutôt bien et je me dis qu'il parle un putain de bon anglais que je comprends achement bien.
J'étais plutôt content de mes progrès.
Et puis le gars me dit qu'il est là en "vacancies" ... et j'ai pigé que c'était une grenouille comme moi.

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Il y a 14 heures, Azref a dit :

Je me souviens d'une discussion (en anglais) avec un collègue suédois qui m'expliquait que parfois il parlait en anglais avec ses amis suédois. Donc en dehors de tout travail ou obligation.

Ca me paraissait surréaliste.

Hm j'ai pu repérer un peu vaguement la même chose en allemagne, même si moins fréquent et que ma présence sociale, sans parler allemand devait fausser l'observation (du chat).

Je crois que c'est quelque chose qui arrive un peu dans les pays nordiques, oui, de parler en anglais, y compris entre locuteurs communs d'une langue nordique. L'hypothèse ne me surprend pas spécialement.

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6 hours ago, Alchimi said:

Hm j'ai pu repérer un peu vaguement la même chose en allemagne, même si moins fréquent et que ma présence sociale, sans parler allemand devait fausser l'observation (du chat).

Oui enfin si tu étais présent ça fausse effectivement beaucoup de choses. Ici on parle anglais entre français s'il y a un locuteur non français dans le groupe.

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16 hours ago, Azref said:

Oui enfin, quand je vois une personne francophone, je lui parle français par défaut, je ne me pose même pas question.
J'ai vraiment du mal à comprendre ce qu'il se passe dans les pays nordiques là dessus.

 

 

Dans certains cas, je peux comprendre. Entre amis, si tu veux parler d'un bouquin que tu as lu en anglais, ou d'un film que tu as vu en anglais, c'est presque plus logique.

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Au boulot, quand je discute avec un francophone, on en reste souvent à l'anglais:

- tout le jargon est en anglais, donc de toute façon au mieux on parle un franglais abominable

- ça n'est pas si facile de passer d'une langue à l'autre

- question d'habitude

 

Une grosse différence ceci dit est qu'on vit dans un pays anglophone, donc l'immersion est plus profonde.

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On 2/26/2023 at 8:54 AM, POE said:

Hégémonie culturelle ?

Communication universelle. C'est en fait parfaitement logique quand on y pense. J'aimerais me forcer à parler anglais quotidiennement à la maison, pour mes enfants.

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il y a 12 minutes, cedric.org a dit :

Communication universelle. C'est en fait parfaitement logique quand on y pense. J'aimerais me forcer à parler anglais quotidiennement à la maison, pour mes enfants.

Apprend-leur à parler un excellent français, c'est essentiel pour apprendre d'autres langues. Plus j'entends des gens causer franglais, plus je me rends compte qu'ils ne maitrisent vraiment aucune des deux langues.

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il y a 31 minutes, cedric.org a dit :

Pourquoi choisir ?

Mieux vaut un niveau C2 en français et C1 en anglais, qu'un niveau C1 dans les deux langues (et les gens qui causent franglais dépassent rarement le B2, en fait).

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1 hour ago, cedric.org said:

 J'aimerais me forcer à parler anglais quotidiennement à la maison, pour mes enfants.

Ma soeur (française) fait ça avec sa petite dernière.

Bon. Ça fait bizarre d'un regard extérieur.

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Il y a 16 heures, Rincevent a dit :

Mieux vaut un niveau C2 en français et C1 en anglais, qu'un niveau C1 dans les deux langues (et les gens qui causent franglais dépassent rarement le B2, en fait).


Tu veux dire que dans la vie, il vaut mieux posséder plus que moins ? :D

Il est aisément démontrable qu'étudier des langues proches permet de s'améliorer dans les deux. 

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  • 10 months later...

La Norvège, ce paradis pour écrivain

 

Citation

Le pays a une politique publique absolument unique au monde, dont l'objectif initial est de protéger le norvégien, et surtout la littérature dans cette langue si chantante. Le fondement du modèle qui existe depuis 1965 est ce qu’on appelle le “programme d’achat”. C’est simple : l’état norvégien, tous les ans, achète environ 200 titres de fiction norvégienne - du roman au théâtre, de la poésie à la bande dessinée, des ouvrages destinés aux bibliothèques publiques et scolaires. Chaque ouvrage est donc acheté à environ 1000 exemplaires (1 500 copies si c’est un livre jeunesse), ce qui garantit une base de revenu aux maisons d'éditions. L'idée est de les inciter à prendre plus de risques, à publier des ouvrages moins commerciaux, puisqu’elles savent qu’elles pourront en partie compenser les coûts de ces ouvrages, en les inscrivant au registre du programme d’achat. C'est ainsi que les éditeurs font émerger de nouveaux auteurs, s’aventurent sur des écritures plus difficiles ou proposent des ouvrages de niche, je pense à la poésie notamment, qui est foisonnante en Norvège
[...]
Il y a de nombreuses bourses, des résidences d'auteur financées par l'état et une bonne dizaine de prix littéraires, notamment le Prix Brage, le prix Cappelen, ou le Bokhandlerprisen, mais il y a une autre spécificité géniale, du système de soutien norvégien à la littérature : l'État verse un salaire aux auteurs dont les ouvrages sont sélectionnés via ce fameux programme d’achat. Sur le papier, c’est une subvention qui va aux “associations d’écrivains”, il y en a 6 pour la fiction, ce sont des syndicats, des guildes, comme on dit en Norvège. Ce sont elles qui versent les revenus à leurs membres quand un de leurs livres entre dans le répertoire national. Cette paie dont le montant est fixe, vient donc compléter les droits d’auteurs. En 2023, un écrivain norvégien touchait 97 000 couronnes par ouvrage sélectionné, c'est-à-dire 8 520 euros pour un roman et 7 685 pour un recueil de poésies. Ce n’est pas une fortune, car la Norvège est un pays extrêmement cher, et évidemment ça ne suffit pas pour survivre, mais c'est très stimulant pour un auteur, c'est une forme de reconnaissance, ça encourage à poursuivre dans l’écriture, et ça permet à de nouveaux auteurs de mûrir leur style et de prendre le temps de trouver leur public..

 

 

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il y a 31 minutes, Johnnieboy a dit :

Et même si la qualité ne doit pas être incroyable, il y a toujours une chance de trouver des perles.

Des perles qui n'existeraient pas sans ça ?

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il y a 4 minutes, Ultimex a dit :

Des perles qui n'existeraient pas sans ça ?


Peut-être pas des chefs-d’œuvre et peut-être pas grâce à l’incitation de l’argent mais cela doit créer une émulation. Cette émulation doit probablement permettre la création de bonnes d’œuvres qui n’auraient pas existé sans, oui.

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