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On 21 janvier 2018 at 11:06 PM, Noob said:

Le seul truc que j'arrive pas à trancher, c'est si elle dit ça par conviction ou par pur envie de mener un interview un peu agressive. Ça parait idiot, mais pour certains journalistes, une interview difficile consiste non pas à faire du travail de recherche pour attaquer certaine thèse de la personne interrogée, mais juste de porter la contradiction et de sortir des préjugés assez plats. Charge à l'autre de se démener pour sortir de là la tête haute. C'est un style d'interview déplorable, mais qui semble assez populaire, ça doit faire de l'audience.

Ni l'un ni l'autre d'après Scott Adams:

 

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Sinon le débat le plus intéressant qu'il a fait selon moi, c'était avec Jonathan Haidt (prof d'univ comme lui, mais athée gauchiste), une discussion qui éclaire entre autres choses le point commun entre Trump et Hitler (et l'extrême gauche), les bases biologiques de la moralité et de la division droite-gauche en politique, et l'état de l'académie après les néo-marxistes post-modernes:

 

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1 hour ago, Jesrad said:

Ni l'un ni l'autre d'après Scott Adams:

 

 

Des arguments qu'elles ne peut pas réfuter, mais qu'elle ne peut pas accepter. C'est bien résumé je pense, ça explique les reformulations a cote de la plaque qu'elle fait, c'est pas forcement qu'elle est malhonnête. Juste qu'elle ne peut pas accepter des idées qui bouleverseraient son système de pensée.

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7 hours ago, Brock said:

je ne vois pas l'interet de la question des fanboys honnetement.On a quelqu'un de precieux qui se presente sur l'echiquier.Que viennent ses fanboys faire dans notre consideration je vous le demande.

C'est juste une considération annexe, mais pas idiote que Lancelot a rajouté là.

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Il y a 10 heures, Noob a dit :

Je sais pas à quel point ça l'atteint réellement, par contre c'est sur que ses fanboys sont assez énervants.

C'est normal qu'il ait des fanboys : il a (pas forcément de manière intentionnelle) un rôle de père de substitution pour tous ceux des générations Y et Z qui n'ont pas eu de père assez présent pour les élever. 

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Naturellement. C'est un amateur de Jung, c'est le genre de trucs qu'il connaît. Après tout, le rôle du père consiste aussi à rappeler de temps à autres "je suis ton père". ;)

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Il y a 14 heures, Nick de Cusa a dit :

 

In an interview with journalist Matt Lewis, Friedersdorf stated that he has right-leaning views but that he does not consider himself to be a doctrinal conservative or a member of the conservative movement.[5]

Writing for The Atlantic, Friedersdorf laid out his argument for why he refused to vote for Barack Obama in 2012 and was supporting Gary Johnson in his bid for president as the Libertarian Party candidate.

 

;) 

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Je suis en train de regarder l'interview par petits bouts.

 

Je suis sidéré par la connerie de la journaliste et éblouit par le self control du gars. C'est une sacrée performance de rester clame face à un truc pareil. 

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Il y a 17 heures, Riffraff a dit :

Son analyse de l'interview c'est les 30 premières minutes pour ceux qui seraient effrayés par la longueur....

Très intéressant.

Ce type est réellement brillant. 

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il y a une heure, NoName a dit :

Je suis en train de regarder l'interview par petits bouts.

 

Je suis sidéré par la connerie de la journaliste et éblouit par le self control du gars. C'est une sacrée performance de rester clame face à un truc pareil. 

Regarde l'analyse qu'il fait (la vid de RifRaf ci dessus) c'est génial.

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Ce sont les moments où l'idée communiquée par Peterson contredit un présupposé non-dit (par exemple quand elle demande ce que les femmes ont à gagner à aider les hommes, elle présuppose un jeu à somme nulle entre les "classes" homme et femme, la réponse humaniste de Peterson d'aider son prochain pour s'aider soi-même met à bas ce présupposé). Son cerveau déclenche une réponse de crainte sans qu'elle perçoive de menace extérieure, d'où l'hallucination: c'est son cerveau qui "comble les blancs" en lui suggérant que Peterson a "forcément" dit quelque chose de menaçant, pour justifier la crainte (et l'agressivité en retour).  D'où ses réactions et interprétations à côté de la plaque en mode "so you're saying".

 

Prenez-en de la graine pour vos propres débats avec des gauchistes. Il faut maîtriser son discours et son langage corporel pour en extirper toute menace, et même là ça ne suffit pas toujours...

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Il y a 5 heures, Nick de Cusa a dit :

merci d'abonder dans mon sens puisque The Atlantic, qui est de centre gauche, lui accorde de l'espace 

 

Devoir confirmer l'honnêteté intellectuelle d'un média de centre-gauche (on ne parle pas de l'extrème-gauche !) comme si elle était par définition loin d'être évidente est bien significatif de la dérive de la gauche et du sentiment des libéraux à son égard.

Même sous la plume appréciée de Nick de Cusa et en connaissant bien la polarisation de vie politique US, ça fait toujours un choc ! Comment en est-on arrivé là !

 

 

 

 

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@Brock et @Jesrad : on peut aussi parler de transe légère issue d'une dissonance cognitive (JBP ne rentre pas du tout, du tout dans les schémas de vision du monde de l'intervieweuse, et ne joue pas non plus à son jeu), transe qui dure le temps que la dissonance se referme. Mais les deux analyses ne sont pas contradictoires (puisque la dissonance se referme quand le cerveau a secrété assez d'hallucination pour combler la brèche), juste deux manières complémentaires d'analyser le même phénomène.

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il y a 30 minutes, Brock a dit :

d'accord....mais alors cela implique qu'elle a integre avec joie et ferveur le discours feministe 2.0 depuis ses premiers balbutiements, sinon ca ne fonctionne pas.Ca me parait dramatique lol

Joie et ferveur, non. Conformisme et appartenance au camp du Bien, certainement.

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C'est bizarre, en l'ecoutant je n'avais meme pas l'impression qu'elle croit a ce qu'elle dit, mais plutot qu'elle essaye de plaquer inadequatement de vagues horreurs mal etudiees sur ce qu'il disait, avant de lacher l'affaire parce qu'il est trop nice et hot.Mais il est vrai que ca n'exclut pas le fait qu'elle y croie un peu, vu que visiblement elle n'avait pas fait moultes recherches.

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il y a une heure, Brock a dit :

C'est bizarre, en l'ecoutant je n'avais meme pas l'impression qu'elle croit a ce qu'elle dit, mais plutot qu'elle essaye de plaquer inadequatement de vagues horreurs mal etudiees sur ce qu'il disait, avant de lacher l'affaire parce qu'il est trop nice et hot.Mais il est vrai que ca n'exclut pas le fait qu'elle y croie un peu, vu que visiblement elle n'avait pas fait moultes recherches.

 

A mon avis, c'est plus un problème de méthode d'interview. Sa méthode, elle fonctionne sur les politicards verbeux qui te racontent des trucs flous. Tu reformules, avec une insinuation malveillante, pour pousser l'autre à préciser sa pensée (et contrer l'insinuation malveillante).
Sur un mec qui est intellectuellement bien membré, bah ça a un effet absolument déplorable.

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Il y a plein de raisons possibles mais j'en vois une aussi, qui me saute aux yeux, c'est l'excès de journalisme : à force de travailler dans l'air du temps, et de ne saisir un certain nombre de sujet qu'à l'aune de l'immédiateté communicationnelle et du ready made intellectuel, l'interviewer est déstabilisée par un type qui réfléchit deux minutes avant de parler (et qui du coup ne parle pas le même langage formaté médias).

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non mais c'est exactement ça, je connais quelques journalistes, ils ne lisent que les journalistes. Donc il ne lisent que des résumés mal foutus par des gens à moitié compétents sur les sujets, qui ont lu les résumés grands publics, voir les uniquements les dossiers de presse.

En général, ils ne font des entretiens qu'avec des politiciens qui sont d'abord des bêtes à slogans, des militants qui sont d'abord des politiciens privés ou d'autres journalistes, retour au point départ.

Là, elle tombe sur un académic qu'a pas l'air d'être la moitié d'un camps, en plus un psy donc un type dont c'est le boulot d'écouter et répondre, ça ne pouvait presque que se passer comme ça.

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à l’instant, Fagotto a dit :

Ce qui montre par défaut que la plupart des academic intervenant dans les médias se sont formatés pour ça/ou sont juste des militants /politiciens. 

 

non, c'est un raccourcis trop rapide.

 

Pour autant que je puisse en juger, le monde académique est peuplé à 90% de social freaks-geek-rats-de-labo/bibli-qui-ont-peur-des-gens-ne-savent-pas-dire-bonjour, alors tu penses, passer à la télé sans se faire marcher dessus ou, pire, répondre en mode "primate dominant : tas gueule pauvre conne je sais mieux je suis un professeur d'université", c'est impossible pour eux. Or, quand on perd son sang froid, on perd le débat, donc les idées.

 

il y a le meme nombre d'universitaires qui est incapable d'être percutant et précis en 2 minutes, il leur faut toujours un quart d'heure (la durée d'un JT complet, c'est donc mort pour les médias, même les talk show ne le permettent pas). Un quart d'heure pour les meilleurs hein. Il y a aussi je crois un problème de discipline, je sais que pour moi, si j'ai pas 10/15 minutes c'est chaud. Peut etre que c'est possible et que ça demande de s'entrainer.

 

Du coup, il reste pas grand chose mais c'est vrai dans ceux qui y arrivent, on trouve plus facilement les militants (aussi parce qu'ils sont plus enclins à aller blablater à la télé ou la radio, et aussi parce que le zeitgeist leur est favorable, on est souvent militant dans le sens du vent quand on est médiatisé).

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